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Plan


Nouvelle Introduction
Description rapide de la croissance fœtalenouveau20.gif

Notion de besoins énergétiques et d’équilibre alimentaire .

Les besoins nutritionnels de la femme enceinte

Les Nutriments
Les protéines: Définition et propriétés, sources
Les glucides Définition et rôles, Catégories, Quels aliments glucidiques pendant la grossesse

Les lipides

  • Définition et catégories
  • Rôles Apports
  • Les acides gras oméga 6 et oméga 3
  • Sources alimentaires en Omega-3
  • Besoins en acides gras

4.2 Les micronutriments
Le Calcium, le Phosphore :

  • Rôle et métabolisme,Assimilation, Quantité recommandée et évaluation,Les sources de calcium : Le lait,Le yaourt.Les grandes familles de fromages
  • Les eaux minérales
  • Les équivalences

Le Magnésium
Le Fer
Le Fluor
L’Iode
Le Zinc
Autres minéraux :Le Sélénium, le Cuivre

4.3 Les principales vitamines Définition

Médicaments interférant avec l’absorption des micronutriments

4.4 L’hydratation

5 Répartition de la ration énergétique

Erreurs alimentaires

Enquêtes alimentaires

Apports nutritionnels recommandés

Constitution d’un menu équilibré:

  • Conseils. Avant la grossesse. Pendant la grossesse
  • Comment composer un menu équilibré ?
  • Le petit déjeuner Repas du midi et du soir Les petits creux du matin et de l’après-midi Les repas rapides.

5.5 Conseils pour les apports journaliers recommandés

6 Les désagréments de la grossesse

  • Nausées
  • Fringales et envies
  • Dégoûts alimentaires
  • Brûlures d’estomac et reflux gastro-oesophagien
  • Constipation
  • Les œdèmes.

7 Quelques précautions à prendre

Maladies infectieuses et parasitaires d’origine alimentaire

Addiction

Grossesse et obésité

Grossesse et diabète

Grossesse chez l’adolescente.

Grossesse multiple

Grossesse et végétarisme ou végétalisme.

Allaitement

Détermination du sexe de l’enfant par l’alimentation

L’alimentation du post-partum.

Le sport pendant la grossesse.

8 Conclusion et conseils pratiques

  1. Objectifs.
  2. Eviter
  3. Pour conclure

9 Annexes

9.1 Annexe 1 : Indice de masse corporelle

9.2 Annexe2 : poids idéal

9.3 Annexe 3 : Enquête alimentaire

  • 9.3.1 Dépistage des erreurs alimentaires
  • 9.3.2 Enquête alimentaire approfondie

9.3.3 Répertoire des aliments courants
9.3.4 Poids moyens de divers aliments :
9.3.5 Dosage des aliments sans balance
9.4 Annexe 4 : Classification des morceaux de viande selon leur richesse en graisses
9.5 Annexe 5 : Les légumineuses, les céréales et les oléagineux.

9.6 Annexe 6 : Teneur en glucides

9.7 Annexe 7: Teneurs en calcium d’aliments courants

9.8 Annexe 8 Teneurs en magnésium de certains aliments (mg/100gr)

9.9 Annexe 9 : Teneurs en calcium d’eaux minérales exprimées en mg/l

9.10 Annexe 10 Le Fer

9.11 Annexe 11 Zinc

9.12 Annexe 12 : Vitamines : Rôles et origines

9.13 Annexe 13 Sources alimentaires de vitamine A

9.14 Annexe 14 Aliments intéressants pour leur apport en folates totaux (µg/100gr)

9.15 Annexe 15 Vitamine D

9.16 Annexe 16 Vitamine C

9.17 Annexe 17 : Répartition des nutriments et micronutriments selon les aliments

9.18 Annexe 18 :Questionnaire concernant les boissons alcoolisées

9.19 Annexe 19 : Test de dépendance à la nicotine (d’après Fagerström)

9.20 Annexe 20 : Récapitulatif des qualités de certains aliments.

9.21 Annexe 21 : Equivalences alimentaires

9.22 Annexe 22 : Teneur en oméga-3 des poissons et des crustacés

9.23 Annexe 23 LÉGUMES & FRUITS à privilégier selon la saison

10 LEXIQUE

 

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Annexe 24 Lexique

Accouchement prématuré : Accouchement ayant lieu avant la date normale qui est de 41 semaine d’aménorrhée (absence de règles) ; l’accouchement est dit prématuré lorsqu’il se passe entre la 28 et la 38 eme semaine d’aménorrhée.

Acide aminé : molécule organique possédant un squelette carboné et deux groupes fonctionnels: une amine (-NH2) et un acide carboxylique (-COOH). Ils sont les « maillons » qui constituent les protéines

Acide chlorhydrique : Solution aqueuse de chlorure d’hydrogène (HCl). C’est un acide fort, principal constituant des acides gastriques.

Acide folique : Coenzyme indispensable à la synthèse de protéines organiques et de l’hémoglobine.

Acides gras : Un acide gras est une molécule formée d’une chaîne de carbones liés à des hydrogènes (c’est ce qu’on appelle un hydrocarbure en chimie organique) terminée par un groupement acide : COOH. Il existe 3 types d’acides gras :

l’acide gras saturé. Des études ont démontré qu’il y a une corrélation entre la quantité de gras saturés dans la diète et un taux anormalement élevé de cholestérol sanguin. Un taux élevé de cholestérol augmente les risques de maladies cardiovasculaires.

l’acide gras monoinsaturé (la chaîne carbonée contient une double liaison),

l’acide gras polyinsaturé (contenant plusieurs doubles-liaisons).

 

Acide linoléique : L’acide linoléique (C18H32O2) est un acide gras, dit polyinsaturé. Le mot linoléique vient du grec linon (le lin). Oléique signifie une relation à l’huile : en effet, l’huile de lin en contient de grandes quantités. Il appartient au groupe des Oméga-6. L’acide linoléique est un acide gras polyinsaturé qui intervient dans la fabrication de la membrane cellulaire. Pour pouvoir être utilisé par le corps, l’acide linoléique doit être converti en acide gamma-linolénique (GLA), par une réaction enzymatique . L’acide linoléique ne peut être synthétisé par l’organisme et doit donc être apporté par l’alimentation. On dit pour cela que c’est un acide gras essentiel. L’acide linolénique est principalement contenu dans certaines huiles végétales dites vierges et de première pression à froid et aussi dans les oeufs, dans la viande de gibier sauvage…

Acide linolénique : L’acide alpha-linolénique provient des végétaux verts, de certains végétaux aquatiques (ex: Spiruline), des produits de la mer (ex: huiles de poissons de mer froides tels le saumon, le flétan, le maquereau, … ), de certaines huiles végétales (huiles de noix, de soya, de lin, … ).

Acide oxalique : L’acide oxalique et les oxalates sont des toxiques que l’on trouve dans de nombreuses plantes. Cet acide peut irriter les voies œsophagienne ou gastrique lors de son ingestion et provoquer des dommages rénaux (calculs, oligurie, albuminurie, hématurie). Il est mortel à forte dose. n trouve parmi les aliments ayant une forte teneur en acide oxalique le cacao, le chocolat, les noix et noisettes, les baies, la rhubarbe, les haricots et bien sûr l’oseille.

Acide phytique : Naturellement présent dans les graines de nombreuses céréales, en général sous la forme de sel de calcium ou de magnésium. Il diminue, voir inhibe l’absorption de divers cations (Zn, Cu, Co, Mn, Ca, Fe) en formant des phytates insolubles. Cet effet de déminéralisation s’observe plus chez les consommateurs de pains à la levure à base de farines complètes. La fermentation naturelle du levain sans levure de boulangerie réduit cet acide grâce aux enzymes du levain : les phytases. Le pain au levain (lactofermentation obtenue grâce aux enzymes contenues dans la farine) garde ses propres enzymes intactes ce qui va permettre à une pré-digestion de commencer et, au final, une meilleure assimilation.

ADN (Acide désoxyribonucléique) Constituant essentiel des chromosomes, présent aussi dans d’autres structures, l’ADN est le support de l’information héréditaire

Akène : tout fruit sec qui ne contient qu’une seule graine libre et qui ne peut pas s’ouvrir.

Amidon : nom courant désignant un composé blanc inodore insipide. L’amidon est une substance servant de réserve dans le monde végétal. L’amidon est un glucide (sucre) lent.

Anémie : Diminution du nombre de globules rouges du sange ou de leur teneur en hémoglobine

Anémie macrocytaire (voir macrocytose)

Anencéphalie: Organisme dépourvu d’encéphale.

APGAR: Score étable par une pédiatre américaine , Virginia Apgar, en 1909 ; méthode d’appréciation de l’état de santé de l’enfant qui vient de naître et se base sur cinq critères : le teint, le tonus, la respiration, le rythme cardiaque, et la réactivité aux stimulations.

ARN (acide ribonucléique) est une image transformée de l’ADN permettant de transmettre à l’extérieur du noyau des informations permettant de synthétiser des protéines.

Athérosclérose : affection caractérisée par le dépôt de plaque d’athérome, formée de graisse et de cellules nécrosées recouverts de fibres musculaires lisses, qui obstrue progressivement les vaisseaux

Avortement : Expulsion du fœtus avant le sixième mois de grossesse, il est dit naturel ou spontané ; l’avortement volontaire ou IVG ne peut avoir lieu en France au delà de la quatorzième semaine d’aménorrhée. 8% des grossesses se terminent par une fausse couche cliniquement détectable et probablement 60% en incluant les interruptions très précoces et indétectables.

Balstocyste : Etape dans le développement de l’embryon comportant une masse cellulaire externe formant le placenta formée à partir de la compaction des cellules de la morula, une partie creuse appelé blastocèle, entouré par une enveloppe externe le trophoblaste et contenant une masse cellulaire interne de quelques cellules appelé le bouton embryonnaire destiné à la formation de l’embryon.

Voir la vidéo concernant le passage du stade morula au stade blastocyste :

http://www.embryology.ch/francais/evorimplantation/popupvorimplant/video/morulazublasto.html

Calcium : Elément chimique métallique argenté, mou, de symbole Ca. C’est un élément essentiel à la croissance et entre dans la composition des os et des dents, à la contraction musculaire, la transmission de l’influx nerveux et à la coagulation du sang.

Calorie : (symbole cal) est une unité d’énergie, définie (calorie à 15°C) comme étant la quantité de chaleur (ou l’énergie) nécessaire à élever la température d’un gramme d’eau de 14,5°C à 15,5°C à la pression atmosphérique normale.

La calorie ne fait plus partie du SI depuis le 1er janvier 1978, mais est encore utilisée.

L’unité du SI est le joule (J) : 1 calorie (15°C) = 4,1855 J.

Il existe aussi la grande Calorie (symbole Cal) égale à la kilocalorie (1 000 calories).

La valeur énergétique des lipides (matière grasse) est d’environ 9 kcal/g, soit 38 kJ/g.
Celle des protéines et des glucides est d’environ 4 kcal/g, soit 17 kJ/g.

 

Cardiomyopathie : affection atteignant les tissus composant le muscle cardiaque.

Carence martiale : Il s’agit d’une carence en fer

Cécité : Altération plus ou moins complète de la fonction visuelle.

Céruléoplasmine : protéine de transport dans le sang qui transporte 90% du cuivre et participe au métabolisme du fer avec le cuivre comme cofacteur

Cholestérol : substance lipide complexe présent dans les graisses et les huiles animales mais aussi fabriqué par l’organisme au niveau du foie, de l’intestin et des glandes corticosurrénales. Il entre dans la composition des membranes cellulaires et sert de précurseur pour la synthèse de la vitamine d et des hormones sexuelles.

Colite : Inflammation du colon ou de l’intestin grêle.

Délivrance : Période survenant environ 30 mn après la naissance et comportant l’expulsion du placenta avec le reste du cordon ombilical et la poche qui contenait le liquide amniotique.

Diabète : Altération du fonctionnement du pancréas qui ne produit pas assez d’insuline pour régule le taux de sucre dans le sang.

Diététique : Discipline qui étudie la valeur nutritive des aliments et détermine les régimes alimentaires.

Dystocie des épaules : Complication durant l’accouchement, rare et imprévisible se caractérisant par l’engagement des épaules après l’expulsion de la tête.

EEG : Mesure de l’activité électrique du cerveau en appliquant des électrodes sur le cuir chevelu.

Electrolyte : Nom donné à un corps chimique qui, à l’état fondu ou en solution, est partiellement ou totalement dissocié en ions, permettant la conduction électrique.

Embryon : Produit du développement de l’œuf allant chez l’homme de la conception jusqu’à la fin du deuxième mois. Ensuite, il prend le nom de fœtus.

Eclampsie : Crise convulsive survenant à la fin de la grossesse.

Entéropathie exsudative : Maladie intestinale s’accompagnant de la sécrétion de liquide

Erythropoïétine : Hormone formée à partir d’une protéine plasmatique par divers tissus de l’organisme et accroît la production de globules rouges par la moelle osseusse. Elle serait également un facteur de croissance neuronale et serait impliquée dans la formation du cortex cérébral.

Fer : Elément chimique (Fe) et se trouve contenu dans l’hémoglobine du sang pour le transport de l’oxygène.

Fœtus voir Embryon

Folates (voir Acide Folique)

Fontanelle : espaces membraneux séparant les os du crâne. La fontanelle antérieure losangique (3 à 4 cm) et la fontanelle postérieure (0,5 cm) qui permettent la croissance de l’encéphale.

Gamète : Cellule reproductrice qui ont terminé leur maturation : ce sont chez l’homme les spermatozoïdes et chez les femmes les ovules.

Glucides : ou hydrates de carbone sont une classe de molécules de la chimie organique. Elles font partie, avec les protéines et les lipides, des constituants essentiels des êtres vivants et de leur nutrition, car elles sont un des principaux intermédiaires biologiques de stockage et de consommation d’énergie.

Hématome rétro placentaire : Hématome, c’est à dire collection de sang, située entre le placenta et la paroi utérine,. Minime cette collection de sang est sans gravité, importante elle met en jeu la vie de l’embryon et celle de la mère.

Hémodilution : terme caractérisant la répartition des composants sanguins dans un volume de liquide plus important.

Hémoglobine : protéine métallique contenant du fer dont la principale fonction est le transport de l’oxygène.

Hémoglobine-glyquée : Dosage sanguin permettant la surveillance du taux de sucres chez les personnes diabétiques.

Hernie : organe ou partie d’un organe qui sort de sa cavité.

Homocystéine : Acide aminé soufré résultant du catabolisme de la méthionine. Son augmentation résulte le plus souvent d’une carence en vitamine B 12 ou en acide folique.

Hydramnios : Excès de volume du liquide amniotique, dans lequel baigne le fœtus durant la grossesse.

Hypertension artérielle : Elévation permanente des chiffres de la pression artérielle

Hypertension inra-cranienne : Maladie de cause variable se traduisant par l’augmentation de volume d’un compartiment intracrânien.

Hypocalcémie : Baisse du calcium sanguin.

Hypoglycémie : Baisse trop importante du taux de sucre dans le sang.

Hypotrophie fœtale : Caractérise le trop faible poids du fœtus par rapport aux normes de croissance.

IMC (voir Indice de masse corporelle)

Immunité : Ensemble ces facteurs et des processus qui protègent l’organisme contre l’attaque de substances étrangères.

Immunoglobuline : protéine dont l’action permet à l’organisme de maintenir une bonne immunité.

Insuffisance thyroïdienne : déficience en hormones thyroïdienne entraînant une fatigue et un ralentissement du fonctionnement de l’organisme avec entre autres signes une prise de poids.

Insuline : hormone hypoglycémiante, fabriquée par le pancréas, qui augmente l’absorption du glucose par les cellules.

Iode : Oligo-élément essentiel qui intervient dans le fonctionnement de la glande thyroîde.

Lactoferrine : Protéine de défense naturelle contre les infections.

Légumineuse : Groupe de plantes à fleurs dont le fruit est une gousse et qui comporte des espèces alimentaires (pois, fèves, haricots,..)

Lipase :

Lipides : Les lipides sont les matières grasses qui sont contenues dans les aliments. Les corps gras sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme ; Ils servent de réserve d’énergie aux animaux et aux végétaux.

Les lipides sont des molécules constituées de carbone, d’hydrogène et d’oxygène sous forme de combinaison d’acides gras et de glycérol.

Les lipides sont très énergétiques : ils apportent beaucoup de calories. 1 g de lipide apporte 9 Kcal.

La plupart des lipides alimentaires sont constitués de l’association d’un glycérol et de trois acides gras de compositions diverses : on les appelle triglycérides.

 

Lysine : Acide aminé basique contenu dans certains aliments et qui représente 8% des acides aminés des protéines de notre organisme.

Macrocytose : anomalie induisant des érythrocytes (globules rouges) de grande taille. On l’observe lors de certaines anémies.

Macrophage : cellules du système immunitaire. Leur rôle est de phagocyter (détruire en absorbant) les corps étrangers.

Macrosomie : Elle est définit à la naissance par un poids à terme de plus de 4 000 g ou pendant la grossesse par des valeurs du Diamètre Abdominal Transverse (DAT) et la circonférence abdominale au-delà des valeurs normales maximales (97e percentile).

Maladie de Menkes : Mutation génétique sur le chromosome X codant pour une protéine transporteuse du cuivre entraînant un retard de croissance puis après la naissance de profonds troubles neurologiques et une anomalie de la texture des cheveux clairsemés, courts et torsadés. Le décès survient vers l’âge de 4 ans.

Méningocèle : voir spina bifida

Méthionine : acide-α-aminé soufré. C’est un acide aminé essentiel. Elle joue un rôle critique dans la reproduction et la survie cellulaire, et dans la méthylation des protéines et de l’ADN.

Micrognathie : Terme issu du grec mikros, petit et de gnathos, mâchoire, traduisant l’insuffisance de développement des maxillaires (os des mâchoires).

Microphtalmie : Terme issu du grec mikros : petit, et ophtalmos : œil. Diminution des dimensions de l’oeil dans ses différents diamètres, due à une anomalie congénitale. Cette petitesse de l’œil (ou parfois des deux yeux) est due à une anomalie embryologique (développement de l’embryon au cours de la première partie de la grossesse) entraînant un arrêt de développement à l’intérieur de l’utérus maternel. Causes : Héréditaire, infection par le virus de la rubéole. Peut entraîner la cécité

Monoxyde de carbone : Molécule gazeuse composée d’un atome de carbone et d’oxygène, inodore, incolore, inflammable et extrêmement toxique. Il agit comme un gaz asphyxiant qui, absorbé en quelques minutes par l’organisme, se fixe sur l’hémoglobine et sur les enzymes de la chaîne respiratoire au niveau de la cellule.

Myélomingocèle : (voir spina bifida)

Myoglobine : protéine dont la fonction est de transporter l’oxygène dans les tissus musculaires.

Nitrate : Les nitrates sont les résidus des engrais azotés, largement employés en agriculture et dans tous les jardins privés ou publics. Ils se trouvent aussi dans les tonnes de lisiers (déjections des animaux) venant des élevages intensifs et répandues ensuite sur les terres.
Par un phénomène d’écoulement et de pénétration tout à fait naturel, ils passent de la terre dans les nappes phréatiques où l’eau d’arrosage et de distribution publique est puisée.
L’eau du robinet en contient forcément. Le taux légal de 50 mg par litre est souvent dépassé dans les régions agricoles. Une quantité excessive de nitrates peut avoir pour conséquence un transport insuffisant d’oxygène dans le flux sanguin. Les enfants en dessous de 4 mois sont dépourvus de l’enzyme nécessaire pour compenser cette situation. La mortalité due à la méthémoglobinémie (« maladie bleue ») est cependant rare et se produit surtout dans les zones rurales.

Nutriment : sont constitués par l’ensemble des composés biologiques et minéraux nécessaires à l’organisme vivant pour assurer et entretenir la vie. Le nutriment est un composant élémentaire contenu dans ou issu des aliments, et utilisé par l’organisme pour couvrir ses besoins. Un nutriment peut être directement assimilé sans aucune modification chimique. On distingue parmi les nutriments énergétiques : les acides aminés (issus de la simplification moléculaire des protéines), les lipides) (résultant de la digestion des acides gras et les glucides : glucose, saccharose, etc…). Il existe également des nutriments non énergétiques qui ne proviennent d’aucune modification chimique digestive puisqu’ils sont directement assimilables tels quels . Ce sont : les vitamines, les sels minéraux et l’eau.

Nutrition : Du latin « nutrire », nourrir. C’est l’ensemble des processus d’absorption et d’utilisation des aliments, indispensable à l’organisme pour assurer son entretien et ses besoins en énergie

Obésité : excès de masse grasse entraînant des inconvénients pour la santé.

Oléagineux : plantes cultivées pour la richesse en huile de leurs graines ou de leurs fruits. Les graines oléagineuses sont également riches en protéines : on appelle « tourteau » cette partie riche en protéine qui reste après extraction de l’huile.

Oligospermie : Présence de spermatozoïdes en faible quantité de (<20 000 000 / ml) dans le sperme. Elle est qualifiée de sévère lorsque cette quantité passe en deçà de 5 000 000 de spermatozoïdes/ml. Elle est à distinguer de l'azoospermie qui est l'absence totale de spermatozoïdes dans l'éjaculât et de l'asthénospermie qui est l'absence de mobilité des spermatozoïdes.

Omphalocèle : Absence de peau de l’abdomen, de muscle et d’aponévrose laissant place à un revêtement composé par le péritoine et le revêtement amniotique. Fréquence 1 pour 5000 naissances.

Oocyste : forme parasitaire de la toxoplasmose, résistant même à l’eau de Javel, vivant pendant longtemps dans les milieux naturels et détruit par la chaleur, la cogélation.

Ostéoporose : perte progressive de masse osseuse, qui se traduit par une diminution de la densité osseuse et/ou une altération de la microarchitecture osseuse.

Oxydation : réaction chimique dans laquelle un composé se combine avec un ou plusieurs atomes d’oxygène.

Parasite : organisme vivant qui se nourrit, s’abrite ou se reproduit aux dépens d’un autre (l’hôte)

Phospholipide : Structure multiple qui est le principal constituants des membranes cellulaires.

Plexus brachial (paralysie): paralysie partielle ou totale du bras et de la main, causée à la naissance par une lésion des nerfs situés à la racine du bras.

Polynucléaire neutrophile : Type de globule blanc qui aide l’organisme à se défendre contre les bactéries, les virus et certains champignons.

Prééclampsie : Maladie de la grossesse, fréquente, 1 grossesse sur 20, caractérisée par l’association d’une hypertension artérielle supérieure à 14/9 cmHg, de la présence de protéines dans les urines supérieure à 0,5 g/24h, d’une prise de poids avec des œdèmes.

Prématurité : enfant né avant 37 SA révolues.

Processus immunitaire : Processus qui participe à l’immunité d’un individu c’est à dire à sa défense contre les agressions extérieurs.

Protéines : assemblage (ou séquence) d’acides aminés. Elles ont des fonctions très diverses : structurale (elles participent à la cohésion structurale des cellules entre elles), enzymatique (elles catalysent les réactions chimiques de la matière vivante) ou encore une fonction de messager (pour les protéines impliquées dans des processus de signalisation cellulaire).

Radicaux libres : Ce sont des molécules instables produites en permanence par le corps. Les cellules du corps qui produisent de l’énergie à partir des aliments et de l’oxygène mais laissent derrière des polluants, les radicaux libres. Elles sont toxiques et sont la conséquence du fonctionnement du métabolisme. Ils peuvent endommager ou détruire les parois des cellules : c’est l’oxydation qui est responsable de l’altération de l’ADN, du vieillissement cellulaire qui est à la base de certaines maladies comme l’athérosclérose, le cancer, Maladie d’Alzheimer ou la Maladie de Parkinson.

Ptosis : Chute de la paupière supérieure par paralysie du releveur

Régime végétalien : régime alimentaire toute aliment provenant des animaux ainsi que leurs dérivés (œufs, produits laitiers).

Régime végétarien :Mode d’alimentation basé sur la consommation de mets provenant uniquement du règne végétal et excluant la viande et les autres produits animaux y compris les poissons et les volailles.

Retard de croissance intra-utérin : exprime le décrochage de la courbe de croissance du fœtus in utero par rapport aux courbes de référence. Le RCIU est susceptible de rattrapage, in utero, par exemple sous l’effet du simple repos dans certaines circonstances ou après la naissance.

Rétinol : Forme utile de la vitamine A. La vitamine A est impliquée dans la croissance des os et la synthèse de pigments de l’œil. Le rétinol est parfois utilisé dans le traitement des acnés sévères.

Rétrognathie : Terme issu de rétro, en arrière et de gnathos, mâchoire, traduisant une déformation de la mâchoire qui semble rejetée en arrière quand elle est observée de profil.

Saccharose : sucre produit à partir de la canne à sucre et de la betterave.

Scorbut : maladie liée à une déficience alimentaire en vitamine C qui se traduit dans sa forme grave par le déchaussement et la purulence des gencives, des hémorragies, puis la mort. Chez l’enfant, cette maladie a pris le nom de maladie de Barlow – avec des symptômes un peu différents : raideur méningée, agressivité, anorexie, suppurations ORL, gastro-entérites, hémorragies multiples, mort subite.

Sélénium : Oligo-élément Le sélénium intervient essentiellement dans la composition des enzymes qui agissent sur le glutathion, qui est une substance permettant de protéger les cellules contre le pouvoir oxydant des radicaux libres. Pour résumer, à chaque fois qu’une pathologie est susceptible d’entraîner une production accrue de radicaux libres provoquant des lésions des cellules et une augmentation de médiateurs inflammatoires tels que les cytokines, le sélénium est susceptible de jouer un rôle protecteur

Spasmophilie : réaction de peur mais qui se produit de façon inappropriée par rapport à l’environnement. Elle est la conséquence d’une hyperventilation, cette même hyperventilation étant provoquée par une tension nerveuse (stress) non contenue. Elle se traduit par : Picotements au niveau des doigts, des lèvres,

Sensations de perte de connaissance, sans réelle perte de connaissance,

Palpitations,

Sensation de chaleur, de froid, frissons, tremblements.

Spina Bifida : (du latin signifiant « épine (dorsale) fendue en deux » est une malformation congénitale liée à un défaut de fermeture du tube neural durant la vie embryonnaire, qui reste ouvert à ses extrémités. Plusieurs formes :

Spina bifida occulta : forme mineure et la plus répandue sans ouverture dans la région lombo-sacrée (la peau en regard des anomalies est normale et porte souvent une zone très poilue), avec pour conséquences une incontinence urinaire, des problèmes moteurs, et une discrète altération de la sensibilité

Spina bifida méningocèle : la plus rare : la partie postérieure de certaines vertèbres est fendue, les méninges poussées à travers cette ouverture pour former un sac méningé (contenant du liquide céphalo-rachidien). Les nerfs sont en général peu endommagés et fonctionnels, ce qui aboutit à des troubles discrets.

Spina bifida myéloméningocèle : forme la plus grave de spina bifida. Les méninges (qui recouvrent normalement la moelle et le cerveau) émergent d’une fente pour former un « sac » (ou hernie) nettement visible dans le dos. Le sac méningé contient le liquide céphalo-rachidien, une partie de la moelle épinière, et la racine des nerfs lombo-sacrés. La moelle est souvent endommagée et mal développée. Il en résulte une paralysie de gravité variable, des troubles sensitifs graves du membre inférieur, une incontinence urinaire et fécale, une hydrocéphalie, et des anomalies des vertèbres lombaires.

Stérilet : dispositif de contraception intra-utérin (DIU). Il s’agit de la méthode la plus largement utilisée de contrôle des naissances réversible

Tanin : Ce sont des substances d’origine organique que l’on trouve dans pratiquement tous les végétaux, et dans toutes leurs parties (écorces, racines, feuilles, etc.). Au niveau biochimique, ce sont des composés phénoliques faisant précipiter les protéines. Lorsqu’il s’agit de celles de la salive, la lubrification de la bouche fait alors défaut, expliquant la sensation d’assèchement.

Certains tanins auraient des propriétés anti-oxydantes, expliquant certains effets bénéfiques du vin sur la santé (protection cardio-vasculaire à doses modérées).

Toxémie gravidique : Complication rénale survenant durant la grossesse (voir pré-éclampsie)

Triglycérides : Les triglycérides sont des glycérides avec trois acides gras. Ils sont le constituant principal de l’huile végétale et des graisses animales.

Vitamine B9 (voir Acide Folique)

Annexe 17 : Répartition des nutriments et micronutriments selon les aliments

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G: Glucose, Fr: Fructose, S: Saturé, IS: Insaturé

Ca : calcium, Cl : Chlore, Co: Cobalt, Cu: Cuivre, F: Fluor, Fe: Fer, I : Iode, K : Potassium, Ma: Manganèse, Mg: Magnésium, Na : Sodium, P : Phosphore, S : Souffre, Se: Sélénium, Z: Zinc

Source : Nutrition : principes et conseils. Chevalier L. Ed Masson

Nouvelle introduction

Chaque femme depuis son plus jeune âge rêve du moment inoubliable où elle pourra porter un enfant puis le dorloter dans ses bras.

Pour chaque couple, chaque femme, la grossesse est alors un moment unique et irremplaçable tant sur le plan physique que psychologique.

Les futurs parents veulent faire au mieux pour leur bébé. Pour y parvenir, ils modifient souvent au début ou en prévision de la grossesse certaines habitudes de vie qu’ils pensent néfastes pour le bon déroulement de la grossesse. Les exemples les plus évidents concernent le tabac et l’alcool. Les futures mamans savent bien que la grossesse est un moment favorable pour une prise de poids parfois difficile à contrôler. Il n’ y a pas si longtemps manger plus pour nourrir son bébé était communément admis.

A présent, la connaissance des aliments et leurs effets sur la santé comme les graisses, les sucres et le sel pour l’obésité, l’infarctus et l’hypertension a fait prendre conscience aux femmes qu’une alimentation équilibrée permet de maintenir sa ligne et éviter bien des problèmes de santé.

On pourrait se référer à une ancienne maxime écrite en 1853 dans un Manuel de la Santé par le Dr Raspail, médecin à Doullens :

« L’art culinaire est à l’hygiène ce que l’art pharmaceutique est à la médecine : une bonne cuisine prévient la maladie comme une bonne thérapeutique la dissipe. »

« L’orgie tue la fin. Réglez vos repas ; dosez presque votre nourriture.

Varier vos mets, ne mangez pas sans appétit.

Reposez-vous une demi-heure après chaque repas et livrez-vous ensuite à un exercice corporel. »

 

C’est une bonne base de réflexion pour les femmes enceintes que l’on résume à présent de la façon suivante:

Manger deux fois mieux et non pour deux.

Adopter une bonne alimentation pendant la grossesse se justifie au vu de notions récentes.

  • L’obésité est responsable de problèmes de santé majeurs: hypertension, diabète, crise cardiaque etc…Son augmentation, résultant d’une alimentation trop riche, laisse augurer des générations atteintes de ces pathologies. L’enjeu est de taille car 740000 femmes débutent une grossesse chaque année (données de 2005) et donnent vie, chiffre record, à 816 500 bébés selon les estimations de l’INSEE pour l’année 2007.

  • On sait à présent (étude EDEN) que le poids du bébé à sa naissance et donc le poids à l’âge adulte est en partie fonction du poids de la maman avant la conception!

  • La qualité de l’alimentation influence le devenir de l’enfant. Manger des bons acides gras riches en oméga 3 améliore la structure des parois des cellules nerveuses et permet à l’enfant d’améliorer ses capacités d’acquisitions.

  • L’alimentation influence le risque de maladies ou de malformations du nouveau-né comme le spina-bifida induit par une carence en vitamine B9.

.

La conception d’un bébé n’est plus une parenthèse dans la vie d’une femme. Le profil de santé de la maman conditionne le devenir de l’enfant. Améliorer la façon de s’alimenter, normaliser son poids avant la grossesse est un gage de meilleure santé pour l’enfant à venir.

Mieux s’alimenter est l’idée principale de l’alimentation pendant la grossesse. Elle se trouve conforter par d’autres études qui établissent que le goût du fœtus s’éduque avec l’activation des récepteurs olfactifs vers le 6 eme mois de grossesse. L’acceptation d’aliments anisés, par exemple, sera meilleure si la maman en a consommé pendant la grossesse. Le bébé naît aussi avec une attirance pour le sucré et un rejet des odeurs amères. Il existe une mémoire du goût qui s’est développé dans l’utérus permettant une bonne diversification alimentaire après la naissance si la future maman en adopte le principe pendant la grossesse.

Les questions sur l’alimentation avant et pendant la grossesse sont nombreuses. Les sources d’informations ( famille, amies, média, internet, médecins) sont parfois contradictoires.

J’ai réuni, dans cet ouvrage, les informations qui me semblent utiles pour adopter une alimentation équilibrée pendant la grossesse.

L’originalité ce le livre est de détailler la part de l’alimentation durant la grossesse, comprendre le rôle des différents nutriments, équilibrer son alimentation. Il s’adresse également à toutes celles qui ont un mode de vie ou alimentaire particulier :

  • alimentation restreinte soit par goût ou par nécessité économique,

  • régime justifié ou abusif,

  • climat peu ensoleillé exposant à une carence en vitamine D,

  • présence d’une maladie ou anomalie demandant une supplémentation des apports.

Cet ouvrage permettra aussi de :

  • S’entourer de quelques précautions afin de ne pas contracter certaines maladies nuisibles au développement fœtal, de répondre à quelques interrogations concernant le suivi, les démarches administratives et le congé maternités ainsi qu’aux inquiétudes légitimes qui surviennent normalement durant la grossesse en cas de problèmes.

  • Comprendre l’intérêt de stopper tout apport en alcool et autres toxiques.

  • Savoir quelle activité physique peut être pratiquée durant la grossesse;

Certains termes complexes marqués d’un astérisque font l’objet d’une explication dans un lexique situé à la fin de ce livre.

Besoins et répatitions énergétiques

Une grossesse nécessite un apport d’énergie variant entre 72 000 et 80 000 kcal.

 

Il faut, selon l’indice de masse corporelle (IMC) de départ :

-               soit maintenir les apports caloriques si l’IMC est normal durant les premiers mois de grossesse puis augmenter modérément les apports quotidiens de 150 kcal/jour environ durant le dernier trimestre de la grossesse.

-               soit, en cas d’IMC bas, augmenter les apports énergétiques d’environ 100 kcal par jour au début de la grossesse jusqu’à 200 voire 250 kcal par jour à partir du troisième trimestre en privilégiant certains nutriments essentiels au bon développement du bébé notamment : le fer, l’acide folique et le calcium

 

Les besoins caloriques totaux  pour une activité physique moyenne sont évalués à :

-               2 000 kcal pendant le 1er trimestre,

-               2 100 kcal pendant le 2e trimestre,

-               2 250 kcal pendant le 3e trimestre.

La répartition des apports varient selon l’ IMC de départ.

PLan

Bien manger pendant la grossesse, c’est possible si l’on ne souffre pas de troubles des conduites alimentaires ( en d’autres termes, l’anorexie et/ou la boulimie). Il  vaut mieux aborder ces problèmes s’ils existent.  Pour le savoir répondez au questionnaire ici

Et puis une question simple que j’ai mis en sondage mais j’attends vos réponses avec impatience.
Introduction

Nouvelle Introduction
Description rapide de la croissance fœtale

Notion de besoins énergétiques et d’équilibre alimentaire .

Les besoins nutritionnels de la femme enceinte

Les Nutriments
Les protéines: Définition et propriétés, sources
Les glucides Définition et rôles, Catégories, Quels aliments glucidiques pendant la grossesse

Les lipides

  • Définition et catégories
  • Rôles Apports
  • Les acides gras oméga 6 et oméga 3
  • Sources alimentaires en Omega-3
  • Besoins en acides gras

4.2 Les micronutriments
Le Calcium, le Phosphore :

  • Rôle et métabolisme,Assimilation, Quantité recommandée et évaluation,Les sources de calcium : Le lait,Le yaourt.Les grandes familles de fromages
  • Les eaux minérales
  • Les équivalences

Le Magnésium
Le Fer
Le Fluor
L’Iode
Le Zinc
Autres minéraux :Le Sélénium, le Cuivre

4.3 Les principales vitamines Définition

Médicaments interférant avec l’absorption des micronutriments

4.4 L’hydratation

5 Répartition de la ration énergétique

Erreurs alimentaires

Enquêtes alimentaires

Apports nutritionnels recommandés

Constitution d’un menu équilibré:

  • Conseils. Avant la grossesse. Pendant la grossesse
  • Comment composer un menu équilibré ?
  • Le petit déjeuner Repas du midi et du soir Les petits creux du matin et de l’après-midi Les repas rapides.

5.5 Conseils pour les apports journaliers recommandés

6 Les désagréments de la grossesse

  • Nausées
  • Fringales et envies
  • Dégoûts alimentaires
  • Brûlures d’estomac et reflux gastro-oesophagien
  • Constipation
  • Les œdèmes.

7 Quelques précautions à prendre

Maladies infectieuses et parasitaires d’origine alimentaire

Addiction

Grossesse et obésité

Grossesse et diabète

Grossesse chez l’adolescente.

Grossesse multiple

Grossesse et végétarisme ou végétalisme.

Allaitement

Détermination du sexe de l’enfant par l’alimentation

L’alimentation du post-partum.

Le sport pendant la grossesse.

8 Conclusion et conseils pratiques

  1. Objectifs.
  2. Eviter
  3. Pour conclure

9 Annexes

9.1 Annexe 1 : Indice de masse corporelle

9.2 Annexe2 : poids idéal

9.3 Annexe 3 : Enquête alimentaire

  • 9.3.1 Dépistage des erreurs alimentaires
  • 9.3.2 Enquête alimentaire approfondie

9.3.3 Répertoire des aliments courants
9.3.4 Poids moyens de divers aliments :
9.3.5 Dosage des aliments sans balance
9.4 Annexe 4 : Classification des morceaux de viande selon leur richesse en graisses
9.5 Annexe 5 : Les légumineuses, les céréales et les oléagineux.

9.6 Annexe 6 : Teneur en glucides

9.7 Annexe 7: Teneurs en calcium d’aliments courants

9.8 Annexe 8 Teneurs en magnésium de certains aliments (mg/100gr)

9.9 Annexe 9 : Teneurs en calcium d’eaux minérales exprimées en mg/l

9.10 Annexe 10 Le Fer

9.11 Annexe 11 Zinc

9.12 Annexe 12 : Vitamines : Rôles et origines

9.13 Annexe 13 Sources alimentaires de vitamine A

9.14 Annexe 14 Aliments intéressants pour leur apport en folates totaux (µg/100gr)

9.15 Annexe 15 Vitamine D

9.16 Annexe 16 Vitamine C

9.17 Annexe 17 : Répartition des nutriments et micronutriments selon les aliments

9.18 Annexe 18 :Questionnaire concernant les boissons alcoolisées

9.19 Annexe 19 : Test de dépendance à la nicotine (d’après Fagerström)

9.20 Annexe 20 : Récapitulatif des qualités de certains aliments.

9.21 Annexe 21 : Equivalences alimentaires

9.22 Annexe 22 : Teneur en oméga-3 des poissons et des crustacés

9.23 Annexe 23 LÉGUMES & FRUITS à privilégier selon la saison

10 LEXIQUE

 

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Les besoins nutritionnels de la femme enceinte

Les éléments nécessaires à la bonne constitution de l’embryon sont des nutriments (protéines, lipides et glucides), des minéraux et des vitamines associés selon des proportions diverses dans les aliments ingérés que l’on peut regrouper  en cinq catégories à consommer au cours de la journée.

 

Produits laitiers

Calcium,

Vitamines A et B

Protéines

Lipides

Viandes

 Poissons

Oeufs

Protéines,

Lipides,

Fer,

Vitamines A et B

Pains

Céréales

Pommes de terre

Légumes secs

Glucides

Protéines

Fibres

Vitamines B

 

Corps gras

Lipides

Acides gras oméga3

Vitamine A : beurre et crème

Vitamine E : huiles

 

Comme le montre ce tableau récapitulatif, les différents nutriments son répartis au sein de cinq grandes catégories d’aliments qu’il est indispensable de consommer. Chacune des catégories comprend plusieurs nutriments (protéines, glucides ou lipides) et divers micronutriments (fer, calcium, etc..). En associant les catégories alimentaires entre elles, l’équilibre alimentaire est obtenu.

Leurs apports conditionnent la bonne croissance de l’embryon puis du fœtus mais auront également un impact sur le devenir de l’enfant puis de l’adulte.

Pour comprendre pourquoi et comment bien se nourrir, il est nécessaire d’expliquer l’utilité des ces nutriments, minéraux et vitamines.

 

Besoins, apports et répartitions énergétiques

Chaque portion d’aliments fournit une certaine quantité d’énergie exprimée en calorie. La notion de calorie permet de relier la quantité d’aliments nécessaires aux dépenses énergétiques dues à la croissance du fœtus et au métabolisme de la maman.

Un être vivant, du fait de son fonctionnement, dégage de la chaleur. L’unité de chaleur est la calorie qui correspond à la quantité de chaleur nécessaire pour élever la température de 1 gr d’eau de 14°5 à 15°5 C. Les aliments ingérés fournissent de l’énergie exprimée en kilocalorie. (1 kcal =  1000 calories)

Pour assurer la croissance du foetus et se maintenir en bonne santé, les besoins énergétiques pour une grossesse sont environ de 65 000 à 70 000 Kcal.

Les dépenses énergétiques se répartissent ainsi :

-               les besoins du fœtus et de ses annexes (placenta, etc..) nécessite environ 10 000 kcal (environ de 40 kcal/jour. C’est l’équivalent de  2 à 3 morceaux de sucre) ;

-               la constitution des réserves adipeuses représente environ 30 000 kcal (pour 3 à 4 kg de masse grasse) ;

-               le métabolisme de base est en augmentation à partir du deuxième trimestre et peut atteindre 20 % de plus en fin de grossesse, soit environ 30 000 kcal. Cela correspond  aux dépenses d’énergie pour rester en bonne santé.

Il faut, selon l’indice de masse corporelle (IMC) de départ :

-               soit maintenir les apports caloriques si l’IMC est normal durant les premiers mois de grossesse puis augmenter modérément les apports quotidiens de 150 kcal/jour environ durant le dernier trimestre de la grossesse.

-               soit, en cas d’IMC bas, augmenter les apports énergétiques d’environ 100 kcal par jour au début de la grossesse jusqu’à 200 voire 250 kcal par jour à partir du troisième trimestre en privilégiant certains nutriments essentiels au bon développement du bébé notamment :

o     Les aliments contenant une bonne concentration en fer,

o     Les légumes verts, les fromages et les fruits à forte teneur en acide folique,

o     Et tous les laitages et fromages qui contiennent l’indispensable calcium sans oublier les eaux à forte teneur en calcium.

Les besoins caloriques totaux  pour une activité physique moyenne sont évalués à :

-               2 000 kcal pendant le 1er trimestre,

-               2 100 kcal pendant le 2e trimestre,

-               2 250 kcal pendant le 3e trimestre.

La majoration des besoins énergétiques se traduit, à activité égale, par une modification du choix et de la quantités des aliments.

Afin de répondre aux besoins imposés par la croissance de l’embryon puis du fœtus, l’organisme maternel optimise l’utilisation de son potentiel d’énergie et fait des économies destinées au fœtus.

La grossesse oblige souvent à réduire ou stopper les activités professionnelles, ludiques ou sportives ce qui contribue à diminuer les dépenses énergétiques. Cette manne énergétique est selon la période stockée ou assimilée pour la croissance du fœtus.

De forte constitution, avec une surcharge graisseuse, les stocks adipeux nécessaires pour le futur bébé sont déjà constitués. Il est utile de conserver une bonne activité physique et d’adapter les apports alimentaires afin de ne pas trop augmenter le stock de graisse sans pour autant mettre le fœtus dans un état de carence.

Si le poids de départ est trop bas, la baisse de l’activité physique peut être intéressante. Cela permet de limiter les dépenses énergétiques conjointement à  une majoration des apports caloriques.

Les besoins caloriques sont  majorés en fonction de l’activité sportive et de son intensité.


Les nutriments: les protéines

Définition et propriétés

Une protéine est une macromolécule composée de chaînes d’acides aminés. Elles représentent 50 % du poids sec des cellules. L’assemblage des acides aminés* en protéines, résultat direct de l’expression des gènes, assure le fonctionnement des cellules vivantes.

Elles participent à la constitution des membranes cellulaires, des anticorps, à la contraction musculaire, la communication entre les cellules et diverses activités régulatrices.

4 Kcal d’énergie sont fournies lors de l’ingestion de 1 gr de protides.

Le corps contient environ 8 kg de protéines en recyclage permanent. Il n’existe pas dans l’organisme de stock de protéines de réserves. Pour compenser les pertes quotidiennes, le corps a besoin par jour de:

- 1 gramme de protéines par kilo de poids et par jour soit 60 gr de protéines en ‘’temps normal’’,

- 70 gr pendant le premier trimestre puis 80 gr pour la suite de la grossesse.

Les besoins allant croissant au fil de la grossesse, ils sont estimés à :

·    9 gr par mois le premier mois,

·    9 gr par semaine le troisième mois,

·    9 gr par jour le neuvième mois.

         En moyenne, les apports sont de 0,9 g par kilo et par jour,

- 80 gr pendant l’allaitement,

- 90 gr lors de grossesse gémellaire et s’il s’agit d’une adolescente.

Indispensables au développement cérébral qui est maximal vers la  26 eme semaine, les besoins supplémentaires en protéines pour la grossesse sont faibles (environ 6 gr/j). Ils sont habituellement couverts par les apports alimentaires habituels.

Afin que soit maintenue la masse musculaire dans laquelle se trouvent les protéines, une alimentation équilibrée ne doit pas s’accompagner d’une baisse des apports protéiques. De même, une alimentation hyperprotidique a pour conséquence des bébés de faible poids de naissance.

Quelles sont les sources des protéines :

Presque tous les aliments comportent des protéines ; seuls les produits très raffinés comme le sucre et l’huile, n’en contiennent pas. Elles n’ont pas toutes la même valeur biologique. En effet, une protéine de bonne valeur biologique apporte à l’organisme les huit acides aminés essentiels que l’organisme ne sait pas synthétiser.

Les protéines d’origine végétales, par rapport aux protéines animales, sont déficientes en certains acides aminés. Cependant, il est possible de compenser ces carences en associant une céréale (exemple le riz) à une légumineuse (exemple : haricots rouges) dans un même plat. On obtient ainsi, un apport complet en acides aminés essentiels.

Les  protéines animales

Ce sont les protéines les plus connues.

Le poisson mérite d’être souligné par sa richesse en protéine, la bonne qualité des lipides utiles au développement cérébral, sa richesse en iode, en sélénium et en phosphore ce qui en fait un aliment de choix pendant la grossesse.

Les poissons maigres sont à consommer deux fois par semaine et les poissons gras une fois par semaine. En cas de surpoids, ils seront cuisinés sans ou avec très peu de matières grasses saturées telles que le beurre, la crème et il faut opter plutôt pour des cuissons au court bouillon, en papillote, au four, au micro-ondes…

On distingue les poissons maigres, semi-gras et gras :

-         Les poissons maigres (< 5% de matières grasses) : haddock, anchois frais, bar, brochet, cabillaud, carrelet, colin, daurade, églefin, espadon, flétan, lieu, limande, lotte, merlan, morue, perche, raie, rascasse, rouget, saint pierre, sole, tacaud, thon albacore (thon jaune d’origine tropicale utilisé en conserve), truite.

-         Les poissons semi-gras (5-10% de MG) : hareng frais, maquereau, mulet, roussette, saumon frais, sardine, thon rouge, truite saumonée, turbot.

-         Les poissons gras (10-20% de MG) : anguille, hareng fumé, maquereau, saumon fumé.

Une remarque concernant la concentration en mercure de certains poissons. Plus les poissons sont gros, plus ils concentrent des substances nutritives intéressantes comme les oméga 3 développés plus loin dans le chapitre concernant les lipides mais d’autres qui peuvent être nocives comme le mercure.

Le mercure est un métal existant à l’état naturel mais rejeté en trop grande quantité dans les cours d’eau par nos industries. Le méthylmercure, inoffensif sous sa forme méthylée pour la maman mais toxique lors des deux derniers trimestre de grossesse pour le fœtus est responsable d’une baisse des performances dans les tests qui explorent le développement neuro-comportemental. Les poissons qui contiennent le plus de mercure sont le thon, la daurade, l’espadon, le marlin et citons le requin pour mémoire.

Il vaut mieux diversifier les espèces de poissons et privilégier les poissons d’élevage pour certaines de ces espèces. Là aussi, il faut être vigilant dans le choix du poisson d’élevage. Pour des questions de rendement, certains poissons sont nourris avec des protéines et des graisses animales souvent riches en oméga 6. Riches en mauvais cholestérol et dépourvus d’oméga 3, ils sont nutritivement moins intéressant que la viande.

La congélation pendant 24 h du poisson ou sa cuisson à plus de 70 % prévient contre l’infestation due aux anisakis et aux salmonelles responsables de nausées, douleurs gastriques, diarrhées et vomissements.

La viande est à choisir avec le moins de graisses saturées (voir Annexe 4). Les volailles sont également de bonne qualité nutritive. La viande sera bien cuite évitant ainsi les contaminations parasitaires (toxoplasmose) et bactériennes. La survenue récente de la grippe aviaire ne doit pas empêcher de consommer de la volaille car les produits mis sur le marché sont exempts de toute contamination et la viande cuite ne peut héberger ce virus. La viande, outres ses apports en protéines, fournit également des lipides, du fer, du zinc, du sélénium et de la vitamine B 12.

L’œuf, source abondante de protéines mais aussi d’acide folique, de vitamine A et D, est un aliment bon marché et de bonne qualité nutritive.

Composition d’un œuf de poule moyen :

- 75% d’eau

- 95 Kcal

- lipides : 6,5 g dont 1/3 d’acides gras saturés et 2/3 d’insaturés

- protéines : 8,1 gr

- glucides : 0,2 gr

- cholestérol : 250 mg

Les équivalences protéiques:

Afin de varier l’alimentation, la quantité protéique contenue dans 100 gr de viande soit 18 à 20 gr de protéines peut être retrouvée dans :

- 100 gr de poisson      ou        100 gr de volaille         ou        2 œufs

- 4 yaourts                   ou        625 ml de lait               ou        200 gr de fromage blanc

- 70 gr d’emmental      ou        90 gr de camembert

Les protéines végétales

La part des protéines végétales pourrait, sans danger, représenter 80 à 90 % de la ration protidique au lieu des 20 à 30 % le plus souvent. Les recommandations actuelles sont de respecter un apport équivalent entre protéines végétales et animales.

La pratique d’un régime végétarien (voir le  chapitre consacré à l’alimentation végétarienne ou végétalienne)  est concevable mais les protéines végétales, bien que riches en fer, ne peuvent remplacer les protéines animales (poisson, viande, oeuf). En effet, ces dernières contiennent des acides aminés fondamentaux tels que la cystine, la méthionine que n’apportent pas en quantité suffisante les légumineuses. De même, la lysine fait défaut dans les céréales. Mais tous ces acides aminés peuvent être compensés par l’apport de diverses céréales. Une technique de cuisson est à prendre en compte afin de bien utiliser sans désagrément les protéines végétales : Annexe 5.

La pratique d’un régime végétalien nécessite une surveillance accrue tant il est difficile de satisfaire les besoins en acides aminés essentiels, en fer et en vitamine B 12. ce mode d’alimentation est à déconseiller pendant la grossesse.

A titre d’exemple, voici quelques associations alimentaires apportant 20 g de protéines de bonne valeur biologique, l’équivalent de 100 g de viande :
- 80 gr de pain                                    + 40 gr de gruyère
- 70 gr de flocons d’avoine                  + 300 ml de lait
- 100 gr de millet                                 + 40 gr d’arachide
- 70 gr de pâte                                    + 1 oeuf                                  + 15 gr de gruyère

Les nutriments: les glucides

Définition et rôles

Rappelons tout d’abord que :

- les glucides ou hydrates de carbone, formés d’hydrogène, de carbone et d’oxygène, sont un des constituants essentiels de l’organisme avec les lipides et les protides. Ils se répartissent en deux catégories :

° les sucres simples anciennement appelés rapides. C’est le cas notamment des monosaccharides (composés d’un seul sucre non fractionnable) comme le glucose, le fructose et le galactose mais aussi des disaccharides (réunification de deux molécules de sucres) ;

° les sucres complexes ou lents (les polysaccharides) qui sont les sucres de réserve: Ils vont subir une transformation plus poussée. C’est le cas de l’amidon et du glycogène, lequel est fabriqué par notre organisme puis stocké au niveau du foie et des muscles.

- un gramme de glucide fournit 4 kcal ( 1 sucre contient 5 g de glucides),

Les glucides, indispensables au fonctionnement des muscles et du cerveau, ont un rôle essentiellement énergétique. Apportés par l’alimentation, ils sont transformés en glucose pour être utilisé par l’organisme.

Rappelons que le corps ne peut pas stocker plus de 600g de glucides répartit dans le foie (60 à 100 g) et les muscles (300 à 500 g selon le niveau d’entraînement), le reste étant stocké inexorablement sous forme de graisse.

Besoins.

Les besoins en glucides sont de 5 g par kilo de poids corporel.

Le glucose, source d’énergie essentielle pour la croissance du fœtus, ne doit pas faire défaut pendant la grossesse. L’organisme ne possède pas dès le départ de la grossesse une quantité de glucose suffisante pour assurer le bon développement du fœtus.

Une illustration simple permet de le comprendre: Ne pas prendre de petit-déjeuner, c’est imposer un jeûne au fœtus qui s’alimente en continu. C’est l’équivalent, chez un adulte, à un jeûne d’environ une semaine.

Les apports en glucides doivent être d’environ 200 g par jour, voire plus selon le poids de départ et l’activité physique.

Une consommation trop faible de sucres a pour conséquence un bébé de faible poids à la naissance. La tendance actuelle serait plutôt une trop forte consommation de produits sucrés approchant 35 kg par personne et par an en France !

Catégories

On distingue :

Les glucides simples qui sont de digestion rapide : le lactose du lait, le fructose des fruits et surtout le saccharose des produits sucrés qui vous apportent immédiatement l’énergie nécessaire. Consommés en trop grande quantité ou pris isolément sous forme de biscuits lors de grignotage, ces sucres simples provoquent une montée brutale de la glycémie. La réaction de l’organisme est de stocker ce surplus de sucre absorbé en sécrétant de l’insuline ce qui induit la fabrication de tissu gras.

Pour autant, le sucre même en morceau n’est pas interdit tant que sa consommation reste modérée. Et quant à en consommer, il vaut mieux sélectionner, comme le montre le tableau ci-dessous, un sucre complet comme le sucre de canne qui apporte minéraux et oligoéléments absents du sucre blanc après avoir été raffiné.

 

Analyse comparée du sucre blanc et complet
en mg pour 100g de sucre

sucre blanc

sucre complet

Sels minéraux

30 à 50

1 500 à 2 800

potassium (K)

3 à 5

600 à 1 000

magnésium (Mg)

0

60 à 130

calcium (Ca)

10 à 15

40 à 110

phosphore (P)

0,3

14 à 100

fer (Fe)

0,1

4 à 40

 

 

La concentration en sucre de certains produits de consommation montre à quel point, il est aisé de dépasser la quantité de glucides nécessaires . Rappelons qu’un morceau de sucre contient 5g de glucose et que la quantité nécessaire par jour est de 200 g :

Un yaourt aromatisé = 3 morceaux de sucres

Une barre de chocolat = 2 à 4 morceaux de sucres selon la grosseur

Une barre de goûter chocolatée = 5 à 8 morceaux sucres

Un biscuit fourré chocolat = 4 morceaux de sucres

Un pain au chocolat = 6 morceaux de sucres

Un biscuit Taillefine à l’abricot = 2 morceaux de sucres

Autre exemple d’un repas comprenant un hamburger :

Un hamburger = 6 morceaux de sucres

Un coca-cola de 33 cl = 7 morceaux de sucres

Une portion moyenne de frites = 7 morceaux de sucres


Soit 20 morceaux de sucre ou 100 g de glucose en un seul repas. Rajouter un milk-shake soit 10 morceaux de sucre et c’est 150 g de glucose qui sont absorbés alors que la ration n’est que de 200 g par jour.

Conclusion simple : En période de grossesse, les produits alimentaires travaillés comme les biscuits fourrés ou les repas hamburgers apportent trop de sucres et de graisses de mauvaises qualités. Leurs consommation doit être exceptionnelle.


Les glucides complexes
sont des sucres de digestion plus lente qu’il convient de privilégier.

Citons l’amidon des céréales, les féculents, les légumes secs qui assurent une quantité d’énergie durable, indispensable au bon déroulement de votre grossesse.

Il faut maintenir les apports en sucres lents, sous forme de riz, pâtes, pommes de terre, pain, pilpil et les légumes secs comme les lentilles, les haricots blancs ou rouges ou les pois chiches, etc.

Avec les fruits et les crudités, qui contiennent des fibres pour lutter contre la constipation mais aussi ralentir et étaler la vitesse d’absorption du sucre au niveau intestinal, il convient de consommer un plat de féculents ou de légumes secs par jour avec un peu de pain à tous les repas.

D’après les enquêtes nutritionnelles :

- les glucides fournissent 40 à 43 % de l’apport énergétique total au lieu des 50 % recommandés ;

- les glucides simples représentent entre un tiers et la moitié des apports glucidiques totaux (soit entre 14 à 21 % des apports énergétiques totaux) ce qui contribue à augmenter inutilement le poids.

Pour y remédier, la part des sucres complexes doit donc être encouragée et celles des sucres simples contenus dans les boissons sucrées, les friandises, pâtisseries, desserts lactés, biscuits, viennoiseries et les glaces devrait être réduite de 25%.

Les aliments à fort goût sucrés même en faible quantité fournissent autant de calories qu’une plus grande quantité de sucres complexes d’action plus prolongée. A titre d’exemples :

-1 part de riz moyenne ( 180 g) apporte 200 kcal

mais :

-1 canette de soda contient 5 à 7 morceaux de sucre et fournit 140 kcal

-1 glace ou un esquimau valent 180 kcal

-1 barre au chocolat type Lion…apporte : 216 kcal !!

La portion de riz contient 44 g de sucres complexes et pas de lipides mais la barre Lion fournit 30 g de sucres simples et 10 g de lipides.

Quels aliments glucidiques pendant la grossesse :

- Le pain. A ne pas oublier ! Sa consommation diminue de moitié (moins de 160 g de pain par jour en moyenne actuellement) et celle de la viande augmente d’autant. Il a été remplacé par un apport de sucres simples et de graisses.

Le pain est pourtant un aliment de base, simple, de bonne valeur nutritionnelle (240 Kcal pour 100 gr de pain en moyenne). Il est composé essentiellement de glucides de type amidon (44 g de glucides pour 100 g de pain complet et 61g/100 g pour la baguette de tradition française), de protéines végétales représentée par le gluten (8 à 9 g pour 100 g) et apporte une proportion négligeable de lipides (1 à 2 %). Il contient également des minéraux et vitamines du groupe B intéressants pendant la grossesse.

Le pain blanc est le plus pauvre en fibres végétales, en matières minérales (1/3 en moins par rapport au pain complet) et en vitamines (réduction de moitié pour l’ensemble des vitamines par rapport au pain complet).

Le pain au son, le plus riche en fibres, peut limiter l’absorption des minéraux, occasionner une inflammation colique et doit être évité.

- Le riz, brun ou complet d’excellente tolérance, est riche en fibres végétales, en vitamines B1, B2 et contient entre 20 g et 24 g de glucides pour 100 g de riz.

- Les pâtes, qui représentent une bonne source énergétique de glucides lents (22 g pour 100 g) peu protidiques (12 à 13%), peuvent être consommées trois fois par semaine.

- Les légumes secs tels que lentilles, haricots secs, pois secs, cassés ou pois chiches sont très riches en protéines (23%) en minéraux tels que phosphore, calcium, magnésium, fer et iode et en vitamines B, souvent détruites par une cuisson longue. Associés à des céréales comme le riz, ils apportent un équilibre nutritionnel complet. Le sucre contenus dans ces aliments est lentement libéré dans le sang. Ils comportent une teneur élevée en amidon, source possible d’irritation et flatulences intestinales. Cet inconvénient en limite la consommation qui devrait être de 140 g deux fois par semaine.

- Les fruits, pauvres en protides et lipides, ont les mêmes rôles et valeurs nutritionnelles que les légumes mais sont plus énergétiques car plus riches en sucres simples (entre 2 et 20 g pour 100 g d’aliments). Crus, ils apportent de nombreux nutriments (sels minéraux, oligo-éléments, eau et vitamine C). Ce sont des aliments protecteurs contre le vieillissement, le cancer. C’est pourquoi dans le Programme National Nutrition Santé, il est recommandé de consommer 5 fruits et légumes différents par jour. En annexe 6 figurent un tableau comportant la teneur en sucre et valeurs énergétiques des principaux fruits ainsi qu’un tableau comportant les équivalences glucidiques de certains aliments.

 

- Un suivi spécifique est nécessaire pendant et après la grossesse si il y a des facteurs de risque de diabète (antécédents familiaux de diabète, obésité, antécédents de macrosomie, d’hydramnios, de mort in utero). Un diabète gestationnel sera rechercher entre la 24 eme et la 28 eme semaine (voir le chapitre traitant du diabète).

 

 

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