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Les nutriments: les glucides

Définition et rôles

Rappelons tout d’abord que :

- les glucides ou hydrates de carbone, formés d’hydrogène, de carbone et d’oxygène, sont un des constituants essentiels de l’organisme avec les lipides et les protides. Ils se répartissent en deux catégories :

° les sucres simples anciennement appelés rapides. C’est le cas notamment des monosaccharides (composés d’un seul sucre non fractionnable) comme le glucose, le fructose et le galactose mais aussi des disaccharides (réunification de deux molécules de sucres) ;

° les sucres complexes ou lents (les polysaccharides) qui sont les sucres de réserve: Ils vont subir une transformation plus poussée. C’est le cas de l’amidon et du glycogène, lequel est fabriqué par notre organisme puis stocké au niveau du foie et des muscles.

- un gramme de glucide fournit 4 kcal ( 1 sucre contient 5 g de glucides),

Les glucides, indispensables au fonctionnement des muscles et du cerveau, ont un rôle essentiellement énergétique. Apportés par l’alimentation, ils sont transformés en glucose pour être utilisé par l’organisme.

Rappelons que le corps ne peut pas stocker plus de 600g de glucides répartit dans le foie (60 à 100 g) et les muscles (300 à 500 g selon le niveau d’entraînement), le reste étant stocké inexorablement sous forme de graisse.

Besoins.

Les besoins en glucides sont de 5 g par kilo de poids corporel.

Le glucose, source d’énergie essentielle pour la croissance du fœtus, ne doit pas faire défaut pendant la grossesse. L’organisme ne possède pas dès le départ de la grossesse une quantité de glucose suffisante pour assurer le bon développement du fœtus.

Une illustration simple permet de le comprendre: Ne pas prendre de petit-déjeuner, c’est imposer un jeûne au fœtus qui s’alimente en continu. C’est l’équivalent, chez un adulte, à un jeûne d’environ une semaine.

Les apports en glucides doivent être d’environ 200 g par jour, voire plus selon le poids de départ et l’activité physique.

Une consommation trop faible de sucres a pour conséquence un bébé de faible poids à la naissance. La tendance actuelle serait plutôt une trop forte consommation de produits sucrés approchant 35 kg par personne et par an en France !

Catégories

On distingue :

Les glucides simples qui sont de digestion rapide : le lactose du lait, le fructose des fruits et surtout le saccharose des produits sucrés qui vous apportent immédiatement l’énergie nécessaire. Consommés en trop grande quantité ou pris isolément sous forme de biscuits lors de grignotage, ces sucres simples provoquent une montée brutale de la glycémie. La réaction de l’organisme est de stocker ce surplus de sucre absorbé en sécrétant de l’insuline ce qui induit la fabrication de tissu gras.

Pour autant, le sucre même en morceau n’est pas interdit tant que sa consommation reste modérée. Et quant à en consommer, il vaut mieux sélectionner, comme le montre le tableau ci-dessous, un sucre complet comme le sucre de canne qui apporte minéraux et oligoéléments absents du sucre blanc après avoir été raffiné.

 

Analyse comparée du sucre blanc et complet
en mg pour 100g de sucre

sucre blanc

sucre complet

Sels minéraux

30 à 50

1 500 à 2 800

potassium (K)

3 à 5

600 à 1 000

magnésium (Mg)

0

60 à 130

calcium (Ca)

10 à 15

40 à 110

phosphore (P)

0,3

14 à 100

fer (Fe)

0,1

4 à 40

 

 

La concentration en sucre de certains produits de consommation montre à quel point, il est aisé de dépasser la quantité de glucides nécessaires . Rappelons qu’un morceau de sucre contient 5g de glucose et que la quantité nécessaire par jour est de 200 g :

Un yaourt aromatisé = 3 morceaux de sucres

Une barre de chocolat = 2 à 4 morceaux de sucres selon la grosseur

Une barre de goûter chocolatée = 5 à 8 morceaux sucres

Un biscuit fourré chocolat = 4 morceaux de sucres

Un pain au chocolat = 6 morceaux de sucres

Un biscuit Taillefine à l’abricot = 2 morceaux de sucres

Autre exemple d’un repas comprenant un hamburger :

Un hamburger = 6 morceaux de sucres

Un coca-cola de 33 cl = 7 morceaux de sucres

Une portion moyenne de frites = 7 morceaux de sucres


Soit 20 morceaux de sucre ou 100 g de glucose en un seul repas. Rajouter un milk-shake soit 10 morceaux de sucre et c’est 150 g de glucose qui sont absorbés alors que la ration n’est que de 200 g par jour.

Conclusion simple : En période de grossesse, les produits alimentaires travaillés comme les biscuits fourrés ou les repas hamburgers apportent trop de sucres et de graisses de mauvaises qualités. Leurs consommation doit être exceptionnelle.


Les glucides complexes
sont des sucres de digestion plus lente qu’il convient de privilégier.

Citons l’amidon des céréales, les féculents, les légumes secs qui assurent une quantité d’énergie durable, indispensable au bon déroulement de votre grossesse.

Il faut maintenir les apports en sucres lents, sous forme de riz, pâtes, pommes de terre, pain, pilpil et les légumes secs comme les lentilles, les haricots blancs ou rouges ou les pois chiches, etc.

Avec les fruits et les crudités, qui contiennent des fibres pour lutter contre la constipation mais aussi ralentir et étaler la vitesse d’absorption du sucre au niveau intestinal, il convient de consommer un plat de féculents ou de légumes secs par jour avec un peu de pain à tous les repas.

D’après les enquêtes nutritionnelles :

- les glucides fournissent 40 à 43 % de l’apport énergétique total au lieu des 50 % recommandés ;

- les glucides simples représentent entre un tiers et la moitié des apports glucidiques totaux (soit entre 14 à 21 % des apports énergétiques totaux) ce qui contribue à augmenter inutilement le poids.

Pour y remédier, la part des sucres complexes doit donc être encouragée et celles des sucres simples contenus dans les boissons sucrées, les friandises, pâtisseries, desserts lactés, biscuits, viennoiseries et les glaces devrait être réduite de 25%.

Les aliments à fort goût sucrés même en faible quantité fournissent autant de calories qu’une plus grande quantité de sucres complexes d’action plus prolongée. A titre d’exemples :

-1 part de riz moyenne ( 180 g) apporte 200 kcal

mais :

-1 canette de soda contient 5 à 7 morceaux de sucre et fournit 140 kcal

-1 glace ou un esquimau valent 180 kcal

-1 barre au chocolat type Lion…apporte : 216 kcal !!

La portion de riz contient 44 g de sucres complexes et pas de lipides mais la barre Lion fournit 30 g de sucres simples et 10 g de lipides.

Quels aliments glucidiques pendant la grossesse :

- Le pain. A ne pas oublier ! Sa consommation diminue de moitié (moins de 160 g de pain par jour en moyenne actuellement) et celle de la viande augmente d’autant. Il a été remplacé par un apport de sucres simples et de graisses.

Le pain est pourtant un aliment de base, simple, de bonne valeur nutritionnelle (240 Kcal pour 100 gr de pain en moyenne). Il est composé essentiellement de glucides de type amidon (44 g de glucides pour 100 g de pain complet et 61g/100 g pour la baguette de tradition française), de protéines végétales représentée par le gluten (8 à 9 g pour 100 g) et apporte une proportion négligeable de lipides (1 à 2 %). Il contient également des minéraux et vitamines du groupe B intéressants pendant la grossesse.

Le pain blanc est le plus pauvre en fibres végétales, en matières minérales (1/3 en moins par rapport au pain complet) et en vitamines (réduction de moitié pour l’ensemble des vitamines par rapport au pain complet).

Le pain au son, le plus riche en fibres, peut limiter l’absorption des minéraux, occasionner une inflammation colique et doit être évité.

- Le riz, brun ou complet d’excellente tolérance, est riche en fibres végétales, en vitamines B1, B2 et contient entre 20 g et 24 g de glucides pour 100 g de riz.

- Les pâtes, qui représentent une bonne source énergétique de glucides lents (22 g pour 100 g) peu protidiques (12 à 13%), peuvent être consommées trois fois par semaine.

- Les légumes secs tels que lentilles, haricots secs, pois secs, cassés ou pois chiches sont très riches en protéines (23%) en minéraux tels que phosphore, calcium, magnésium, fer et iode et en vitamines B, souvent détruites par une cuisson longue. Associés à des céréales comme le riz, ils apportent un équilibre nutritionnel complet. Le sucre contenus dans ces aliments est lentement libéré dans le sang. Ils comportent une teneur élevée en amidon, source possible d’irritation et flatulences intestinales. Cet inconvénient en limite la consommation qui devrait être de 140 g deux fois par semaine.

- Les fruits, pauvres en protides et lipides, ont les mêmes rôles et valeurs nutritionnelles que les légumes mais sont plus énergétiques car plus riches en sucres simples (entre 2 et 20 g pour 100 g d’aliments). Crus, ils apportent de nombreux nutriments (sels minéraux, oligo-éléments, eau et vitamine C). Ce sont des aliments protecteurs contre le vieillissement, le cancer. C’est pourquoi dans le Programme National Nutrition Santé, il est recommandé de consommer 5 fruits et légumes différents par jour. En annexe 6 figurent un tableau comportant la teneur en sucre et valeurs énergétiques des principaux fruits ainsi qu’un tableau comportant les équivalences glucidiques de certains aliments.

 

- Un suivi spécifique est nécessaire pendant et après la grossesse si il y a des facteurs de risque de diabète (antécédents familiaux de diabète, obésité, antécédents de macrosomie, d’hydramnios, de mort in utero). Un diabète gestationnel sera rechercher entre la 24 eme et la 28 eme semaine (voir le chapitre traitant du diabète).

 

 

Grossesse et diabète

C’est une complication importante de la grossesse qui peut survenir et engendrer des complications pour le bébé.

Quelques données

Douze centres d’accouchements français ont étudié en janvier 2000, pendant deux ans, l’évolution de femmes diabétiques de type 1 (diabète traité par injection d’insuline) ou de type 2 (encore appelé diabète gras et diabète traité par une médication orale). Le diabète gestationnel (diabète n’apparaissant que lorsque la grossesse est commencée) et les grossesses multiples étaient exclus de cette étude :

-         66,4 % présentaient un diabète de type 1 et 33,6 % étaient de type 2 ;

-         Le taux de complications se majore selon que l’hémoglobine-glyquée (mesure qui reflète le taux de sucre sur les mois qui précèdent le prélèvement) est maintenue en dessous ou dépasse le taux de 8 % :

             Taux :                                                    < 8 %              > 8 %

             Mortalité péri-natale                              4,4 %               9,2 % ;

             Malformations congénitales majeures 4,1 %                   8,3 % ;

             Accouchement prématuré                      38,2 %            57,6 %.

 

Ces résultats semblent comparables à ceux rapportés en France entre 1986 et 1988 lors d’une étude précédente. Les grossesses des femmes diabétiques, encore mal aidées et encadrées, se compliquent de forts taux de mortalité périnatale et de malformations congénitales majeures. Les attitudes semblent s’être peu modifiées sur le terrain.

Cela est d’autant plus important que la fréquence du diabète de type 2 augmente, l’âge de survenue diminue et que de plus en plus de femmes jeunes en âge de procréer vont être concernées.

En cas de grossesse programmée chez une diabétique de type 1, la mortalité périnatale diminue à 0,7 % (8,1 % si la grossesse n’est pas programmée). Le risque de mortalité péri-natale est multiplié par trois avec un taux d’hémoglobine-glyquée inférieur à 6,9 % et par huit si ce même taux dépasse les 10 % ; dans ce cas, le taux de malformations majeures est trois fois plus important.

En revanche, en cas de diabète de type 2, la surveillance doit être intense car malgré une programmation de la grossesse, le taux de mortalité reste à 5,7 % et le taux de malformations à 2,9 %. Ces différences sont liées à d’autres facteurs comme l’âge plus avancé des femmes diabétiques de type 2, l’hypertension artérielle et d’autres facteurs vasculaires fréquemment associés.

 

Diabète insulino-dépendant

Mener une grossesse est possible pour le majorité des femmes diabétiques. La bonne coordination des personnels soignants (diabétologues, obstétriciens, infirmières) est essentielles

Déjà diabétique insulino-dépendante avant la grossesse, il est toujours souhaitable que la grossesse programmée intervienne à un moment où la glycémie est bien équilibrée et que soient traitées, avant la grossesse, certaines complications du diabète telles que rétinopathie (atteinte oculaire) ou néphropathie (atteinte rénale) si elles existent.

Les hypoglycémies sont fréquentes au cours du 1er trimestre et les besoins en insuline augmentent dès la 17ème semaine d’aménorrhée. Ils diminueront brutalement d’environ 50% après l’accouchement pour revenir dans les deux jours qui suivent la délivrance aux besoins en insuline qui existaient avant le début de la grossesse.

Les objectifs sont une hémoglobine glyquée  (HbA1c) inférieure à 6,5% et des glycémies capillaires inférieures à 1g/l avant le repas et 1,4 g/l après le repas. Pour y parvenir, il est parfois nécessaire d’utiliser des pompes à insuline qui permettent un ajustement plus facile des doses d’insuline afin de régulariser au mieux les glycémies.

Quelques conseils :

-         Fractionner l’alimentation sur la journée, en 3 repas principaux et 3 collations, en veillant à bien répartir l’apport glucidique sur l’ensemble des différents repas.

-         Eviter plus que jamais la consommation d’aliments riches en sucres rapides (bonbons, boissons sucrées et sucreries), surtout en dehors des repas, afin de ne pas déséquilibrer la glycémie.

-         Respecter le régime du mieux possible et procéder à des auto-contrôles de la glycémie (6 fois par jour). La cétonurie sera également surveillée. Les complications pendant la grossesse, pour la mère et/ou l’enfant, sont plus fréquentes en cas de diabète : Une prise en charge par une équipe médicale est nécessaire.

Diabète non insulino-dépendant

Diabétique non insulino-dépendante avant la grossesse, il est indispensable d’instaurer une insulinothérapie afin d’obtenir le meilleur équilibre possible de la glycémie. Il est souhaitable que la grossesse ait été prévue, afin de prendre le temps d’être informée des modalités du traitement par insuline et des auto-contrôles de la glycémie. Les règles diététiques importantes à respecter sont les mêmes que dans le cadre du diabète insulino-dépendant. En cas d’obésité, il est nécessaire de ne pas prendre davantage de poids, compte tenu de l’effet secondaire de l’insuline qui majore la masse grasse.

Après la délivrance, l’insulinothérapie est interrompue et le traitement suivi avant la grossesse sera repris, à savoir un traitement diététique associé si nécessaire aux hypoglycémiants actifs par voie orale. Les hypoglycémiants sont une contre-indication à l’allaitement maternel.

Diabète gestationnel

Le diabète gestationnel est un trouble de la tolérance des sucres conduisant à une hyperglycémie de sévérité variable pendant la grossesse.

Le diabète gestationnel apparait durant la seconde moitié de la grossesse.

Il survient généralement à partir de la 22 ème semaine de grossesse et ne concerne que 1,5 à 6 % des grossesses. 30 à 40 % des diabètes gestationnels surviennent chez des femmes n’ayant aucun facteur de risque. Le plus souvent, ce diabète disparaît après la grossesse mais il peut aussi persister. Si un diabète apparaît dès le premier trimestre, il existait vraisemblablement déjà auparavant, mais n’était pas connu. Ainsi, 15 à 20% des diabètes gestationnels sont des diabètes de type 2 méconnus. Traité immédiatement, les complications sont moins importantes que dans le cadre d’un diabète évoluant depuis plusieurs années.

Le dépistage est d’autant plus essentiel qu’un des facteurs de risque suivants est présent:

-         Ethnie : Asie, Antilles, Afrique du Nord

-         Antécédents familiaux au premier degré de diabète non insulino-dépendant

-         Présence d’un surpoids : IMC supérieur à 25 kg/m²

-         Âge supérieur à 40 ans

-         Existence durant la contraception orale d’un taux de sucre élevé ou d’un diabète gestationnel

-         Antécédents de macrosomie, de mort fœtale in utéro, d’enfants de poids élevé lors d’accouchements antérieurs, de malformations.

Les conséquences sont importantes :

-         risque de césarienne plus élevé, hypertension artérielle, d’éclampsie et un plus grand risque (10 à 60%) de développer un diabète définitif dans les vingt ans suivants ;

-         pour le bébé :

o       Décès in utéro plus fréquent en l’absence de traitement et pour des glycémies supérieures à 1,05 g/l.

o       Macrosomie compliquant 15 à 30% des grossesses avec diabète gestationnel. Les principales complications périnatales de la macrosomie sont les lésions dystociques de l’épaule, les lésions du plexus brachial et les césariennes.

o       Apparition ultérieure plus fréquente d’une obésité dans l’enfance puis d’un diabète de type 2.

 Un dépistage systématique du diabète gestationnel doit être effectué entre la 24 ème et la 28 eme semaine d’aménorrhée, ou plus tôt si vous présentez un terrain à risque.

 Ce dépistage est indispensable si:

  • vous avez plus de 35 ans
  • vous êtes en surpoids ou obèses
  • vous avez des frères, des soeurs ou des parents diabétiques
  • lors de votre précédente grossesse, vous avez eu un diabète
  • un de vos précédents enfants pesait plus de 4 kg à la naissance ou présentait un tour de tête trop élevé

Le dépistage consiste

En une prise de sang dès la première consultation pour mesurer, à jeun depuis 12 h, votre taux de sucre:

  • si le taux est au-dessus de 1, 26 g, il s’agit d’un diabète qui existait avant la grossesse, un taux supérieur à 2 g est retenu si vous n’êtes pas à jeun.
  • si le taux est compris entre 0,92 g/l et 1, 25 g/l, le diagnostic de diabète gestationnel est affirmé.
Au second trimestre de grossesse, entre 24 et 28 semaines, si  la glycémie était normale en début de grossesse ou si elle n’a pas été réalisée, le test HGPO 75 g  doit être réalisé. Cela consiste, en étant à jeun depuis 12 h, à absorber au laboratoire de prise de sang 75 g de sucre et à mesurer l’évolution de votre taux de sucre à jeun puis 1 h et 2 h après l’absorption. Prévoyez donc du temps et un bon livre!
Le diabète gestationnel est affirmé si une des trois mesures est anormales:
  • Glycémie à jeun supérieure à 0,92 g/l ou 5,1 mmol/l
  • Glycémie à 1 h  supérieure à 1,80 g/l ou 10 mmol/l
  • Glycémie à 2 h supérieure à 1,53 ou 8,5 mmol/l
Au troisième trimestre si le bilan n’a pas été réalisé auparavant, une glycémie à jeun doit être réalisée.
Traitement du diabète gestationnel ?

Le but du traitement est de normaliser la glycémie : pour ce faire, on met en œuvre un apport alimentaire équilibré, modérément hypo-énergétique (réduction de 25 kcal/kg) de 1800 à 2000 kcal, mais toujours supérieur à 1600 kcal même si vous êtes obèse. Cet apport est réparti en 6 prises alimentaires par jour. La glycémie est surveillée par des glycémies capillaires répertoriées dans un carnet d’autosurveillance et qui doivent être répétées au mieux six fois par jour, en période pré et postprandiale. L’objectif est d’obtenir une glycémie inférieure à 1 g/l, voire 0,95 g par litre avant le repas et inférieures à 1,40 g/l 2 h après le repas.

Les moyens thérapeutiques comportent des mesures diététiques mais aussi l’activité physique et au besoin l’insulinothérapie. Le suivi par un(e) diététicien(ne) et un(e) endocrinologue est essentiel.

Le régime comporte un apport protidique normal, la restriction des apports en sucres rapides (voir paragraphe traitant des glucides), un apport faible en hydrate de carbone (180 à 200 gr/j). Un régime trop restrictif, bien que favorable sur les chiffres glycémiques, serait responsable de la production de corps cétoniques qui seraient délétères pour le développement intellectuel de l’enfant.

Les sucres dits rapides ou simples (bonbons, pâtisseries, confitures, corn flakes, jus de fruit, etc) seront évités au profit de sucres d’assimilation plus lente (pâtes, riz, semoules, maïs, légumes secs ou pommes de terres) surtout lorsqu’ils sont consommés avec des légumes verts et entiers pour être mâchés et assimilés plus lentement. L’assimilation des sucres rapides est freinée lorsqu’ils sont pris en cours de repas. De même le petit-déjeuner sera hypoglucidique car c’est la période maximale de l’insulinorésistance ce qui engendre une forte augmentation de la glycémie. On peut, par exemple, remplacer le pain blanc par du pain complet ou des céréales comme le muesli.

L’évaluation des mesures hygiéno-diététiques se fait après 8 à 10 j par la lecture des autocontrôles glycémiques. Efficace (70 à 80 % des cas) les mesures sont poursuivies ainsi que le suivi bimensuel. Dans le cas contraire, il est préférable d’être hospitalisée pour instaurer l’insulinothérapie qui sera arrêtée après la délivrance. En plus du suivi médical habituel, un suivi par un diabétologue jusqu’au terme de la grossesse et souvent après l’accouchement est nécessaire.

Le nouveau-né est particulièrement surveillé à la naissance afin de dépister une hypoglycémie. Le bilan sera plus important si le bébé présente une macrosomie.

Une surveillance par un test de charge (HGPO de 75 g de glucose) 3 mois après la grossesse est indispensable afin de confirmer la régression du diabète si la glycémie est inférieure à 1,40 g/l ou la persistance du diabète si la glycémie reste supérieure à 2 g/l (20 à 30%) surtout en cas d’obésité, de prise de poids trop élevé pendant le grossesse ou d’âge > 35 ans. Entre ces deux valeurs, on parle d’intolérance au glucose et le risque de voir se développer un diabète dans les 10 ans qui suivent un diabète gestationnel est de 50 %. Le dépistage sera répété annuellement si besoin.

La surveillance obstétricale. Elle a pour buts de dépister les anomalies fœtales et de déterminer le moment le plus propice à la délivrance. La surveillance médicale est plus ou moins intense selon l’équilibre glycémique. Elle comporte une échographie toutes les 4 à 6 semaines afin d’apprécier la croissance du fœtus et la quantité de liquide amniotique, et une surveillance plus rapprochée en fin de grossesse.

 En pratique :

En cas de diabète, la grossesse est grevée de surmortalité, d’accouchement prématuré et de malformations surtout s’il s’agit d’un diabète non insulino-dépendant.

Programmez votre grossesse, réduisez les facteurs de risques s’ils existent comme le surpoids.

Multipliez les contrôles glycémiques (6 fois par jour, avant et après les repas) et optimisez les apports alimentaires en réduisant les sucres simples.

Le dépistage du diabète gestationnel est primordial entre la 24 et la 28eme semaine d’aménorrhée. les valeurs seuils respectivement à jeun et 2 h après 75 g de glucose : 0,95 et 1,55 g/l.

Selon le cas l’insulinothérapie est débutée, poursuivie ou prend le relais d’un traitement oral.

Son suivi fait intervenir de multiples professionnels de santé afin de mieux encadrer ces grossesses pouvant être à risque.

 

 

Allaitement

 

On ne saurait trop insister sur l’allaitement maternel et le bénéfice que peut en obtenir votre bébé. Bien sûr la décision d’allaiter ou non appartient à la future maman et il ne faut pas se culpabiliser si vous hésitez ou n’en ressentez pas l’envie. A la lecture des quelques chiffres statistiques, vous comprendrez que vous n’êtes pas seule à vous poser la question.

L’allaitement en France et ailleurs

 

Quelques chiffres :

-         L’allaitement maternel varie en France de 36 à 40 % selon les régions.

-         Entre 2000 et 2005, le pourcentage de femmes qui allaitent passe 50 à 56 %.

-         22 % des femmes ayant l’intention d’allaiter hésitent à le faire.

-         Les femmes de plus de trente ans sont plus nombreuses à allaiter.

-         La durée moyenne de l’allaitement est d’environ dix semaines, mais va en augmentant car 27 % des femmes allaitent plus de trois mois contre 19% en 2000.

-         L’alimentation au sein exclusivement concerne seulement 3% des enfants de quatre mois.

-         Ailleurs qu’en France, les femmes allaitent également et parfois de façon plus prolongée comme en Suède où elles sont 50 % à allaiter à 6 mois ; 80 % en Norvège à 6 mois et 36 % à un an. La prise de conscience du bénéfice de l’allaitement maternel et les conditions de congé de maternité devant certainement influer sur la durée de l’allaitement.

Bien sûr, il ne s’agit que de moyennes et de statistiques. Cela montre surtout que l’allaitement dure d’autant plus que la maman est motivée et que les parents se sont informés sur le sujet et sont entreprenants.

Ce qui permet de convaincre d’allaiter :

-         Tout d’abord l’envie d’allaiter avant même le début ou au cours de la grossesse, ce qui veut donc dire qu’il ne faut pas allaiter sous la pression de l’entourage familial ou médical. La décision d’allaiter vient d’une envie profonde.

-         Avoir plusieurs enfants renforcent la motivation pour allaiter,

-         Le niveau socioprofessionnel élevé des parents,

-         Plus le nombre de diplômes depuis l’âge de dix-neuf ans est important, plus l’envie d’allaiter est importante.

-         Le contact direct dès la naissance du bébé contre la peau est un signal fort ; voir sa bouche s’ouvrir et fouiner vers le sein renforce l’envie de conserver ce contact par le biais de l’allaitement.

-         La promiscuité du bébé. Plus le contact intime est répété, moins il ya de réticences à allaiter.

-         La bonne position du nouveau-né (face à la mère) et la prise du sein par l’enfant (bouche grande ouverte langue vers le bas).

Ce qui peut amener à réduire la durée de l’allaitement :

-         Le sentiment de ne pas avoir un lait de qualité pour son enfant et il n’y a aucun lien entre la qualité de l’allaitement et la taille des seins ;

-         Le contact direct et répété du corps de son bébé sur votre propre peau est parfois redouté ;

-         L’obligation d’être présente pour toutes les périodes d’alimentation de son bébé ;

-         L’apport de biberon de complément dès la maternité ;

-         La déformation des seins du fait de l’allaitement. Or les seins se modifient notablement en fin de grossesse et c’est là que se situe le risque de déformation des seins allaitement ou pas.

-         Le tabagisme. La durée d’allaitement est plus courte et le lait moins abondant (25 % de moins). La nicotine passe dans le lait et sa biodisponibilité est de l’ordre de 30 %. Cependant fumer n’interdit pas d’allaiter. Pour le bien-être du bébé, allaitement ou pas, il serait judicieux d’arrêter et de suivre, en même temps que l’allaitement, un programme de sevrage accompagné de substituts nicotiniques. La consommation de tabac n’annule en rien tous les bénéfices apportés par le lait maternel et rien ne remplace le bien-être psychologique donné à son enfant en l’allaitant. En attendant l‘arrêt du tabagisme et afin d’éviter un passage trop important de substances toxiques dans le lait, il vaut mieux ne pas fumer deux heures avant la tétée.

Pour comprendre la meilleure qualité du lait maternel

 

Le lait maternel est l’aliment idéal pour nourrir son enfant. Il est nécessaire de comprendre que la composition du lait varie pour chaque enfant :

-         selon sa prématurité ou non,

-         selon son âge : le premier lait est appelé colostrum est quatre fois plus riche en protéines,  en anticorps, en enzymes et trois fois moins en lipides que le lait mature. Il est suivi d’un lait de transition et devient le lait mâture après un mois.

Le lait maternel apporte un taux plus faible en certains acides aminés car le nourrisson n’a pas les mêmes capacités d’assimilation qu’un adulte ; de même, l’absorption des graisses est meilleure chez le nourrisson allaitant grâce à la lipase maternelle (enzyme permettant la digestion des graisses).

-         selon le moment de la tétée dans la journée : le lait étant plus riche en lipides le matin

-         durant la tétée : la richesse en lipide est plus importante en fin de tétée.

 

Enfin, le lait maternel apporte non seulement des aliments mais aussi la lactoferrine pour l’assimilation du fer, des hormones, des facteurs de croissance et de nombreuses cellules favorisant les défenses immunitaires du nourrisson : macrophages, polynucléaires neutrophiles et surtout des immunoglobulines en particulier les IgA sécrétoires qui ont montré leurs actions contre divers agents infectieux comme l’Escherichia Coli entérotoxinogène. Toutefois pour que le lait maternel soit le mieux adapté pour l’enfant, il faut que l’alimentation de la maman soit également équilibrée ; ainsi la richesse en oméga 3 vient à la fois des réserves en graisses de la mère mais aussi de son alimentation quotidienne.

 

Effets de l’allaitement.

 

L’allaitement maternel pourrait avoir un rôle favorable dans le développement psychomoteur du nourrisson

Le lait de mère est riche en acide gras polyinsaturés, en particulier ceux de la famille des acides gras oméga-3 : c’est l’acide alpha-linolénique. Ce type d’acide gras participe au  développement cérébral et sensoriel. Il est démontré que l’allaitement maternel influence la composition du cerveau du nouveau-né. Chez l’animal, une carence profonde entraîne une diminution du poids du cerveau et du nombre des fibres de myéline.

L’allaitement maternel favorise également les interactions précoces mère-enfant et confère un avantage psychoaffectif jouant un rôle dans le développement de l’enfant. Il n’existe donc pas que des facteurs nutritionnels…

Le lait maternel apporte les éléments nutritionnels essentiels pour le développement de l’enfant lui assurant une meilleure défense immunitaire, une réduction des risques allergiques et le début de son éducation nutritionnelle en fonction de l’arôme des aliments consommés. C’est aussi un bon moyen de diminuer la masse grasse accumulée pendant la grossesse. La phase active de réduction pondérale permettant de retrouver silhouette et poids antérieurs ne débutera qu’à la fin de l’allaitement et après le retour de couches.

Après la naissance, l’allaitement maternel semble protéger contre l’obésité infantile: une survenue moindre du surpoids et de l’obésité à l’âge de 5-6 ans a été notée chez les enfants nourris au sein, avec un effet d’autant plus important que l’allaitement a été prolongé et ce indépendamment du statut social. Par ailleurs, les nourrissons avant bénéficié d’un allaitement maternel ont, à l’adolescence (13-16 ans), un meilleur profil lipoprotéique que ceux nourris au lait infantile. Outre ce bénéfice potentiel sur le risque d’athérome, la consommation de lait maternel est associée à une pression artérielle plus basse dans la même tranche d’âge. Elle semble aussi conférer une certaine protection contre le diabète de type 1.

L’effet de l’allaitement sur les capacités intellectuelles de l’enfant  font toujours l’objet d’études.  Diverses substances contenues dans le lait maternel comme le DHA ( acide docosaheaénoïque) et l’ARA (acide arachidonique) améliorent la croissance des neurones et facilitent la transmission entre eux.  Cet effet bénéfique sur le cerveau du bébé est modulé par la présence sur chaque bras du chromosome d’un allèle particulier du gène appelé FASD2 impliqué dans la transformation des acides gras cité précédemment.  La présence de ce gène augmente de 6,8 points le QI de ces enfants. En l’absence de ce gène, l’allaitement n’apporte aucun bénéfice sur le QI des enfants allaités.

Apports nutritionnels

 

Un litre de lait maternel contient 330 mg de calcium, 140 mg de phosphore et aussi… 40 mg de magnésium, 2,5 mg de zinc mais peu de fer quoique très assimilable, 330 picogrammes de vitamine A, mais peu de vitamines D et K et tout ce qu’il faut en vitamines B et C.

Nourrir son bébé au sein requiert de fournir tous ces aliments en plus de son alimentation personnelle ; cela nécessite de l’énergie  (2500 kcal/J) et du repos. Durant toute cette période, l’alimentation joue un rôle clé. A peu de choses près, l’alimentation est  identique à celle de la fin de la grossesse, autrement dit beaucoup de protéines (les apports protéiques doivent être augmentés de 20 gr par jour pendant toute la durée de l’allaitement), d’acides gras essentiels (acides gras Omega 3), de vitamine C et de fer, plus des lipides et des glucides en quantité supérieure à la consommation habituelle.

Il faut maintenir l’apport de calcium, soit l’équivalent d’un litre de lait par jour, yaourts, fromages, entremets. Le calcium se consomme sous toutes les formes et à volonté durant tout l’allaitement sans oublier les eaux à forte teneur en calcium (Annexe 9). L’apport en magnésium doit être important afin de compenser les pertes, de l’ordre de 50 à 75 mg par jour, induites par l’allaitement.(Annexe 8)

Pour une maman végétarienne, l’allaitement peut être conduit sans danger pour le bébé. Il convient de maintenir des apports nutritionnels en consommant de grandes quantité de produits laitiers ( 7 à 8 portions par jour), de légumineuses comportant du fer et de céréales, ainsi que es fruits et des matières grasses. Les mamans végétaliennes risquent de manquer de fer, de zinc, de calcium et de vitamines D.

L’organisation des repas.

 

Cette organisation ne diffère pas beaucoup par rapport au temps de la grossesse. Les apports alimentaires comprennent selon la période :

- Petit-déjeuner ou goûter :

             Lait (250 ml) ou équivalent en laitage ou fromage

             Pain ou céréales

             Beurre

             Confiture ou miel

             Fruit

- Déjeuner ou dîner:

             Crudités crues ou cuites (assaisonnement avec une huile équilibrée en acides gras essentiels)

             Viande poisson ou œuf dans les mêmes proportions que durant la grossesse

             Légumes cuits ou féculents

             Fromage ou laitage

             Un fruit

             Pain

             Eau pouvant être riche en magnésium.(Annexe 9)

 

Le bébé nourri au sein

 

L’allaitement au sein inquiète parfois les mamans car il est difficile de mesurer ce que prend le nourrisson, de savoir si le lait apporte bien la bonne quantité de nutriments nécessaire à la croissance.

Quelques repères sont nécessaires :

-         Plus le nouveau tête précocement, ce qu’il sait faire par réflexe dans les premières heures après l’accouchement, plus l’allaitement a des chances de bien débuter.

-         Il est nécessaire de répondre à la demande du bébé qui tête environ six à huit fois par jour pendant cinq à vingt minutes sur un sein en se souvenant que l’hydratation se fait en début de tétée et l’apport en énergie et matières grasses à la fin de celle-ci.

-         Une bonne tétée s’est déroulée lorsque le bébé a bien aspiré sur le sein, qu’il ralentit les mouvements de succion, que le sein est moins tendu, qu’il s’endort repu après la tétée et que la tétée se répète toutes les trois heures environ. Une tétée incomplète rapprochera la prochaine tétée. Un rot est souvent nécessaire afin de vider l’air aspiré durant la tétée.

-         Il ne faut pas se fier au nombre de selles pour apprécier la bonne qualité de l’allaitement. Généralement fréquentes, parfois aussi nombreuses que le nombre de tétées, de couleur jaune d’or ou vertes, granuleuses ou liquides, elles peuvent parfois être rares jusqu’à une à deux fois par semaines signifiant que le bébé utilise la totalité des apports nutritifs. Le ballonnement douloureux du ventre ou la dureté des selles sont par contre des signes d’inquiétude et doivent être corrigés.

-         La prise de poids par semaine est variable selon les nourrissons :

 

Âges

Filles

g/semaine

Garçons g/semaine

 

 

Perte de poids et allaitement

 

Dans la perspective d’un allaitement durable, l’établissement d’un régime amaigrissant n’est pas souhaitable. Il nécessite pour réussir sans nuire à la croissance du bébé d’être mené par une diététicienne.

Cette période peut, lorsque le surpoids de la maman est important, être mise à profit pour permettre une perte de poids sans toutefois mettre en danger la croissance fœtale. Une étude a permis de montrer qu’une perte de poids de 500 gr par semaine entre la quatrième et la quatorzième semaine après l’accouchement n’entrave pas la croissance de l’enfant. Cette perte de poids était obtenue en combinant une diminution des apports énergétiques de 500 Kcal par jour et une activité sportive régulière (45 mn par jour quatre fois par semaine).

Il est conseillé de diminuer les graisses visibles sans oublier les graisses cachées dans les pâtisseries, fritures, les accompagnements et de réduire les sucres simples dits rapides et ceux cachés également dans les pâtisseries, les glaces mais aussi les boissons aux fruits.

Allaitement et contraception

 

Quelques mots sur ce sujet bien éloigné du sujet initial pour rappeler que l’allaitement ne garantit en rien une contraception efficace. L’absence de règles ne veut pas dire absence d’ovulation et si la fertilité est certes diminuée, elle n’est pas nulle. Aussi, il faut prévoir ou non un autre moyen de contraception.

En pratique :

Allaiter est un engagement. Le lait maternel est adapté à votre bébé et se modifie durant sa croissance. Il facilite sa digestion et lui donne par vos anticorps des armes contre les diverses infections qu’il peut commencer à rencontrer.

Côté pratique : pas de danger d’oublier le lait ; il est immédiatement à bonne température

Votre alimentation diffère peu de celle adoptée durant la grossesse.  Les apports protéiques sont à augmenter de 20g par jour tout en maintenant les apports laitiers à 1200 voire 1500 mg par jour, les apports en magnésium.

La précocité  de la mise au sein est un atout pour bien réussir l’allaitement.

L’hydratation est assurée en début de tétée et l’apport en énergie à la fin

6 à 8 tétées par jour de 10 à 20 mn en moyenne.

D’autres informations sur le site  de périnatalité de Haute Normandie qui soutient l’allaitement maternel




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