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Annexe 24 Lexique

Accouchement prématuré : Accouchement ayant lieu avant la date normale qui est de 41 semaine d’aménorrhée (absence de règles) ; l’accouchement est dit prématuré lorsqu’il se passe entre la 28 et la 38 eme semaine d’aménorrhée.

Acide aminé : molécule organique possédant un squelette carboné et deux groupes fonctionnels: une amine (-NH2) et un acide carboxylique (-COOH). Ils sont les « maillons » qui constituent les protéines

Acide chlorhydrique : Solution aqueuse de chlorure d’hydrogène (HCl). C’est un acide fort, principal constituant des acides gastriques.

Acide folique : Coenzyme indispensable à la synthèse de protéines organiques et de l’hémoglobine.

Acides gras : Un acide gras est une molécule formée d’une chaîne de carbones liés à des hydrogènes (c’est ce qu’on appelle un hydrocarbure en chimie organique) terminée par un groupement acide : COOH. Il existe 3 types d’acides gras :

l’acide gras saturé. Des études ont démontré qu’il y a une corrélation entre la quantité de gras saturés dans la diète et un taux anormalement élevé de cholestérol sanguin. Un taux élevé de cholestérol augmente les risques de maladies cardiovasculaires.

l’acide gras monoinsaturé (la chaîne carbonée contient une double liaison),

l’acide gras polyinsaturé (contenant plusieurs doubles-liaisons).

 

Acide linoléique : L’acide linoléique (C18H32O2) est un acide gras, dit polyinsaturé. Le mot linoléique vient du grec linon (le lin). Oléique signifie une relation à l’huile : en effet, l’huile de lin en contient de grandes quantités. Il appartient au groupe des Oméga-6. L’acide linoléique est un acide gras polyinsaturé qui intervient dans la fabrication de la membrane cellulaire. Pour pouvoir être utilisé par le corps, l’acide linoléique doit être converti en acide gamma-linolénique (GLA), par une réaction enzymatique . L’acide linoléique ne peut être synthétisé par l’organisme et doit donc être apporté par l’alimentation. On dit pour cela que c’est un acide gras essentiel. L’acide linolénique est principalement contenu dans certaines huiles végétales dites vierges et de première pression à froid et aussi dans les oeufs, dans la viande de gibier sauvage…

Acide linolénique : L’acide alpha-linolénique provient des végétaux verts, de certains végétaux aquatiques (ex: Spiruline), des produits de la mer (ex: huiles de poissons de mer froides tels le saumon, le flétan, le maquereau, … ), de certaines huiles végétales (huiles de noix, de soya, de lin, … ).

Acide oxalique : L’acide oxalique et les oxalates sont des toxiques que l’on trouve dans de nombreuses plantes. Cet acide peut irriter les voies œsophagienne ou gastrique lors de son ingestion et provoquer des dommages rénaux (calculs, oligurie, albuminurie, hématurie). Il est mortel à forte dose. n trouve parmi les aliments ayant une forte teneur en acide oxalique le cacao, le chocolat, les noix et noisettes, les baies, la rhubarbe, les haricots et bien sûr l’oseille.

Acide phytique : Naturellement présent dans les graines de nombreuses céréales, en général sous la forme de sel de calcium ou de magnésium. Il diminue, voir inhibe l’absorption de divers cations (Zn, Cu, Co, Mn, Ca, Fe) en formant des phytates insolubles. Cet effet de déminéralisation s’observe plus chez les consommateurs de pains à la levure à base de farines complètes. La fermentation naturelle du levain sans levure de boulangerie réduit cet acide grâce aux enzymes du levain : les phytases. Le pain au levain (lactofermentation obtenue grâce aux enzymes contenues dans la farine) garde ses propres enzymes intactes ce qui va permettre à une pré-digestion de commencer et, au final, une meilleure assimilation.

ADN (Acide désoxyribonucléique) Constituant essentiel des chromosomes, présent aussi dans d’autres structures, l’ADN est le support de l’information héréditaire

Akène : tout fruit sec qui ne contient qu’une seule graine libre et qui ne peut pas s’ouvrir.

Amidon : nom courant désignant un composé blanc inodore insipide. L’amidon est une substance servant de réserve dans le monde végétal. L’amidon est un glucide (sucre) lent.

Anémie : Diminution du nombre de globules rouges du sange ou de leur teneur en hémoglobine

Anémie macrocytaire (voir macrocytose)

Anencéphalie: Organisme dépourvu d’encéphale.

APGAR: Score étable par une pédiatre américaine , Virginia Apgar, en 1909 ; méthode d’appréciation de l’état de santé de l’enfant qui vient de naître et se base sur cinq critères : le teint, le tonus, la respiration, le rythme cardiaque, et la réactivité aux stimulations.

ARN (acide ribonucléique) est une image transformée de l’ADN permettant de transmettre à l’extérieur du noyau des informations permettant de synthétiser des protéines.

Athérosclérose : affection caractérisée par le dépôt de plaque d’athérome, formée de graisse et de cellules nécrosées recouverts de fibres musculaires lisses, qui obstrue progressivement les vaisseaux

Avortement : Expulsion du fœtus avant le sixième mois de grossesse, il est dit naturel ou spontané ; l’avortement volontaire ou IVG ne peut avoir lieu en France au delà de la quatorzième semaine d’aménorrhée. 8% des grossesses se terminent par une fausse couche cliniquement détectable et probablement 60% en incluant les interruptions très précoces et indétectables.

Balstocyste : Etape dans le développement de l’embryon comportant une masse cellulaire externe formant le placenta formée à partir de la compaction des cellules de la morula, une partie creuse appelé blastocèle, entouré par une enveloppe externe le trophoblaste et contenant une masse cellulaire interne de quelques cellules appelé le bouton embryonnaire destiné à la formation de l’embryon.

Voir la vidéo concernant le passage du stade morula au stade blastocyste :

http://www.embryology.ch/francais/evorimplantation/popupvorimplant/video/morulazublasto.html

Calcium : Elément chimique métallique argenté, mou, de symbole Ca. C’est un élément essentiel à la croissance et entre dans la composition des os et des dents, à la contraction musculaire, la transmission de l’influx nerveux et à la coagulation du sang.

Calorie : (symbole cal) est une unité d’énergie, définie (calorie à 15°C) comme étant la quantité de chaleur (ou l’énergie) nécessaire à élever la température d’un gramme d’eau de 14,5°C à 15,5°C à la pression atmosphérique normale.

La calorie ne fait plus partie du SI depuis le 1er janvier 1978, mais est encore utilisée.

L’unité du SI est le joule (J) : 1 calorie (15°C) = 4,1855 J.

Il existe aussi la grande Calorie (symbole Cal) égale à la kilocalorie (1 000 calories).

La valeur énergétique des lipides (matière grasse) est d’environ 9 kcal/g, soit 38 kJ/g.
Celle des protéines et des glucides est d’environ 4 kcal/g, soit 17 kJ/g.

 

Cardiomyopathie : affection atteignant les tissus composant le muscle cardiaque.

Carence martiale : Il s’agit d’une carence en fer

Cécité : Altération plus ou moins complète de la fonction visuelle.

Céruléoplasmine : protéine de transport dans le sang qui transporte 90% du cuivre et participe au métabolisme du fer avec le cuivre comme cofacteur

Cholestérol : substance lipide complexe présent dans les graisses et les huiles animales mais aussi fabriqué par l’organisme au niveau du foie, de l’intestin et des glandes corticosurrénales. Il entre dans la composition des membranes cellulaires et sert de précurseur pour la synthèse de la vitamine d et des hormones sexuelles.

Colite : Inflammation du colon ou de l’intestin grêle.

Délivrance : Période survenant environ 30 mn après la naissance et comportant l’expulsion du placenta avec le reste du cordon ombilical et la poche qui contenait le liquide amniotique.

Diabète : Altération du fonctionnement du pancréas qui ne produit pas assez d’insuline pour régule le taux de sucre dans le sang.

Diététique : Discipline qui étudie la valeur nutritive des aliments et détermine les régimes alimentaires.

Dystocie des épaules : Complication durant l’accouchement, rare et imprévisible se caractérisant par l’engagement des épaules après l’expulsion de la tête.

EEG : Mesure de l’activité électrique du cerveau en appliquant des électrodes sur le cuir chevelu.

Electrolyte : Nom donné à un corps chimique qui, à l’état fondu ou en solution, est partiellement ou totalement dissocié en ions, permettant la conduction électrique.

Embryon : Produit du développement de l’œuf allant chez l’homme de la conception jusqu’à la fin du deuxième mois. Ensuite, il prend le nom de fœtus.

Eclampsie : Crise convulsive survenant à la fin de la grossesse.

Entéropathie exsudative : Maladie intestinale s’accompagnant de la sécrétion de liquide

Erythropoïétine : Hormone formée à partir d’une protéine plasmatique par divers tissus de l’organisme et accroît la production de globules rouges par la moelle osseusse. Elle serait également un facteur de croissance neuronale et serait impliquée dans la formation du cortex cérébral.

Fer : Elément chimique (Fe) et se trouve contenu dans l’hémoglobine du sang pour le transport de l’oxygène.

Fœtus voir Embryon

Folates (voir Acide Folique)

Fontanelle : espaces membraneux séparant les os du crâne. La fontanelle antérieure losangique (3 à 4 cm) et la fontanelle postérieure (0,5 cm) qui permettent la croissance de l’encéphale.

Gamète : Cellule reproductrice qui ont terminé leur maturation : ce sont chez l’homme les spermatozoïdes et chez les femmes les ovules.

Glucides : ou hydrates de carbone sont une classe de molécules de la chimie organique. Elles font partie, avec les protéines et les lipides, des constituants essentiels des êtres vivants et de leur nutrition, car elles sont un des principaux intermédiaires biologiques de stockage et de consommation d’énergie.

Hématome rétro placentaire : Hématome, c’est à dire collection de sang, située entre le placenta et la paroi utérine,. Minime cette collection de sang est sans gravité, importante elle met en jeu la vie de l’embryon et celle de la mère.

Hémodilution : terme caractérisant la répartition des composants sanguins dans un volume de liquide plus important.

Hémoglobine : protéine métallique contenant du fer dont la principale fonction est le transport de l’oxygène.

Hémoglobine-glyquée : Dosage sanguin permettant la surveillance du taux de sucres chez les personnes diabétiques.

Hernie : organe ou partie d’un organe qui sort de sa cavité.

Homocystéine : Acide aminé soufré résultant du catabolisme de la méthionine. Son augmentation résulte le plus souvent d’une carence en vitamine B 12 ou en acide folique.

Hydramnios : Excès de volume du liquide amniotique, dans lequel baigne le fœtus durant la grossesse.

Hypertension artérielle : Elévation permanente des chiffres de la pression artérielle

Hypertension inra-cranienne : Maladie de cause variable se traduisant par l’augmentation de volume d’un compartiment intracrânien.

Hypocalcémie : Baisse du calcium sanguin.

Hypoglycémie : Baisse trop importante du taux de sucre dans le sang.

Hypotrophie fœtale : Caractérise le trop faible poids du fœtus par rapport aux normes de croissance.

IMC (voir Indice de masse corporelle)

Immunité : Ensemble ces facteurs et des processus qui protègent l’organisme contre l’attaque de substances étrangères.

Immunoglobuline : protéine dont l’action permet à l’organisme de maintenir une bonne immunité.

Insuffisance thyroïdienne : déficience en hormones thyroïdienne entraînant une fatigue et un ralentissement du fonctionnement de l’organisme avec entre autres signes une prise de poids.

Insuline : hormone hypoglycémiante, fabriquée par le pancréas, qui augmente l’absorption du glucose par les cellules.

Iode : Oligo-élément essentiel qui intervient dans le fonctionnement de la glande thyroîde.

Lactoferrine : Protéine de défense naturelle contre les infections.

Légumineuse : Groupe de plantes à fleurs dont le fruit est une gousse et qui comporte des espèces alimentaires (pois, fèves, haricots,..)

Lipase :

Lipides : Les lipides sont les matières grasses qui sont contenues dans les aliments. Les corps gras sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme ; Ils servent de réserve d’énergie aux animaux et aux végétaux.

Les lipides sont des molécules constituées de carbone, d’hydrogène et d’oxygène sous forme de combinaison d’acides gras et de glycérol.

Les lipides sont très énergétiques : ils apportent beaucoup de calories. 1 g de lipide apporte 9 Kcal.

La plupart des lipides alimentaires sont constitués de l’association d’un glycérol et de trois acides gras de compositions diverses : on les appelle triglycérides.

 

Lysine : Acide aminé basique contenu dans certains aliments et qui représente 8% des acides aminés des protéines de notre organisme.

Macrocytose : anomalie induisant des érythrocytes (globules rouges) de grande taille. On l’observe lors de certaines anémies.

Macrophage : cellules du système immunitaire. Leur rôle est de phagocyter (détruire en absorbant) les corps étrangers.

Macrosomie : Elle est définit à la naissance par un poids à terme de plus de 4 000 g ou pendant la grossesse par des valeurs du Diamètre Abdominal Transverse (DAT) et la circonférence abdominale au-delà des valeurs normales maximales (97e percentile).

Maladie de Menkes : Mutation génétique sur le chromosome X codant pour une protéine transporteuse du cuivre entraînant un retard de croissance puis après la naissance de profonds troubles neurologiques et une anomalie de la texture des cheveux clairsemés, courts et torsadés. Le décès survient vers l’âge de 4 ans.

Méningocèle : voir spina bifida

Méthionine : acide-α-aminé soufré. C’est un acide aminé essentiel. Elle joue un rôle critique dans la reproduction et la survie cellulaire, et dans la méthylation des protéines et de l’ADN.

Micrognathie : Terme issu du grec mikros, petit et de gnathos, mâchoire, traduisant l’insuffisance de développement des maxillaires (os des mâchoires).

Microphtalmie : Terme issu du grec mikros : petit, et ophtalmos : œil. Diminution des dimensions de l’oeil dans ses différents diamètres, due à une anomalie congénitale. Cette petitesse de l’œil (ou parfois des deux yeux) est due à une anomalie embryologique (développement de l’embryon au cours de la première partie de la grossesse) entraînant un arrêt de développement à l’intérieur de l’utérus maternel. Causes : Héréditaire, infection par le virus de la rubéole. Peut entraîner la cécité

Monoxyde de carbone : Molécule gazeuse composée d’un atome de carbone et d’oxygène, inodore, incolore, inflammable et extrêmement toxique. Il agit comme un gaz asphyxiant qui, absorbé en quelques minutes par l’organisme, se fixe sur l’hémoglobine et sur les enzymes de la chaîne respiratoire au niveau de la cellule.

Myélomingocèle : (voir spina bifida)

Myoglobine : protéine dont la fonction est de transporter l’oxygène dans les tissus musculaires.

Nitrate : Les nitrates sont les résidus des engrais azotés, largement employés en agriculture et dans tous les jardins privés ou publics. Ils se trouvent aussi dans les tonnes de lisiers (déjections des animaux) venant des élevages intensifs et répandues ensuite sur les terres.
Par un phénomène d’écoulement et de pénétration tout à fait naturel, ils passent de la terre dans les nappes phréatiques où l’eau d’arrosage et de distribution publique est puisée.
L’eau du robinet en contient forcément. Le taux légal de 50 mg par litre est souvent dépassé dans les régions agricoles. Une quantité excessive de nitrates peut avoir pour conséquence un transport insuffisant d’oxygène dans le flux sanguin. Les enfants en dessous de 4 mois sont dépourvus de l’enzyme nécessaire pour compenser cette situation. La mortalité due à la méthémoglobinémie (« maladie bleue ») est cependant rare et se produit surtout dans les zones rurales.

Nutriment : sont constitués par l’ensemble des composés biologiques et minéraux nécessaires à l’organisme vivant pour assurer et entretenir la vie. Le nutriment est un composant élémentaire contenu dans ou issu des aliments, et utilisé par l’organisme pour couvrir ses besoins. Un nutriment peut être directement assimilé sans aucune modification chimique. On distingue parmi les nutriments énergétiques : les acides aminés (issus de la simplification moléculaire des protéines), les lipides) (résultant de la digestion des acides gras et les glucides : glucose, saccharose, etc…). Il existe également des nutriments non énergétiques qui ne proviennent d’aucune modification chimique digestive puisqu’ils sont directement assimilables tels quels . Ce sont : les vitamines, les sels minéraux et l’eau.

Nutrition : Du latin « nutrire », nourrir. C’est l’ensemble des processus d’absorption et d’utilisation des aliments, indispensable à l’organisme pour assurer son entretien et ses besoins en énergie

Obésité : excès de masse grasse entraînant des inconvénients pour la santé.

Oléagineux : plantes cultivées pour la richesse en huile de leurs graines ou de leurs fruits. Les graines oléagineuses sont également riches en protéines : on appelle « tourteau » cette partie riche en protéine qui reste après extraction de l’huile.

Oligospermie : Présence de spermatozoïdes en faible quantité de (<20 000 000 / ml) dans le sperme. Elle est qualifiée de sévère lorsque cette quantité passe en deçà de 5 000 000 de spermatozoïdes/ml. Elle est à distinguer de l'azoospermie qui est l'absence totale de spermatozoïdes dans l'éjaculât et de l'asthénospermie qui est l'absence de mobilité des spermatozoïdes.

Omphalocèle : Absence de peau de l’abdomen, de muscle et d’aponévrose laissant place à un revêtement composé par le péritoine et le revêtement amniotique. Fréquence 1 pour 5000 naissances.

Oocyste : forme parasitaire de la toxoplasmose, résistant même à l’eau de Javel, vivant pendant longtemps dans les milieux naturels et détruit par la chaleur, la cogélation.

Ostéoporose : perte progressive de masse osseuse, qui se traduit par une diminution de la densité osseuse et/ou une altération de la microarchitecture osseuse.

Oxydation : réaction chimique dans laquelle un composé se combine avec un ou plusieurs atomes d’oxygène.

Parasite : organisme vivant qui se nourrit, s’abrite ou se reproduit aux dépens d’un autre (l’hôte)

Phospholipide : Structure multiple qui est le principal constituants des membranes cellulaires.

Plexus brachial (paralysie): paralysie partielle ou totale du bras et de la main, causée à la naissance par une lésion des nerfs situés à la racine du bras.

Polynucléaire neutrophile : Type de globule blanc qui aide l’organisme à se défendre contre les bactéries, les virus et certains champignons.

Prééclampsie : Maladie de la grossesse, fréquente, 1 grossesse sur 20, caractérisée par l’association d’une hypertension artérielle supérieure à 14/9 cmHg, de la présence de protéines dans les urines supérieure à 0,5 g/24h, d’une prise de poids avec des œdèmes.

Prématurité : enfant né avant 37 SA révolues.

Processus immunitaire : Processus qui participe à l’immunité d’un individu c’est à dire à sa défense contre les agressions extérieurs.

Protéines : assemblage (ou séquence) d’acides aminés. Elles ont des fonctions très diverses : structurale (elles participent à la cohésion structurale des cellules entre elles), enzymatique (elles catalysent les réactions chimiques de la matière vivante) ou encore une fonction de messager (pour les protéines impliquées dans des processus de signalisation cellulaire).

Radicaux libres : Ce sont des molécules instables produites en permanence par le corps. Les cellules du corps qui produisent de l’énergie à partir des aliments et de l’oxygène mais laissent derrière des polluants, les radicaux libres. Elles sont toxiques et sont la conséquence du fonctionnement du métabolisme. Ils peuvent endommager ou détruire les parois des cellules : c’est l’oxydation qui est responsable de l’altération de l’ADN, du vieillissement cellulaire qui est à la base de certaines maladies comme l’athérosclérose, le cancer, Maladie d’Alzheimer ou la Maladie de Parkinson.

Ptosis : Chute de la paupière supérieure par paralysie du releveur

Régime végétalien : régime alimentaire toute aliment provenant des animaux ainsi que leurs dérivés (œufs, produits laitiers).

Régime végétarien :Mode d’alimentation basé sur la consommation de mets provenant uniquement du règne végétal et excluant la viande et les autres produits animaux y compris les poissons et les volailles.

Retard de croissance intra-utérin : exprime le décrochage de la courbe de croissance du fœtus in utero par rapport aux courbes de référence. Le RCIU est susceptible de rattrapage, in utero, par exemple sous l’effet du simple repos dans certaines circonstances ou après la naissance.

Rétinol : Forme utile de la vitamine A. La vitamine A est impliquée dans la croissance des os et la synthèse de pigments de l’œil. Le rétinol est parfois utilisé dans le traitement des acnés sévères.

Rétrognathie : Terme issu de rétro, en arrière et de gnathos, mâchoire, traduisant une déformation de la mâchoire qui semble rejetée en arrière quand elle est observée de profil.

Saccharose : sucre produit à partir de la canne à sucre et de la betterave.

Scorbut : maladie liée à une déficience alimentaire en vitamine C qui se traduit dans sa forme grave par le déchaussement et la purulence des gencives, des hémorragies, puis la mort. Chez l’enfant, cette maladie a pris le nom de maladie de Barlow – avec des symptômes un peu différents : raideur méningée, agressivité, anorexie, suppurations ORL, gastro-entérites, hémorragies multiples, mort subite.

Sélénium : Oligo-élément Le sélénium intervient essentiellement dans la composition des enzymes qui agissent sur le glutathion, qui est une substance permettant de protéger les cellules contre le pouvoir oxydant des radicaux libres. Pour résumer, à chaque fois qu’une pathologie est susceptible d’entraîner une production accrue de radicaux libres provoquant des lésions des cellules et une augmentation de médiateurs inflammatoires tels que les cytokines, le sélénium est susceptible de jouer un rôle protecteur

Spasmophilie : réaction de peur mais qui se produit de façon inappropriée par rapport à l’environnement. Elle est la conséquence d’une hyperventilation, cette même hyperventilation étant provoquée par une tension nerveuse (stress) non contenue. Elle se traduit par : Picotements au niveau des doigts, des lèvres,

Sensations de perte de connaissance, sans réelle perte de connaissance,

Palpitations,

Sensation de chaleur, de froid, frissons, tremblements.

Spina Bifida : (du latin signifiant « épine (dorsale) fendue en deux » est une malformation congénitale liée à un défaut de fermeture du tube neural durant la vie embryonnaire, qui reste ouvert à ses extrémités. Plusieurs formes :

Spina bifida occulta : forme mineure et la plus répandue sans ouverture dans la région lombo-sacrée (la peau en regard des anomalies est normale et porte souvent une zone très poilue), avec pour conséquences une incontinence urinaire, des problèmes moteurs, et une discrète altération de la sensibilité

Spina bifida méningocèle : la plus rare : la partie postérieure de certaines vertèbres est fendue, les méninges poussées à travers cette ouverture pour former un sac méningé (contenant du liquide céphalo-rachidien). Les nerfs sont en général peu endommagés et fonctionnels, ce qui aboutit à des troubles discrets.

Spina bifida myéloméningocèle : forme la plus grave de spina bifida. Les méninges (qui recouvrent normalement la moelle et le cerveau) émergent d’une fente pour former un « sac » (ou hernie) nettement visible dans le dos. Le sac méningé contient le liquide céphalo-rachidien, une partie de la moelle épinière, et la racine des nerfs lombo-sacrés. La moelle est souvent endommagée et mal développée. Il en résulte une paralysie de gravité variable, des troubles sensitifs graves du membre inférieur, une incontinence urinaire et fécale, une hydrocéphalie, et des anomalies des vertèbres lombaires.

Stérilet : dispositif de contraception intra-utérin (DIU). Il s’agit de la méthode la plus largement utilisée de contrôle des naissances réversible

Tanin : Ce sont des substances d’origine organique que l’on trouve dans pratiquement tous les végétaux, et dans toutes leurs parties (écorces, racines, feuilles, etc.). Au niveau biochimique, ce sont des composés phénoliques faisant précipiter les protéines. Lorsqu’il s’agit de celles de la salive, la lubrification de la bouche fait alors défaut, expliquant la sensation d’assèchement.

Certains tanins auraient des propriétés anti-oxydantes, expliquant certains effets bénéfiques du vin sur la santé (protection cardio-vasculaire à doses modérées).

Toxémie gravidique : Complication rénale survenant durant la grossesse (voir pré-éclampsie)

Triglycérides : Les triglycérides sont des glycérides avec trois acides gras. Ils sont le constituant principal de l’huile végétale et des graisses animales.

Vitamine B9 (voir Acide Folique)

Description rapide de la croissance fœtale

Cette description de la formation de l’embryon puis du fœtus est succincte mais essentielle pour comprendre que tout va vite. Les premiers temps de la formation du bébé sont impossibles à visualiser à l’échographie. Il est émouvant de voir qu’en huit semaines seulement, le développement du bébé sera accompli en partie grâce au bon équilibre alimentaire qui lui sera apporté.

Les besoins nutritifs varient en fonction des différentes phases du développement :

Les premiers temps de vie de l’embryon sont une courte période, durant laquelle toutes les cellules et structures de l’embryon se mettent en place et migrent rapidement vers le lieu qui leur est défini. Il faut alors peu de choses pour perturber la maturation de l’embryon.

eruptionsolaire02.jpgL’ovulation va bientôt se produire. Des informations circulent déjà, permettant à l’une des trompes de se contracter et de capter parmi les substances qui jaillissent de l’ovaire comme une éruption solaire, l’ovule de la taille d’une tête d’épingle entourées de substances nutritives qui forment la corona radiata. Enfoui dans la trompe, l’ovule est caressé par des milliers de cils vibratiles qui assurent sa progression.

Cependant, il peut arriver que plusieurs ovules soient libérés par le même ovaire ou celui du côté opposé.

spermatozode01.jpg35°. C’est la température idéale qui permet aux spermatozoïdes, sorte de petit têtard de six centièmes de millimètre, de se maintenir au frais dans les testicules.

C’est le moment du départ. Bien que mélangés au liquide séminal qui les maintient en vie , seuls la moitié des 200 à 400 millions de spermatozoïdes sont capables de féconder l’ovule.

Il leur faut parcourir 15 à 18 cm pour le rejoindre.

Dans le vagin, les œstrogènes de la femme leur permettent de terminer une maturation indispensable pour pouvoir féconder l’ovule. Ils peuvent y séjourner quatre à cinq jours avant que l’ovulation se produise.

spermatozodeovule02.jpgPendant que les amoureux sont endormis, les spermatozoïdes restent pleinement actifs. 1000 coups de flagelles assurent une progression de 1 cm. Une progression de 10 cm demande environ 30 minutes. L’énergie contenue derrière la tête des spermatozoïdes n’est parfois pas suffisante. Certains s’épuisent. Une centaine survivront et s’agglutineront contre l’ovule. Les enzymes contenues dans la tête du spermatozoïde débarrassent l’ovule des cellules qu’il emprisonne. Grâce à la coopération de tous, un seul spermatozoïde pourra franchir la membrane interdisant de ce fait tout autre intrusion. Comme pour une fusée dans l’espace , l’élément propulseur qu’est le flagelle se détache de la tête du spermatozoïde qui libère tout le contenu génétique.flagellettespermatozode.jpg


divcellulaire.jpgQuelques heures après la fusion de l’ovule avec le spermatozoïde survient la première division cellulaire. Ces divisions se succéderont toutes les 12 à 15 heures pour aboutir au stade appelé morula (morula signifiant « mûre » en latin) puis à la formation d’un ensemble de cellules formant le blastocyste.

Quatre jours. L’œuf est dans l’utérus. Après le cinquième jour, le blastocyste, érode la membrane pellucide. Il s’en échappe par des contractions. c’est la période du hatching. Grâce à une ligne internet à haut débit on peut visualiser cette étonnante période en cliquant ici

Libéré par lui-même, l’œuf s’implante dans l’utérus. Les premiers échanges chimiques avec la maman créent une tolérance immunitaire pour éviter le rejet du blastocyste et autorise la poursuite de la grossesse.

11 jours. Deux divisions cellulaires se déroulent dans la même journée.

Tout va très vite, après douze jours de multiplication, on dénombre déjà deux mille cellules.

Une semaine de retard de règles, les tests sont positifs et la grossesse est affirmée. C’est un monde nouveau qui s’ouvre aux parents.

troiscouches.jpgMais l’embryon, lui, a déjà trois semaines. Il mesure deux millimètres, est formé de trois couches de tissus soudées par le milieu et ouvertes à chaque extrémité. Une première couche, l’ectoderme, donnera les tissus nerveux, les cheveux et la peau.

Une seconde, le mésoderme, participera à la formation des tissus conjonctifs, du squelette, des muscles ainsi que les ovaires, les testicules, les reins et tout le système vasculaire (cœur et vaisseaux ainsi que les globules rouges).

Enfin du troisième feuillet, l’entoderme, dériveront le tube digestif, les poumons, le pancréas, le foie et les voies urinaires.

Cette troisième semaine, appelée gastrulation, est cruciale car chacune des cellules contenues dans les couches décrites ci-dessus interagit avec les autres pour entraîner la formation des diverses structures de l’organisme.

C’est seulement à cette période que la connexion entre les vaisseaux du placenta et ceux de l’utérus est complète.

Lors de la quatrième semaine, apparaît le tube neural qui évoluera pour former la moelle épinière et le cerveau.

embryon5s.jpgA cinq semaines l’embryon grandit d’un millimètre par jour avec une tête et un cœur très gros. Les membres, le nez et la bouche sont seulement ébauchés.

embryon4s.jpgA six semaines, il ne mesure que quinze millimètres; le cœur, qui se contracte depuis le vingt-deuxième jour, est à présent formé de ses quatre cavités et le sang circule. La cage thoracique se forme et la moelle épinière apparaît.

Sept semaines : les bourgeons de la face se soudent pour former le nez, la mâchoire supérieure et inférieure.

A huit semaines l’embryon, que l’on appelle un fœtus après le second mois, mesure presque quatre centimètres, ne pèse que treize grammes et tous ses organes sont formés.

L’évolution se poursuit avec les premières ébauches de connexion nerveuses entre les neurones. Le rythme de fabrication est époustouflant : cent mille neurones apparaissent chaque minute pour aboutir à cent milliards avant la naissance.


grossesse12semaines3moisc.gifAu cours du 4eme mois, ce fœtus s’allonge tout en gardant encore une volumineuse tête qui représente le tiers de la taille du corps ; le sexe se différencie, le visage se forme, les cheveux poussent, la main peut déjà attraper et le pied donner de légers coups car les muscles développés sont rapidement fonctionnels.

 

Les mouvements du bébé sont perçus par la maman vers la fin du quatrième mois alors que le fœtus bouge depuis la septième semaine. Ces mouvements, réflexes au début, deviennent conscients, coordonnés, nécessaires à la croissance des muscles et à l’édification de la charpente osseuse. Devenu plus gros, le fœtus bouge plus difficilement lors des derniers temps de la grossesse.


mois9.jpgPendant les deux derniers mois de la grossesse, le fœtus s’entoure d’une couche de graisse sous cutanée. Il perçoit la lumière, les sons dès le cinquième mois et ressent des émotions vers le sixième mois.

Il déglutit le liquide amniotique, avec parfois un hoquet, entraînant ainsi son tube digestif.

 

Les grandes étapes sont résumées dans le tableau ci dessous :

croissancefoetaletableau.jpg

 

Réf: Ma grossesse, mon enfant, Ed. OdileJacob, 1994

Vidéo montrant les différentes étapes de croissance et une autre vidéo montrant les étapes et les mouvements du bébé

Cette courte description de l’évolution de l’embryon et du fœtus permet de comprendre que si la grossesse dure en effet neuf mois, les premiers temps de celle-ci sont surtout consacrés à la mise en place de tous les organes.

Et ce n’est pas le faible poids de l’embryon qui doit faire penser que l’alimentation ne joue aucun rôle. Ce serait plutôt l’inverse. Durant cette première période, une mauvaise alimentation a autant de conséquences néfastes que si elle survient pendant la seconde période de grossesse.

 

En effet, la vitesse de multiplication cellulaire et le bon fonctionnement des cellules fœtales dépendent en partie d’un apport en acide folique conséquent. La formation du cerveau nécessite un apport en acides gras essentiels, celles des globules rouges d’un apport en fer, de calcium pour les os bien sur, etc..

D’autre part, la constitution de réserves adipeuses par la maman se révèle indispensable pour bien alimenter le fœtus dans la seconde partie de grossesse et assurer sa croissance.

L’embryon puis le fœtus a des besoins énergétiques précis pour grandir. Cela nécessite que les apports alimentaires soient adaptés en fonction du poids de départ. Quelle est l’importance du poids ?

 

Les variations de prise de poids du bébé et de la maman.

La prise de poids du bébé n’est pas régulière durant ces neuf mois de croissance et celle de la maman ne l’est pas non plus.

Ce tableau montre comment se répartit la prise de poids durant la grossesse. On voit que les réserves maternelles ( le tissu gras) constituent l’essentiel de la prise de poids en début de grossesse.


variations de prise de poids

 

Répartition du gain pondéral et son évolution en fonction de l’âge gestationnel
d’après
FREINKEL N, 1980. et d’après M. GILBERT. A. KTORZA. J. GIRARD. Obstétrique, Flammarion, 1995 : 134

En début de grossesse, la prise de poids habituellement constatée ne reflète pas le poids du fœtus.

Accroissement en poids

10ème semaine

20ème semaine

30ème semaine

40ème semaine

Fœtus (g)

15

320

1.500

3.500

Placenta et liquide amniotique (g)

40

400

1.050

1.250

Utérus et seins (g)

150

750

1.100

1.300

Sang (g)

100

500

1.100- 1.300

1.100 – 1200

Liquides interstitiels (g)

100

200-400

400-800

1.000 – 1.200

Réserves adipeuses (g)

200-300

800-1.600

2.000 – 3.500

2.000 – 4.000

TOTAL

600-700

3.000 – 4.000

7.000 – 9.000

12.000 – 12.500

 


Rappelons que le foetus puis l’embryon ne pèsent que :

- 13 g à huit semaines,

- 15 g à 10 semaines,

- 320 g à 20 semaines,

- un kilo à 25 semaines.

La prise de poids globale est pourtant plus rapide de l’ordre de 700 g à dix semaines et de 3 à 4 kg à vingt semaines.

La moitié du poids global à dix puis vingt semaines est du à l’augmentation des réserves maternelles. L’autre moitié provient de la formation du placenta, du liquide amniotique, de l’accroissement du volume utérin, des seins et de l’augmentation de la masse sanguine.

En résumé, sur les vingt premières semaines de grossesse la moitié du poids pris est représenté par la constitution des réserves maternelles. La croissance du fœtus nécessite peu d’apports caloriques et la prise de poids ne devrait pas dépasser un kilo à 12 semaines,

Si ces réserves ne sont pas constituées, les répercussions se feront à la fois sur l’organisme maternel qui puisera dans ses propres réserves de graisses et appauvrira, par exemple, le tissu osseux avec les risques ultérieurs de décalcification, de déchaussement dentaire, mais aussi sur le poids du fœtus trop faible qui pourra souffrir à la naissance d’hypoglycémie (manque de sucre), d’infections plus fréquentes, de troubles nerveux et de trouble de la minéralisation du squelette.

La constitution des réserves sous forme de tissu adipeux qui peut arrondir les hanches ne plait pas à toutes les femmes mais une fois expliquée, elle peut être admise. Elle conditionne la réussite de la croissance du fœtus durant la deuxième moitié de la grossesse. Ces rondeurs seront normalement éliminées ensuite après l’accouchement.

A l’inverse, il ne faut pas en conclure que bien manger et même trop ne peut que profiter au bébé, car si celui-ci est trop gros, il peut nécessiter une césarienne pour procéder à son extraction et présenter des déformations articulaires à la naissance.

Après 30 semaines, l’accroissement de la masse grasse diminue nettement. La prise de poids est plus régulière atteignant 1,5 à 2 kg par mois. C’est à ce moment que le fœtus grandit rapidement et grossit d’environ 20 à 25 g par jour en se servant des réserves maternelles. Celles-ci représentent environ 3,5 kg sur les 12,5 kg normalement pris pendant la grossesse. Les autres kilos pris sont dus à l’accroissement des liquides interstitiels, c’est à dire de liquides venant se loger dans des espaces situés entre les cellules. C’est ce que l’on appelle couramment la rétention d’eau. L’augmentation du volume sanguin, l’augmentation du volume des seins, ce qui est parfois douloureux, mais aussi de l’utérus qui s’accroît pour loger le fœtus et passe d’une taille de 8 cm à 32 cm de haut en fin de grossesse, l’accroissement du placenta et du liquide amniotique concourent à majorer régulièrement le poids.

Précisons que la courbe de poids ne suivra pas toujours les valeurs du tableau. Une prise de poids supérieure à la moyenne sera compensée le mois suivant.

En début de grossesse, la constitution de réserves en graisse est indispensable afin d’assurer les besoins d’une croissance rapide en fin de grossesse qui ne pourraient être satisfaits par le seul apport alimentaire.

 

 

 

Hydratation

Bien s’hydrater est important. La quantité d’eau qui rejoint le fœtus, par les capillaires fœtaux puis la veine ombilicale, dépend des apports. Ces échanges sont estimés à 460 ml/h. Le volume de liquide amniotique culmine aux environs de 0,8 à 1 litre vers la 34eme semaine. Important pour le fœtus, il assure une barrière mécanique, thermique et anti-infectieuse ainsi qu’un environnement permettant la mobilité et le développement des muscles, de la face et des poumons ;

Durant la grossesse, il faut faire face à l’accroissement des besoins maternels et de ceux du fœtus dont les besoins en eau presque à terme sont supérieurs à ses besoins en oxygène. A cet effet, l’organisme maternel subit des variations physiologiques :

- Une augmentation du volume plasmatique, de l’ordre de 40 % avec un pic vers le second trimestre. Elle est responsable d’une dilution physiologique des composants sanguins.

- Une rétention d’électrolytes (Sodium, Potassium et Calcium) provoquée par le rein, qui s’accompagne d’une rétention d’eau de 4 à 6 litres stockée pour les trois quarts dans le compartiment extra-vasculaire, d’où les fréquents œdèmes de la femme enceinte.

- Une augmentation progressive de la masse sanguine de 8 semaines jusqu’au terme qui compense l’anémie physiologique.

- Une diminution du seuil de la soif qui permet à la sensation de soif de se manifester plus précocement.

L’organisme perd environ 2,5 l d’eau par jour compensée par l’eau de boisson et l’eau des aliments. Une bonne partie de la prise de poids durant la grossesse est constituée par l’eau du liquide amniotique et l’accroissement de la masse sanguine.

Un apport de 1,5 à 2 l d’eau par jour, réparti tout au long de la journée, est indispensable.

L’eau peut provenir d’une eau de source (non traitée) ou mieux, d’eau minérale faiblement minéralisée (eau dont le résidu sec est inférieur à 500 mg/l) mais il est possible aussi de consommer l’eau du robinet, en prenant soin de vérifier auprès de la mairie la teneur en nitrates qui doit rester en dessous de 50 mg/l. Dans les régions de culture intensive où l’eau du robinet risque d’être chargée en nitrates, il vaut mieux boire de l’eau embouteillée. Selon ses besoins, la grande variabilité des eaux permet de sélectionner une eau peu salée en cas d’œdème et une eau à forte teneur en calcium si besoin mais qui ont un résidu sec important. Quelques eaux comme Vittel et Salvetat ont un bon apport en calcium (respectivement 202 et 253 mg) mais avec un résidu sec moyen aux alentours de 800 mg/l. (Annexe 9)

Les tisanes, le thé léger, le café ou les potages apportent une bonne ration hydrique et des sels minéraux.

On peut autoriser le thé et le café si la quantité absorbée reste modérée :

- Le choix du café se portera plutôt sur du café 100 % arabica, du café-chicorée ou café décaféiné. Une consommation excessive (> 5 tasses par jour) entraîne une accélération du rythme cardiaque et favoriserait avortements et prématurités.

- Le thé est appelé vert, Oolong ou noir selon le degré de fermentation. Il est à consommer léger car il apporte de la théine (analogue de la caféine), environ 40 mg par tasse, qui diffusent dès les premières secondes d’infusion. Après la première minute d’infusion, ce sont les polyphénols encore appelés les tanins qui diffusent en quantité non négligeable (100 à 150 mg par tasse) et lui donnent cette couleur plus foncée et ce goût plus amère.

La théine du thé est éliminée si l’on jette le thé obtenu après les trente premières secondes d’infusion. En reprenant l’infusion, le thé obtenu contiendra les nutriments d’un bon thé avec parfois une diminution de sa saveur.

L’effet stimulant du thé se maintient plus longtemps que le café d’action plus rapide mais plus courte ( environ 6 à 8 h pour le thé et 2 à 3 h pour le café).

Quelle dose ? Une petite cuillère de thé en vrac par tasse correspond à un sachet et pas plus de une à deux tasses par jour. L’infusion avec une eau non bouillante dure en moyenne entre deux et cinq minutes. Les polyphénols du thé se lient avec le fer non héminique contenu dans les légumes et les céréales, ce qui empêche l’absorption du fer. Cet inconvénient peut être diminué si l’on consomme simultanément de la vitamine C présente dans les fruits.

- Les boissons sucrées et les jus de fruits ont l’inconvénient d’apporter trop de sucres simples ce qui majore trop rapidement le poids. Certaines boissons aromatisées à la fraise par exemple contiennent entre 40 et 56 g de sucres par litre de boisson. Les boissons contenant des édulcorants apportent le même gout sucré sans les calories inutiles. Les boissons aromatisées au citron et au citron vert ne contiennent pas de sucre ni d’édulcorant pour la plupart.

Si la consommation de ces eaux était régulière avant la grossesse, leur arrêt brutal risque de démasquer une envie de produits sucrés et de se tourner vers d’autres produits alimentaires sucrés tout aussi néfaste sur le plan diététique. Choisir son eau aromatisée nécessite de regarder l’étiquette apposée sur la bouteille pour rechercher la teneur en sucre.

Le choix éclairé d’une boisson aromatisé nécessite de décrypter les mentions portées sur les bouteilles.

o Une boisson sans sucre ne contient pas plus de 0,5 g de sucres pour 100 ml de boisson.

o Si l’étiquette mentionne « sans sucres ajoutés », les seuls sucres présents proviennent des fruits apportés.

o Une boisson qui se dit « allégée ou light » n’est pas exempte de sucres. Ceux-ci doivent être seulement de 30 % inférieur à une boisson similaire.

Il est conseillé de faire attention à ces boissons et de préférer si possible une eau sans ajout.

 

En pratique :

L’eau que vous buvez hydrate votre bébé et permet à vos reins d’épurer deux organismes.

1,5 à 2 l d’eau sont nécessaire de préférence peu nitratée, minéralisée selon vos besoins.

Hepar, fortement minéralisée, riche en calcium et en magnésium, combat la constipation.

Vittel , moyennement minéralisée, est riche en calcium

 

Le thé et le café sont  à consommer en quantité modérée (é tasses par jour)

Les boissons sucrées ou aromatisées contiennent souvent trop de sucres et favorisent une prise de poids trop rapide.

 

 

L’alcool

Données statistiques :

Si la consommation d’alcool baisse en France, 6 % des femmes ont consommé plus que le seuil recommandé soit 2 verres pour les femmes . L’alcool représente 3 % des décès chez la femme.

On estime qu’une femme sur cinq âgée de 35 à 54 ans hospitalisée en 2000 est concernée par une alcoolisation excessive.

Les résultats du baromètre santé nutrition en 2002 révèlent que 27% des femmes de 18 à 75 ans déclarent avoir consommé de l’alcool (2 verres en moyenne) dans la journée précédant l’enquête.

D’après l’Expertise collective de l’INSERM intitulée « Alcool, effets sur la santé » (2001), 700 à 3000 enfants sur les 800 000 naissances annuelles sont susceptibles d’être concernés par un Syndrome Alcoolique Foetal (SAF) grave, avec un taux plus élevé sur l’île de la Réunion, dans le Nord Pas-de-Calais et en Bretagne. D’autres estimations rapportent une survenue du SAF de 0,97 pour 1000 naissances atteignant 43 pour 1000 lorsque l’alcoolisation est importante, c’est à dire supérieure à cinq verres par jour.

Dans l’enquête nationale périnatale de 1995 (Blondel et coll.,1996 4 ), 5 % des femmes ayant accouchées et interrogées en maternité déclaraient consommer au moins un verre d’alcool par jour pendant la grossesse; en 1998, ce pourcentage régressait pour atteindre 3,9 % (Blondel et coll.,1999 5 ).

On estime que 5 à 6 % des femmes enceintes consomment de l’alcool. En cas de grossesse, le retentissement fœtal est fréquent :10 à 20% des fœtus exposés sont atteints.

L’alcoolisation foetale est la première cause non génétique d’handicap mental chez l’enfant.

Or 17% des 15-24 ans, 13 % des 25-34 ans et 18 % des 35-49 ans ignoraient la recommandation d’abstinence durant une grossesse. La campagne « Zéro alcool pendant la grossesse » associé à un pictogramme ont permis de sensibiliser nombre de français, puisque 47 % des Français estiment que les risques pour le fœtus commencent dès le premier verre, contre seulement 25 % en novembre 2004.

Dépistage

Par une enquête alimentaire simple, il est important de repérer une éventuelle de consommation d’alcool même en l’absence de signes de dépendance ou de troubles du comportement.

Ce dépistage, (voir Annexe 18), qui pour être utile doit être fait dès que le désir d’avoir un enfant est émis, concerne les habitudes alimentaires, les boissons consommées lors des repas mais aussi lors de réceptions, de soirées ou de week-end festifs.

La simple reconnaissance de la consommation d’alcool doit inciter à dialoguer sur ce thème avec votre praticien, votre gynécologue et amener à cesser toute consommation.

Métabolisation

 

Equivalence alcool

Rappel : 1 gr d’éthanol apporte 7 kcal. Il y a autant d’alcool dans un verre de vin, de bière, un apéritif, un digestif ou une coupe de champagne c’est à dire entre 8 à 12 g d’alcool pur.

Si vous voulez connaître, de façon très précise, le nombre de gramme d’alcool dans une boisson alcoolisée, multipliez le volume bu en ml par le degré d’alcool et par 8 puis divisez par 1000.

Une coupe de champagne de 100 ml délivre 9,6 g d’alcool.

L’ingestion d’un verre quel qu’il soit fait monter l’alcoolémie assez rapidement avec un taux maximum en une demi-heure si la prise d’alcool se fait à jeun et une heure si elle a lieu au cours d’un repas. L’augmentation de l’alcoolémie est en moyenne de 0,30g/l pour chaque verre chez une femme de 50 kg. Le taux d’alcoolémie baisse par la suite lentement de 0,15 g par heure : il faut 2 h pour éliminer un verre d’alcool.

L’alcoolisation maternelle et fœtale, dès deux verres de vin par jour, entraîne plus fréquemment : avortements spontanés, prématurité, mortalité périnatale et reste une cause prépondérante de retard mental d’origine non génétique.

Toxicité

L’alcool, qui est un toxique, traverse la barrière placentaire. Le système enzymatique de détoxication de l’alcool (alcool déhydrogénase) est faiblement actif au deuxième mois de vie entraînant des concentrations d’alcool dans le liquide amniotique identique à l‘alcoolémie maternelle mais nettement plus prolongée avec une élimination plus lente dans le liquide amniotique ce qui induit une seconde intoxication lors de l’ingestion du liquide amniotique par le foetus.

L’atteinte neuronale, variable selon le taux d’imprégnation du fœtus et le moment de son exposition à l’alcool, comporte :

- une diminution de la multiplication des neurones et une altération de leur migration ,

- de mauvaises connexions entre les synapses des neurones ,

- la mort d’un nombre plus important de neurones,

- un retard à l’établissement des gaines de myéline qui accélèrent la transmission des influx nerveux,

- comme dernière conséquence, un poids de cerveau diminué.

 

 

 

Les conséquences pour le fœtus sont résumées dans le tableau ci dessous :

grossesse alcool

 

Le syndrome d’alcoolisme fœtal

 

Chez le nouveau-né:

Les caractéristiques cliniques typiques du syndrome d’alcoolisme fœtal (1,5 à 3,5 pour mille naissances par an en France) ne sont pas toujours faciles à dépister, en particulier dans les cas légers :

- Retard de croissance harmonieux, dont l’importance varie selon la dose ingérée, touchant à la fois la taille, le périmètre crânien et le poids (diminution de 80 g au minimum pour une consommation de 1 à 2 verres par jour et 160 g pour 3 verres et plus par jour).

- Microcéphalie avec un front bombé étroit,

- Fente oculaire étroite, rides aux coins des yeux,

- Oreilles basses décollées,

- Pont nasal profond,

- Nez court et aplati,

- Lèvre supérieure fine convexe,

- Absence de couloir entre la lèvre supérieure et le nez (philtrum),

- Développement mandibulaire anormal micrognathie ou rétrognathie.

D’autres traits sont moins communs: ptosis, strabisme, microphthalmie, rotation postérieure des oreilles, fente palatine ou labiale. Parmi les autres caractéristiques physiques, on trouve des anomalies au niveau cardiaque, au niveau des organes sexuels, des reins, ainsi que des extrémités et du squelette, des hernies diaphragmatiques, ombilicales ou inguinales.

La consommation au premier trimestre serait plutôt responsable de la dysmorphie (modification faciale) et du risque malformatif, alors que le risque de trouble du comportement existe toujours car le développement du cerveau dure tout au long de la grossesse et reste vulnérable à l’influence de l’alcool.

Caractéristiques neuro-comportementales associées au syndrome d’alcoolisme fœtal:

- sommeil réduit et perturbé,

- tremblements corporels,

- allongement des temps de réaction et peu de réponses rapides (persistant à l’âge de 6 mois),

- retard psychomoteur chez les nourrissons (persistant à 1 an)

Chez l’enfant, le syndrome d’alcoolisme fœtal se traduirait par des caractéristiques telles que:

- hyperactivité,

- retard dans le développement mental (12%),

- troubles de l’audition,

- difficultés d’attention, d’apprentissage : troubles du langage (30%), lecture, écriture,

- motricité fine entravée, trouble de la coordination,

- difficultés d’adaptation à de nouvelles situations,

- troubles de l’alimentation,

- anomalies de l’électroencéphalogramme (qui mesure l’activité électrique du cerveau),

- difficultés à retrouver un état émotionnel normal après un stress émotionnel (35%),

- comportements agressifs accrus (inhibition sociale réduite),

- comportements impulsifs, plus grande tendance à la morosité et à la dépression,

Il a été démontrée durant la grossesse que la consommation répétée plusieurs fois par mois de 3 verres d’alcool et plus en une seule fois majore la possibilité de voir se développer une dépendance à l’alcool chez l’adolescent. Ceci est d’autant plus marquée que la consommation se fait en début de grossesse. De même, on constate que 60 %des enfants atteints du syndrome d’alcoolisation fœtale développent une dépendance ultérieurement.

La prévention passe par la détection précoce de la consommation d’alcool afin d’éviter les malformations structurales du premier trimestre, les anomalies neuronales et le retard de croissance intra-utérin qui sont le fait d’une consommation durant les deux derniers trimestres de grossesse. Si l’abstinence semble impossible, il ne faut pas se décourager et tendre vers la consommation la plus faible possible plutôt que d’observer des périodes d’abstinence puis d’alcoolisation massive encore plus néfastes pour le fœtus.

Un interrogatoire et une information systématique sont donc nécessaires en début de grossesse.


En conclusion,

Il faut se rappeler que, malgré son statut de substance récréative, l’alcool est le produit d’addiction le plus dangereux pour le fœtus. Le pronostic à long terme des enfants exposés in utero à l’alcool est très défavorable avec une relation dose/effet mais une susceptibilité individuelle variable.

L’alcoolisation fœtale constitue la première cause de déficience intellectuelle de l’enfant en France ; il est aussi responsable de troubles graves de l’attachement mère-enfant, de troubles de la socialisation, de comportements agressifs, délictueux et addictifs.

logo alcool grossesse

 

 

Il est recommandé de s’abstenir de consommer de l’alcool pendant la grossesse.

 

En pratique :

2 heures pour éliminer un verre d’alcool ; l’alcool passe la barrière placentaire et altère la bonne mise en place des structures cérébrales du fœtus engendrant un syndrome d’alcoolisme fœtal.

Le degré d’altération est fonction du niveau de consommation :

- 30 g par jour soit trois verres entraîne un retard de croissance intra-utérin, possiblement un syndrome d’alcoolisme fœtal,

- Moins de 30 g par jour : pas de retard de croissance intra-utérin, absence d’anomalies physiques mais un retard du développement intellectuel avec un  QI inférieur de 7 points, un déficit fonctionnel (motricité fine) et des troubles du comportement.

Grossesse et diabète

C’est une complication importante de la grossesse qui peut survenir et engendrer des complications pour le bébé.

Quelques données

Douze centres d’accouchements français ont étudié en janvier 2000, pendant deux ans, l’évolution de femmes diabétiques de type 1 (diabète traité par injection d’insuline) ou de type 2 (encore appelé diabète gras et diabète traité par une médication orale). Le diabète gestationnel (diabète n’apparaissant que lorsque la grossesse est commencée) et les grossesses multiples étaient exclus de cette étude :

-         66,4 % présentaient un diabète de type 1 et 33,6 % étaient de type 2 ;

-         Le taux de complications se majore selon que l’hémoglobine-glyquée (mesure qui reflète le taux de sucre sur les mois qui précèdent le prélèvement) est maintenue en dessous ou dépasse le taux de 8 % :

             Taux :                                                    < 8 %              > 8 %

             Mortalité péri-natale                              4,4 %               9,2 % ;

             Malformations congénitales majeures 4,1 %                   8,3 % ;

             Accouchement prématuré                      38,2 %            57,6 %.

 

Ces résultats semblent comparables à ceux rapportés en France entre 1986 et 1988 lors d’une étude précédente. Les grossesses des femmes diabétiques, encore mal aidées et encadrées, se compliquent de forts taux de mortalité périnatale et de malformations congénitales majeures. Les attitudes semblent s’être peu modifiées sur le terrain.

Cela est d’autant plus important que la fréquence du diabète de type 2 augmente, l’âge de survenue diminue et que de plus en plus de femmes jeunes en âge de procréer vont être concernées.

En cas de grossesse programmée chez une diabétique de type 1, la mortalité périnatale diminue à 0,7 % (8,1 % si la grossesse n’est pas programmée). Le risque de mortalité péri-natale est multiplié par trois avec un taux d’hémoglobine-glyquée inférieur à 6,9 % et par huit si ce même taux dépasse les 10 % ; dans ce cas, le taux de malformations majeures est trois fois plus important.

En revanche, en cas de diabète de type 2, la surveillance doit être intense car malgré une programmation de la grossesse, le taux de mortalité reste à 5,7 % et le taux de malformations à 2,9 %. Ces différences sont liées à d’autres facteurs comme l’âge plus avancé des femmes diabétiques de type 2, l’hypertension artérielle et d’autres facteurs vasculaires fréquemment associés.

 

Diabète insulino-dépendant

Mener une grossesse est possible pour le majorité des femmes diabétiques. La bonne coordination des personnels soignants (diabétologues, obstétriciens, infirmières) est essentielles

Déjà diabétique insulino-dépendante avant la grossesse, il est toujours souhaitable que la grossesse programmée intervienne à un moment où la glycémie est bien équilibrée et que soient traitées, avant la grossesse, certaines complications du diabète telles que rétinopathie (atteinte oculaire) ou néphropathie (atteinte rénale) si elles existent.

Les hypoglycémies sont fréquentes au cours du 1er trimestre et les besoins en insuline augmentent dès la 17ème semaine d’aménorrhée. Ils diminueront brutalement d’environ 50% après l’accouchement pour revenir dans les deux jours qui suivent la délivrance aux besoins en insuline qui existaient avant le début de la grossesse.

Les objectifs sont une hémoglobine glyquée  (HbA1c) inférieure à 6,5% et des glycémies capillaires inférieures à 1g/l avant le repas et 1,4 g/l après le repas. Pour y parvenir, il est parfois nécessaire d’utiliser des pompes à insuline qui permettent un ajustement plus facile des doses d’insuline afin de régulariser au mieux les glycémies.

Quelques conseils :

-         Fractionner l’alimentation sur la journée, en 3 repas principaux et 3 collations, en veillant à bien répartir l’apport glucidique sur l’ensemble des différents repas.

-         Eviter plus que jamais la consommation d’aliments riches en sucres rapides (bonbons, boissons sucrées et sucreries), surtout en dehors des repas, afin de ne pas déséquilibrer la glycémie.

-         Respecter le régime du mieux possible et procéder à des auto-contrôles de la glycémie (6 fois par jour). La cétonurie sera également surveillée. Les complications pendant la grossesse, pour la mère et/ou l’enfant, sont plus fréquentes en cas de diabète : Une prise en charge par une équipe médicale est nécessaire.

Diabète non insulino-dépendant

Diabétique non insulino-dépendante avant la grossesse, il est indispensable d’instaurer une insulinothérapie afin d’obtenir le meilleur équilibre possible de la glycémie. Il est souhaitable que la grossesse ait été prévue, afin de prendre le temps d’être informée des modalités du traitement par insuline et des auto-contrôles de la glycémie. Les règles diététiques importantes à respecter sont les mêmes que dans le cadre du diabète insulino-dépendant. En cas d’obésité, il est nécessaire de ne pas prendre davantage de poids, compte tenu de l’effet secondaire de l’insuline qui majore la masse grasse.

Après la délivrance, l’insulinothérapie est interrompue et le traitement suivi avant la grossesse sera repris, à savoir un traitement diététique associé si nécessaire aux hypoglycémiants actifs par voie orale. Les hypoglycémiants sont une contre-indication à l’allaitement maternel.

Diabète gestationnel

Le diabète gestationnel est un trouble de la tolérance des sucres conduisant à une hyperglycémie de sévérité variable pendant la grossesse.

Le diabète gestationnel apparait durant la seconde moitié de la grossesse.

Il survient généralement à partir de la 22 ème semaine de grossesse et ne concerne que 1,5 à 6 % des grossesses. 30 à 40 % des diabètes gestationnels surviennent chez des femmes n’ayant aucun facteur de risque. Le plus souvent, ce diabète disparaît après la grossesse mais il peut aussi persister. Si un diabète apparaît dès le premier trimestre, il existait vraisemblablement déjà auparavant, mais n’était pas connu. Ainsi, 15 à 20% des diabètes gestationnels sont des diabètes de type 2 méconnus. Traité immédiatement, les complications sont moins importantes que dans le cadre d’un diabète évoluant depuis plusieurs années.

Le dépistage est d’autant plus essentiel qu’un des facteurs de risque suivants est présent:

-         Ethnie : Asie, Antilles, Afrique du Nord

-         Antécédents familiaux au premier degré de diabète non insulino-dépendant

-         Présence d’un surpoids : IMC supérieur à 25 kg/m²

-         Âge supérieur à 40 ans

-         Existence durant la contraception orale d’un taux de sucre élevé ou d’un diabète gestationnel

-         Antécédents de macrosomie, de mort fœtale in utéro, d’enfants de poids élevé lors d’accouchements antérieurs, de malformations.

Les conséquences sont importantes :

-         risque de césarienne plus élevé, hypertension artérielle, d’éclampsie et un plus grand risque (10 à 60%) de développer un diabète définitif dans les vingt ans suivants ;

-         pour le bébé :

o       Décès in utéro plus fréquent en l’absence de traitement et pour des glycémies supérieures à 1,05 g/l.

o       Macrosomie compliquant 15 à 30% des grossesses avec diabète gestationnel. Les principales complications périnatales de la macrosomie sont les lésions dystociques de l’épaule, les lésions du plexus brachial et les césariennes.

o       Apparition ultérieure plus fréquente d’une obésité dans l’enfance puis d’un diabète de type 2.

 Un dépistage systématique du diabète gestationnel doit être effectué entre la 24 ème et la 28 eme semaine d’aménorrhée, ou plus tôt si vous présentez un terrain à risque.

 Ce dépistage est indispensable si:

  • vous avez plus de 35 ans
  • vous êtes en surpoids ou obèses
  • vous avez des frères, des soeurs ou des parents diabétiques
  • lors de votre précédente grossesse, vous avez eu un diabète
  • un de vos précédents enfants pesait plus de 4 kg à la naissance ou présentait un tour de tête trop élevé

Le dépistage consiste

En une prise de sang dès la première consultation pour mesurer, à jeun depuis 12 h, votre taux de sucre:

  • si le taux est au-dessus de 1, 26 g, il s’agit d’un diabète qui existait avant la grossesse, un taux supérieur à 2 g est retenu si vous n’êtes pas à jeun.
  • si le taux est compris entre 0,92 g/l et 1, 25 g/l, le diagnostic de diabète gestationnel est affirmé.
Au second trimestre de grossesse, entre 24 et 28 semaines, si  la glycémie était normale en début de grossesse ou si elle n’a pas été réalisée, le test HGPO 75 g  doit être réalisé. Cela consiste, en étant à jeun depuis 12 h, à absorber au laboratoire de prise de sang 75 g de sucre et à mesurer l’évolution de votre taux de sucre à jeun puis 1 h et 2 h après l’absorption. Prévoyez donc du temps et un bon livre!
Le diabète gestationnel est affirmé si une des trois mesures est anormales:
  • Glycémie à jeun supérieure à 0,92 g/l ou 5,1 mmol/l
  • Glycémie à 1 h  supérieure à 1,80 g/l ou 10 mmol/l
  • Glycémie à 2 h supérieure à 1,53 ou 8,5 mmol/l
Au troisième trimestre si le bilan n’a pas été réalisé auparavant, une glycémie à jeun doit être réalisée.
Traitement du diabète gestationnel ?

Le but du traitement est de normaliser la glycémie : pour ce faire, on met en œuvre un apport alimentaire équilibré, modérément hypo-énergétique (réduction de 25 kcal/kg) de 1800 à 2000 kcal, mais toujours supérieur à 1600 kcal même si vous êtes obèse. Cet apport est réparti en 6 prises alimentaires par jour. La glycémie est surveillée par des glycémies capillaires répertoriées dans un carnet d’autosurveillance et qui doivent être répétées au mieux six fois par jour, en période pré et postprandiale. L’objectif est d’obtenir une glycémie inférieure à 1 g/l, voire 0,95 g par litre avant le repas et inférieures à 1,40 g/l 2 h après le repas.

Les moyens thérapeutiques comportent des mesures diététiques mais aussi l’activité physique et au besoin l’insulinothérapie. Le suivi par un(e) diététicien(ne) et un(e) endocrinologue est essentiel.

Le régime comporte un apport protidique normal, la restriction des apports en sucres rapides (voir paragraphe traitant des glucides), un apport faible en hydrate de carbone (180 à 200 gr/j). Un régime trop restrictif, bien que favorable sur les chiffres glycémiques, serait responsable de la production de corps cétoniques qui seraient délétères pour le développement intellectuel de l’enfant.

Les sucres dits rapides ou simples (bonbons, pâtisseries, confitures, corn flakes, jus de fruit, etc) seront évités au profit de sucres d’assimilation plus lente (pâtes, riz, semoules, maïs, légumes secs ou pommes de terres) surtout lorsqu’ils sont consommés avec des légumes verts et entiers pour être mâchés et assimilés plus lentement. L’assimilation des sucres rapides est freinée lorsqu’ils sont pris en cours de repas. De même le petit-déjeuner sera hypoglucidique car c’est la période maximale de l’insulinorésistance ce qui engendre une forte augmentation de la glycémie. On peut, par exemple, remplacer le pain blanc par du pain complet ou des céréales comme le muesli.

L’évaluation des mesures hygiéno-diététiques se fait après 8 à 10 j par la lecture des autocontrôles glycémiques. Efficace (70 à 80 % des cas) les mesures sont poursuivies ainsi que le suivi bimensuel. Dans le cas contraire, il est préférable d’être hospitalisée pour instaurer l’insulinothérapie qui sera arrêtée après la délivrance. En plus du suivi médical habituel, un suivi par un diabétologue jusqu’au terme de la grossesse et souvent après l’accouchement est nécessaire.

Le nouveau-né est particulièrement surveillé à la naissance afin de dépister une hypoglycémie. Le bilan sera plus important si le bébé présente une macrosomie.

Une surveillance par un test de charge (HGPO de 75 g de glucose) 3 mois après la grossesse est indispensable afin de confirmer la régression du diabète si la glycémie est inférieure à 1,40 g/l ou la persistance du diabète si la glycémie reste supérieure à 2 g/l (20 à 30%) surtout en cas d’obésité, de prise de poids trop élevé pendant le grossesse ou d’âge > 35 ans. Entre ces deux valeurs, on parle d’intolérance au glucose et le risque de voir se développer un diabète dans les 10 ans qui suivent un diabète gestationnel est de 50 %. Le dépistage sera répété annuellement si besoin.

La surveillance obstétricale. Elle a pour buts de dépister les anomalies fœtales et de déterminer le moment le plus propice à la délivrance. La surveillance médicale est plus ou moins intense selon l’équilibre glycémique. Elle comporte une échographie toutes les 4 à 6 semaines afin d’apprécier la croissance du fœtus et la quantité de liquide amniotique, et une surveillance plus rapprochée en fin de grossesse.

 En pratique :

En cas de diabète, la grossesse est grevée de surmortalité, d’accouchement prématuré et de malformations surtout s’il s’agit d’un diabète non insulino-dépendant.

Programmez votre grossesse, réduisez les facteurs de risques s’ils existent comme le surpoids.

Multipliez les contrôles glycémiques (6 fois par jour, avant et après les repas) et optimisez les apports alimentaires en réduisant les sucres simples.

Le dépistage du diabète gestationnel est primordial entre la 24 et la 28eme semaine d’aménorrhée. les valeurs seuils respectivement à jeun et 2 h après 75 g de glucose : 0,95 et 1,55 g/l.

Selon le cas l’insulinothérapie est débutée, poursuivie ou prend le relais d’un traitement oral.

Son suivi fait intervenir de multiples professionnels de santé afin de mieux encadrer ces grossesses pouvant être à risque.

 

 

Lexique

Accouchement prématuré : Accouchement ayant lieu avant la date normale qui est de 41 semaine d’aménorrhée (absence de règles) ; l’accouchement est dit prématuré lorsqu’il se passe entre la 28 et la 38 eme semaine d’aménorrhée.

Acide aminé : molécule organique possédant un squelette carboné et deux groupes fonctionnels: une amine (-NH2) et un acide carboxylique (-COOH). Ils sont les « maillons » qui constituent les protéines

Acide chlorhydrique : Solution aqueuse de chlorure d’hydrogène (HCl). C’est un acide fort, principal constituant des acides gastriques.

Acide folique : Coenzyme indispensable à la synthèse de protéines organiques et de l’hémoglobine.

Acides gras : Un acide gras est une molécule formée d’une chaîne de carbones liés à des hydrogènes (c’est ce qu’on appelle un hydrocarbure en chimie organique) terminée par un groupement acide : COOH. Il existe 3 types d’acides gras :

l’acide gras saturé. Des études ont démontré qu’il y a une corrélation entre la quantité de gras saturés dans la diète et un taux anormalement élevé de cholestérol sanguin. Un taux élevé de cholestérol augmente les risques de maladies cardiovasculaires.

l’acide gras monoinsaturé (la chaîne carbonée contient une double liaison),

l’acide gras polyinsaturé (contenant plusieurs doubles-liaisons).

 

Acide linoléique : L’acide linoléique (C18H32O2) est un acide gras, dit polyinsaturé. Le mot linoléique vient du grec linon (le lin). Oléique signifie une relation à l’huile : en effet, l’huile de lin en contient de grandes quantités. Il appartient au groupe des Oméga-6. L’acide linoléique est un acide gras polyinsaturé qui intervient dans la fabrication de la membrane cellulaire. Pour pouvoir être utilisé par le corps, l’acide linoléique doit être converti en acide gamma-linolénique (GLA), par une réaction enzymatique . L’acide linoléique ne peut être synthétisé par l’organisme et doit donc être apporté par l’alimentation. On dit pour cela que c’est un acide gras essentiel. L’acide linolénique est principalement contenu dans certaines huiles végétales dites vierges et de première pression à froid et aussi dans les oeufs, dans la viande de gibier sauvage…

Acide linolénique : L’acide alpha-linolénique provient des végétaux verts, de certains végétaux aquatiques (ex: Spiruline), des produits de la mer (ex: huiles de poissons de mer froides tels le saumon, le flétan, le maquereau, … ), de certaines huiles végétales (huiles de noix, de soya, de lin, … ).

Acide oxalique : L’acide oxalique et les oxalates sont des toxiques que l’on trouve dans de nombreuses plantes. Cet acide peut irriter les voies œsophagienne ou gastrique lors de son ingestion et provoquer des dommages rénaux (calculs, oligurie, albuminurie, hématurie). Il est mortel à forte dose. n trouve parmi les aliments ayant une forte teneur en acide oxalique le cacao, le chocolat, les noix et noisettes, les baies, la rhubarbe, les haricots et bien sûr l’oseille.

Acide phytique : Naturellement présent dans les graines de nombreuses céréales, en général sous la forme de sel de calcium ou de magnésium. Il diminue, voir inhibe l’absorption de divers cations (Zn, Cu, Co, Mn, Ca, Fe) en formant des phytates insolubles. Cet effet de déminéralisation s’observe plus chez les consommateurs de pains à la levure à base de farines complètes. La fermentation naturelle du levain sans levure de boulangerie réduit cet acide grâce aux enzymes du levain : les phytases. Le pain au levain (lactofermentation obtenue grâce aux enzymes contenues dans la farine) garde ses propres enzymes intactes ce qui va permettre à une pré-digestion de commencer et, au final, une meilleure assimilation.

ADN (Acide désoxyribonucléique) Constituant essentiel des chromosomes, présent aussi dans d’autres structures, l’ADN est le support de l’information héréditaire

Akène : tout fruit sec qui ne contient qu’une seule graine libre et qui ne peut pas s’ouvrir.

Amidon : nom courant désignant un composé blanc inodore insipide. L’amidon est une substance servant de réserve dans le monde végétal. L’amidon est un glucide (sucre) lent.

Anémie : Diminution du nombre de globules rouges du sange ou de leur teneur en hémoglobine

Anémie macrocytaire (voir macrocytose)

Anencéphalie: Organisme dépourvu d’encéphale.

APGAR: Score étable par une pédiatre américaine , Virginia Apgar, en 1909 ; méthode d’appréciation de l’état de santé de l’enfant qui vient de naître et se base sur cinq critères : le teint, le tonus, la respiration, le rythme cardiaque, et la réactivité aux stimulations.

ARN (acide ribonucléique) est une image transformée de l’ADN permettant de transmettre à l’extérieur du noyau des informations permettant de synthétiser des protéines.

Athérosclérose : affection caractérisée par le dépôt de plaque d’athérome, formée de graisse et de cellules nécrosées recouverts de fibres musculaires lisses, qui obstrue progressivement les vaisseaux

Avortement : Expulsion du fœtus avant le sixième mois de grossesse, il est dit naturel ou spontané ; l’avortement volontaire ou IVG ne peut avoir lieu en France au delà de la quatorzième semaine d’aménorrhée. 8% des grossesses se terminent par une fausse couche cliniquement détectable et probablement 60% en incluant les interruptions très précoces et indétectables.

Balstocyste : Etape dans le développement de l’embryon comportant une masse cellulaire externe formant le placenta formée à partir de la compaction des cellules de la morula, une partie creuse appelé blastocèle, entouré par une enveloppe externe le trophoblaste et contenant une masse cellulaire interne de quelques cellules appelé le bouton embryonnaire destiné à la formation de l’embryon.

Voir la vidéo concernant le passage du stade morula au stade blastocyste :

http://www.embryology.ch/francais/evorimplantation/popupvorimplant/video/morulazublasto.html

Calcium : Elément chimique métallique argenté, mou, de symbole Ca. C’est un élément essentiel à la croissance et entre dans la composition des os et des dents, à la contraction musculaire, la transmission de l’influx nerveux et à la coagulation du sang.

Calorie : (symbole cal) est une unité d’énergie, définie (calorie à 15°C) comme étant la quantité de chaleur (ou l’énergie) nécessaire à élever la température d’un gramme d’eau de 14,5°C à 15,5°C à la pression atmosphérique normale.

La calorie ne fait plus partie du SI depuis le 1er janvier 1978, mais est encore utilisée.

L’unité du SI est le joule (J) : 1 calorie (15°C) = 4,1855 J.

Il existe aussi la grande Calorie (symbole Cal) égale à la kilocalorie (1 000 calories).

La valeur énergétique des lipides (matière grasse) est d’environ 9 kcal/g, soit 38 kJ/g.
Celle des protéines et des glucides est d’environ 4 kcal/g, soit 17 kJ/g.

 

Cardiomyopathie : affection atteignant les tissus composant le muscle cardiaque.

Carence martiale : Il s’agit d’une carence en fer

Cécité : Altération plus ou moins complète de la fonction visuelle.

Céruléoplasmine : protéine de transport dans le sang qui transporte 90% du cuivre et participe au métabolisme du fer avec le cuivre comme cofacteur

Cholestérol : substance lipide complexe présent dans les graisses et les huiles animales mais aussi fabriqué par l’organisme au niveau du foie, de l’intestin et des glandes corticosurrénales. Il entre dans la composition des membranes cellulaires et sert de précurseur pour la synthèse de la vitamine d et des hormones sexuelles.

Colite : Inflammation du colon ou de l’intestin grêle.

Délivrance : Période survenant environ 30 mn après la naissance et comportant l’expulsion du placenta avec le reste du cordon ombilical et la poche qui contenait le liquide amniotique.

Diabète : Altération du fonctionnement du pancréas qui ne produit pas assez d’insuline pour régule le taux de sucre dans le sang.

Diététique : Discipline qui étudie la valeur nutritive des aliments et détermine les régimes alimentaires.

Dystocie des épaules : Complication durant l’accouchement, rare et imprévisible se caractérisant par l’engagement des épaules après l’expulsion de la tête.

EEG : Mesure de l’activité électrique du cerveau en appliquant des électrodes sur le cuir chevelu.

Electrolyte : Nom donné à un corps chimique qui, à l’état fondu ou en solution, est partiellement ou totalement dissocié en ions, permettant la conduction électrique.

Embryon : Produit du développement de l’œuf allant chez l’homme de la conception jusqu’à la fin du deuxième mois. Ensuite, il prend le nom de fœtus.

Eclampsie : Crise convulsive survenant à la fin de la grossesse.

Entéropathie exsudative : Maladie intestinale s’accompagnant de la sécrétion de liquide

Erythropoïétine : Hormone formée à partir d’une protéine plasmatique par divers tissus de l’organisme et accroît la production de globules rouges par la moelle osseusse. Elle serait également un facteur de croissance neuronale et serait impliquée dans la formation du cortex cérébral.

Fer : Elément chimique (Fe) et se trouve contenu dans l’hémoglobine du sang pour le transport de l’oxygène.

Fœtus voir Embryon

Folates (voir Acide Folique)

Fontanelle : espaces membraneux séparant les os du crâne. La fontanelle antérieure losangique (3 à 4 cm) et la fontanelle postérieure (0,5 cm) qui permettent la croissance de l’encéphale.

Gamète : Cellule reproductrice qui ont terminé leur maturation : ce sont chez l’homme les spermatozoïdes et chez les femmes les ovules.

Glucides : ou hydrates de carbone sont une classe de molécules de la chimie organique. Elles font partie, avec les protéines et les lipides, des constituants essentiels des êtres vivants et de leur nutrition, car elles sont un des principaux intermédiaires biologiques de stockage et de consommation d’énergie.

Hématome rétro placentaire : Hématome, c’est à dire collection de sang, située entre le placenta et la paroi utérine,. Minime cette collection de sang est sans gravité, importante elle met en jeu la vie de l’embryon et celle de la mère.

Hémodilution : terme caractérisant la répartition des composants sanguins dans un volume de liquide plus important.

Hémoglobine : protéine métallique contenant du fer dont la principale fonction est le transport de l’oxygène.

Hémoglobine-glyquée : Dosage sanguin permettant la surveillance du taux de sucres chez les personnes diabétiques.

Hernie : organe ou partie d’un organe qui sort de sa cavité.

Homocystéine : Acide aminé soufré résultant du catabolisme de la méthionine. Son augmentation résulte le plus souvent d’une carence en vitamine B 12 ou en acide folique.

Hydramnios : Excès de volume du liquide amniotique, dans lequel baigne le fœtus durant la grossesse.

Hypertension artérielle : Elévation permanente des chiffres de la pression artérielle

Hypertension inra-cranienne : Maladie de cause variable se traduisant par l’augmentation de volume d’un compartiment intracrânien.

Hypocalcémie : Baisse du calcium sanguin.

Hypoglycémie : Baisse trop importante du taux de sucre dans le sang.

Hypotrophie fœtale : Caractérise le trop faible poids du fœtus par rapport aux normes de croissance.

IMC (voir Indice de masse corporelle)

Immunité : Ensemble ces facteurs et des processus qui protègent l’organisme contre l’attaque de substances étrangères.

Immunoglobuline : protéine dont l’action permet à l’organisme de maintenir une bonne immunité.

Insuffisance thyroïdienne : déficience en hormones thyroïdienne entraînant une fatigue et un ralentissement du fonctionnement de l’organisme avec entre autres signes une prise de poids.

Insuline : hormone hypoglycémiante, fabriquée par le pancréas, qui augmente l’absorption du glucose par les cellules.

Iode : Oligo-élément essentiel qui intervient dans le fonctionnement de la glande thyroîde.

Lactoferrine : Protéine de défense naturelle contre les infections.

Légumineuse : Groupe de plantes à fleurs dont le fruit est une gousse et qui comporte des espèces alimentaires (pois, fèves, haricots,..)

Lipase :

Lipides : Les lipides sont les matières grasses qui sont contenues dans les aliments. Les corps gras sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme ; Ils servent de réserve d’énergie aux animaux et aux végétaux.

Les lipides sont des molécules constituées de carbone, d’hydrogène et d’oxygène sous forme de combinaison d’acides gras et de glycérol.

Les lipides sont très énergétiques : ils apportent beaucoup de calories. 1 g de lipide apporte 9 Kcal.

La plupart des lipides alimentaires sont constitués de l’association d’un glycérol et de trois acides gras de compositions diverses : on les appelle triglycérides.

 

Lysine : Acide aminé basique contenu dans certains aliments et qui représente 8% des acides aminés des protéines de notre organisme.

Macrocytose : anomalie induisant des érythrocytes (globules rouges) de grande taille. On l’observe lors de certaines anémies.

Macrophage : cellules du système immunitaire. Leur rôle est de phagocyter (détruire en absorbant) les corps étrangers.

Macrosomie : Elle est définit à la naissance par un poids à terme de plus de 4 000 g ou pendant la grossesse par des valeurs du Diamètre Abdominal Transverse (DAT) et la circonférence abdominale au-delà des valeurs normales maximales (97e percentile).

Maladie de Menkes : Mutation génétique sur le chromosome X codant pour une protéine transporteuse du cuivre entraînant un retard de croissance puis après la naissance de profonds troubles neurologiques et une anomalie de la texture des cheveux clairsemés, courts et torsadés. Le décès survient vers l’âge de 4 ans.

Méningocèle : voir spina bifida

Méthionine : acide-α-aminé soufré. C’est un acide aminé essentiel. Elle joue un rôle critique dans la reproduction et la survie cellulaire, et dans la méthylation des protéines et de l’ADN.

Micrognathie : Terme issu du grec mikros, petit et de gnathos, mâchoire, traduisant l’insuffisance de développement des maxillaires (os des mâchoires).

Microphtalmie : Terme issu du grec mikros : petit, et ophtalmos : œil. Diminution des dimensions de l’oeil dans ses différents diamètres, due à une anomalie congénitale. Cette petitesse de l’œil (ou parfois des deux yeux) est due à une anomalie embryologique (développement de l’embryon au cours de la première partie de la grossesse) entraînant un arrêt de développement à l’intérieur de l’utérus maternel. Causes : Héréditaire, infection par le virus de la rubéole. Peut entraîner la cécité

Monoxyde de carbone : Molécule gazeuse composée d’un atome de carbone et d’oxygène, inodore, incolore, inflammable et extrêmement toxique. Il agit comme un gaz asphyxiant qui, absorbé en quelques minutes par l’organisme, se fixe sur l’hémoglobine et sur les enzymes de la chaîne respiratoire au niveau de la cellule.

Myélomingocèle : (voir spina bifida)

Myoglobine : protéine dont la fonction est de transporter l’oxygène dans les tissus musculaires.

Nitrate : Les nitrates sont les résidus des engrais azotés, largement employés en agriculture et dans tous les jardins privés ou publics. Ils se trouvent aussi dans les tonnes de lisiers (déjections des animaux) venant des élevages intensifs et répandues ensuite sur les terres.
Par un phénomène d’écoulement et de pénétration tout à fait naturel, ils passent de la terre dans les nappes phréatiques où l’eau d’arrosage et de distribution publique est puisée.
L’eau du robinet en contient forcément. Le taux légal de 50 mg par litre est souvent dépassé dans les régions agricoles. Une quantité excessive de nitrates peut avoir pour conséquence un transport insuffisant d’oxygène dans le flux sanguin. Les enfants en dessous de 4 mois sont dépourvus de l’enzyme nécessaire pour compenser cette situation. La mortalité due à la méthémoglobinémie (« maladie bleue ») est cependant rare et se produit surtout dans les zones rurales.

Nutriment : sont constitués par l’ensemble des composés biologiques et minéraux nécessaires à l’organisme vivant pour assurer et entretenir la vie. Le nutriment est un composant élémentaire contenu dans ou issu des aliments, et utilisé par l’organisme pour couvrir ses besoins. Un nutriment peut être directement assimilé sans aucune modification chimique. On distingue parmi les nutriments énergétiques : les acides aminés (issus de la simplification moléculaire des protéines), les lipides) (résultant de la digestion des acides gras et les glucides : glucose, saccharose, etc…). Il existe également des nutriments non énergétiques qui ne proviennent d’aucune modification chimique digestive puisqu’ils sont directement assimilables tels quels . Ce sont : les vitamines, les sels minéraux et l’eau.

Nutrition : Du latin « nutrire », nourrir. C’est l’ensemble des processus d’absorption et d’utilisation des aliments, indispensable à l’organisme pour assurer son entretien et ses besoins en énergie

Obésité : excès de masse grasse entraînant des inconvénients pour la santé.

Oléagineux : plantes cultivées pour la richesse en huile de leurs graines ou de leurs fruits. Les graines oléagineuses sont également riches en protéines : on appelle « tourteau » cette partie riche en protéine qui reste après extraction de l’huile.

Oligospermie : Présence de spermatozoïdes en faible quantité de (<20 000 000 / ml) dans le sperme. Elle est qualifiée de sévère lorsque cette quantité passe en deçà de 5 000 000 de spermatozoïdes/ml. Elle est à distinguer de l'azoospermie qui est l'absence totale de spermatozoïdes dans l'éjaculât et de l'asthénospermie qui est l'absence de mobilité des spermatozoïdes.

Omphalocèle : Absence de peau de l’abdomen, de muscle et d’aponévrose laissant place à un revêtement composé par le péritoine et le revêtement amniotique. Fréquence 1 pour 5000 naissances.

Oocyste : forme parasitaire de la toxoplasmose, résistant même à l’eau de Javel, vivant pendant longtemps dans les milieux naturels et détruit par la chaleur, la cogélation.

Ostéoporose : perte progressive de masse osseuse, qui se traduit par une diminution de la densité osseuse et/ou une altération de la microarchitecture osseuse.

Oxydation : réaction chimique dans laquelle un composé se combine avec un ou plusieurs atomes d’oxygène.

Parasite : organisme vivant qui se nourrit, s’abrite ou se reproduit aux dépens d’un autre (l’hôte)

Phospholipide : Structure multiple qui est le principal constituants des membranes cellulaires.

Plexus brachial (paralysie): paralysie partielle ou totale du bras et de la main, causée à la naissance par une lésion des nerfs situés à la racine du bras.

Polynucléaire neutrophile : Type de globule blanc qui aide l’organisme à se défendre contre les bactéries, les virus et certains champignons.

Prééclampsie : Maladie de la grossesse, fréquente, 1 grossesse sur 20, caractérisée par l’association d’une hypertension artérielle supérieure à 14/9 cmHg, de la présence de protéines dans les urines supérieure à 0,5 g/24h, d’une prise de poids avec des œdèmes.

Prématurité : enfant né avant 37 SA révolues.

Processus immunitaire : Processus qui participe à l’immunité d’un individu c’est à dire à sa défense contre les agressions extérieurs.

Protéines : assemblage (ou séquence) d’acides aminés. Elles ont des fonctions très diverses : structurale (elles participent à la cohésion structurale des cellules entre elles), enzymatique (elles catalysent les réactions chimiques de la matière vivante) ou encore une fonction de messager (pour les protéines impliquées dans des processus de signalisation cellulaire).

Radicaux libres : Ce sont des molécules instables produites en permanence par le corps. Les cellules du corps qui produisent de l’énergie à partir des aliments et de l’oxygène mais laissent derrière des polluants, les radicaux libres. Elles sont toxiques et sont la conséquence du fonctionnement du métabolisme. Ils peuvent endommager ou détruire les parois des cellules : c’est l’oxydation qui est responsable de l’altération de l’ADN, du vieillissement cellulaire qui est à la base de certaines maladies comme l’athérosclérose, le cancer, Maladie d’Alzheimer ou la Maladie de Parkinson.

Ptosis : Chute de la paupière supérieure par paralysie du releveur

Régime végétalien : régime alimentaire toute aliment provenant des animaux ainsi que leurs dérivés (œufs, produits laitiers).

Régime végétarien :Mode d’alimentation basé sur la consommation de mets provenant uniquement du règne végétal et excluant la viande et les autres produits animaux y compris les poissons et les volailles.

Retard de croissance intra-utérin : exprime le décrochage de la courbe de croissance du fœtus in utero par rapport aux courbes de référence. Le RCIU est susceptible de rattrapage, in utero, par exemple sous l’effet du simple repos dans certaines circonstances ou après la naissance.

Rétinol : Forme utile de la vitamine A. La vitamine A est impliquée dans la croissance des os et la synthèse de pigments de l’œil. Le rétinol est parfois utilisé dans le traitement des acnés sévères.

Rétrognathie : Terme issu de rétro, en arrière et de gnathos, mâchoire, traduisant une déformation de la mâchoire qui semble rejetée en arrière quand elle est observée de profil.

Saccharose : sucre produit à partir de la canne à sucre et de la betterave.

Scorbut : maladie liée à une déficience alimentaire en vitamine C qui se traduit dans sa forme grave par le déchaussement et la purulence des gencives, des hémorragies, puis la mort. Chez l’enfant, cette maladie a pris le nom de maladie de Barlow – avec des symptômes un peu différents : raideur méningée, agressivité, anorexie, suppurations ORL, gastro-entérites, hémorragies multiples, mort subite.

Sélénium : Oligo-élément Le sélénium intervient essentiellement dans la composition des enzymes qui agissent sur le glutathion, qui est une substance permettant de protéger les cellules contre le pouvoir oxydant des radicaux libres. Pour résumer, à chaque fois qu’une pathologie est susceptible d’entraîner une production accrue de radicaux libres provoquant des lésions des cellules et une augmentation de médiateurs inflammatoires tels que les cytokines, le sélénium est susceptible de jouer un rôle protecteur

Spasmophilie : réaction de peur mais qui se produit de façon inappropriée par rapport à l’environnement. Elle est la conséquence d’une hyperventilation, cette même hyperventilation étant provoquée par une tension nerveuse (stress) non contenue. Elle se traduit par : Picotements au niveau des doigts, des lèvres,

Sensations de perte de connaissance, sans réelle perte de connaissance,

Palpitations,

Sensation de chaleur, de froid, frissons, tremblements.

Spina Bifida : (du latin signifiant « épine (dorsale) fendue en deux » est une malformation congénitale liée à un défaut de fermeture du tube neural durant la vie embryonnaire, qui reste ouvert à ses extrémités. Plusieurs formes :

Spina bifida occulta : forme mineure et la plus répandue sans ouverture dans la région lombo-sacrée (la peau en regard des anomalies est normale et porte souvent une zone très poilue), avec pour conséquences une incontinence urinaire, des problèmes moteurs, et une discrète altération de la sensibilité

Spina bifida méningocèle : la plus rare : la partie postérieure de certaines vertèbres est fendue, les méninges poussées à travers cette ouverture pour former un sac méningé (contenant du liquide céphalo-rachidien). Les nerfs sont en général peu endommagés et fonctionnels, ce qui aboutit à des troubles discrets.

Spina bifida myéloméningocèle : forme la plus grave de spina bifida. Les méninges (qui recouvrent normalement la moelle et le cerveau) émergent d’une fente pour former un « sac » (ou hernie) nettement visible dans le dos. Le sac méningé contient le liquide céphalo-rachidien, une partie de la moelle épinière, et la racine des nerfs lombo-sacrés. La moelle est souvent endommagée et mal développée. Il en résulte une paralysie de gravité variable, des troubles sensitifs graves du membre inférieur, une incontinence urinaire et fécale, une hydrocéphalie, et des anomalies des vertèbres lombaires.

Stérilet : dispositif de contraception intra-utérin (DIU). Il s’agit de la méthode la plus largement utilisée de contrôle des naissances réversible

Tanin : Ce sont des substances d’origine organique que l’on trouve dans pratiquement tous les végétaux, et dans toutes leurs parties (écorces, racines, feuilles, etc.). Au niveau biochimique, ce sont des composés phénoliques faisant précipiter les protéines. Lorsqu’il s’agit de celles de la salive, la lubrification de la bouche fait alors défaut, expliquant la sensation d’assèchement.

Certains tanins auraient des propriétés anti-oxydantes, expliquant certains effets bénéfiques du vin sur la santé (protection cardio-vasculaire à doses modérées).

Toxémie gravidique : Complication rénale survenant durant la grossesse (voir pré-éclampsie)

Triglycérides : Les triglycérides sont des glycérides avec trois acides gras. Ils sont le constituant principal de l’huile végétale et des graisses animales.

Vitamine B9 (voir Acide Folique)




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