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Vous êtes toujours aussi nombreuses ou nombreux à consulter ce blog (200 entrées par jour). Je vous en remercie.

Plan des articles : Alimentation et grossesse

NOUVEAU :

  • La vaccination durant la grossesse
  • L’alimentation modifierait le fonctionnement de nos gènes donc des protéines fabriquées et serait transmissible à notre descendance. Notre alimentation avant la conception pourrait déterminer le profil de santé de nos enfants. Voir Alimentation et santé de l’enfant.
  • Un accouchement virtuel pour aider à bien comprendre le déplacement du bébé lors de l’accouchement. cliquez ici : Accouchement virtuel
  • La vitamine D : une des causes de carence chez le nouveau-né serait liée à la pollution urbaine pendant la grossesse. Cliquez sur le lien pour lire l’article : Vitamine D
  • Le taux de Vit D de la maman influence la masse grasse de l’enfant
  • Le poids de naissance d’un enfant conditionne-t-il son état de santé ultérieur? Il semble que oui. Lisez l’article : influence de l’alimentation et du poids
  • Si l’alimentation est importante durant le déroulement de la grossesse, les apports alimentaires ne sont peu ou pas pris en compte avant la grossesse.  Pourtant, le type d’alimentation peut entraver la capacité à concevoir un enfant. C’est ce que révèle une étude portant chez les hommes ayant consulté un centre de procréation médicalement assistée. Cliquez sur le lien pour lire : Qualité du sperme et alimentation: une influence?
  • Diabète et grossesse Le diabète atteint environ 8 % de femmes durant la grossesse. Ce diabète est source de complications possibles pour le nouveau-né. Pour la maman le risque de refaire un diabète lors de la grossesse suivante est important comme celui de développer un diabète ultérieurement. Faîtes vous dépister avant la grossesse, au début de la grossesse si vous avez des risques et après la grossesse.
  • L’hypertension est source de complication durant la grossesse. Vous devez dépister une hypertension avant que débute votre grossesse. Pour cela cliquez sur le lien suivant: hypertension
    Outre l’alimentation durant la grossesse, l’importance de toxiques, comme le tabac, peuvent influencer la croissance de l’enfant pendant et après la grossesse. Cette nouvelle notion est à découvrir dans la partie traitant du tabac.

 

 

Plan


Nouvelle Introduction
Description rapide de la croissance fœtalenouveau20.gif

Notion de besoins énergétiques et d’équilibre alimentaire .

Les besoins nutritionnels de la femme enceinte

Les Nutriments
Les protéines: Définition et propriétés, sources
Les glucides Définition et rôles, Catégories, Quels aliments glucidiques pendant la grossesse

Les lipides

  • Définition et catégories
  • Rôles Apports
  • Les acides gras oméga 6 et oméga 3
  • Sources alimentaires en Omega-3
  • Besoins en acides gras

4.2 Les micronutriments
Le Calcium, le Phosphore :

  • Rôle et métabolisme,Assimilation, Quantité recommandée et évaluation,Les sources de calcium : Le lait,Le yaourt.Les grandes familles de fromages
  • Les eaux minérales
  • Les équivalences

Le Magnésium
Le Fer
Le Fluor
L’Iode
Le Zinc
Autres minéraux :Le Sélénium, le Cuivre

4.3 Les principales vitamines Définition

Médicaments interférant avec l’absorption des micronutriments

4.4 L’hydratation

5 Répartition de la ration énergétique

Erreurs alimentaires

Enquêtes alimentaires

Apports nutritionnels recommandés

Constitution d’un menu équilibré:

  • Conseils. Avant la grossesse. Pendant la grossesse
  • Comment composer un menu équilibré ?
  • Le petit déjeuner Repas du midi et du soir Les petits creux du matin et de l’après-midi Les repas rapides.

5.5 Conseils pour les apports journaliers recommandés

6 Les désagréments de la grossesse

  • Nausées
  • Fringales et envies
  • Dégoûts alimentaires
  • Brûlures d’estomac et reflux gastro-oesophagien
  • Constipation
  • Les œdèmes.

7 Quelques précautions à prendre

Maladies infectieuses et parasitaires d’origine alimentaire

Addiction

Grossesse et obésité

Grossesse et diabète

Grossesse chez l’adolescente.

Grossesse multiple

Grossesse et végétarisme ou végétalisme.

Allaitement

Détermination du sexe de l’enfant par l’alimentation

L’alimentation du post-partum.

Le sport pendant la grossesse.

8 Conclusion et conseils pratiques

  1. Objectifs.
  2. Eviter
  3. Pour conclure

9 Annexes

9.1 Annexe 1 : Indice de masse corporelle

9.2 Annexe2 : poids idéal

9.3 Annexe 3 : Enquête alimentaire

  • 9.3.1 Dépistage des erreurs alimentaires
  • 9.3.2 Enquête alimentaire approfondie

9.3.3 Répertoire des aliments courants
9.3.4 Poids moyens de divers aliments :
9.3.5 Dosage des aliments sans balance
9.4 Annexe 4 : Classification des morceaux de viande selon leur richesse en graisses
9.5 Annexe 5 : Les légumineuses, les céréales et les oléagineux.

9.6 Annexe 6 : Teneur en glucides

9.7 Annexe 7: Teneurs en calcium d’aliments courants

9.8 Annexe 8 Teneurs en magnésium de certains aliments (mg/100gr)

9.9 Annexe 9 : Teneurs en calcium d’eaux minérales exprimées en mg/l

9.10 Annexe 10 Le Fer

9.11 Annexe 11 Zinc

9.12 Annexe 12 : Vitamines : Rôles et origines

9.13 Annexe 13 Sources alimentaires de vitamine A

9.14 Annexe 14 Aliments intéressants pour leur apport en folates totaux (µg/100gr)

9.15 Annexe 15 Vitamine D

9.16 Annexe 16 Vitamine C

9.17 Annexe 17 : Répartition des nutriments et micronutriments selon les aliments

9.18 Annexe 18 :Questionnaire concernant les boissons alcoolisées

9.19 Annexe 19 : Test de dépendance à la nicotine (d’après Fagerström)

9.20 Annexe 20 : Récapitulatif des qualités de certains aliments.

9.21 Annexe 21 : Equivalences alimentaires

9.22 Annexe 22 : Teneur en oméga-3 des poissons et des crustacés

9.23 Annexe 23 LÉGUMES & FRUITS à privilégier selon la saison

10 LEXIQUE

 

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Annexe 24 Lexique

Accouchement prématuré : Accouchement ayant lieu avant la date normale qui est de 41 semaine d’aménorrhée (absence de règles) ; l’accouchement est dit prématuré lorsqu’il se passe entre la 28 et la 38 eme semaine d’aménorrhée.

Acide aminé : molécule organique possédant un squelette carboné et deux groupes fonctionnels: une amine (-NH2) et un acide carboxylique (-COOH). Ils sont les « maillons » qui constituent les protéines

Acide chlorhydrique : Solution aqueuse de chlorure d’hydrogène (HCl). C’est un acide fort, principal constituant des acides gastriques.

Acide folique : Coenzyme indispensable à la synthèse de protéines organiques et de l’hémoglobine.

Acides gras : Un acide gras est une molécule formée d’une chaîne de carbones liés à des hydrogènes (c’est ce qu’on appelle un hydrocarbure en chimie organique) terminée par un groupement acide : COOH. Il existe 3 types d’acides gras :

l’acide gras saturé. Des études ont démontré qu’il y a une corrélation entre la quantité de gras saturés dans la diète et un taux anormalement élevé de cholestérol sanguin. Un taux élevé de cholestérol augmente les risques de maladies cardiovasculaires.

l’acide gras monoinsaturé (la chaîne carbonée contient une double liaison),

l’acide gras polyinsaturé (contenant plusieurs doubles-liaisons).

 

Acide linoléique : L’acide linoléique (C18H32O2) est un acide gras, dit polyinsaturé. Le mot linoléique vient du grec linon (le lin). Oléique signifie une relation à l’huile : en effet, l’huile de lin en contient de grandes quantités. Il appartient au groupe des Oméga-6. L’acide linoléique est un acide gras polyinsaturé qui intervient dans la fabrication de la membrane cellulaire. Pour pouvoir être utilisé par le corps, l’acide linoléique doit être converti en acide gamma-linolénique (GLA), par une réaction enzymatique . L’acide linoléique ne peut être synthétisé par l’organisme et doit donc être apporté par l’alimentation. On dit pour cela que c’est un acide gras essentiel. L’acide linolénique est principalement contenu dans certaines huiles végétales dites vierges et de première pression à froid et aussi dans les oeufs, dans la viande de gibier sauvage…

Acide linolénique : L’acide alpha-linolénique provient des végétaux verts, de certains végétaux aquatiques (ex: Spiruline), des produits de la mer (ex: huiles de poissons de mer froides tels le saumon, le flétan, le maquereau, … ), de certaines huiles végétales (huiles de noix, de soya, de lin, … ).

Acide oxalique : L’acide oxalique et les oxalates sont des toxiques que l’on trouve dans de nombreuses plantes. Cet acide peut irriter les voies œsophagienne ou gastrique lors de son ingestion et provoquer des dommages rénaux (calculs, oligurie, albuminurie, hématurie). Il est mortel à forte dose. n trouve parmi les aliments ayant une forte teneur en acide oxalique le cacao, le chocolat, les noix et noisettes, les baies, la rhubarbe, les haricots et bien sûr l’oseille.

Acide phytique : Naturellement présent dans les graines de nombreuses céréales, en général sous la forme de sel de calcium ou de magnésium. Il diminue, voir inhibe l’absorption de divers cations (Zn, Cu, Co, Mn, Ca, Fe) en formant des phytates insolubles. Cet effet de déminéralisation s’observe plus chez les consommateurs de pains à la levure à base de farines complètes. La fermentation naturelle du levain sans levure de boulangerie réduit cet acide grâce aux enzymes du levain : les phytases. Le pain au levain (lactofermentation obtenue grâce aux enzymes contenues dans la farine) garde ses propres enzymes intactes ce qui va permettre à une pré-digestion de commencer et, au final, une meilleure assimilation.

ADN (Acide désoxyribonucléique) Constituant essentiel des chromosomes, présent aussi dans d’autres structures, l’ADN est le support de l’information héréditaire

Akène : tout fruit sec qui ne contient qu’une seule graine libre et qui ne peut pas s’ouvrir.

Amidon : nom courant désignant un composé blanc inodore insipide. L’amidon est une substance servant de réserve dans le monde végétal. L’amidon est un glucide (sucre) lent.

Anémie : Diminution du nombre de globules rouges du sange ou de leur teneur en hémoglobine

Anémie macrocytaire (voir macrocytose)

Anencéphalie: Organisme dépourvu d’encéphale.

APGAR: Score étable par une pédiatre américaine , Virginia Apgar, en 1909 ; méthode d’appréciation de l’état de santé de l’enfant qui vient de naître et se base sur cinq critères : le teint, le tonus, la respiration, le rythme cardiaque, et la réactivité aux stimulations.

ARN (acide ribonucléique) est une image transformée de l’ADN permettant de transmettre à l’extérieur du noyau des informations permettant de synthétiser des protéines.

Athérosclérose : affection caractérisée par le dépôt de plaque d’athérome, formée de graisse et de cellules nécrosées recouverts de fibres musculaires lisses, qui obstrue progressivement les vaisseaux

Avortement : Expulsion du fœtus avant le sixième mois de grossesse, il est dit naturel ou spontané ; l’avortement volontaire ou IVG ne peut avoir lieu en France au delà de la quatorzième semaine d’aménorrhée. 8% des grossesses se terminent par une fausse couche cliniquement détectable et probablement 60% en incluant les interruptions très précoces et indétectables.

Balstocyste : Etape dans le développement de l’embryon comportant une masse cellulaire externe formant le placenta formée à partir de la compaction des cellules de la morula, une partie creuse appelé blastocèle, entouré par une enveloppe externe le trophoblaste et contenant une masse cellulaire interne de quelques cellules appelé le bouton embryonnaire destiné à la formation de l’embryon.

Voir la vidéo concernant le passage du stade morula au stade blastocyste :

http://www.embryology.ch/francais/evorimplantation/popupvorimplant/video/morulazublasto.html

Calcium : Elément chimique métallique argenté, mou, de symbole Ca. C’est un élément essentiel à la croissance et entre dans la composition des os et des dents, à la contraction musculaire, la transmission de l’influx nerveux et à la coagulation du sang.

Calorie : (symbole cal) est une unité d’énergie, définie (calorie à 15°C) comme étant la quantité de chaleur (ou l’énergie) nécessaire à élever la température d’un gramme d’eau de 14,5°C à 15,5°C à la pression atmosphérique normale.

La calorie ne fait plus partie du SI depuis le 1er janvier 1978, mais est encore utilisée.

L’unité du SI est le joule (J) : 1 calorie (15°C) = 4,1855 J.

Il existe aussi la grande Calorie (symbole Cal) égale à la kilocalorie (1 000 calories).

La valeur énergétique des lipides (matière grasse) est d’environ 9 kcal/g, soit 38 kJ/g.
Celle des protéines et des glucides est d’environ 4 kcal/g, soit 17 kJ/g.

 

Cardiomyopathie : affection atteignant les tissus composant le muscle cardiaque.

Carence martiale : Il s’agit d’une carence en fer

Cécité : Altération plus ou moins complète de la fonction visuelle.

Céruléoplasmine : protéine de transport dans le sang qui transporte 90% du cuivre et participe au métabolisme du fer avec le cuivre comme cofacteur

Cholestérol : substance lipide complexe présent dans les graisses et les huiles animales mais aussi fabriqué par l’organisme au niveau du foie, de l’intestin et des glandes corticosurrénales. Il entre dans la composition des membranes cellulaires et sert de précurseur pour la synthèse de la vitamine d et des hormones sexuelles.

Colite : Inflammation du colon ou de l’intestin grêle.

Délivrance : Période survenant environ 30 mn après la naissance et comportant l’expulsion du placenta avec le reste du cordon ombilical et la poche qui contenait le liquide amniotique.

Diabète : Altération du fonctionnement du pancréas qui ne produit pas assez d’insuline pour régule le taux de sucre dans le sang.

Diététique : Discipline qui étudie la valeur nutritive des aliments et détermine les régimes alimentaires.

Dystocie des épaules : Complication durant l’accouchement, rare et imprévisible se caractérisant par l’engagement des épaules après l’expulsion de la tête.

EEG : Mesure de l’activité électrique du cerveau en appliquant des électrodes sur le cuir chevelu.

Electrolyte : Nom donné à un corps chimique qui, à l’état fondu ou en solution, est partiellement ou totalement dissocié en ions, permettant la conduction électrique.

Embryon : Produit du développement de l’œuf allant chez l’homme de la conception jusqu’à la fin du deuxième mois. Ensuite, il prend le nom de fœtus.

Eclampsie : Crise convulsive survenant à la fin de la grossesse.

Entéropathie exsudative : Maladie intestinale s’accompagnant de la sécrétion de liquide

Erythropoïétine : Hormone formée à partir d’une protéine plasmatique par divers tissus de l’organisme et accroît la production de globules rouges par la moelle osseusse. Elle serait également un facteur de croissance neuronale et serait impliquée dans la formation du cortex cérébral.

Fer : Elément chimique (Fe) et se trouve contenu dans l’hémoglobine du sang pour le transport de l’oxygène.

Fœtus voir Embryon

Folates (voir Acide Folique)

Fontanelle : espaces membraneux séparant les os du crâne. La fontanelle antérieure losangique (3 à 4 cm) et la fontanelle postérieure (0,5 cm) qui permettent la croissance de l’encéphale.

Gamète : Cellule reproductrice qui ont terminé leur maturation : ce sont chez l’homme les spermatozoïdes et chez les femmes les ovules.

Glucides : ou hydrates de carbone sont une classe de molécules de la chimie organique. Elles font partie, avec les protéines et les lipides, des constituants essentiels des êtres vivants et de leur nutrition, car elles sont un des principaux intermédiaires biologiques de stockage et de consommation d’énergie.

Hématome rétro placentaire : Hématome, c’est à dire collection de sang, située entre le placenta et la paroi utérine,. Minime cette collection de sang est sans gravité, importante elle met en jeu la vie de l’embryon et celle de la mère.

Hémodilution : terme caractérisant la répartition des composants sanguins dans un volume de liquide plus important.

Hémoglobine : protéine métallique contenant du fer dont la principale fonction est le transport de l’oxygène.

Hémoglobine-glyquée : Dosage sanguin permettant la surveillance du taux de sucres chez les personnes diabétiques.

Hernie : organe ou partie d’un organe qui sort de sa cavité.

Homocystéine : Acide aminé soufré résultant du catabolisme de la méthionine. Son augmentation résulte le plus souvent d’une carence en vitamine B 12 ou en acide folique.

Hydramnios : Excès de volume du liquide amniotique, dans lequel baigne le fœtus durant la grossesse.

Hypertension artérielle : Elévation permanente des chiffres de la pression artérielle

Hypertension inra-cranienne : Maladie de cause variable se traduisant par l’augmentation de volume d’un compartiment intracrânien.

Hypocalcémie : Baisse du calcium sanguin.

Hypoglycémie : Baisse trop importante du taux de sucre dans le sang.

Hypotrophie fœtale : Caractérise le trop faible poids du fœtus par rapport aux normes de croissance.

IMC (voir Indice de masse corporelle)

Immunité : Ensemble ces facteurs et des processus qui protègent l’organisme contre l’attaque de substances étrangères.

Immunoglobuline : protéine dont l’action permet à l’organisme de maintenir une bonne immunité.

Insuffisance thyroïdienne : déficience en hormones thyroïdienne entraînant une fatigue et un ralentissement du fonctionnement de l’organisme avec entre autres signes une prise de poids.

Insuline : hormone hypoglycémiante, fabriquée par le pancréas, qui augmente l’absorption du glucose par les cellules.

Iode : Oligo-élément essentiel qui intervient dans le fonctionnement de la glande thyroîde.

Lactoferrine : Protéine de défense naturelle contre les infections.

Légumineuse : Groupe de plantes à fleurs dont le fruit est une gousse et qui comporte des espèces alimentaires (pois, fèves, haricots,..)

Lipase :

Lipides : Les lipides sont les matières grasses qui sont contenues dans les aliments. Les corps gras sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme ; Ils servent de réserve d’énergie aux animaux et aux végétaux.

Les lipides sont des molécules constituées de carbone, d’hydrogène et d’oxygène sous forme de combinaison d’acides gras et de glycérol.

Les lipides sont très énergétiques : ils apportent beaucoup de calories. 1 g de lipide apporte 9 Kcal.

La plupart des lipides alimentaires sont constitués de l’association d’un glycérol et de trois acides gras de compositions diverses : on les appelle triglycérides.

 

Lysine : Acide aminé basique contenu dans certains aliments et qui représente 8% des acides aminés des protéines de notre organisme.

Macrocytose : anomalie induisant des érythrocytes (globules rouges) de grande taille. On l’observe lors de certaines anémies.

Macrophage : cellules du système immunitaire. Leur rôle est de phagocyter (détruire en absorbant) les corps étrangers.

Macrosomie : Elle est définit à la naissance par un poids à terme de plus de 4 000 g ou pendant la grossesse par des valeurs du Diamètre Abdominal Transverse (DAT) et la circonférence abdominale au-delà des valeurs normales maximales (97e percentile).

Maladie de Menkes : Mutation génétique sur le chromosome X codant pour une protéine transporteuse du cuivre entraînant un retard de croissance puis après la naissance de profonds troubles neurologiques et une anomalie de la texture des cheveux clairsemés, courts et torsadés. Le décès survient vers l’âge de 4 ans.

Méningocèle : voir spina bifida

Méthionine : acide-α-aminé soufré. C’est un acide aminé essentiel. Elle joue un rôle critique dans la reproduction et la survie cellulaire, et dans la méthylation des protéines et de l’ADN.

Micrognathie : Terme issu du grec mikros, petit et de gnathos, mâchoire, traduisant l’insuffisance de développement des maxillaires (os des mâchoires).

Microphtalmie : Terme issu du grec mikros : petit, et ophtalmos : œil. Diminution des dimensions de l’oeil dans ses différents diamètres, due à une anomalie congénitale. Cette petitesse de l’œil (ou parfois des deux yeux) est due à une anomalie embryologique (développement de l’embryon au cours de la première partie de la grossesse) entraînant un arrêt de développement à l’intérieur de l’utérus maternel. Causes : Héréditaire, infection par le virus de la rubéole. Peut entraîner la cécité

Monoxyde de carbone : Molécule gazeuse composée d’un atome de carbone et d’oxygène, inodore, incolore, inflammable et extrêmement toxique. Il agit comme un gaz asphyxiant qui, absorbé en quelques minutes par l’organisme, se fixe sur l’hémoglobine et sur les enzymes de la chaîne respiratoire au niveau de la cellule.

Myélomingocèle : (voir spina bifida)

Myoglobine : protéine dont la fonction est de transporter l’oxygène dans les tissus musculaires.

Nitrate : Les nitrates sont les résidus des engrais azotés, largement employés en agriculture et dans tous les jardins privés ou publics. Ils se trouvent aussi dans les tonnes de lisiers (déjections des animaux) venant des élevages intensifs et répandues ensuite sur les terres.
Par un phénomène d’écoulement et de pénétration tout à fait naturel, ils passent de la terre dans les nappes phréatiques où l’eau d’arrosage et de distribution publique est puisée.
L’eau du robinet en contient forcément. Le taux légal de 50 mg par litre est souvent dépassé dans les régions agricoles. Une quantité excessive de nitrates peut avoir pour conséquence un transport insuffisant d’oxygène dans le flux sanguin. Les enfants en dessous de 4 mois sont dépourvus de l’enzyme nécessaire pour compenser cette situation. La mortalité due à la méthémoglobinémie (« maladie bleue ») est cependant rare et se produit surtout dans les zones rurales.

Nutriment : sont constitués par l’ensemble des composés biologiques et minéraux nécessaires à l’organisme vivant pour assurer et entretenir la vie. Le nutriment est un composant élémentaire contenu dans ou issu des aliments, et utilisé par l’organisme pour couvrir ses besoins. Un nutriment peut être directement assimilé sans aucune modification chimique. On distingue parmi les nutriments énergétiques : les acides aminés (issus de la simplification moléculaire des protéines), les lipides) (résultant de la digestion des acides gras et les glucides : glucose, saccharose, etc…). Il existe également des nutriments non énergétiques qui ne proviennent d’aucune modification chimique digestive puisqu’ils sont directement assimilables tels quels . Ce sont : les vitamines, les sels minéraux et l’eau.

Nutrition : Du latin « nutrire », nourrir. C’est l’ensemble des processus d’absorption et d’utilisation des aliments, indispensable à l’organisme pour assurer son entretien et ses besoins en énergie

Obésité : excès de masse grasse entraînant des inconvénients pour la santé.

Oléagineux : plantes cultivées pour la richesse en huile de leurs graines ou de leurs fruits. Les graines oléagineuses sont également riches en protéines : on appelle « tourteau » cette partie riche en protéine qui reste après extraction de l’huile.

Oligospermie : Présence de spermatozoïdes en faible quantité de (<20 000 000 / ml) dans le sperme. Elle est qualifiée de sévère lorsque cette quantité passe en deçà de 5 000 000 de spermatozoïdes/ml. Elle est à distinguer de l'azoospermie qui est l'absence totale de spermatozoïdes dans l'éjaculât et de l'asthénospermie qui est l'absence de mobilité des spermatozoïdes.

Omphalocèle : Absence de peau de l’abdomen, de muscle et d’aponévrose laissant place à un revêtement composé par le péritoine et le revêtement amniotique. Fréquence 1 pour 5000 naissances.

Oocyste : forme parasitaire de la toxoplasmose, résistant même à l’eau de Javel, vivant pendant longtemps dans les milieux naturels et détruit par la chaleur, la cogélation.

Ostéoporose : perte progressive de masse osseuse, qui se traduit par une diminution de la densité osseuse et/ou une altération de la microarchitecture osseuse.

Oxydation : réaction chimique dans laquelle un composé se combine avec un ou plusieurs atomes d’oxygène.

Parasite : organisme vivant qui se nourrit, s’abrite ou se reproduit aux dépens d’un autre (l’hôte)

Phospholipide : Structure multiple qui est le principal constituants des membranes cellulaires.

Plexus brachial (paralysie): paralysie partielle ou totale du bras et de la main, causée à la naissance par une lésion des nerfs situés à la racine du bras.

Polynucléaire neutrophile : Type de globule blanc qui aide l’organisme à se défendre contre les bactéries, les virus et certains champignons.

Prééclampsie : Maladie de la grossesse, fréquente, 1 grossesse sur 20, caractérisée par l’association d’une hypertension artérielle supérieure à 14/9 cmHg, de la présence de protéines dans les urines supérieure à 0,5 g/24h, d’une prise de poids avec des œdèmes.

Prématurité : enfant né avant 37 SA révolues.

Processus immunitaire : Processus qui participe à l’immunité d’un individu c’est à dire à sa défense contre les agressions extérieurs.

Protéines : assemblage (ou séquence) d’acides aminés. Elles ont des fonctions très diverses : structurale (elles participent à la cohésion structurale des cellules entre elles), enzymatique (elles catalysent les réactions chimiques de la matière vivante) ou encore une fonction de messager (pour les protéines impliquées dans des processus de signalisation cellulaire).

Radicaux libres : Ce sont des molécules instables produites en permanence par le corps. Les cellules du corps qui produisent de l’énergie à partir des aliments et de l’oxygène mais laissent derrière des polluants, les radicaux libres. Elles sont toxiques et sont la conséquence du fonctionnement du métabolisme. Ils peuvent endommager ou détruire les parois des cellules : c’est l’oxydation qui est responsable de l’altération de l’ADN, du vieillissement cellulaire qui est à la base de certaines maladies comme l’athérosclérose, le cancer, Maladie d’Alzheimer ou la Maladie de Parkinson.

Ptosis : Chute de la paupière supérieure par paralysie du releveur

Régime végétalien : régime alimentaire toute aliment provenant des animaux ainsi que leurs dérivés (œufs, produits laitiers).

Régime végétarien :Mode d’alimentation basé sur la consommation de mets provenant uniquement du règne végétal et excluant la viande et les autres produits animaux y compris les poissons et les volailles.

Retard de croissance intra-utérin : exprime le décrochage de la courbe de croissance du fœtus in utero par rapport aux courbes de référence. Le RCIU est susceptible de rattrapage, in utero, par exemple sous l’effet du simple repos dans certaines circonstances ou après la naissance.

Rétinol : Forme utile de la vitamine A. La vitamine A est impliquée dans la croissance des os et la synthèse de pigments de l’œil. Le rétinol est parfois utilisé dans le traitement des acnés sévères.

Rétrognathie : Terme issu de rétro, en arrière et de gnathos, mâchoire, traduisant une déformation de la mâchoire qui semble rejetée en arrière quand elle est observée de profil.

Saccharose : sucre produit à partir de la canne à sucre et de la betterave.

Scorbut : maladie liée à une déficience alimentaire en vitamine C qui se traduit dans sa forme grave par le déchaussement et la purulence des gencives, des hémorragies, puis la mort. Chez l’enfant, cette maladie a pris le nom de maladie de Barlow – avec des symptômes un peu différents : raideur méningée, agressivité, anorexie, suppurations ORL, gastro-entérites, hémorragies multiples, mort subite.

Sélénium : Oligo-élément Le sélénium intervient essentiellement dans la composition des enzymes qui agissent sur le glutathion, qui est une substance permettant de protéger les cellules contre le pouvoir oxydant des radicaux libres. Pour résumer, à chaque fois qu’une pathologie est susceptible d’entraîner une production accrue de radicaux libres provoquant des lésions des cellules et une augmentation de médiateurs inflammatoires tels que les cytokines, le sélénium est susceptible de jouer un rôle protecteur

Spasmophilie : réaction de peur mais qui se produit de façon inappropriée par rapport à l’environnement. Elle est la conséquence d’une hyperventilation, cette même hyperventilation étant provoquée par une tension nerveuse (stress) non contenue. Elle se traduit par : Picotements au niveau des doigts, des lèvres,

Sensations de perte de connaissance, sans réelle perte de connaissance,

Palpitations,

Sensation de chaleur, de froid, frissons, tremblements.

Spina Bifida : (du latin signifiant « épine (dorsale) fendue en deux » est une malformation congénitale liée à un défaut de fermeture du tube neural durant la vie embryonnaire, qui reste ouvert à ses extrémités. Plusieurs formes :

Spina bifida occulta : forme mineure et la plus répandue sans ouverture dans la région lombo-sacrée (la peau en regard des anomalies est normale et porte souvent une zone très poilue), avec pour conséquences une incontinence urinaire, des problèmes moteurs, et une discrète altération de la sensibilité

Spina bifida méningocèle : la plus rare : la partie postérieure de certaines vertèbres est fendue, les méninges poussées à travers cette ouverture pour former un sac méningé (contenant du liquide céphalo-rachidien). Les nerfs sont en général peu endommagés et fonctionnels, ce qui aboutit à des troubles discrets.

Spina bifida myéloméningocèle : forme la plus grave de spina bifida. Les méninges (qui recouvrent normalement la moelle et le cerveau) émergent d’une fente pour former un « sac » (ou hernie) nettement visible dans le dos. Le sac méningé contient le liquide céphalo-rachidien, une partie de la moelle épinière, et la racine des nerfs lombo-sacrés. La moelle est souvent endommagée et mal développée. Il en résulte une paralysie de gravité variable, des troubles sensitifs graves du membre inférieur, une incontinence urinaire et fécale, une hydrocéphalie, et des anomalies des vertèbres lombaires.

Stérilet : dispositif de contraception intra-utérin (DIU). Il s’agit de la méthode la plus largement utilisée de contrôle des naissances réversible

Tanin : Ce sont des substances d’origine organique que l’on trouve dans pratiquement tous les végétaux, et dans toutes leurs parties (écorces, racines, feuilles, etc.). Au niveau biochimique, ce sont des composés phénoliques faisant précipiter les protéines. Lorsqu’il s’agit de celles de la salive, la lubrification de la bouche fait alors défaut, expliquant la sensation d’assèchement.

Certains tanins auraient des propriétés anti-oxydantes, expliquant certains effets bénéfiques du vin sur la santé (protection cardio-vasculaire à doses modérées).

Toxémie gravidique : Complication rénale survenant durant la grossesse (voir pré-éclampsie)

Triglycérides : Les triglycérides sont des glycérides avec trois acides gras. Ils sont le constituant principal de l’huile végétale et des graisses animales.

Vitamine B9 (voir Acide Folique)

Introduction

Porter puis dorloter un bébé est, pour chaque femme, un moment unique et irremplaçable tant sur le plan physique que psychologique.

Actuellement, 740 000 femmes débutent une grossesse chaque année (données de 2005) et donnent vie, chiffre record, à 816 500 bébés selon les estimations de l’INSEE pour l’année 2007.

Les futurs parents veulent faire au mieux pour leur bébé. Ils savent grâce à la médiatisation d’études cliniques que la santé de l’enfant à venir est lié à la qualité de l’alimentation avant et pendant la grossesse.

Une alimentation comportant peu d’acides gras et de sucres, plus de protéines végétales qu’animales, davantage d’apports laitiers, de fibres, de vitamines et de fer est un atout pour la santé future de l’enfant. L’alimentation influence le risque de maladies ou de malformations du nouveau-né comme le spina-bifida induit par une carence en vitamine B9, mais aussi le poids du nouveau né dont on sait, par l’étude EDEN, qu’il dépend du poids de la maman avant la grossesse. Cela conditionnera ultérieurement l’émergence de nombreuses pathologies comme le diabète, l’hypertension, les pathologies cardio-vasculaires. L’obésité, souvent présente au sein de toutes ces pathologies résulte en partie d’une alimentation riche en aliments gras et sucrés. Son augmentation laisse augurer des générations atteintes de ces pathologies.

Conscientes de ce fléau qui vous touche parfois, vous comprenez que la conception d’un bébé n’est plus une parenthèse dans la vie d’une femme. Le profil de santé de la maman conditionne le devenir de l’enfant. Améliorer la façon de s’alimenter, normaliser son poids avant la grossesse est un gage de meilleure santé pour l’enfant à venir.

Comment y parvenir ?

L’éducation thérapeutique est une des méthodes améliorant la prise en charge de pathologies comme le diabète, l’obésité, l’asthme ou l’hypertension artérielle. L’objectif étant de donner ou de redonner la capacité de faire des choix pertinents, il en est de même pour l’alimentation pendant la grossesse.

Autrefois, on se serait référé à certaines maximes comme celle retrouvée dans un Manuel de la Santé écrite en 1853 par le Dr Raspail, médecin à Doullens :

« L’art culinaire est à l’hygiène ce que l’art pharmaceutique est à la médecine : une bonne cuisine prévient la maladie comme une bonne thérapeutique la dissipe. »

« L’orgie tue la fin. Réglez vos repas ; dosez presque votre nourriture.

Varier vos mets, ne mangez pas sans appétit.

Reposez-vous une demi-heure après chaque repas et livrez-vous ensuite à un exercice corporel. »

C’est une bonne base de réflexion que l’on résume à présent de la façon suivante:

Manger deux fois mieux et non pour deux.

Mieux s’alimenter est l’idée principale de l’alimentation pendant la grossesse. Elle se trouve conforter par d’autres études qui établissent que le goût du fœtus s’éduque avec l’activation des récepteurs olfactifs vers le 6 eme mois de grossesse. L’acceptation d’aliments anisés, par exemple, sera meilleure si la maman en a consommé pendant la grossesse. Le bébé naît aussi avec une attirance pour le sucré et un rejet des odeurs amères. Il existe une mémoire du goût qui s’est développé dans l’utérus. Cela permet une bonne diversification alimentaire après la naissance si la future maman en adopte le principe pendant la grossesse.

Chacune, à la recherche de conseils alimentaires, s’informe grâce à son entourage familial ou médical mais aussi par les journaux et les médias qui insistent sur les bénéfices d’une alimentation saine : la campagne médiatique sur les cinq fruits et légumes par jour, l’obésité qui s’accroît de plus en plus tôt même chez les tout-petits, le diabète, le tabac et l’alcool durant la grossesse sont autant de sujets qui interpellent, inquiètent et parfois culpabilisent.

Des informations pertinentes sont les bienvenues pour répondre aux questions multiples et variées que vous vous posez :

- L’alimentation est-elle si importante que cela pour la santé du bébé ?

- Quel est le poids correct et quel poids peut-on prendre pendant la grossesse ?

- Comment se forme un bébé ?

- Quels aliments faut-il privilégier ? La viande ou le poisson ? Où trouver des protéines si on est végétarienne ?

- Combien faut-il prendre calcium par jour ? Et de fer ?

- Quels sont les aliments qui contiennent du calcium en dehors du lait ? Les yaourts maigres ont-ils moins de calcium que les autres ?

- Quel est l’importance des vitamines ?

- Faut-il toujours manger à des heures régulières ? est-ce grave de sauter un repas ?

- L’allaitement est-il si bénéfique pour le bébé ?

- Comment retrouver sa ligne après l’accouchement ?

Comprendre les besoins alimentaires avant puis pendant la grossesse et adapter en conséquence son alimentation en fonction de ses besoins mais aussi de ses envies est l’un des but de l’éducation thérapeutique auquel ce livre souhaite participer.

Ce livre s’adresse aux femmes désireuses de concevoir un enfant , aux femmes enceintes mais aussi aux médecins qui cherchent des informations pratiques pour leurs patientes. Il s’adresse également à toutes celles qui ont un mode de vie ou alimentaire particulier :

- alimentation restreinte soit par goût, par nécessité économique,

- régime justifié ou abusif,

- climat peu ensoleillé exposant à une carence en vitamine D,

- présence d’une maladie ou anomalie demandant une supplémentation des apports : malabsorption intestinale, certaines pathologies hématologiques (anémie hémolytique chronique), insuffisance rénale chronique ou épilepsie traitée.

Cet ouvrage permettra aussi de :

- S’entourer de quelques précautions afin de ne pas contracter certaines maladies nuisibles au développement fœtal.

- Comprendre l’intérêt de stopper tout apport en alcool et autres toxiques.

- Savoir quelle activité physique peut être pratiquée durant la grossesse.

Ce livre est volontairement détaillé car je l’ai rédigé initialement pour apporter des informations à mes patientes pendant les consultations de suivi de grossesse. Des fiches pratiques permettent de rapidement mettre les conseils en application. Une lecture plus détaillé de chaque chapitre et des annexes permet d’approfondir les connaissances et affiner l’équilibre alimentaire.

Certains termes complexes marqués d’un astérisque font l’objet d’une explication dans un lexique situé à la fin de ce livre.

Nouvelle introduction

Chaque femme depuis son plus jeune âge rêve du moment inoubliable où elle pourra porter un enfant puis le dorloter dans ses bras.

Pour chaque couple, chaque femme, la grossesse est alors un moment unique et irremplaçable tant sur le plan physique que psychologique.

Les futurs parents veulent faire au mieux pour leur bébé. Pour y parvenir, ils modifient souvent au début ou en prévision de la grossesse certaines habitudes de vie qu’ils pensent néfastes pour le bon déroulement de la grossesse. Les exemples les plus évidents concernent le tabac et l’alcool. Les futures mamans savent bien que la grossesse est un moment favorable pour une prise de poids parfois difficile à contrôler. Il n’ y a pas si longtemps manger plus pour nourrir son bébé était communément admis.

A présent, la connaissance des aliments et leurs effets sur la santé comme les graisses, les sucres et le sel pour l’obésité, l’infarctus et l’hypertension a fait prendre conscience aux femmes qu’une alimentation équilibrée permet de maintenir sa ligne et éviter bien des problèmes de santé.

On pourrait se référer à une ancienne maxime écrite en 1853 dans un Manuel de la Santé par le Dr Raspail, médecin à Doullens :

« L’art culinaire est à l’hygiène ce que l’art pharmaceutique est à la médecine : une bonne cuisine prévient la maladie comme une bonne thérapeutique la dissipe. »

« L’orgie tue la fin. Réglez vos repas ; dosez presque votre nourriture.

Varier vos mets, ne mangez pas sans appétit.

Reposez-vous une demi-heure après chaque repas et livrez-vous ensuite à un exercice corporel. »

 

C’est une bonne base de réflexion pour les femmes enceintes que l’on résume à présent de la façon suivante:

Manger deux fois mieux et non pour deux.

Adopter une bonne alimentation pendant la grossesse se justifie au vu de notions récentes.

  • L’obésité est responsable de problèmes de santé majeurs: hypertension, diabète, crise cardiaque etc…Son augmentation, résultant d’une alimentation trop riche, laisse augurer des générations atteintes de ces pathologies. L’enjeu est de taille car 740000 femmes débutent une grossesse chaque année (données de 2005) et donnent vie, chiffre record, à 816 500 bébés selon les estimations de l’INSEE pour l’année 2007.

  • On sait à présent (étude EDEN) que le poids du bébé à sa naissance et donc le poids à l’âge adulte est en partie fonction du poids de la maman avant la conception!

  • La qualité de l’alimentation influence le devenir de l’enfant. Manger des bons acides gras riches en oméga 3 améliore la structure des parois des cellules nerveuses et permet à l’enfant d’améliorer ses capacités d’acquisitions.

  • L’alimentation influence le risque de maladies ou de malformations du nouveau-né comme le spina-bifida induit par une carence en vitamine B9.

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La conception d’un bébé n’est plus une parenthèse dans la vie d’une femme. Le profil de santé de la maman conditionne le devenir de l’enfant. Améliorer la façon de s’alimenter, normaliser son poids avant la grossesse est un gage de meilleure santé pour l’enfant à venir.

Mieux s’alimenter est l’idée principale de l’alimentation pendant la grossesse. Elle se trouve conforter par d’autres études qui établissent que le goût du fœtus s’éduque avec l’activation des récepteurs olfactifs vers le 6 eme mois de grossesse. L’acceptation d’aliments anisés, par exemple, sera meilleure si la maman en a consommé pendant la grossesse. Le bébé naît aussi avec une attirance pour le sucré et un rejet des odeurs amères. Il existe une mémoire du goût qui s’est développé dans l’utérus permettant une bonne diversification alimentaire après la naissance si la future maman en adopte le principe pendant la grossesse.

Les questions sur l’alimentation avant et pendant la grossesse sont nombreuses. Les sources d’informations ( famille, amies, média, internet, médecins) sont parfois contradictoires.

J’ai réuni, dans cet ouvrage, les informations qui me semblent utiles pour adopter une alimentation équilibrée pendant la grossesse.

L’originalité ce le livre est de détailler la part de l’alimentation durant la grossesse, comprendre le rôle des différents nutriments, équilibrer son alimentation. Il s’adresse également à toutes celles qui ont un mode de vie ou alimentaire particulier :

  • alimentation restreinte soit par goût ou par nécessité économique,

  • régime justifié ou abusif,

  • climat peu ensoleillé exposant à une carence en vitamine D,

  • présence d’une maladie ou anomalie demandant une supplémentation des apports.

Cet ouvrage permettra aussi de :

  • S’entourer de quelques précautions afin de ne pas contracter certaines maladies nuisibles au développement fœtal, de répondre à quelques interrogations concernant le suivi, les démarches administratives et le congé maternités ainsi qu’aux inquiétudes légitimes qui surviennent normalement durant la grossesse en cas de problèmes.

  • Comprendre l’intérêt de stopper tout apport en alcool et autres toxiques.

  • Savoir quelle activité physique peut être pratiquée durant la grossesse;

Certains termes complexes marqués d’un astérisque font l’objet d’une explication dans un lexique situé à la fin de ce livre.

Description rapide de la croissance fœtale

Cette description de la formation de l’embryon puis du fœtus est succincte mais essentielle pour comprendre que tout va vite. Les premiers temps de la formation du bébé sont impossibles à visualiser à l’échographie. Il est émouvant de voir qu’en huit semaines seulement, le développement du bébé sera accompli en partie grâce au bon équilibre alimentaire qui lui sera apporté.

Les besoins nutritifs varient en fonction des différentes phases du développement :

Les premiers temps de vie de l’embryon sont une courte période, durant laquelle toutes les cellules et structures de l’embryon se mettent en place et migrent rapidement vers le lieu qui leur est défini. Il faut alors peu de choses pour perturber la maturation de l’embryon.

eruptionsolaire02.jpgL’ovulation va bientôt se produire. Des informations circulent déjà, permettant à l’une des trompes de se contracter et de capter parmi les substances qui jaillissent de l’ovaire comme une éruption solaire, l’ovule de la taille d’une tête d’épingle entourées de substances nutritives qui forment la corona radiata. Enfoui dans la trompe, l’ovule est caressé par des milliers de cils vibratiles qui assurent sa progression.

Cependant, il peut arriver que plusieurs ovules soient libérés par le même ovaire ou celui du côté opposé.

spermatozode01.jpg35°. C’est la température idéale qui permet aux spermatozoïdes, sorte de petit têtard de six centièmes de millimètre, de se maintenir au frais dans les testicules.

C’est le moment du départ. Bien que mélangés au liquide séminal qui les maintient en vie , seuls la moitié des 200 à 400 millions de spermatozoïdes sont capables de féconder l’ovule.

Il leur faut parcourir 15 à 18 cm pour le rejoindre.

Dans le vagin, les œstrogènes de la femme leur permettent de terminer une maturation indispensable pour pouvoir féconder l’ovule. Ils peuvent y séjourner quatre à cinq jours avant que l’ovulation se produise.

spermatozodeovule02.jpgPendant que les amoureux sont endormis, les spermatozoïdes restent pleinement actifs. 1000 coups de flagelles assurent une progression de 1 cm. Une progression de 10 cm demande environ 30 minutes. L’énergie contenue derrière la tête des spermatozoïdes n’est parfois pas suffisante. Certains s’épuisent. Une centaine survivront et s’agglutineront contre l’ovule. Les enzymes contenues dans la tête du spermatozoïde débarrassent l’ovule des cellules qu’il emprisonne. Grâce à la coopération de tous, un seul spermatozoïde pourra franchir la membrane interdisant de ce fait tout autre intrusion. Comme pour une fusée dans l’espace , l’élément propulseur qu’est le flagelle se détache de la tête du spermatozoïde qui libère tout le contenu génétique.flagellettespermatozode.jpg


divcellulaire.jpgQuelques heures après la fusion de l’ovule avec le spermatozoïde survient la première division cellulaire. Ces divisions se succéderont toutes les 12 à 15 heures pour aboutir au stade appelé morula (morula signifiant « mûre » en latin) puis à la formation d’un ensemble de cellules formant le blastocyste.

Quatre jours. L’œuf est dans l’utérus. Après le cinquième jour, le blastocyste, érode la membrane pellucide. Il s’en échappe par des contractions. c’est la période du hatching. Grâce à une ligne internet à haut débit on peut visualiser cette étonnante période en cliquant ici

Libéré par lui-même, l’œuf s’implante dans l’utérus. Les premiers échanges chimiques avec la maman créent une tolérance immunitaire pour éviter le rejet du blastocyste et autorise la poursuite de la grossesse.

11 jours. Deux divisions cellulaires se déroulent dans la même journée.

Tout va très vite, après douze jours de multiplication, on dénombre déjà deux mille cellules.

Une semaine de retard de règles, les tests sont positifs et la grossesse est affirmée. C’est un monde nouveau qui s’ouvre aux parents.

troiscouches.jpgMais l’embryon, lui, a déjà trois semaines. Il mesure deux millimètres, est formé de trois couches de tissus soudées par le milieu et ouvertes à chaque extrémité. Une première couche, l’ectoderme, donnera les tissus nerveux, les cheveux et la peau.

Une seconde, le mésoderme, participera à la formation des tissus conjonctifs, du squelette, des muscles ainsi que les ovaires, les testicules, les reins et tout le système vasculaire (cœur et vaisseaux ainsi que les globules rouges).

Enfin du troisième feuillet, l’entoderme, dériveront le tube digestif, les poumons, le pancréas, le foie et les voies urinaires.

Cette troisième semaine, appelée gastrulation, est cruciale car chacune des cellules contenues dans les couches décrites ci-dessus interagit avec les autres pour entraîner la formation des diverses structures de l’organisme.

C’est seulement à cette période que la connexion entre les vaisseaux du placenta et ceux de l’utérus est complète.

Lors de la quatrième semaine, apparaît le tube neural qui évoluera pour former la moelle épinière et le cerveau.

embryon5s.jpgA cinq semaines l’embryon grandit d’un millimètre par jour avec une tête et un cœur très gros. Les membres, le nez et la bouche sont seulement ébauchés.

embryon4s.jpgA six semaines, il ne mesure que quinze millimètres; le cœur, qui se contracte depuis le vingt-deuxième jour, est à présent formé de ses quatre cavités et le sang circule. La cage thoracique se forme et la moelle épinière apparaît.

Sept semaines : les bourgeons de la face se soudent pour former le nez, la mâchoire supérieure et inférieure.

A huit semaines l’embryon, que l’on appelle un fœtus après le second mois, mesure presque quatre centimètres, ne pèse que treize grammes et tous ses organes sont formés.

L’évolution se poursuit avec les premières ébauches de connexion nerveuses entre les neurones. Le rythme de fabrication est époustouflant : cent mille neurones apparaissent chaque minute pour aboutir à cent milliards avant la naissance.


grossesse12semaines3moisc.gifAu cours du 4eme mois, ce fœtus s’allonge tout en gardant encore une volumineuse tête qui représente le tiers de la taille du corps ; le sexe se différencie, le visage se forme, les cheveux poussent, la main peut déjà attraper et le pied donner de légers coups car les muscles développés sont rapidement fonctionnels.

 

Les mouvements du bébé sont perçus par la maman vers la fin du quatrième mois alors que le fœtus bouge depuis la septième semaine. Ces mouvements, réflexes au début, deviennent conscients, coordonnés, nécessaires à la croissance des muscles et à l’édification de la charpente osseuse. Devenu plus gros, le fœtus bouge plus difficilement lors des derniers temps de la grossesse.


mois9.jpgPendant les deux derniers mois de la grossesse, le fœtus s’entoure d’une couche de graisse sous cutanée. Il perçoit la lumière, les sons dès le cinquième mois et ressent des émotions vers le sixième mois.

Il déglutit le liquide amniotique, avec parfois un hoquet, entraînant ainsi son tube digestif.

 

Les grandes étapes sont résumées dans le tableau ci dessous :

croissancefoetaletableau.jpg

 

Réf: Ma grossesse, mon enfant, Ed. OdileJacob, 1994

Vidéo montrant les différentes étapes de croissance et une autre vidéo montrant les étapes et les mouvements du bébé

Cette courte description de l’évolution de l’embryon et du fœtus permet de comprendre que si la grossesse dure en effet neuf mois, les premiers temps de celle-ci sont surtout consacrés à la mise en place de tous les organes.

Et ce n’est pas le faible poids de l’embryon qui doit faire penser que l’alimentation ne joue aucun rôle. Ce serait plutôt l’inverse. Durant cette première période, une mauvaise alimentation a autant de conséquences néfastes que si elle survient pendant la seconde période de grossesse.

 

En effet, la vitesse de multiplication cellulaire et le bon fonctionnement des cellules fœtales dépendent en partie d’un apport en acide folique conséquent. La formation du cerveau nécessite un apport en acides gras essentiels, celles des globules rouges d’un apport en fer, de calcium pour les os bien sur, etc..

D’autre part, la constitution de réserves adipeuses par la maman se révèle indispensable pour bien alimenter le fœtus dans la seconde partie de grossesse et assurer sa croissance.

L’embryon puis le fœtus a des besoins énergétiques précis pour grandir. Cela nécessite que les apports alimentaires soient adaptés en fonction du poids de départ. Quelle est l’importance du poids ?

 

PLan

Bien manger pendant la grossesse, c’est possible si l’on ne souffre pas de troubles des conduites alimentaires ( en d’autres termes, l’anorexie et/ou la boulimie). Il  vaut mieux aborder ces problèmes s’ils existent.  Pour le savoir répondez au questionnaire ici

Et puis une question simple que j’ai mis en sondage mais j’attends vos réponses avec impatience.
Introduction

Nouvelle Introduction
Description rapide de la croissance fœtale

Notion de besoins énergétiques et d’équilibre alimentaire .

Les besoins nutritionnels de la femme enceinte

Les Nutriments
Les protéines: Définition et propriétés, sources
Les glucides Définition et rôles, Catégories, Quels aliments glucidiques pendant la grossesse

Les lipides

  • Définition et catégories
  • Rôles Apports
  • Les acides gras oméga 6 et oméga 3
  • Sources alimentaires en Omega-3
  • Besoins en acides gras

4.2 Les micronutriments
Le Calcium, le Phosphore :

  • Rôle et métabolisme,Assimilation, Quantité recommandée et évaluation,Les sources de calcium : Le lait,Le yaourt.Les grandes familles de fromages
  • Les eaux minérales
  • Les équivalences

Le Magnésium
Le Fer
Le Fluor
L’Iode
Le Zinc
Autres minéraux :Le Sélénium, le Cuivre

4.3 Les principales vitamines Définition

Médicaments interférant avec l’absorption des micronutriments

4.4 L’hydratation

5 Répartition de la ration énergétique

Erreurs alimentaires

Enquêtes alimentaires

Apports nutritionnels recommandés

Constitution d’un menu équilibré:

  • Conseils. Avant la grossesse. Pendant la grossesse
  • Comment composer un menu équilibré ?
  • Le petit déjeuner Repas du midi et du soir Les petits creux du matin et de l’après-midi Les repas rapides.

5.5 Conseils pour les apports journaliers recommandés

6 Les désagréments de la grossesse

  • Nausées
  • Fringales et envies
  • Dégoûts alimentaires
  • Brûlures d’estomac et reflux gastro-oesophagien
  • Constipation
  • Les œdèmes.

7 Quelques précautions à prendre

Maladies infectieuses et parasitaires d’origine alimentaire

Addiction

Grossesse et obésité

Grossesse et diabète

Grossesse chez l’adolescente.

Grossesse multiple

Grossesse et végétarisme ou végétalisme.

Allaitement

Détermination du sexe de l’enfant par l’alimentation

L’alimentation du post-partum.

Le sport pendant la grossesse.

8 Conclusion et conseils pratiques

  1. Objectifs.
  2. Eviter
  3. Pour conclure

9 Annexes

9.1 Annexe 1 : Indice de masse corporelle

9.2 Annexe2 : poids idéal

9.3 Annexe 3 : Enquête alimentaire

  • 9.3.1 Dépistage des erreurs alimentaires
  • 9.3.2 Enquête alimentaire approfondie

9.3.3 Répertoire des aliments courants
9.3.4 Poids moyens de divers aliments :
9.3.5 Dosage des aliments sans balance
9.4 Annexe 4 : Classification des morceaux de viande selon leur richesse en graisses
9.5 Annexe 5 : Les légumineuses, les céréales et les oléagineux.

9.6 Annexe 6 : Teneur en glucides

9.7 Annexe 7: Teneurs en calcium d’aliments courants

9.8 Annexe 8 Teneurs en magnésium de certains aliments (mg/100gr)

9.9 Annexe 9 : Teneurs en calcium d’eaux minérales exprimées en mg/l

9.10 Annexe 10 Le Fer

9.11 Annexe 11 Zinc

9.12 Annexe 12 : Vitamines : Rôles et origines

9.13 Annexe 13 Sources alimentaires de vitamine A

9.14 Annexe 14 Aliments intéressants pour leur apport en folates totaux (µg/100gr)

9.15 Annexe 15 Vitamine D

9.16 Annexe 16 Vitamine C

9.17 Annexe 17 : Répartition des nutriments et micronutriments selon les aliments

9.18 Annexe 18 :Questionnaire concernant les boissons alcoolisées

9.19 Annexe 19 : Test de dépendance à la nicotine (d’après Fagerström)

9.20 Annexe 20 : Récapitulatif des qualités de certains aliments.

9.21 Annexe 21 : Equivalences alimentaires

9.22 Annexe 22 : Teneur en oméga-3 des poissons et des crustacés

9.23 Annexe 23 LÉGUMES & FRUITS à privilégier selon la saison

10 LEXIQUE

 

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Les nutriments: Les lipides

C’est un chapitre essentiel tant il est important de ne pas rejeter les matières grasses et de savoir rechercher les bons acides gras à privilégier pendant la grossesse.

Pour permettre de bien choisir les lipides que l’on souhaite manger, il est nécessaire de redonner des notions élémentaires concernant ces lipides tant leur image est attachée à celles des maladies cardio-vasculaires. Et pourtant, ce n’est que l’excès de consommation de cholestérol et d’acides gras saturés qui est néfaste.

Définition et catégories

Les lipides sont des acides gras composés d’atomes de carbones, d’oxygènes et d’hydrogènes reliés entre eux se terminant par un groupement acide COOH. Ils ne se mélangent pas à l’eau et sont plus léger qu’elle. Pour circuler dans le sang, ils sont liés à des transporteurs et forment des lipoprotéines.

Quelques notions simplifiées sur les lipides. On distingue :

- Les lipides simples comprenant :

o les stérols dont le cholestérol et les phytostérols :

§ Le cholestérol est d’origine animal pour 30 %, mais aussi fabriqué à 50 % par le foie, et plus surprenant par les intestins, la peau, le tissus nerveux, la paroi artérielle. Un apport extérieur limite la production de l’organisme.

Il est couplé à deux transporteurs : Les LDL qui amènent le cholestérol du foie aux organismes. L’excès engendre des pathologies cardio-vasculaires mais peut être réduit par l’alimentation équilibrée et le sport. Les HDL qui, inversement , épurent les tissus du cholestérol vers le foie et réduisent le risque cardio-vasculaire.

§ Les phytostérols, d’origine végétale ( huiles, céréales, légumes secs), sont peu absorbés par l’intestin et diminuent l’assimilation du cholestérol alimentaire. 2 à 3 g/j font baisser le cholestérol de 10 à 15 %.

o Les triglycérides sont à la fois synthétisés par l’organisme (foie et intestin) et apportés par l’alimentation. Fréquemment augmentés en cas d’obésité abdominale, de diabète, de pathologies hormonales ou de prise d’alcool, ils aggravent le risque de maladie cardio-vasculaire.

o Les acides gras. Ces acides gras ne peuvent être assimilés ou utilisés qu’en présence de certains nutriments : enzymes, minéraux, oligo-éléments, vitamines…Les acides gras mono ou poly insaturés peuvent avoir diverses formes selon la position des atomes d’hydrogènes par rapport aux atomes de carbones ; on parle d’orientation cis ou trans . Les acides gras cis mono et poly-insaturés sont apportés par les végétaux. La forme trans provient du raffinage, du chauffage des huiles ou de leur hydrogénation qui permet de transformer l’huile liquide en une graisse semi-solide, comme la margarine.

Il existe plusieurs formes :

- L’acide gras saturé est généralement solide à température ambiante. Les huiles de coco, de palme, les graisses animales (comme le porc et le boeuf), le beurre, le fromage et autres produits laitiers ont une teneur élevée en acides gras saturés.

- L’acide gras mono-insaturé (la chaîne carbonée contient une double liaison). L’huile d’olive, l’huile de canola, l’huile de tournesol à forte teneur en acide oléique, les avocats et certaines noix (noix de cajou, amandes et arachides, entre autres) ont une teneur élevée en acides gras mono-insaturés.

- L’acide gras poly-insaturé qui contient plusieurs doubles-liaisons. Les acides gras poly-insaturés sont notamment d’origine végétale. De nombreuses huiles végétales courantes (huiles de soja, de maïs, de tournesol, etc.), les poissons gras (saumon, maquereau, éperlan, hareng, truite, etc.), les huiles de poisson, les graines de lin et de tournesol, le soja et certaines noix (les noix de Grenoble entre autres) ont une teneur élevée en acides gras poly-insaturés. Deux, non synthétisables, sont essentiels à une alimentation saine : l’acide alphalinolénique (ALA) de la famille des omega-3 et l’acide linoléique du groupe des omega-6.

Intérêts et effets de ces diverses sortes d’acides gras.

L’intérêt des acides gras saturés et trans, produits par l’industrie alimentaire, est de permettre une conservation prolongée des produits fabriqués et de conférer un fondant si agréable aux pâtisseries. Toutefois, ils augmentent le mauvais cholestérol et font diminuer le bon et réduident la sensibilité à l’insuline ; les acides gras saturés font de même sur le mauvais cholestérol mais augmentent également le bon cholestérol.

Les aliments frits du commerce, les biscuits, gâteaux, pâtisseries, brioche, croissants, barre de céréales etc.. peuvent contenir parfois jusqu’à 45 % d’acides gras trans.

Les acides gras poly-insaturés et mono-insaturés ont pour effet de diminuer les risques de maladie cardiaque au contraire des acides gras trans dont on estime qu’une augmentation de 2 % de l’énergie sous la forme d’acides gras trans est corrélée à une majoration de 23 % des maladies cardio-vasculaires. 60% des acides gras trans sont d’origine animale et jusqu’à 30 % sont fournis par les produits de panification industrielle cités précédemment et dont on peut diminuer la consommation afin de réduire le risque cardio-vasculaire, la survenue d’un diabète gras et la montée de l’obésité.

- Les lipides complexes ont des fonctions très spécifiques comme :

o les phospholipides composant essentiels du surfactant pulmonaire qui permet au nouveau né de respirer et des structures cérébrales avec, comme principal représentant, la sphingomyéline

o les glycolipides qui sont situés à la surface des membranes cellulaires avec une fonction de récepteur membranaire.

En cas de surpoids avant ou pendant la grossesse, limiter ses apports en matières grasses saturées peut être utile mais sans aller jusqu’à les supprimer. Il est impératif de respecter ce besoin accru de lipides et privilégier les bons acides gras vu les avantages pour le bébé.

Rôles

Les lipides forment toute la matière grasse de l’organisme humain.

Les lipides sont essentiels durant la grossesse car ils jouent plusieurs rôles :

- Energétique : en apportant 9 kcal par gramme de lipides, ils contribuent à l’équilibre de la ration calorique. A partir du troisième trimestre de grossesse, les besoins en chaleur et en énergie augmentent de 15%. Ils sont stockés sous formes de triglycérides dans le tissu adipeux.

- Structural : le cerveau est l’organe le plus riche en graisses. 50 à 60 % de la matière cérébrale est constituée de lipides. Certains acides gras comme le DHA (acide docosahexaenoïque) des oméga 3 et l’AA (acide arachidonique) des oméga 6 participent à la formation des neurones et des synapses qui sont des zones de connexion entre les neurones. Il faut apporter avant la conception les « bons » acides gras en quantité suffisante et ne jamais se priver durant la grossesse d’un apport varié de graisses animales ou végétales.

- Un rôle fonctionnel : le bon fonctionnement de la cellule nerveuse dépend du rapport au sein de la paroi cellulaire entre le taux d’acides gras saturés pouvant être fabriqués à partir d’autres acides gras et le taux d’acides gras poly-insaturés que l’alimentation doit obligatoirement apporter.

Les lipides interviennent comme messager à l’intérieur ou à l’extérieur des cellules et servent d’ailleurs à l’absorption des vitamines A, D, E, K et au transport du glucose, principal fournisseur d’énergie, à l’intérieur des cellules cérébrales.

Ils interviennent aussi comme précurseur métabolique des prostaglandines, acides gras à caractère hormonal, agissant sur la fermeture des vaisseaux, l’agrégation des plaquettes ou dans les réactions allergiques. Le tissu adipeux n’est pas qu’un tissu de stockage car il sécrète diverses substances dont la leptine qui agit au niveau cérébral pour moduler la sensation de faim et modifie l’activité d’autres hormones. Ainsi, un tissu adipeux inférieur à 10 % du poids total est responsable d’infertilité chez la femme.

- Un rôle de prévention. Les apports en acides gras mono et poly-insaturés (oméga-3) protègent des pathologies cardio-vasculaires. Associés à d’autres anti-oxydants, les oméga-3 participent à la prévention de pathologies inflammatoires et cancéreuses.

Apports

Une remarque : le transport de matières grasses durant la grossesse se majore de manière importante et sans danger. Cela s’accompagne, au plan biologique, d’une majoration franche et normale des taux de cholestérol (25 à 50 % d’augmentation) et des triglycérides (50 à 100% dès le second trimestre) quelque soit le type d’alimentation (y compris chez les femmes végétaliennes).

Il est donc inutile de contrôler les taux de cholestérol et triglycérides.

Il n’existe aucune recommandation « officielle » quant aux apports optimaux de lipides durant la grossesse. La ration lipidique conseillée est de 30 à 35% des apports énergétiques. En fait, elle est souvent supérieure à 40% apportant 60 à 80 g/j de matières grasses.

Les acides gras saturés devraient représenter moins de 25% des apports lipidiques quotidiens, 60 % pour les acides gras mono-insaturés et 15 % pour les acides gras poly-insaturés.

Pour s’y reconnaître plus facilement, on peut classifier les différents aliments selon leur composition en matières grasses.

 

Acides gras

Huile végétale

Palme

Coprah

Olive

Colza

Arachide

 

Tournesol

Pépin de raisin

Maïs

Soja

Noix

Colza

Soja

Noix

Aliments

Charcuteries (rillettes …)

Viande

Beurre, crème fraîche

Foie gras

Fromage gras

Biscuits

Pâtisserie

Viennoiserie

Plats préparés

Olive

Avocat

Cacahuète

Noisette

Foie gras

Amande

Noix

Germe de blé

Poisson gras (sardine, saumon, maquereau, thon)

Noix

Germe de blé

 

A partir de ce tableau, il ne faut surtout pas songer à éliminer les aliments comprenant des acides gras saturés. Les limiter est suffisant car ils conservent des avantages nutritifs certains pour la maman et son bébé. Une consommation excessive d’acides gras saturés est par contre préjudiciable.

En cas de surpoids, les cacahuètes et biscuits apéritifs, les plats préparés, les pâtisseries, les viennoiseries et charcuteries sont à éviter. Les viandes ayant une faible teneur en matières grasses saturées sont à privilégier (Annexe 4). De même, la consommation de poissons est importante car ils contiennent plus d’acides gras insaturés que les viandes.

 

Le tableau ci-dessous montre que les calories apportées par le poisson et la viande sont similaires. Les lipides d’origine animale, en simplifiant, comportent déjà une plus grande quantité de cholestérol que le poisson, quatre fois plus d’acides gras saturés (AGS), deux fois plus de mono-insaturés (AGMI) et deux fois moins de poly-insaturés (AGPI) que le poisson . Mais, certaines viandes peu grasses sont moins chargées en corps gras que certains poissons.

 

                 

 

Aliments

Kcal

Pro

Lip

Glu

Cho

AGPI

AGMI

AGS

 

Ces moyennes sont calculées d’après les valeurs caloriques d‘aliments sélectionnés dans les tables caloriques fournies par la Nouvelle Société Française d’Athérosclérose (Site Internet: www.nsfa.asso.fr)

 

Les acides gras oméga 6 et oméga 3

 

Ces deux acides gras sont des sources énergétiques essentielles.

Les oméga 6 ou acide linoléique, sont les précurseurs des acides gras poly-insaturés à longues chaînes dont sont issus certains acides gras entrant dans la composition du lait maternel. Mais, ils stimulent la maturation des adipocytes au contraire des oméga 3 et sont fortement incriminés dans l’épidémie d’obésité. Imprégnant la viande à partir d’aliments riches en oméga 6 fournis au bétail, présent en forte concentration dans le lait maternel et dans les laits pour nourrisson, l’acide linoléique stimule la formation du tissu adipeux en général mais aussi pendant la grossesse et l’allaitement ce qui influe sur le devenir de l’enfant. Les oméga 6 se rencontrent surtout dans certaines huiles (tournesol, pépin de raisin), dans l’avocat par exemple.

La consommation des oméga 6 augmente de 250 % entre 1960 et 2000 et celle des oméga 3 régresse de 40 %. La progression de l’obésité suit la variation du rapport entre oméga 6 et oméga 3 %. Le rapport oméga 6 sur oméga 3 de l’alimentation entre 1960 et 2000 est multiplié par 4. Ce rapport, mesuré dans le tissus adipeux et qui reflète notre consommation alimentaire, est proche de 14 alors qu’il devrait être de 5 selon les recommandations actuelles. Pour autant, les oméga 6 ne sont pas à bannir de l’alimentation mais une réduction au bénéfice des oméga 3 serait salutaire dans la prévention de l’obésité de l’enfant.

 

Les oméga 3 bénéficient d’un engouement médiatique dans le cadre de la prévention des maladies cardio-vasculaires. Ont-ils aussi un intérêt pour le bon déroulement de la grossesse, la santé du fœtus puis de l’enfant ?

Ces oméga 3 recouvrent plusieurs sortes d’acides gras :

ALA : Acide Alpha Linolénique, non synthétisable par l’organisme ; c’est le précurseur des deux acides suivants :

EPA : Acide Eicosa Pentanoïque ou acide timmodonique, découvert initialement dans le thon ;

DHA : Acide Docosahexanoïque ou acide cervonique car il a été découvert initialement dans le cerveau.

Pourquoi s’y intéresser :

- Ils représentent 15 à 20 % des graisses du cerveau et jusqu’à 40% dans les terminaisons nerveuses.

- Une carence alimentaire en ALA altère le cours du développement cérébral, la composition chimique des neurones, la fluidité membranaire des neurones ce qui entraîne par la suite des perturbations neurosensorielles et comportementales.

- Quel est le lien entre l’apport préventif en oméga 3 et celui de l’enfant ?

Le tissu gras maternel n’est pas immuable. Il se modifie lentement en quantité et en qualité. Il faut un certain temps pour réduire ce tissu adipeux et maigrir. C’est l’aspect quantitatif et il en est de même pour l’aspect qualitatif car, pour remplacer de mauvais acides gras logé dans les adipocytes par des acides gras riches en oméga 3, il faut compter environ six mois. A titre d’exemple, 10 g d’huile de poisson consommés quotidiennement pendant douze mois ont permis de multiplier par sept le taux d’oméga 3 dans le tissu adipeux.

Or le tiers des acides gras qui participent à la formation cérébrale du fœtus proviennent du tissu adipeux maternel. Pour optimiser la formation cérébrale du future enfant, il est nécessaire de corriger, si besoin, les apports au moins six à douze mois avant la conception !

 

Les ALA des huiles ne sont pas seuls indispensables car seulement 10% des ALA se transforment en DHA pourtant indispensable à la formation du tissu cérébral. Ces DHA sont apportés par la consommation de poissons. Une alimentation équilibrée doit comporter à la fois des huiles riches en ALA et des poissons riches en DHA.

L’analyse des comportements alimentaires montrent que l’apport en acide alpha-linolénique est deux fois moindre que les 1,6 gr/j conseillés aux femmes.

 

Les conséquences des oméga 3 :

- Sur la grossesse :

o Chez les végétariennes, le taux de DHA est réduit de moitié ce qui peut entraîner une augmentation du nombre d’accouchements précoces, un poids de naissance et un périmètre crânien diminués.

o En mangeant beaucoup de poissons gras (absorption de 133 mg de DHA au troisième trimestre), la durée de la grossesse peut être rallongée jusqu’à 6 jours ce qui est intéressant dans le cas d’un enfant à risque de prématurité ou de petit poids car cela lui permet d’accroître son poids et d’augmenter sa teneur en oméga 3 dans ses tissus.

o Les femmes consommant du poisson ont un plus faible taux de dépression après l’accouchement.

o Ils participent également à un meilleur équilibre de la tension pendant la grossesse.

 

- Chez l’enfant :

o Trente milligrammes sont assimilés chaque semaine par le cerveau du foetus en fin de grossesse. Les besoins en lipides d’un nourrisson sont cinq fois supérieures à ceux d’un adulte. Les réserves en oméga 3 d’un nourrisson né à terme sont de quelques jours en cas d’allaitement et d’une seule journée si le nourrisson naît prématuré.

o Amélioration des fonctions intellectuelles portant sur l’éveil et l’acquisition d’apprentissage chez les enfants de l’âge de quatre mois ayant un bon apport en oméga 3. Ce bénéfice s’amende dès que cesse cet apport optimal. Cet apport en oméga 3 doit être accompagné d’un apport équilibré d’acides gras oméga 6 et oméga 9.

o Amélioration du Quotient Intellectuel de 8 points restant perceptible seulement jusqu’à l’âge de 7-9 ans lors d’un allaitement maternel ; Réduction de la constipation, de la pression artérielle et du risque cardio-vasculaire à l’âge adulte, mais les données sont encore insuffisantes sur ce point.

 

Existe-t-il un risque de surdosage en oméga 3 avec un risque toxique envers le fœtus ?

La population esquimaude qui consommait de grandes quantités de poissons riches en oméga 3 apporte une réponse.

Les oméga 3 empêchent salutairement l’agrégation plaquettaire autour des plaques de cholestérol. Trop d’oméga 3 (plusieurs centaines de grammes par jour ! !) inhibent l’action des plaquettes qui ne peuvent colmater la fissure d’un vaisseau sanguin ce qui expliquait le taux élevé de décès par hémorragie cérébrale dans cette population. En Europe, les consommations d’oméga 3 sont bien en-dessous de ces valeurs et sont sans risque durant la grossesse.

Les consommations quotidiennes recommandées d’ALA sont de 1,6 g et de 100 mg de DHA. Enceinte les apports en ALA doivent être de 2g (2,2 g en cas d’allaitement) par jour en moyenne et de 250 mg de DHA.

 

 

Sources alimentaires en Omega-3 :

 

Les acides oméga 3 sont présents dans :

- Le poisson. C’est un aliment incontournable tant pour son apport en protéine que pour la teneur en oméga 3. Cependant, celle-ci est fonction de la saison et du lieu de pêche. Les poissons des mers froides, ayant une teneur en graisse plus importante, contiennent d’autant plus d’oméga 3 qu’ils ont consommé directement ou indirectement du phytoplancton. Cette teneur en oméga 3 leur est nécessaire pour vivre en eau froide car, étant insaturée, elle ne se solidifie qu’à de très basses températures (-40° à -50° C) contrairement aux graisses saturées qui se solidifient à température ambiante.

Quant aux poissons d’élevage, la teneur en oméga 3 varie de 1 à 40 par rapport aux poissons sauvages selon l’alimentation qui leur est donnée.

Teneur en oméga 3 pour 100 g de poisson

Poisson

Hareng

Maquereau

Sardine

Thon rouge

Thon germon

Thon albacore

Saumon atlantique

Anchois anguille

Truite

Omega 3 (g/100g)

1,2-5,3

1-4,7

2,3-3,7

2,6

2,2

0,7

0,5-2,6

0,4-1,7

0,2-1,6

 

 

Pour le poisson gras (sardine, maquereau et saumon) il faut le cuisiner à la vapeur ou en papillote car les fritures dénaturent les oméga 3.

L’AFSSA recommande de consommer du poisson deux fois par semaine en alternant les espèces afin de bénéficier des effets protecteurs des oméga 3.

Citons les espèces les plus riches en DHA : Le maquereau, la sardine, le hareng et le saumon puis avec une teneur moindre le merlu et la truite.

En annexe 22 sont répertoriées les teneurs en EPA et DHA de divers poissons et crustacés.

- Les animaux ruminants détruisent les oméga-3 par hydrogénation dans le rumen lors de la digestion gastrique. L’absorption de végétaux à forte concentration en oméga 3 par des animaux non ruminants comme le lapin, l’oie, le cheval, le gibier sauvage ou les escargots confèrent à leurs tissus une intéressante concentration en oméga 3.

- Les œufs dits « crétois » ou « Benefic » ou « Colombus » ont une teneur en oméga 3 suffisante du fait du mode d’alimentation de la poule à base d’herbes sauvage ou enrichie en graines de lin.

- Les lipides d’origine végétale apportent les acides gras linoléique et linolénique dit « essentiels » car non synthétisables par l’organisme humain. Ces acides gras sont présents dans :

o les huiles végétales, également riches en antioxydants et en vitamines A et E, sont apportés directement au fœtus.

L’acide linoléique (famille des Omega 6) se trouve à volonté dans les huiles de tournesol, de maïs, de pépins de raisin mais aussi de soja et de noix.

L’acide alpha­linolénique (famille des Oméga 3) est en quantité suffisante dans les huiles de noix, de soja, du colza.

Les huiles à fortes teneur en oméga 3 et faible concentration en acides gras saturés sont les huiles de colza, de noix et de soja qui doivent être privilégiées et associées à l’huile d’olive pour son goût et sa teneur en acide oléique (oméga 9).

Le meilleur rapport est représenté par l’huile de colza car elle comprend 8% d’acides gras saturés, 60% d’acides gras mono-insaturés et 32% de polyinsaturés dont 23% d’acides linolénique et 9% d’acides alpha-linolénique ;

 

Ces deux tableaux permettent de bien visualiser quelles sont les huiles à privilégier en souvenant que l’alimentation apporte déjà un taux suffisant d’oméga 6 (acide linoléique).

Taux en gramme des différents acides gras pour 100 ml d’huile

Noix

Colza

Soja

Maïs

Olive

Pépin de raisin

Tournesol

Palme

Arachide américaine

Arachide

africaine

Oméga 3

12

9

7

1

0,8

0,3

0,2

0,2

0,1

0,1

Oméga 6

60

20

53

57

10

70

65

8

36

22

Oméga 9

18

62

21

30

73

16

20

38

40

60

Acides gras saturés

10

8

16

13

15

11

12

48

20

20

 

huiles

 

D’après : La vérité sur les oméga 3. Dr JM BOURRE. Ed Odile Jacob.

 

o Les végétaux ont un apport plus faible que les huiles : on peut citer le pourpier du régime crétois mais qui est peu disponible ; la mâche peut être privilégiée car elle apporte 200 mg d’acide alpha-­linolénique pour 100g.

 

Les huiles pressées à froid sont plus riches en antioxydants et donc plus protectrices sur le plan santé que celles qui sont raffinées et majoritairement vendues dans le commerce pour des raisons de meilleures stabilité et de conservation. Les huiles vierges, après ouverture, se conservent mieux à l’abri de la lumière sans dépasser six mois pour les huiles riches en acides gras poly-instaurées et trois mois pour les plus riches en acides alpha-linoléniques.

 

Une remarque concernant la température de cuisson des huiles qui ne doit pas dépasser 180° sous peine d’obtenir une huile dénaturée. En effet, certains acides gras poly-insaturés ne résistent pas à la cuisson. Il ne faut pas faire chauffer une huile qui contient plus de 2% d’acides gras linolénique (Omega-3)

L’huile de noix, de colza et de soja, riches en acides gras poly-insaturées, ne doivent pas être utilisées pour la cuisson et sont réservées à l’assaisonnement. Les huiles de maïs, de pépins de raisin et de tournesol ne doivent pas dépasser 180° à la cuisson. Les huiles d’arachide et d’olive, plus riches en acides gras mono-insaturés, sont plus stables à la chaleur jusqu’à 210° pour l’huile d’olive et 220° pour l’huile d’arachide.

Besoins en acides gras

 

L’apport d’aliments contenant des acides gras oméga 3 est utile. Une cuillère d’huile de colza apporte la même quantité d’oméga-3 que 70 grammes de saumon, cinq à dix noix ou 120 grammes de thon en conserve. Une portion de poisson et une cuillère à soupe d’huile de colza, par exemple, couvrent les besoins.

Même par souci de bien faire, il est inutile de consommer des beurres ou margarines enrichies en oméga 3 car les proportions de matières grasses saturées sont trop importantes.

Avoir de bons apports en acides gras, c’est équilibrer ses apports entre oméga3 et oméga 6.

Pour satisfaire les apports en acides gras, il suffit :

D’une cuillère à soupe d’huile par jour. Elle doit être riche en Omega-3 comme l’huile de colza. Il suffit d’alterner avec une autre huile comme l’huile d’olive.

 

 

L’iode

Oligo-élément essentiel à la vie humaine et stockée dans la glande thyroïde, il entre dans la composition des hormones thyroïdiennes dont la synthèse peut être diminuée par

- l’alimentation (choux),

- une carence en vitamine A

- la fumée de tabac.

Or, le fœtus ne produisant ses propres hormones thyroïdiennes qu’à partir de la douzième semaine, c’est la glande thyroïde de la maman qui assurent les besoins du fœtus. Les besoins sont donc augmentés mais l’élimination rénale croit également ce qui majore les risques de carence.

Les apports conseillés de 200 à 250 µgr/j sont insuffisants pour 75 à 86 % des femmes qui ont une iodurie inférieure à 100 µg/l.

Il en résulte une hyperplasie thyroïdienne totalement ou partiellement réversible après la grossesse.

La conséquence majeure d’une carence est un avortement spontané, le crétinisme lorsque la carence est profonde (ce qui est heureusement rare), une anomalie du développement psychomoteur à la naissance et un retard intellectuel chez 20 % des enfants nés de mère présentant une hypothyroïdie frustre durant la première moitié de grossesse.

L’iode se trouve dans les produits marins :

l’algue marine (700 mg/100gr), moules cuites (300 µgr/100 gr),

l’églefin (200), le cabillaud (100 à 150),

le flétan, l’huître, le colin (50 à 100) et le saumon (30 à 50).

Il existe une supplémentation du sel (15 mg/kg) qui apporte 20 à 30 µg/j mais dont l’utilisation est volontaire.

Un apport excessif est tout aussi néfaste sur le plan thyroïdien.

Dans l’immédiat, la supplémentation systématique n’est pas approuvée par les comités scientifiques médicaux. Vu l’impossibilité de compenser les besoins par des apports alimentaires, un apport supplémentaire au moyen de comprimés d’iodure de potassium dosés à 100 ou 200 µg peut être discuté selon l’état thyroïdien.

L’iode

Oligo-élément essentiel à la vie humaine et stockée dans la glande thyroïde, il entre dans la composition des hormones thyroïdiennes dont la synthèse peut être diminuée par

- l’alimentation (choux),

- une carence en vitamine A

- la fumée de tabac.

Or, le fœtus ne produisant ses propres hormones thyroïdiennes qu’à partir de la douzième semaine, c’est la glande thyroïde de la maman qui assurent les besoins du fœtus. Les besoins sont donc augmentés mais l’élimination rénale croit également ce qui majore les risques de carence.

Les apports conseillés de 200 à 250 µgr/j sont insuffisants pour 75 à 86 % des femmes qui ont une iodurie inférieure à 100 µg/l.

Il en résulte une hyperplasie thyroïdienne totalement ou partiellement réversible après la grossesse.

La conséquence majeure d’une carence est un avortement spontané, le crétinisme lorsque la carence est profonde (ce qui est heureusement rare), une anomalie du développement psychomoteur à la naissance et un retard intellectuel chez 20 % des enfants nés de mère présentant une hypothyroïdie frustre durant la première moitié de grossesse.

L’iode se trouve dans les produits marins :

l’algue marine (700 mg/100gr), moules cuites (300 µgr/100 gr),

l’églefin (200), le cabillaud (100 à 150),

le flétan, l’huître, le colin (50 à 100) et le saumon (30 à 50).

Il existe une supplémentation du sel (15 mg/kg) qui apporte 20 à 30 µg/j mais dont l’utilisation est volontaire.

Un apport excessif est tout aussi néfaste sur le plan thyroïdien.

Dans l’immédiat, la supplémentation systématique n’est pas approuvée par les comités scientifiques médicaux. Vu l’impossibilité de compenser les besoins par des apports alimentaires, un apport supplémentaire au moyen de comprimés d’iodure de potassium dosés à 100 ou 200 µg peut être discuté selon l’état thyroïdien.

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