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Influence de l’alimentation sur le poids et la santé de l’enfant.

L’alimentation et le poids sont importants pour la croissance du bébé et sa santé ultérieure mais aussi pour la santé de la maman. En lisant la suite, vous serez convaincue du bien-fondé d’une alimentation équilibrée.

Tout d’abord une constatation sur le poids en général.

Certaines femmes, quelque soit le mode alimentaire, restent minces avant, pendant et après la grossesse. Souhaitons leur que cela persiste.

Pour les autres, une immense majorité, ce n’est pas le cas. Bien que soucieuse de leur ligne et attentive à leurs apports alimentaires, le mode de vie actuel impose parfois des écarts. Reproduits, ceux-ci déséquilibrent l’alimentation et favorisent la prise de poids.

C’est ce que montre l’enquête Obepi réalisé conjointement par l’INSERM et l’Institut Roche de l’Obésité. Evaluant en France, tous les trois ans, l’évolution de l’obésité et du surpoids, les résultats sont sans équivoque et alarmants.

  • Les français ont pris, en moyenne, 1,7 kg en cinq ans. 32,4 % sont en surpoids et 16,9 % sont obèses.
  • Un exemple concret. L’étude EDEN, actuellement en cours depuis 2003, consistant à surveiller 2000 femmes enceintes et leurs bébés durant 5 ans, a livré ses premières informations : le pourcentage de femmes de plus de 70 kg avant la grossesse est passé de 14 % en 1995 à 21 % en 2003. La proportion des personnes en surpoids ou obèses a progressé entre 1997 et 2003 de 36,7% à 41,6% et semble se stabiliser tous âges confondus.
  • A un âge donné, les jeunes générations ont un indice de masse corporelle supérieur de 5 à 10 % à celui de leurs aînés. 14,3 % des enfants sont en surpoids et 3,5 % sont obèses.
  • Les femmes sont plus fréquemment obèses entre 15 et 45 ans. L’augmentation du nombres de femmes obèses est de 64 % en neuf ans contre 40 % chez les hommes.
  • La mesure du tour de taille, moyen simple d’évaluer le degré d’obésité abdominale, a augmenté de 2,6 cm en 6 ans.
  • Certains facteurs comme l’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol ou le diabète sont présent chez 42,5 % des personnes obèses ou en surpoids et seulement chez 18,5 % des personnes ayant un poids normal. L’obésité accroît le risque de stérilité.

Cette progression de l’obésité, avec tout le florilège de complications que cela entraîne, risque d’altérer la qualité de vie et l’espérance de vie des personnes en surpoids et encore plus pour les personnes obèses.

Les répercussions du surpoids et de l’obésité sur plusieurs grossesses sont mis en évidence par le travail rapporté dans le très sérieux journal médical « The Lancet » en Septembre 2006. Les auteurs de cette étude ont surveillé 150 000 femmes Suédoises durant leur première grossesse. L’âge moyen était compris entre 25 et 29 ans avec un IMC entre 18,5 et 24,9 unités soit un poids oscillant entre 50,3 et 67,7 kg avant le début de la grossesse.

Entre les deux grossesses, l’indice de masse corporelle des femmes avait augmenté en moyenne de 0,7 unité soit 1,9 kg pour 1,65 m.

Les femmes, dont l’IMC s’est majoré de 3 unités en moyennes entre les deux grossesses, ont des risques de complications nettement augmentés durant la seconde grossesse :

  • Hypertension+ 76 %
  • Pré-éclampsie+ 78 %
  • Diabète+ 109 %
  • Césarienne+ 32 %
  • Macrosomie*+ 87 %
  • Fausse couche+ 63 %

Ces complications apparaissent déjà, mais de façon moins importante si la majoration de l’IMC est comprise entre 0 et 3 unités. Autrement dit prendre 3 kg entre les deux grossesses majore le risque de diabète gestationnel de 30 % et de 200 % si l’on devient obèse. Perdre les kilos en trop annule les risques de complications.

Attention, cela ne veut pas dire qu’une femme dont l’IMC aura augmenté entre les deux grossesses subira obligatoirement l’une ou l’autre de ces complications ; il s’agit seulement d’un risque.

La prise de poids augmente les risques de complications à plus long terme, car une femme qui a présenté un diabète gestationnel a plus de risque de développer ultérieurement un diabète qui sera définitif.

Retrouver son poids habituel et normaliser son IMC est un objectif à se fixer avant d’envisager la grossesse suivante.

Quelles peuvent être les conséquences des variations importantes du poids pendant la grossesse sur le devenir de l’enfant ?

Des divers travaux de recherche qui se poursuivent, quelques notions essentielles peuvent être dégagées. Elles permettent à la future maman de comprendre l’importance de l’équilibre alimentaire afin de contrôler le prise de poids.

  • Le début de la grossesse s’accompagne d’une augmentation de la sécrétion d’insuline et d’une sensibilité du tissu adipeux à cette insuline. Cela a pour effet obligatoire d’augmenter la fabrication de bons acides gras stockés dans le tissu gras maternel sous une forme qui sera utile pour le développement du fœtus. Cette augmentation du tissu adipeux en début de grossesse est normale et souhaitable.
  • Lors de la seconde partie de la grossesse, ce tissu gras maternel résiste à l’inuline. Le stockage des graisses s’arrête et celles-ci sont réutilisées pour assurer la croissance fœtale.
  • D’autre part, le tissu gras sécrète des substances dont la leptine adipocytaire qui semble intervenir très tôt dans la mise en place des circuits de neurones au niveau de l’hypothalamus de l’enfant. Elle permet le contrôle des apports alimentaires et de la balance énergétique. Une alimentation trop calorique et riche en lipides perturberait le fonctionnement de l’hypothalamus ainsi que d’autres régions cérébrales qui interviennent pour calmer la faim, la production de sucre par le foie et son contrôle par la pancréas. Cette perturbation de la satiété entraîne une prise alimentaire importante chez l’enfant qui ne saura pas s’arrêter de manger avant d’avoir absorber un volume alimentaire trop important.
  • Des modification épigénétiques ( modification du fonctionnement des gènes de la maman responsable de l’obésité qui serait transmis à sa descendance) interviendraient également.

C’est, grâce à ces recherches, que l’on commence à comprendre que l’alimentation, trop riche ou trop restrictive, pendant les premiers temps de la grossesse perturbe le métabolisme du fœtus, influe sur sa santé ultérieure et pourrait expliquer en partie cette épidémie d’obésité qui débute de plus en plus tôt .

L’étude EDEN montre de façon surprenante un rapport très net entre le poids initial de la future maman avant la grossesse et le poids de naissance de l’enfant. Le placenta fonctionnerait différemment selon le poids initial et pourrait moduler la prise de poids du fœtus avant la naissance.

  • Une femme en surpoids avant la grossesse aura plus de risques d’avoir un enfant en surpoids. La prise de poids durant la grossesse jusqu’à 15 kg n’influe pas sur le poids de l’enfant.
  • Par contre une maman ayant un IMC de 30 à la conception de son enfant majore le risque d’avoir un enfant obèse dès l’âge de 11 ans et jusqu’à 45 ans!
  • Une autre étude montre le lien entre l’obésité de la future maman et une augmentation de la mortalité à l’âge adulte de la progéniture entre 50 et 60 ans.
  • Il devient évident pour les femmes en surpoids qu’un conseil nutritionnel plusieurs mois avant la conception trouve là sa justification.

La prise de poids avant la grossesse peut modifier durablement le profil de santé de l’enfant.

  • Cette hypothèse semble se confirmer d’après les travaux mené auprès de femmes vivant en Gambie. L’étude a consisté à mesurer chez la future maman et son enfant, les variations de marqueurs comme diverses vitamines B2, B6, B12 selon les apports alimentaires qui varient selon les saisons.Ces variations de concentrations de vitamines en fonction des saisons sont expliquées par des groupements méthyles qui se fixent sur le code génétique et modifient la concentration des marqueurs étudiés. Ces modifications se retrouvent dans les tissus des enfants. On comprend que des variations dans l’alimentation modifient l’expression de certains gènes et que le fonctionnement modifié de ces gènes se transmet à la descendance. (2)
  • On sait à présent que le poids de naissance de l’enfant conditionne son profil de santé à l’âge adulte. Ainsi, les garçons ayant  un poids de naissance supérieur à 2 déviations standard sur la courbe de poids du carnet de santé ont un risque d’obésité multiplié par 1,6 et de diabète de type 2 ( diabète gras) multiplié par 2,3 et par 5 si le poids de naissance dépassait les 3 déviations standards. Ceci n’est pas retrouvé chez les filles.(1)
  • Celui qui séjourne neuf mois dans le ventre de sa maman passant du stade de cellule à celui d’embryon puis de fœtus ne cesse d’absorber les aliments consommés sous forme de lipides, glucides et protides ainsi que divers oligo-éléments et minéraux indispensables. Il en de même si la consommation d’alcool, de tabac, de médicaments ou de drogues persiste pendant la grossesse.

Le mode alimentaire d’une femme bon ou mauvais conditionnent le devenir de son enfant.

Toute l’adaptation alimentaire dépend du poids précédent la grossesse. Il est utile de le mesurer.

 

Valeur de l’IMC

Classification OMS

Dénomination usuelle

< 18,5

déficit pondéral

maigreur

18,5-24,9

poids normal

poids souhaitable

25-29,9

surpoids

surpoids

30-34,9

obésité classe I

obésité modérée ou commune

35-39,9

obésité classe II

obésité sévère

>  40

obésité classe III

obésité massive ou morbide

1. JIM > Congrès > Deux fois plus de diabète de type 2 chez les garçons de gros poids de naissance 

2  Sources :

  • JIM on line;
  • Dominguez-Salas P, Moore SE, Baker MS, Bergen AW, Cox SE, Dyer RA, et al. Maternal nutrition at conception modulates DNA methylation of human metastable epialleles. Nature Communications [Internet]. 29 avr 2014 [cité 11 mai 2014];5. Disponible sur: http://www.nature.com/doifinder/10.1038/ncomms4746

Influence de l’alimentation et du poids.

L’alimentation et le poids sont importants pour la croissance du bébé et sa santé ultérieure mais aussi pour la santé de la maman. En lisant la suite, vous serez convaincue du bien-fondé d’une alimentation équilibrée.

Tout d’abord une constatation sur le poids en général.

Certaines femmes, quelque soit le mode alimentaire, restent minces avant, pendant et après la grossesse. Souhaitons leur que cela persiste.

Pour les autres, une immense majorité, ce n’est pas le cas. Bien que soucieuse de leur ligne et attentive à leurs apports alimentaires, le mode de vie actuel impose parfois des écarts. Reproduits, ceux-ci déséquilibrent l’alimentation et favorisent la prise de poids.

C’est ce que montre l’enquête Obepi réalisé conjointement par l’INSERM et l’Institut Roche de l’Obésité. Evaluant en France, tous les trois ans, l’évolution de l’obésité et du surpoids, les résultats sont sans équivoque et alarmants.

- Les français ont pris, en moyenne, 1,7 kg en cinq ans. 32,4 % sont en surpoids et 16,9 % sont obèses.

- Un exemple concret. L’étude EDEN, actuellement en cours depuis 2003, consistant à surveiller 2000 femmes enceintes et leurs bébés durant 5 ans, a livré ses premières informations : le pourcentage de femmes de plus de 70 kg avant la grossesse est passé de 14 % en 1995 à 21 % en 2003. La proportion des personnes en surpoids ou obèses a progressé entre 1997 et 2003 de 36,7% à 41,6% et semble se stabiliser tous âges confondus.

- A un âge donné, les jeunes générations ont un indice de masse corporelle supérieur de 5 à 10 % à celui de leurs aînés. 14,3 % des enfants sont en surpoids et 3,5 % sont obèses.

- Les femmes sont plus fréquemment obèses entre 15 et 45 ans. L’augmentation du nombres de femmes obèses est de 64 % en neuf ans contre 40 % chez les hommes.

- La mesure du tour de taille, moyen simple d’évaluer le degré d’obésité abdominale, a augmenté de 2,6 cm en 6 ans.

- Certains facteurs comme l’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol ou le diabète sont présent chez 42,5 % des personnes obèses ou en surpoids et seulement chez 18,5 % des personnes ayant un poids normal. L’obésité accroît le risque de stérilité.

Cette progression de l’obésité, avec tout le florilège de complications que cela entraîne, risque d’altérer la qualité de vie et l’espérance de vie des personnes en surpoids et encore plus pour les personnes obèses.

Les répercussions du surpoids et de l’obésité sur plusieurs grossesses sont mis en évidence par le travail rapporté dans le très sérieux journal médical « The Lancet » en Septembre 2006. Les auteurs de cette étude ont surveillé 150 000 femmes Suédoises durant leur première grossesse. L’âge moyen était compris entre 25 et 29 ans avec un IMC* entre 18,5 et 24,9 unités soit un poids oscillant entre 50,3 et 67,7 kg avant le début de la grossesse.

Entre les deux grossesses, l’indice de masse corporelle des femmes avait augmenté en moyenne de 0,7 unité soit 1,9 kg pour 1,65 m.

Les femmes, dont l’IMC s’est majoré de 3 unités en moyennes entre les deux grossesses, ont des risques de complications nettement augmentés durant la seconde grossesse :

 

- Hypertension + 76 %

- Prééclampsie + 78 %

- Diabète + 109 %

- Césarienne + 32 %

- Macrosomie* + 87 %

- Fausse couche + 63 %

Ces complications apparaissent déjà, mais de façon moins importante si la majoration de l’IMC est comprise entre 0 et 3 unités. Autrement dit prendre 3 kg entre les deux grossesses majore le risque de diabète gestationnel de 30 % et de 200 % si l’on devient obèse. Perdre les kilos en trop annule les risques de complications.

Attention, cela ne veut pas dire qu’une femme dont l’IMC aura augmenté entre les deux grossesses subira obligatoirement l’une ou l’autre de ces complications ; il s’agit seulement d’un risque.

La prise de poids augmente les risques de complications à plus long terme, car une femme qui a présenté un diabète gestationnel a plus de risque de développer ultérieurement un diabète qui sera définitif.

Retrouver son poids habituel et normaliser son IMC est un objectif à se fixer avant d’envisager la grossesse suivante.

Quelles peuvent être les conséquences des variations importantes du poids pendant la grossesse sur le devenir de l’enfant ?

Des divers travaux de recherche qui se poursuivent, quelques notions essentielles peuvent être dégagées. Elles permettent à la future maman de comprendre l’importance de l’équilibre alimentaire afin de contrôler le prise de poids.

Le début de la grossesse s’accompagne d’une augmentation de la sécrétion d’insuline* et d’une sensibilité du tissu adipeux à cette insuline. Cela a pour effet obligatoire d’augmenter la fabrication de bons acides gras stockés dans le tissu gras maternel sous une forme qui sera utile pour le développement du fœtus. Cette augmentation du tissu adipeux en début de grossesse est normale et souhaitable.

Lors de la seconde partie de la grossesse, ce tissu gras maternel résiste à l’inuline. Le stockage des graisses s’arrête et celles-ci sont réutilisées pour assurer la croissance fœtale.

D’autre part, le tissu gras sécrète des substances dont la leptine adipocytaire qui semble intervenir très tôt dans la mise en place des circuits de neurones au niveau de l’hypothalamus. Elle permet le contrôle des apports alimentaires et de la balance énergétique. Une alimentation trop calorique et riche en lipides perturberait le fonctionnement de l’hypothalamus ainsi que d’autres régions cérébrales qui interviennent pour calmer la faim, la production de sucre par le foie et son contrôle par la pancréas. Cette perturbation de la satiété entraîne une prise alimentaire importante chez l’enfant qui ne saura pas s’arrêter de manger avant d’avoir absorber un volume alimentaire trop important.

C’est, grâce à ces recherches, que l’on commence à comprendre que l’alimentation, trop riche ou trop restrictive, pendant les premiers temps de la grossesse perturbe le métabolisme du fœtus, influe sur sa santé ultérieure et pourrait expliquer en partie cette épidémie d’obésité qui débute de plus en plus tôt .

L’étude EDEN montre de façon surprenante un rapport très net entre le poids initial de la future maman avant la grossesse et le poids de naissance de l’enfant. Le placenta fonctionnerait différemment selon le poids initial et pourrait moduler la prise de poids du fœtus avant la naissance. Une femme en surpoids avant la grossesse aura plus de risques d’avoir un enfant en surpoids. La prise de poids durant la grossesse jusqu’à 15 kg n’influe pas sur le poids de l’enfant. Il devient évident pour les femmes en surpoids qu’un conseil nutritionnel plusieurs mois avant la conception trouve là sa justification.

Celui qui séjourne neuf mois dans le ventre de sa maman passant du stade de cellule à celui d’embryon puis de fœtus ne cesse d’absorber les aliments consommés sous forme de lipides, glucides et protides ainsi que divers oligo-éléments et minéraux indispensables. Il en de même si la consommation d’alcool, de tabac, de médicaments ou de drogues persiste pendant la grossesse.

Le mode alimentaire d’une femme bon ou mauvais conditionnent le devenir de son enfant.

Toute l’adaptation alimentaire dépend du poids précédent la grossesse. Il est utile de le mesurer.

Allaitement

 

On ne saurait trop insister sur l’allaitement maternel et le bénéfice que peut en obtenir votre bébé. Bien sûr la décision d’allaiter ou non appartient à la future maman et il ne faut pas se culpabiliser si vous hésitez ou n’en ressentez pas l’envie. A la lecture des quelques chiffres statistiques, vous comprendrez que vous n’êtes pas seule à vous poser la question.

L’allaitement en France et ailleurs

 

Quelques chiffres :

-         L’allaitement maternel varie en France de 36 à 40 % selon les régions.

-         Entre 2000 et 2005, le pourcentage de femmes qui allaitent passe 50 à 56 %.

-         22 % des femmes ayant l’intention d’allaiter hésitent à le faire.

-         Les femmes de plus de trente ans sont plus nombreuses à allaiter.

-         La durée moyenne de l’allaitement est d’environ dix semaines, mais va en augmentant car 27 % des femmes allaitent plus de trois mois contre 19% en 2000.

-         L’alimentation au sein exclusivement concerne seulement 3% des enfants de quatre mois.

-         Ailleurs qu’en France, les femmes allaitent également et parfois de façon plus prolongée comme en Suède où elles sont 50 % à allaiter à 6 mois ; 80 % en Norvège à 6 mois et 36 % à un an. La prise de conscience du bénéfice de l’allaitement maternel et les conditions de congé de maternité devant certainement influer sur la durée de l’allaitement.

Bien sûr, il ne s’agit que de moyennes et de statistiques. Cela montre surtout que l’allaitement dure d’autant plus que la maman est motivée et que les parents se sont informés sur le sujet et sont entreprenants.

Ce qui permet de convaincre d’allaiter :

-         Tout d’abord l’envie d’allaiter avant même le début ou au cours de la grossesse, ce qui veut donc dire qu’il ne faut pas allaiter sous la pression de l’entourage familial ou médical. La décision d’allaiter vient d’une envie profonde.

-         Avoir plusieurs enfants renforcent la motivation pour allaiter,

-         Le niveau socioprofessionnel élevé des parents,

-         Plus le nombre de diplômes depuis l’âge de dix-neuf ans est important, plus l’envie d’allaiter est importante.

-         Le contact direct dès la naissance du bébé contre la peau est un signal fort ; voir sa bouche s’ouvrir et fouiner vers le sein renforce l’envie de conserver ce contact par le biais de l’allaitement.

-         La promiscuité du bébé. Plus le contact intime est répété, moins il ya de réticences à allaiter.

-         La bonne position du nouveau-né (face à la mère) et la prise du sein par l’enfant (bouche grande ouverte langue vers le bas).

Ce qui peut amener à réduire la durée de l’allaitement :

-         Le sentiment de ne pas avoir un lait de qualité pour son enfant et il n’y a aucun lien entre la qualité de l’allaitement et la taille des seins ;

-         Le contact direct et répété du corps de son bébé sur votre propre peau est parfois redouté ;

-         L’obligation d’être présente pour toutes les périodes d’alimentation de son bébé ;

-         L’apport de biberon de complément dès la maternité ;

-         La déformation des seins du fait de l’allaitement. Or les seins se modifient notablement en fin de grossesse et c’est là que se situe le risque de déformation des seins allaitement ou pas.

-         Le tabagisme. La durée d’allaitement est plus courte et le lait moins abondant (25 % de moins). La nicotine passe dans le lait et sa biodisponibilité est de l’ordre de 30 %. Cependant fumer n’interdit pas d’allaiter. Pour le bien-être du bébé, allaitement ou pas, il serait judicieux d’arrêter et de suivre, en même temps que l’allaitement, un programme de sevrage accompagné de substituts nicotiniques. La consommation de tabac n’annule en rien tous les bénéfices apportés par le lait maternel et rien ne remplace le bien-être psychologique donné à son enfant en l’allaitant. En attendant l‘arrêt du tabagisme et afin d’éviter un passage trop important de substances toxiques dans le lait, il vaut mieux ne pas fumer deux heures avant la tétée.

Pour comprendre la meilleure qualité du lait maternel

 

Le lait maternel est l’aliment idéal pour nourrir son enfant. Il est nécessaire de comprendre que la composition du lait varie pour chaque enfant :

-         selon sa prématurité ou non,

-         selon son âge : le premier lait est appelé colostrum est quatre fois plus riche en protéines,  en anticorps, en enzymes et trois fois moins en lipides que le lait mature. Il est suivi d’un lait de transition et devient le lait mâture après un mois.

Le lait maternel apporte un taux plus faible en certains acides aminés car le nourrisson n’a pas les mêmes capacités d’assimilation qu’un adulte ; de même, l’absorption des graisses est meilleure chez le nourrisson allaitant grâce à la lipase maternelle (enzyme permettant la digestion des graisses).

-         selon le moment de la tétée dans la journée : le lait étant plus riche en lipides le matin

-         durant la tétée : la richesse en lipide est plus importante en fin de tétée.

 

Enfin, le lait maternel apporte non seulement des aliments mais aussi la lactoferrine pour l’assimilation du fer, des hormones, des facteurs de croissance et de nombreuses cellules favorisant les défenses immunitaires du nourrisson : macrophages, polynucléaires neutrophiles et surtout des immunoglobulines en particulier les IgA sécrétoires qui ont montré leurs actions contre divers agents infectieux comme l’Escherichia Coli entérotoxinogène. Toutefois pour que le lait maternel soit le mieux adapté pour l’enfant, il faut que l’alimentation de la maman soit également équilibrée ; ainsi la richesse en oméga 3 vient à la fois des réserves en graisses de la mère mais aussi de son alimentation quotidienne.

 

Effets de l’allaitement.

 

L’allaitement maternel pourrait avoir un rôle favorable dans le développement psychomoteur du nourrisson

Le lait de mère est riche en acide gras polyinsaturés, en particulier ceux de la famille des acides gras oméga-3 : c’est l’acide alpha-linolénique. Ce type d’acide gras participe au  développement cérébral et sensoriel. Il est démontré que l’allaitement maternel influence la composition du cerveau du nouveau-né. Chez l’animal, une carence profonde entraîne une diminution du poids du cerveau et du nombre des fibres de myéline.

L’allaitement maternel favorise également les interactions précoces mère-enfant et confère un avantage psychoaffectif jouant un rôle dans le développement de l’enfant. Il n’existe donc pas que des facteurs nutritionnels…

Le lait maternel apporte les éléments nutritionnels essentiels pour le développement de l’enfant lui assurant une meilleure défense immunitaire, une réduction des risques allergiques et le début de son éducation nutritionnelle en fonction de l’arôme des aliments consommés. C’est aussi un bon moyen de diminuer la masse grasse accumulée pendant la grossesse. La phase active de réduction pondérale permettant de retrouver silhouette et poids antérieurs ne débutera qu’à la fin de l’allaitement et après le retour de couches.

Après la naissance, l’allaitement maternel semble protéger contre l’obésité infantile: une survenue moindre du surpoids et de l’obésité à l’âge de 5-6 ans a été notée chez les enfants nourris au sein, avec un effet d’autant plus important que l’allaitement a été prolongé et ce indépendamment du statut social. Par ailleurs, les nourrissons avant bénéficié d’un allaitement maternel ont, à l’adolescence (13-16 ans), un meilleur profil lipoprotéique que ceux nourris au lait infantile. Outre ce bénéfice potentiel sur le risque d’athérome, la consommation de lait maternel est associée à une pression artérielle plus basse dans la même tranche d’âge. Elle semble aussi conférer une certaine protection contre le diabète de type 1.

L’effet de l’allaitement sur les capacités intellectuelles de l’enfant  font toujours l’objet d’études.  Diverses substances contenues dans le lait maternel comme le DHA ( acide docosaheaénoïque) et l’ARA (acide arachidonique) améliorent la croissance des neurones et facilitent la transmission entre eux.  Cet effet bénéfique sur le cerveau du bébé est modulé par la présence sur chaque bras du chromosome d’un allèle particulier du gène appelé FASD2 impliqué dans la transformation des acides gras cité précédemment.  La présence de ce gène augmente de 6,8 points le QI de ces enfants. En l’absence de ce gène, l’allaitement n’apporte aucun bénéfice sur le QI des enfants allaités.

Apports nutritionnels

 

Un litre de lait maternel contient 330 mg de calcium, 140 mg de phosphore et aussi… 40 mg de magnésium, 2,5 mg de zinc mais peu de fer quoique très assimilable, 330 picogrammes de vitamine A, mais peu de vitamines D et K et tout ce qu’il faut en vitamines B et C.

Nourrir son bébé au sein requiert de fournir tous ces aliments en plus de son alimentation personnelle ; cela nécessite de l’énergie  (2500 kcal/J) et du repos. Durant toute cette période, l’alimentation joue un rôle clé. A peu de choses près, l’alimentation est  identique à celle de la fin de la grossesse, autrement dit beaucoup de protéines (les apports protéiques doivent être augmentés de 20 gr par jour pendant toute la durée de l’allaitement), d’acides gras essentiels (acides gras Omega 3), de vitamine C et de fer, plus des lipides et des glucides en quantité supérieure à la consommation habituelle.

Il faut maintenir l’apport de calcium, soit l’équivalent d’un litre de lait par jour, yaourts, fromages, entremets. Le calcium se consomme sous toutes les formes et à volonté durant tout l’allaitement sans oublier les eaux à forte teneur en calcium (Annexe 9). L’apport en magnésium doit être important afin de compenser les pertes, de l’ordre de 50 à 75 mg par jour, induites par l’allaitement.(Annexe 8)

Pour une maman végétarienne, l’allaitement peut être conduit sans danger pour le bébé. Il convient de maintenir des apports nutritionnels en consommant de grandes quantité de produits laitiers ( 7 à 8 portions par jour), de légumineuses comportant du fer et de céréales, ainsi que es fruits et des matières grasses. Les mamans végétaliennes risquent de manquer de fer, de zinc, de calcium et de vitamines D.

L’organisation des repas.

 

Cette organisation ne diffère pas beaucoup par rapport au temps de la grossesse. Les apports alimentaires comprennent selon la période :

- Petit-déjeuner ou goûter :

             Lait (250 ml) ou équivalent en laitage ou fromage

             Pain ou céréales

             Beurre

             Confiture ou miel

             Fruit

- Déjeuner ou dîner:

             Crudités crues ou cuites (assaisonnement avec une huile équilibrée en acides gras essentiels)

             Viande poisson ou œuf dans les mêmes proportions que durant la grossesse

             Légumes cuits ou féculents

             Fromage ou laitage

             Un fruit

             Pain

             Eau pouvant être riche en magnésium.(Annexe 9)

 

Le bébé nourri au sein

 

L’allaitement au sein inquiète parfois les mamans car il est difficile de mesurer ce que prend le nourrisson, de savoir si le lait apporte bien la bonne quantité de nutriments nécessaire à la croissance.

Quelques repères sont nécessaires :

-         Plus le nouveau tête précocement, ce qu’il sait faire par réflexe dans les premières heures après l’accouchement, plus l’allaitement a des chances de bien débuter.

-         Il est nécessaire de répondre à la demande du bébé qui tête environ six à huit fois par jour pendant cinq à vingt minutes sur un sein en se souvenant que l’hydratation se fait en début de tétée et l’apport en énergie et matières grasses à la fin de celle-ci.

-         Une bonne tétée s’est déroulée lorsque le bébé a bien aspiré sur le sein, qu’il ralentit les mouvements de succion, que le sein est moins tendu, qu’il s’endort repu après la tétée et que la tétée se répète toutes les trois heures environ. Une tétée incomplète rapprochera la prochaine tétée. Un rot est souvent nécessaire afin de vider l’air aspiré durant la tétée.

-         Il ne faut pas se fier au nombre de selles pour apprécier la bonne qualité de l’allaitement. Généralement fréquentes, parfois aussi nombreuses que le nombre de tétées, de couleur jaune d’or ou vertes, granuleuses ou liquides, elles peuvent parfois être rares jusqu’à une à deux fois par semaines signifiant que le bébé utilise la totalité des apports nutritifs. Le ballonnement douloureux du ventre ou la dureté des selles sont par contre des signes d’inquiétude et doivent être corrigés.

-         La prise de poids par semaine est variable selon les nourrissons :

 

Âges

Filles

g/semaine

Garçons g/semaine

 

 

Perte de poids et allaitement

 

Dans la perspective d’un allaitement durable, l’établissement d’un régime amaigrissant n’est pas souhaitable. Il nécessite pour réussir sans nuire à la croissance du bébé d’être mené par une diététicienne.

Cette période peut, lorsque le surpoids de la maman est important, être mise à profit pour permettre une perte de poids sans toutefois mettre en danger la croissance fœtale. Une étude a permis de montrer qu’une perte de poids de 500 gr par semaine entre la quatrième et la quatorzième semaine après l’accouchement n’entrave pas la croissance de l’enfant. Cette perte de poids était obtenue en combinant une diminution des apports énergétiques de 500 Kcal par jour et une activité sportive régulière (45 mn par jour quatre fois par semaine).

Il est conseillé de diminuer les graisses visibles sans oublier les graisses cachées dans les pâtisseries, fritures, les accompagnements et de réduire les sucres simples dits rapides et ceux cachés également dans les pâtisseries, les glaces mais aussi les boissons aux fruits.

Allaitement et contraception

 

Quelques mots sur ce sujet bien éloigné du sujet initial pour rappeler que l’allaitement ne garantit en rien une contraception efficace. L’absence de règles ne veut pas dire absence d’ovulation et si la fertilité est certes diminuée, elle n’est pas nulle. Aussi, il faut prévoir ou non un autre moyen de contraception.

En pratique :

Allaiter est un engagement. Le lait maternel est adapté à votre bébé et se modifie durant sa croissance. Il facilite sa digestion et lui donne par vos anticorps des armes contre les diverses infections qu’il peut commencer à rencontrer.

Côté pratique : pas de danger d’oublier le lait ; il est immédiatement à bonne température

Votre alimentation diffère peu de celle adoptée durant la grossesse.  Les apports protéiques sont à augmenter de 20g par jour tout en maintenant les apports laitiers à 1200 voire 1500 mg par jour, les apports en magnésium.

La précocité  de la mise au sein est un atout pour bien réussir l’allaitement.

L’hydratation est assurée en début de tétée et l’apport en énergie à la fin

6 à 8 tétées par jour de 10 à 20 mn en moyenne.

D’autres informations sur le site  de périnatalité de Haute Normandie qui soutient l’allaitement maternel




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