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Annexe 24 Lexique

Accouchement prématuré : Accouchement ayant lieu avant la date normale qui est de 41 semaine d’aménorrhée (absence de règles) ; l’accouchement est dit prématuré lorsqu’il se passe entre la 28 et la 38 eme semaine d’aménorrhée.

Acide aminé : molécule organique possédant un squelette carboné et deux groupes fonctionnels: une amine (-NH2) et un acide carboxylique (-COOH). Ils sont les « maillons » qui constituent les protéines

Acide chlorhydrique : Solution aqueuse de chlorure d’hydrogène (HCl). C’est un acide fort, principal constituant des acides gastriques.

Acide folique : Coenzyme indispensable à la synthèse de protéines organiques et de l’hémoglobine.

Acides gras : Un acide gras est une molécule formée d’une chaîne de carbones liés à des hydrogènes (c’est ce qu’on appelle un hydrocarbure en chimie organique) terminée par un groupement acide : COOH. Il existe 3 types d’acides gras :

l’acide gras saturé. Des études ont démontré qu’il y a une corrélation entre la quantité de gras saturés dans la diète et un taux anormalement élevé de cholestérol sanguin. Un taux élevé de cholestérol augmente les risques de maladies cardiovasculaires.

l’acide gras monoinsaturé (la chaîne carbonée contient une double liaison),

l’acide gras polyinsaturé (contenant plusieurs doubles-liaisons).

 

Acide linoléique : L’acide linoléique (C18H32O2) est un acide gras, dit polyinsaturé. Le mot linoléique vient du grec linon (le lin). Oléique signifie une relation à l’huile : en effet, l’huile de lin en contient de grandes quantités. Il appartient au groupe des Oméga-6. L’acide linoléique est un acide gras polyinsaturé qui intervient dans la fabrication de la membrane cellulaire. Pour pouvoir être utilisé par le corps, l’acide linoléique doit être converti en acide gamma-linolénique (GLA), par une réaction enzymatique . L’acide linoléique ne peut être synthétisé par l’organisme et doit donc être apporté par l’alimentation. On dit pour cela que c’est un acide gras essentiel. L’acide linolénique est principalement contenu dans certaines huiles végétales dites vierges et de première pression à froid et aussi dans les oeufs, dans la viande de gibier sauvage…

Acide linolénique : L’acide alpha-linolénique provient des végétaux verts, de certains végétaux aquatiques (ex: Spiruline), des produits de la mer (ex: huiles de poissons de mer froides tels le saumon, le flétan, le maquereau, … ), de certaines huiles végétales (huiles de noix, de soya, de lin, … ).

Acide oxalique : L’acide oxalique et les oxalates sont des toxiques que l’on trouve dans de nombreuses plantes. Cet acide peut irriter les voies œsophagienne ou gastrique lors de son ingestion et provoquer des dommages rénaux (calculs, oligurie, albuminurie, hématurie). Il est mortel à forte dose. n trouve parmi les aliments ayant une forte teneur en acide oxalique le cacao, le chocolat, les noix et noisettes, les baies, la rhubarbe, les haricots et bien sûr l’oseille.

Acide phytique : Naturellement présent dans les graines de nombreuses céréales, en général sous la forme de sel de calcium ou de magnésium. Il diminue, voir inhibe l’absorption de divers cations (Zn, Cu, Co, Mn, Ca, Fe) en formant des phytates insolubles. Cet effet de déminéralisation s’observe plus chez les consommateurs de pains à la levure à base de farines complètes. La fermentation naturelle du levain sans levure de boulangerie réduit cet acide grâce aux enzymes du levain : les phytases. Le pain au levain (lactofermentation obtenue grâce aux enzymes contenues dans la farine) garde ses propres enzymes intactes ce qui va permettre à une pré-digestion de commencer et, au final, une meilleure assimilation.

ADN (Acide désoxyribonucléique) Constituant essentiel des chromosomes, présent aussi dans d’autres structures, l’ADN est le support de l’information héréditaire

Akène : tout fruit sec qui ne contient qu’une seule graine libre et qui ne peut pas s’ouvrir.

Amidon : nom courant désignant un composé blanc inodore insipide. L’amidon est une substance servant de réserve dans le monde végétal. L’amidon est un glucide (sucre) lent.

Anémie : Diminution du nombre de globules rouges du sange ou de leur teneur en hémoglobine

Anémie macrocytaire (voir macrocytose)

Anencéphalie: Organisme dépourvu d’encéphale.

APGAR: Score étable par une pédiatre américaine , Virginia Apgar, en 1909 ; méthode d’appréciation de l’état de santé de l’enfant qui vient de naître et se base sur cinq critères : le teint, le tonus, la respiration, le rythme cardiaque, et la réactivité aux stimulations.

ARN (acide ribonucléique) est une image transformée de l’ADN permettant de transmettre à l’extérieur du noyau des informations permettant de synthétiser des protéines.

Athérosclérose : affection caractérisée par le dépôt de plaque d’athérome, formée de graisse et de cellules nécrosées recouverts de fibres musculaires lisses, qui obstrue progressivement les vaisseaux

Avortement : Expulsion du fœtus avant le sixième mois de grossesse, il est dit naturel ou spontané ; l’avortement volontaire ou IVG ne peut avoir lieu en France au delà de la quatorzième semaine d’aménorrhée. 8% des grossesses se terminent par une fausse couche cliniquement détectable et probablement 60% en incluant les interruptions très précoces et indétectables.

Balstocyste : Etape dans le développement de l’embryon comportant une masse cellulaire externe formant le placenta formée à partir de la compaction des cellules de la morula, une partie creuse appelé blastocèle, entouré par une enveloppe externe le trophoblaste et contenant une masse cellulaire interne de quelques cellules appelé le bouton embryonnaire destiné à la formation de l’embryon.

Voir la vidéo concernant le passage du stade morula au stade blastocyste :

http://www.embryology.ch/francais/evorimplantation/popupvorimplant/video/morulazublasto.html

Calcium : Elément chimique métallique argenté, mou, de symbole Ca. C’est un élément essentiel à la croissance et entre dans la composition des os et des dents, à la contraction musculaire, la transmission de l’influx nerveux et à la coagulation du sang.

Calorie : (symbole cal) est une unité d’énergie, définie (calorie à 15°C) comme étant la quantité de chaleur (ou l’énergie) nécessaire à élever la température d’un gramme d’eau de 14,5°C à 15,5°C à la pression atmosphérique normale.

La calorie ne fait plus partie du SI depuis le 1er janvier 1978, mais est encore utilisée.

L’unité du SI est le joule (J) : 1 calorie (15°C) = 4,1855 J.

Il existe aussi la grande Calorie (symbole Cal) égale à la kilocalorie (1 000 calories).

La valeur énergétique des lipides (matière grasse) est d’environ 9 kcal/g, soit 38 kJ/g.
Celle des protéines et des glucides est d’environ 4 kcal/g, soit 17 kJ/g.

 

Cardiomyopathie : affection atteignant les tissus composant le muscle cardiaque.

Carence martiale : Il s’agit d’une carence en fer

Cécité : Altération plus ou moins complète de la fonction visuelle.

Céruléoplasmine : protéine de transport dans le sang qui transporte 90% du cuivre et participe au métabolisme du fer avec le cuivre comme cofacteur

Cholestérol : substance lipide complexe présent dans les graisses et les huiles animales mais aussi fabriqué par l’organisme au niveau du foie, de l’intestin et des glandes corticosurrénales. Il entre dans la composition des membranes cellulaires et sert de précurseur pour la synthèse de la vitamine d et des hormones sexuelles.

Colite : Inflammation du colon ou de l’intestin grêle.

Délivrance : Période survenant environ 30 mn après la naissance et comportant l’expulsion du placenta avec le reste du cordon ombilical et la poche qui contenait le liquide amniotique.

Diabète : Altération du fonctionnement du pancréas qui ne produit pas assez d’insuline pour régule le taux de sucre dans le sang.

Diététique : Discipline qui étudie la valeur nutritive des aliments et détermine les régimes alimentaires.

Dystocie des épaules : Complication durant l’accouchement, rare et imprévisible se caractérisant par l’engagement des épaules après l’expulsion de la tête.

EEG : Mesure de l’activité électrique du cerveau en appliquant des électrodes sur le cuir chevelu.

Electrolyte : Nom donné à un corps chimique qui, à l’état fondu ou en solution, est partiellement ou totalement dissocié en ions, permettant la conduction électrique.

Embryon : Produit du développement de l’œuf allant chez l’homme de la conception jusqu’à la fin du deuxième mois. Ensuite, il prend le nom de fœtus.

Eclampsie : Crise convulsive survenant à la fin de la grossesse.

Entéropathie exsudative : Maladie intestinale s’accompagnant de la sécrétion de liquide

Erythropoïétine : Hormone formée à partir d’une protéine plasmatique par divers tissus de l’organisme et accroît la production de globules rouges par la moelle osseusse. Elle serait également un facteur de croissance neuronale et serait impliquée dans la formation du cortex cérébral.

Fer : Elément chimique (Fe) et se trouve contenu dans l’hémoglobine du sang pour le transport de l’oxygène.

Fœtus voir Embryon

Folates (voir Acide Folique)

Fontanelle : espaces membraneux séparant les os du crâne. La fontanelle antérieure losangique (3 à 4 cm) et la fontanelle postérieure (0,5 cm) qui permettent la croissance de l’encéphale.

Gamète : Cellule reproductrice qui ont terminé leur maturation : ce sont chez l’homme les spermatozoïdes et chez les femmes les ovules.

Glucides : ou hydrates de carbone sont une classe de molécules de la chimie organique. Elles font partie, avec les protéines et les lipides, des constituants essentiels des êtres vivants et de leur nutrition, car elles sont un des principaux intermédiaires biologiques de stockage et de consommation d’énergie.

Hématome rétro placentaire : Hématome, c’est à dire collection de sang, située entre le placenta et la paroi utérine,. Minime cette collection de sang est sans gravité, importante elle met en jeu la vie de l’embryon et celle de la mère.

Hémodilution : terme caractérisant la répartition des composants sanguins dans un volume de liquide plus important.

Hémoglobine : protéine métallique contenant du fer dont la principale fonction est le transport de l’oxygène.

Hémoglobine-glyquée : Dosage sanguin permettant la surveillance du taux de sucres chez les personnes diabétiques.

Hernie : organe ou partie d’un organe qui sort de sa cavité.

Homocystéine : Acide aminé soufré résultant du catabolisme de la méthionine. Son augmentation résulte le plus souvent d’une carence en vitamine B 12 ou en acide folique.

Hydramnios : Excès de volume du liquide amniotique, dans lequel baigne le fœtus durant la grossesse.

Hypertension artérielle : Elévation permanente des chiffres de la pression artérielle

Hypertension inra-cranienne : Maladie de cause variable se traduisant par l’augmentation de volume d’un compartiment intracrânien.

Hypocalcémie : Baisse du calcium sanguin.

Hypoglycémie : Baisse trop importante du taux de sucre dans le sang.

Hypotrophie fœtale : Caractérise le trop faible poids du fœtus par rapport aux normes de croissance.

IMC (voir Indice de masse corporelle)

Immunité : Ensemble ces facteurs et des processus qui protègent l’organisme contre l’attaque de substances étrangères.

Immunoglobuline : protéine dont l’action permet à l’organisme de maintenir une bonne immunité.

Insuffisance thyroïdienne : déficience en hormones thyroïdienne entraînant une fatigue et un ralentissement du fonctionnement de l’organisme avec entre autres signes une prise de poids.

Insuline : hormone hypoglycémiante, fabriquée par le pancréas, qui augmente l’absorption du glucose par les cellules.

Iode : Oligo-élément essentiel qui intervient dans le fonctionnement de la glande thyroîde.

Lactoferrine : Protéine de défense naturelle contre les infections.

Légumineuse : Groupe de plantes à fleurs dont le fruit est une gousse et qui comporte des espèces alimentaires (pois, fèves, haricots,..)

Lipase :

Lipides : Les lipides sont les matières grasses qui sont contenues dans les aliments. Les corps gras sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme ; Ils servent de réserve d’énergie aux animaux et aux végétaux.

Les lipides sont des molécules constituées de carbone, d’hydrogène et d’oxygène sous forme de combinaison d’acides gras et de glycérol.

Les lipides sont très énergétiques : ils apportent beaucoup de calories. 1 g de lipide apporte 9 Kcal.

La plupart des lipides alimentaires sont constitués de l’association d’un glycérol et de trois acides gras de compositions diverses : on les appelle triglycérides.

 

Lysine : Acide aminé basique contenu dans certains aliments et qui représente 8% des acides aminés des protéines de notre organisme.

Macrocytose : anomalie induisant des érythrocytes (globules rouges) de grande taille. On l’observe lors de certaines anémies.

Macrophage : cellules du système immunitaire. Leur rôle est de phagocyter (détruire en absorbant) les corps étrangers.

Macrosomie : Elle est définit à la naissance par un poids à terme de plus de 4 000 g ou pendant la grossesse par des valeurs du Diamètre Abdominal Transverse (DAT) et la circonférence abdominale au-delà des valeurs normales maximales (97e percentile).

Maladie de Menkes : Mutation génétique sur le chromosome X codant pour une protéine transporteuse du cuivre entraînant un retard de croissance puis après la naissance de profonds troubles neurologiques et une anomalie de la texture des cheveux clairsemés, courts et torsadés. Le décès survient vers l’âge de 4 ans.

Méningocèle : voir spina bifida

Méthionine : acide-α-aminé soufré. C’est un acide aminé essentiel. Elle joue un rôle critique dans la reproduction et la survie cellulaire, et dans la méthylation des protéines et de l’ADN.

Micrognathie : Terme issu du grec mikros, petit et de gnathos, mâchoire, traduisant l’insuffisance de développement des maxillaires (os des mâchoires).

Microphtalmie : Terme issu du grec mikros : petit, et ophtalmos : œil. Diminution des dimensions de l’oeil dans ses différents diamètres, due à une anomalie congénitale. Cette petitesse de l’œil (ou parfois des deux yeux) est due à une anomalie embryologique (développement de l’embryon au cours de la première partie de la grossesse) entraînant un arrêt de développement à l’intérieur de l’utérus maternel. Causes : Héréditaire, infection par le virus de la rubéole. Peut entraîner la cécité

Monoxyde de carbone : Molécule gazeuse composée d’un atome de carbone et d’oxygène, inodore, incolore, inflammable et extrêmement toxique. Il agit comme un gaz asphyxiant qui, absorbé en quelques minutes par l’organisme, se fixe sur l’hémoglobine et sur les enzymes de la chaîne respiratoire au niveau de la cellule.

Myélomingocèle : (voir spina bifida)

Myoglobine : protéine dont la fonction est de transporter l’oxygène dans les tissus musculaires.

Nitrate : Les nitrates sont les résidus des engrais azotés, largement employés en agriculture et dans tous les jardins privés ou publics. Ils se trouvent aussi dans les tonnes de lisiers (déjections des animaux) venant des élevages intensifs et répandues ensuite sur les terres.
Par un phénomène d’écoulement et de pénétration tout à fait naturel, ils passent de la terre dans les nappes phréatiques où l’eau d’arrosage et de distribution publique est puisée.
L’eau du robinet en contient forcément. Le taux légal de 50 mg par litre est souvent dépassé dans les régions agricoles. Une quantité excessive de nitrates peut avoir pour conséquence un transport insuffisant d’oxygène dans le flux sanguin. Les enfants en dessous de 4 mois sont dépourvus de l’enzyme nécessaire pour compenser cette situation. La mortalité due à la méthémoglobinémie (« maladie bleue ») est cependant rare et se produit surtout dans les zones rurales.

Nutriment : sont constitués par l’ensemble des composés biologiques et minéraux nécessaires à l’organisme vivant pour assurer et entretenir la vie. Le nutriment est un composant élémentaire contenu dans ou issu des aliments, et utilisé par l’organisme pour couvrir ses besoins. Un nutriment peut être directement assimilé sans aucune modification chimique. On distingue parmi les nutriments énergétiques : les acides aminés (issus de la simplification moléculaire des protéines), les lipides) (résultant de la digestion des acides gras et les glucides : glucose, saccharose, etc…). Il existe également des nutriments non énergétiques qui ne proviennent d’aucune modification chimique digestive puisqu’ils sont directement assimilables tels quels . Ce sont : les vitamines, les sels minéraux et l’eau.

Nutrition : Du latin « nutrire », nourrir. C’est l’ensemble des processus d’absorption et d’utilisation des aliments, indispensable à l’organisme pour assurer son entretien et ses besoins en énergie

Obésité : excès de masse grasse entraînant des inconvénients pour la santé.

Oléagineux : plantes cultivées pour la richesse en huile de leurs graines ou de leurs fruits. Les graines oléagineuses sont également riches en protéines : on appelle « tourteau » cette partie riche en protéine qui reste après extraction de l’huile.

Oligospermie : Présence de spermatozoïdes en faible quantité de (<20 000 000 / ml) dans le sperme. Elle est qualifiée de sévère lorsque cette quantité passe en deçà de 5 000 000 de spermatozoïdes/ml. Elle est à distinguer de l'azoospermie qui est l'absence totale de spermatozoïdes dans l'éjaculât et de l'asthénospermie qui est l'absence de mobilité des spermatozoïdes.

Omphalocèle : Absence de peau de l’abdomen, de muscle et d’aponévrose laissant place à un revêtement composé par le péritoine et le revêtement amniotique. Fréquence 1 pour 5000 naissances.

Oocyste : forme parasitaire de la toxoplasmose, résistant même à l’eau de Javel, vivant pendant longtemps dans les milieux naturels et détruit par la chaleur, la cogélation.

Ostéoporose : perte progressive de masse osseuse, qui se traduit par une diminution de la densité osseuse et/ou une altération de la microarchitecture osseuse.

Oxydation : réaction chimique dans laquelle un composé se combine avec un ou plusieurs atomes d’oxygène.

Parasite : organisme vivant qui se nourrit, s’abrite ou se reproduit aux dépens d’un autre (l’hôte)

Phospholipide : Structure multiple qui est le principal constituants des membranes cellulaires.

Plexus brachial (paralysie): paralysie partielle ou totale du bras et de la main, causée à la naissance par une lésion des nerfs situés à la racine du bras.

Polynucléaire neutrophile : Type de globule blanc qui aide l’organisme à se défendre contre les bactéries, les virus et certains champignons.

Prééclampsie : Maladie de la grossesse, fréquente, 1 grossesse sur 20, caractérisée par l’association d’une hypertension artérielle supérieure à 14/9 cmHg, de la présence de protéines dans les urines supérieure à 0,5 g/24h, d’une prise de poids avec des œdèmes.

Prématurité : enfant né avant 37 SA révolues.

Processus immunitaire : Processus qui participe à l’immunité d’un individu c’est à dire à sa défense contre les agressions extérieurs.

Protéines : assemblage (ou séquence) d’acides aminés. Elles ont des fonctions très diverses : structurale (elles participent à la cohésion structurale des cellules entre elles), enzymatique (elles catalysent les réactions chimiques de la matière vivante) ou encore une fonction de messager (pour les protéines impliquées dans des processus de signalisation cellulaire).

Radicaux libres : Ce sont des molécules instables produites en permanence par le corps. Les cellules du corps qui produisent de l’énergie à partir des aliments et de l’oxygène mais laissent derrière des polluants, les radicaux libres. Elles sont toxiques et sont la conséquence du fonctionnement du métabolisme. Ils peuvent endommager ou détruire les parois des cellules : c’est l’oxydation qui est responsable de l’altération de l’ADN, du vieillissement cellulaire qui est à la base de certaines maladies comme l’athérosclérose, le cancer, Maladie d’Alzheimer ou la Maladie de Parkinson.

Ptosis : Chute de la paupière supérieure par paralysie du releveur

Régime végétalien : régime alimentaire toute aliment provenant des animaux ainsi que leurs dérivés (œufs, produits laitiers).

Régime végétarien :Mode d’alimentation basé sur la consommation de mets provenant uniquement du règne végétal et excluant la viande et les autres produits animaux y compris les poissons et les volailles.

Retard de croissance intra-utérin : exprime le décrochage de la courbe de croissance du fœtus in utero par rapport aux courbes de référence. Le RCIU est susceptible de rattrapage, in utero, par exemple sous l’effet du simple repos dans certaines circonstances ou après la naissance.

Rétinol : Forme utile de la vitamine A. La vitamine A est impliquée dans la croissance des os et la synthèse de pigments de l’œil. Le rétinol est parfois utilisé dans le traitement des acnés sévères.

Rétrognathie : Terme issu de rétro, en arrière et de gnathos, mâchoire, traduisant une déformation de la mâchoire qui semble rejetée en arrière quand elle est observée de profil.

Saccharose : sucre produit à partir de la canne à sucre et de la betterave.

Scorbut : maladie liée à une déficience alimentaire en vitamine C qui se traduit dans sa forme grave par le déchaussement et la purulence des gencives, des hémorragies, puis la mort. Chez l’enfant, cette maladie a pris le nom de maladie de Barlow – avec des symptômes un peu différents : raideur méningée, agressivité, anorexie, suppurations ORL, gastro-entérites, hémorragies multiples, mort subite.

Sélénium : Oligo-élément Le sélénium intervient essentiellement dans la composition des enzymes qui agissent sur le glutathion, qui est une substance permettant de protéger les cellules contre le pouvoir oxydant des radicaux libres. Pour résumer, à chaque fois qu’une pathologie est susceptible d’entraîner une production accrue de radicaux libres provoquant des lésions des cellules et une augmentation de médiateurs inflammatoires tels que les cytokines, le sélénium est susceptible de jouer un rôle protecteur

Spasmophilie : réaction de peur mais qui se produit de façon inappropriée par rapport à l’environnement. Elle est la conséquence d’une hyperventilation, cette même hyperventilation étant provoquée par une tension nerveuse (stress) non contenue. Elle se traduit par : Picotements au niveau des doigts, des lèvres,

Sensations de perte de connaissance, sans réelle perte de connaissance,

Palpitations,

Sensation de chaleur, de froid, frissons, tremblements.

Spina Bifida : (du latin signifiant « épine (dorsale) fendue en deux » est une malformation congénitale liée à un défaut de fermeture du tube neural durant la vie embryonnaire, qui reste ouvert à ses extrémités. Plusieurs formes :

Spina bifida occulta : forme mineure et la plus répandue sans ouverture dans la région lombo-sacrée (la peau en regard des anomalies est normale et porte souvent une zone très poilue), avec pour conséquences une incontinence urinaire, des problèmes moteurs, et une discrète altération de la sensibilité

Spina bifida méningocèle : la plus rare : la partie postérieure de certaines vertèbres est fendue, les méninges poussées à travers cette ouverture pour former un sac méningé (contenant du liquide céphalo-rachidien). Les nerfs sont en général peu endommagés et fonctionnels, ce qui aboutit à des troubles discrets.

Spina bifida myéloméningocèle : forme la plus grave de spina bifida. Les méninges (qui recouvrent normalement la moelle et le cerveau) émergent d’une fente pour former un « sac » (ou hernie) nettement visible dans le dos. Le sac méningé contient le liquide céphalo-rachidien, une partie de la moelle épinière, et la racine des nerfs lombo-sacrés. La moelle est souvent endommagée et mal développée. Il en résulte une paralysie de gravité variable, des troubles sensitifs graves du membre inférieur, une incontinence urinaire et fécale, une hydrocéphalie, et des anomalies des vertèbres lombaires.

Stérilet : dispositif de contraception intra-utérin (DIU). Il s’agit de la méthode la plus largement utilisée de contrôle des naissances réversible

Tanin : Ce sont des substances d’origine organique que l’on trouve dans pratiquement tous les végétaux, et dans toutes leurs parties (écorces, racines, feuilles, etc.). Au niveau biochimique, ce sont des composés phénoliques faisant précipiter les protéines. Lorsqu’il s’agit de celles de la salive, la lubrification de la bouche fait alors défaut, expliquant la sensation d’assèchement.

Certains tanins auraient des propriétés anti-oxydantes, expliquant certains effets bénéfiques du vin sur la santé (protection cardio-vasculaire à doses modérées).

Toxémie gravidique : Complication rénale survenant durant la grossesse (voir pré-éclampsie)

Triglycérides : Les triglycérides sont des glycérides avec trois acides gras. Ils sont le constituant principal de l’huile végétale et des graisses animales.

Vitamine B9 (voir Acide Folique)

Nouvelle introduction

Chaque femme depuis son plus jeune âge rêve du moment inoubliable où elle pourra porter un enfant puis le dorloter dans ses bras.

Pour chaque couple, chaque femme, la grossesse est alors un moment unique et irremplaçable tant sur le plan physique que psychologique.

Les futurs parents veulent faire au mieux pour leur bébé. Pour y parvenir, ils modifient souvent au début ou en prévision de la grossesse certaines habitudes de vie qu’ils pensent néfastes pour le bon déroulement de la grossesse. Les exemples les plus évidents concernent le tabac et l’alcool. Les futures mamans savent bien que la grossesse est un moment favorable pour une prise de poids parfois difficile à contrôler. Il n’ y a pas si longtemps manger plus pour nourrir son bébé était communément admis.

A présent, la connaissance des aliments et leurs effets sur la santé comme les graisses, les sucres et le sel pour l’obésité, l’infarctus et l’hypertension a fait prendre conscience aux femmes qu’une alimentation équilibrée permet de maintenir sa ligne et éviter bien des problèmes de santé.

On pourrait se référer à une ancienne maxime écrite en 1853 dans un Manuel de la Santé par le Dr Raspail, médecin à Doullens :

« L’art culinaire est à l’hygiène ce que l’art pharmaceutique est à la médecine : une bonne cuisine prévient la maladie comme une bonne thérapeutique la dissipe. »

« L’orgie tue la fin. Réglez vos repas ; dosez presque votre nourriture.

Varier vos mets, ne mangez pas sans appétit.

Reposez-vous une demi-heure après chaque repas et livrez-vous ensuite à un exercice corporel. »

 

C’est une bonne base de réflexion pour les femmes enceintes que l’on résume à présent de la façon suivante:

Manger deux fois mieux et non pour deux.

Adopter une bonne alimentation pendant la grossesse se justifie au vu de notions récentes.

  • L’obésité est responsable de problèmes de santé majeurs: hypertension, diabète, crise cardiaque etc…Son augmentation, résultant d’une alimentation trop riche, laisse augurer des générations atteintes de ces pathologies. L’enjeu est de taille car 740000 femmes débutent une grossesse chaque année (données de 2005) et donnent vie, chiffre record, à 816 500 bébés selon les estimations de l’INSEE pour l’année 2007.

  • On sait à présent (étude EDEN) que le poids du bébé à sa naissance et donc le poids à l’âge adulte est en partie fonction du poids de la maman avant la conception!

  • La qualité de l’alimentation influence le devenir de l’enfant. Manger des bons acides gras riches en oméga 3 améliore la structure des parois des cellules nerveuses et permet à l’enfant d’améliorer ses capacités d’acquisitions.

  • L’alimentation influence le risque de maladies ou de malformations du nouveau-né comme le spina-bifida induit par une carence en vitamine B9.

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La conception d’un bébé n’est plus une parenthèse dans la vie d’une femme. Le profil de santé de la maman conditionne le devenir de l’enfant. Améliorer la façon de s’alimenter, normaliser son poids avant la grossesse est un gage de meilleure santé pour l’enfant à venir.

Mieux s’alimenter est l’idée principale de l’alimentation pendant la grossesse. Elle se trouve conforter par d’autres études qui établissent que le goût du fœtus s’éduque avec l’activation des récepteurs olfactifs vers le 6 eme mois de grossesse. L’acceptation d’aliments anisés, par exemple, sera meilleure si la maman en a consommé pendant la grossesse. Le bébé naît aussi avec une attirance pour le sucré et un rejet des odeurs amères. Il existe une mémoire du goût qui s’est développé dans l’utérus permettant une bonne diversification alimentaire après la naissance si la future maman en adopte le principe pendant la grossesse.

Les questions sur l’alimentation avant et pendant la grossesse sont nombreuses. Les sources d’informations ( famille, amies, média, internet, médecins) sont parfois contradictoires.

J’ai réuni, dans cet ouvrage, les informations qui me semblent utiles pour adopter une alimentation équilibrée pendant la grossesse.

L’originalité ce le livre est de détailler la part de l’alimentation durant la grossesse, comprendre le rôle des différents nutriments, équilibrer son alimentation. Il s’adresse également à toutes celles qui ont un mode de vie ou alimentaire particulier :

  • alimentation restreinte soit par goût ou par nécessité économique,

  • régime justifié ou abusif,

  • climat peu ensoleillé exposant à une carence en vitamine D,

  • présence d’une maladie ou anomalie demandant une supplémentation des apports.

Cet ouvrage permettra aussi de :

  • S’entourer de quelques précautions afin de ne pas contracter certaines maladies nuisibles au développement fœtal, de répondre à quelques interrogations concernant le suivi, les démarches administratives et le congé maternités ainsi qu’aux inquiétudes légitimes qui surviennent normalement durant la grossesse en cas de problèmes.

  • Comprendre l’intérêt de stopper tout apport en alcool et autres toxiques.

  • Savoir quelle activité physique peut être pratiquée durant la grossesse;

Certains termes complexes marqués d’un astérisque font l’objet d’une explication dans un lexique situé à la fin de ce livre.

Influence de l’alimentation sur le poids et la santé de l’enfant.

L’alimentation et le poids sont importants pour la croissance du bébé et sa santé ultérieure mais aussi pour la santé de la maman. En lisant la suite, vous serez convaincue du bien-fondé d’une alimentation équilibrée.

Tout d’abord une constatation sur le poids en général.

Certaines femmes, quelque soit le mode alimentaire, restent minces avant, pendant et après la grossesse. Souhaitons leur que cela persiste.

Pour les autres, une immense majorité, ce n’est pas le cas. Bien que soucieuse de leur ligne et attentive à leurs apports alimentaires, le mode de vie actuel impose parfois des écarts. Reproduits, ceux-ci déséquilibrent l’alimentation et favorisent la prise de poids.

C’est ce que montre l’enquête Obepi réalisé conjointement par l’INSERM et l’Institut Roche de l’Obésité. Evaluant en France, tous les trois ans, l’évolution de l’obésité et du surpoids, les résultats sont sans équivoque et alarmants.

  • Les français ont pris, en moyenne, 1,7 kg en cinq ans. 32,4 % sont en surpoids et 16,9 % sont obèses.
  • Un exemple concret. L’étude EDEN, actuellement en cours depuis 2003, consistant à surveiller 2000 femmes enceintes et leurs bébés durant 5 ans, a livré ses premières informations : le pourcentage de femmes de plus de 70 kg avant la grossesse est passé de 14 % en 1995 à 21 % en 2003. La proportion des personnes en surpoids ou obèses a progressé entre 1997 et 2003 de 36,7% à 41,6% et semble se stabiliser tous âges confondus.
  • A un âge donné, les jeunes générations ont un indice de masse corporelle supérieur de 5 à 10 % à celui de leurs aînés. 14,3 % des enfants sont en surpoids et 3,5 % sont obèses.
  • Les femmes sont plus fréquemment obèses entre 15 et 45 ans. L’augmentation du nombres de femmes obèses est de 64 % en neuf ans contre 40 % chez les hommes.
  • La mesure du tour de taille, moyen simple d’évaluer le degré d’obésité abdominale, a augmenté de 2,6 cm en 6 ans.
  • Certains facteurs comme l’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol ou le diabète sont présent chez 42,5 % des personnes obèses ou en surpoids et seulement chez 18,5 % des personnes ayant un poids normal. L’obésité accroît le risque de stérilité.

Cette progression de l’obésité, avec tout le florilège de complications que cela entraîne, risque d’altérer la qualité de vie et l’espérance de vie des personnes en surpoids et encore plus pour les personnes obèses.

Les répercussions du surpoids et de l’obésité sur plusieurs grossesses sont mis en évidence par le travail rapporté dans le très sérieux journal médical « The Lancet » en Septembre 2006. Les auteurs de cette étude ont surveillé 150 000 femmes Suédoises durant leur première grossesse. L’âge moyen était compris entre 25 et 29 ans avec un IMC entre 18,5 et 24,9 unités soit un poids oscillant entre 50,3 et 67,7 kg avant le début de la grossesse.

Entre les deux grossesses, l’indice de masse corporelle des femmes avait augmenté en moyenne de 0,7 unité soit 1,9 kg pour 1,65 m.

Les femmes, dont l’IMC s’est majoré de 3 unités en moyennes entre les deux grossesses, ont des risques de complications nettement augmentés durant la seconde grossesse :

  • Hypertension+ 76 %
  • Pré-éclampsie+ 78 %
  • Diabète+ 109 %
  • Césarienne+ 32 %
  • Macrosomie*+ 87 %
  • Fausse couche+ 63 %

Ces complications apparaissent déjà, mais de façon moins importante si la majoration de l’IMC est comprise entre 0 et 3 unités. Autrement dit prendre 3 kg entre les deux grossesses majore le risque de diabète gestationnel de 30 % et de 200 % si l’on devient obèse. Perdre les kilos en trop annule les risques de complications.

Attention, cela ne veut pas dire qu’une femme dont l’IMC aura augmenté entre les deux grossesses subira obligatoirement l’une ou l’autre de ces complications ; il s’agit seulement d’un risque.

La prise de poids augmente les risques de complications à plus long terme, car une femme qui a présenté un diabète gestationnel a plus de risque de développer ultérieurement un diabète qui sera définitif.

Retrouver son poids habituel et normaliser son IMC est un objectif à se fixer avant d’envisager la grossesse suivante.

Quelles peuvent être les conséquences des variations importantes du poids pendant la grossesse sur le devenir de l’enfant ?

Des divers travaux de recherche qui se poursuivent, quelques notions essentielles peuvent être dégagées. Elles permettent à la future maman de comprendre l’importance de l’équilibre alimentaire afin de contrôler le prise de poids.

  • Le début de la grossesse s’accompagne d’une augmentation de la sécrétion d’insuline et d’une sensibilité du tissu adipeux à cette insuline. Cela a pour effet obligatoire d’augmenter la fabrication de bons acides gras stockés dans le tissu gras maternel sous une forme qui sera utile pour le développement du fœtus. Cette augmentation du tissu adipeux en début de grossesse est normale et souhaitable.
  • Lors de la seconde partie de la grossesse, ce tissu gras maternel résiste à l’inuline. Le stockage des graisses s’arrête et celles-ci sont réutilisées pour assurer la croissance fœtale.
  • D’autre part, le tissu gras sécrète des substances dont la leptine adipocytaire qui semble intervenir très tôt dans la mise en place des circuits de neurones au niveau de l’hypothalamus de l’enfant. Elle permet le contrôle des apports alimentaires et de la balance énergétique. Une alimentation trop calorique et riche en lipides perturberait le fonctionnement de l’hypothalamus ainsi que d’autres régions cérébrales qui interviennent pour calmer la faim, la production de sucre par le foie et son contrôle par la pancréas. Cette perturbation de la satiété entraîne une prise alimentaire importante chez l’enfant qui ne saura pas s’arrêter de manger avant d’avoir absorber un volume alimentaire trop important.
  • Des modification épigénétiques ( modification du fonctionnement des gènes de la maman responsable de l’obésité qui serait transmis à sa descendance) interviendraient également.

C’est, grâce à ces recherches, que l’on commence à comprendre que l’alimentation, trop riche ou trop restrictive, pendant les premiers temps de la grossesse perturbe le métabolisme du fœtus, influe sur sa santé ultérieure et pourrait expliquer en partie cette épidémie d’obésité qui débute de plus en plus tôt .

L’étude EDEN montre de façon surprenante un rapport très net entre le poids initial de la future maman avant la grossesse et le poids de naissance de l’enfant. Le placenta fonctionnerait différemment selon le poids initial et pourrait moduler la prise de poids du fœtus avant la naissance.

  • Une femme en surpoids avant la grossesse aura plus de risques d’avoir un enfant en surpoids. La prise de poids durant la grossesse jusqu’à 15 kg n’influe pas sur le poids de l’enfant.
  • Par contre une maman ayant un IMC de 30 à la conception de son enfant majore le risque d’avoir un enfant obèse dès l’âge de 11 ans et jusqu’à 45 ans!
  • Une autre étude montre le lien entre l’obésité de la future maman et une augmentation de la mortalité à l’âge adulte de la progéniture entre 50 et 60 ans.
  • Il devient évident pour les femmes en surpoids qu’un conseil nutritionnel plusieurs mois avant la conception trouve là sa justification.

La prise de poids avant la grossesse peut modifier durablement le profil de santé de l’enfant.

  • Cette hypothèse semble se confirmer d’après les travaux mené auprès de femmes vivant en Gambie. L’étude a consisté à mesurer chez la future maman et son enfant, les variations de marqueurs comme diverses vitamines B2, B6, B12 selon les apports alimentaires qui varient selon les saisons.Ces variations de concentrations de vitamines en fonction des saisons sont expliquées par des groupements méthyles qui se fixent sur le code génétique et modifient la concentration des marqueurs étudiés. Ces modifications se retrouvent dans les tissus des enfants. On comprend que des variations dans l’alimentation modifient l’expression de certains gènes et que le fonctionnement modifié de ces gènes se transmet à la descendance. (2)
  • On sait à présent que le poids de naissance de l’enfant conditionne son profil de santé à l’âge adulte. Ainsi, les garçons ayant  un poids de naissance supérieur à 2 déviations standard sur la courbe de poids du carnet de santé ont un risque d’obésité multiplié par 1,6 et de diabète de type 2 ( diabète gras) multiplié par 2,3 et par 5 si le poids de naissance dépassait les 3 déviations standards. Ceci n’est pas retrouvé chez les filles.(1)
  • Celui qui séjourne neuf mois dans le ventre de sa maman passant du stade de cellule à celui d’embryon puis de fœtus ne cesse d’absorber les aliments consommés sous forme de lipides, glucides et protides ainsi que divers oligo-éléments et minéraux indispensables. Il en de même si la consommation d’alcool, de tabac, de médicaments ou de drogues persiste pendant la grossesse.

Le mode alimentaire d’une femme bon ou mauvais conditionnent le devenir de son enfant.

Toute l’adaptation alimentaire dépend du poids précédent la grossesse. Il est utile de le mesurer.

 

Valeur de l’IMC

Classification OMS

Dénomination usuelle

< 18,5

déficit pondéral

maigreur

18,5-24,9

poids normal

poids souhaitable

25-29,9

surpoids

surpoids

30-34,9

obésité classe I

obésité modérée ou commune

35-39,9

obésité classe II

obésité sévère

>  40

obésité classe III

obésité massive ou morbide

1. JIM > Congrès > Deux fois plus de diabète de type 2 chez les garçons de gros poids de naissance 

2  Sources :

  • JIM on line;
  • Dominguez-Salas P, Moore SE, Baker MS, Bergen AW, Cox SE, Dyer RA, et al. Maternal nutrition at conception modulates DNA methylation of human metastable epialleles. Nature Communications [Internet]. 29 avr 2014 [cité 11 mai 2014];5. Disponible sur: http://www.nature.com/doifinder/10.1038/ncomms4746

Influence de l’alimentation et du poids.

L’alimentation et le poids sont importants pour la croissance du bébé et sa santé ultérieure mais aussi pour la santé de la maman. En lisant la suite, vous serez convaincue du bien-fondé d’une alimentation équilibrée.

Tout d’abord une constatation sur le poids en général.

Certaines femmes, quelque soit le mode alimentaire, restent minces avant, pendant et après la grossesse. Souhaitons leur que cela persiste.

Pour les autres, une immense majorité, ce n’est pas le cas. Bien que soucieuse de leur ligne et attentive à leurs apports alimentaires, le mode de vie actuel impose parfois des écarts. Reproduits, ceux-ci déséquilibrent l’alimentation et favorisent la prise de poids.

C’est ce que montre l’enquête Obepi réalisé conjointement par l’INSERM et l’Institut Roche de l’Obésité. Evaluant en France, tous les trois ans, l’évolution de l’obésité et du surpoids, les résultats sont sans équivoque et alarmants.

- Les français ont pris, en moyenne, 1,7 kg en cinq ans. 32,4 % sont en surpoids et 16,9 % sont obèses.

- Un exemple concret. L’étude EDEN, actuellement en cours depuis 2003, consistant à surveiller 2000 femmes enceintes et leurs bébés durant 5 ans, a livré ses premières informations : le pourcentage de femmes de plus de 70 kg avant la grossesse est passé de 14 % en 1995 à 21 % en 2003. La proportion des personnes en surpoids ou obèses a progressé entre 1997 et 2003 de 36,7% à 41,6% et semble se stabiliser tous âges confondus.

- A un âge donné, les jeunes générations ont un indice de masse corporelle supérieur de 5 à 10 % à celui de leurs aînés. 14,3 % des enfants sont en surpoids et 3,5 % sont obèses.

- Les femmes sont plus fréquemment obèses entre 15 et 45 ans. L’augmentation du nombres de femmes obèses est de 64 % en neuf ans contre 40 % chez les hommes.

- La mesure du tour de taille, moyen simple d’évaluer le degré d’obésité abdominale, a augmenté de 2,6 cm en 6 ans.

- Certains facteurs comme l’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol ou le diabète sont présent chez 42,5 % des personnes obèses ou en surpoids et seulement chez 18,5 % des personnes ayant un poids normal. L’obésité accroît le risque de stérilité.

Cette progression de l’obésité, avec tout le florilège de complications que cela entraîne, risque d’altérer la qualité de vie et l’espérance de vie des personnes en surpoids et encore plus pour les personnes obèses.

Les répercussions du surpoids et de l’obésité sur plusieurs grossesses sont mis en évidence par le travail rapporté dans le très sérieux journal médical « The Lancet » en Septembre 2006. Les auteurs de cette étude ont surveillé 150 000 femmes Suédoises durant leur première grossesse. L’âge moyen était compris entre 25 et 29 ans avec un IMC* entre 18,5 et 24,9 unités soit un poids oscillant entre 50,3 et 67,7 kg avant le début de la grossesse.

Entre les deux grossesses, l’indice de masse corporelle des femmes avait augmenté en moyenne de 0,7 unité soit 1,9 kg pour 1,65 m.

Les femmes, dont l’IMC s’est majoré de 3 unités en moyennes entre les deux grossesses, ont des risques de complications nettement augmentés durant la seconde grossesse :

 

- Hypertension + 76 %

- Prééclampsie + 78 %

- Diabète + 109 %

- Césarienne + 32 %

- Macrosomie* + 87 %

- Fausse couche + 63 %

Ces complications apparaissent déjà, mais de façon moins importante si la majoration de l’IMC est comprise entre 0 et 3 unités. Autrement dit prendre 3 kg entre les deux grossesses majore le risque de diabète gestationnel de 30 % et de 200 % si l’on devient obèse. Perdre les kilos en trop annule les risques de complications.

Attention, cela ne veut pas dire qu’une femme dont l’IMC aura augmenté entre les deux grossesses subira obligatoirement l’une ou l’autre de ces complications ; il s’agit seulement d’un risque.

La prise de poids augmente les risques de complications à plus long terme, car une femme qui a présenté un diabète gestationnel a plus de risque de développer ultérieurement un diabète qui sera définitif.

Retrouver son poids habituel et normaliser son IMC est un objectif à se fixer avant d’envisager la grossesse suivante.

Quelles peuvent être les conséquences des variations importantes du poids pendant la grossesse sur le devenir de l’enfant ?

Des divers travaux de recherche qui se poursuivent, quelques notions essentielles peuvent être dégagées. Elles permettent à la future maman de comprendre l’importance de l’équilibre alimentaire afin de contrôler le prise de poids.

Le début de la grossesse s’accompagne d’une augmentation de la sécrétion d’insuline* et d’une sensibilité du tissu adipeux à cette insuline. Cela a pour effet obligatoire d’augmenter la fabrication de bons acides gras stockés dans le tissu gras maternel sous une forme qui sera utile pour le développement du fœtus. Cette augmentation du tissu adipeux en début de grossesse est normale et souhaitable.

Lors de la seconde partie de la grossesse, ce tissu gras maternel résiste à l’inuline. Le stockage des graisses s’arrête et celles-ci sont réutilisées pour assurer la croissance fœtale.

D’autre part, le tissu gras sécrète des substances dont la leptine adipocytaire qui semble intervenir très tôt dans la mise en place des circuits de neurones au niveau de l’hypothalamus. Elle permet le contrôle des apports alimentaires et de la balance énergétique. Une alimentation trop calorique et riche en lipides perturberait le fonctionnement de l’hypothalamus ainsi que d’autres régions cérébrales qui interviennent pour calmer la faim, la production de sucre par le foie et son contrôle par la pancréas. Cette perturbation de la satiété entraîne une prise alimentaire importante chez l’enfant qui ne saura pas s’arrêter de manger avant d’avoir absorber un volume alimentaire trop important.

C’est, grâce à ces recherches, que l’on commence à comprendre que l’alimentation, trop riche ou trop restrictive, pendant les premiers temps de la grossesse perturbe le métabolisme du fœtus, influe sur sa santé ultérieure et pourrait expliquer en partie cette épidémie d’obésité qui débute de plus en plus tôt .

L’étude EDEN montre de façon surprenante un rapport très net entre le poids initial de la future maman avant la grossesse et le poids de naissance de l’enfant. Le placenta fonctionnerait différemment selon le poids initial et pourrait moduler la prise de poids du fœtus avant la naissance. Une femme en surpoids avant la grossesse aura plus de risques d’avoir un enfant en surpoids. La prise de poids durant la grossesse jusqu’à 15 kg n’influe pas sur le poids de l’enfant. Il devient évident pour les femmes en surpoids qu’un conseil nutritionnel plusieurs mois avant la conception trouve là sa justification.

Celui qui séjourne neuf mois dans le ventre de sa maman passant du stade de cellule à celui d’embryon puis de fœtus ne cesse d’absorber les aliments consommés sous forme de lipides, glucides et protides ainsi que divers oligo-éléments et minéraux indispensables. Il en de même si la consommation d’alcool, de tabac, de médicaments ou de drogues persiste pendant la grossesse.

Le mode alimentaire d’une femme bon ou mauvais conditionnent le devenir de son enfant.

Toute l’adaptation alimentaire dépend du poids précédent la grossesse. Il est utile de le mesurer.

Les nutriments: les protéines

Définition et propriétés

Une protéine est une macromolécule composée de chaînes d’acides aminés. Elles représentent 50 % du poids sec des cellules. L’assemblage des acides aminés* en protéines, résultat direct de l’expression des gènes, assure le fonctionnement des cellules vivantes.

Elles participent à la constitution des membranes cellulaires, des anticorps, à la contraction musculaire, la communication entre les cellules et diverses activités régulatrices.

4 Kcal d’énergie sont fournies lors de l’ingestion de 1 gr de protides.

Le corps contient environ 8 kg de protéines en recyclage permanent. Il n’existe pas dans l’organisme de stock de protéines de réserves. Pour compenser les pertes quotidiennes, le corps a besoin par jour de:

- 1 gramme de protéines par kilo de poids et par jour soit 60 gr de protéines en ‘’temps normal’’,

- 70 gr pendant le premier trimestre puis 80 gr pour la suite de la grossesse.

Les besoins allant croissant au fil de la grossesse, ils sont estimés à :

·    9 gr par mois le premier mois,

·    9 gr par semaine le troisième mois,

·    9 gr par jour le neuvième mois.

         En moyenne, les apports sont de 0,9 g par kilo et par jour,

- 80 gr pendant l’allaitement,

- 90 gr lors de grossesse gémellaire et s’il s’agit d’une adolescente.

Indispensables au développement cérébral qui est maximal vers la  26 eme semaine, les besoins supplémentaires en protéines pour la grossesse sont faibles (environ 6 gr/j). Ils sont habituellement couverts par les apports alimentaires habituels.

Afin que soit maintenue la masse musculaire dans laquelle se trouvent les protéines, une alimentation équilibrée ne doit pas s’accompagner d’une baisse des apports protéiques. De même, une alimentation hyperprotidique a pour conséquence des bébés de faible poids de naissance.

Quelles sont les sources des protéines :

Presque tous les aliments comportent des protéines ; seuls les produits très raffinés comme le sucre et l’huile, n’en contiennent pas. Elles n’ont pas toutes la même valeur biologique. En effet, une protéine de bonne valeur biologique apporte à l’organisme les huit acides aminés essentiels que l’organisme ne sait pas synthétiser.

Les protéines d’origine végétales, par rapport aux protéines animales, sont déficientes en certains acides aminés. Cependant, il est possible de compenser ces carences en associant une céréale (exemple le riz) à une légumineuse (exemple : haricots rouges) dans un même plat. On obtient ainsi, un apport complet en acides aminés essentiels.

Les  protéines animales

Ce sont les protéines les plus connues.

Le poisson mérite d’être souligné par sa richesse en protéine, la bonne qualité des lipides utiles au développement cérébral, sa richesse en iode, en sélénium et en phosphore ce qui en fait un aliment de choix pendant la grossesse.

Les poissons maigres sont à consommer deux fois par semaine et les poissons gras une fois par semaine. En cas de surpoids, ils seront cuisinés sans ou avec très peu de matières grasses saturées telles que le beurre, la crème et il faut opter plutôt pour des cuissons au court bouillon, en papillote, au four, au micro-ondes…

On distingue les poissons maigres, semi-gras et gras :

-         Les poissons maigres (< 5% de matières grasses) : haddock, anchois frais, bar, brochet, cabillaud, carrelet, colin, daurade, églefin, espadon, flétan, lieu, limande, lotte, merlan, morue, perche, raie, rascasse, rouget, saint pierre, sole, tacaud, thon albacore (thon jaune d’origine tropicale utilisé en conserve), truite.

-         Les poissons semi-gras (5-10% de MG) : hareng frais, maquereau, mulet, roussette, saumon frais, sardine, thon rouge, truite saumonée, turbot.

-         Les poissons gras (10-20% de MG) : anguille, hareng fumé, maquereau, saumon fumé.

Une remarque concernant la concentration en mercure de certains poissons. Plus les poissons sont gros, plus ils concentrent des substances nutritives intéressantes comme les oméga 3 développés plus loin dans le chapitre concernant les lipides mais d’autres qui peuvent être nocives comme le mercure.

Le mercure est un métal existant à l’état naturel mais rejeté en trop grande quantité dans les cours d’eau par nos industries. Le méthylmercure, inoffensif sous sa forme méthylée pour la maman mais toxique lors des deux derniers trimestre de grossesse pour le fœtus est responsable d’une baisse des performances dans les tests qui explorent le développement neuro-comportemental. Les poissons qui contiennent le plus de mercure sont le thon, la daurade, l’espadon, le marlin et citons le requin pour mémoire.

Il vaut mieux diversifier les espèces de poissons et privilégier les poissons d’élevage pour certaines de ces espèces. Là aussi, il faut être vigilant dans le choix du poisson d’élevage. Pour des questions de rendement, certains poissons sont nourris avec des protéines et des graisses animales souvent riches en oméga 6. Riches en mauvais cholestérol et dépourvus d’oméga 3, ils sont nutritivement moins intéressant que la viande.

La congélation pendant 24 h du poisson ou sa cuisson à plus de 70 % prévient contre l’infestation due aux anisakis et aux salmonelles responsables de nausées, douleurs gastriques, diarrhées et vomissements.

La viande est à choisir avec le moins de graisses saturées (voir Annexe 4). Les volailles sont également de bonne qualité nutritive. La viande sera bien cuite évitant ainsi les contaminations parasitaires (toxoplasmose) et bactériennes. La survenue récente de la grippe aviaire ne doit pas empêcher de consommer de la volaille car les produits mis sur le marché sont exempts de toute contamination et la viande cuite ne peut héberger ce virus. La viande, outres ses apports en protéines, fournit également des lipides, du fer, du zinc, du sélénium et de la vitamine B 12.

L’œuf, source abondante de protéines mais aussi d’acide folique, de vitamine A et D, est un aliment bon marché et de bonne qualité nutritive.

Composition d’un œuf de poule moyen :

- 75% d’eau

- 95 Kcal

- lipides : 6,5 g dont 1/3 d’acides gras saturés et 2/3 d’insaturés

- protéines : 8,1 gr

- glucides : 0,2 gr

- cholestérol : 250 mg

Les équivalences protéiques:

Afin de varier l’alimentation, la quantité protéique contenue dans 100 gr de viande soit 18 à 20 gr de protéines peut être retrouvée dans :

- 100 gr de poisson      ou        100 gr de volaille         ou        2 œufs

- 4 yaourts                   ou        625 ml de lait               ou        200 gr de fromage blanc

- 70 gr d’emmental      ou        90 gr de camembert

Les protéines végétales

La part des protéines végétales pourrait, sans danger, représenter 80 à 90 % de la ration protidique au lieu des 20 à 30 % le plus souvent. Les recommandations actuelles sont de respecter un apport équivalent entre protéines végétales et animales.

La pratique d’un régime végétarien (voir le  chapitre consacré à l’alimentation végétarienne ou végétalienne)  est concevable mais les protéines végétales, bien que riches en fer, ne peuvent remplacer les protéines animales (poisson, viande, oeuf). En effet, ces dernières contiennent des acides aminés fondamentaux tels que la cystine, la méthionine que n’apportent pas en quantité suffisante les légumineuses. De même, la lysine fait défaut dans les céréales. Mais tous ces acides aminés peuvent être compensés par l’apport de diverses céréales. Une technique de cuisson est à prendre en compte afin de bien utiliser sans désagrément les protéines végétales : Annexe 5.

La pratique d’un régime végétalien nécessite une surveillance accrue tant il est difficile de satisfaire les besoins en acides aminés essentiels, en fer et en vitamine B 12. ce mode d’alimentation est à déconseiller pendant la grossesse.

A titre d’exemple, voici quelques associations alimentaires apportant 20 g de protéines de bonne valeur biologique, l’équivalent de 100 g de viande :
- 80 gr de pain                                    + 40 gr de gruyère
- 70 gr de flocons d’avoine                  + 300 ml de lait
- 100 gr de millet                                 + 40 gr d’arachide
- 70 gr de pâte                                    + 1 oeuf                                  + 15 gr de gruyère

Les nutriments: les glucides

Définition et rôles

Rappelons tout d’abord que :

- les glucides ou hydrates de carbone, formés d’hydrogène, de carbone et d’oxygène, sont un des constituants essentiels de l’organisme avec les lipides et les protides. Ils se répartissent en deux catégories :

° les sucres simples anciennement appelés rapides. C’est le cas notamment des monosaccharides (composés d’un seul sucre non fractionnable) comme le glucose, le fructose et le galactose mais aussi des disaccharides (réunification de deux molécules de sucres) ;

° les sucres complexes ou lents (les polysaccharides) qui sont les sucres de réserve: Ils vont subir une transformation plus poussée. C’est le cas de l’amidon et du glycogène, lequel est fabriqué par notre organisme puis stocké au niveau du foie et des muscles.

- un gramme de glucide fournit 4 kcal ( 1 sucre contient 5 g de glucides),

Les glucides, indispensables au fonctionnement des muscles et du cerveau, ont un rôle essentiellement énergétique. Apportés par l’alimentation, ils sont transformés en glucose pour être utilisé par l’organisme.

Rappelons que le corps ne peut pas stocker plus de 600g de glucides répartit dans le foie (60 à 100 g) et les muscles (300 à 500 g selon le niveau d’entraînement), le reste étant stocké inexorablement sous forme de graisse.

Besoins.

Les besoins en glucides sont de 5 g par kilo de poids corporel.

Le glucose, source d’énergie essentielle pour la croissance du fœtus, ne doit pas faire défaut pendant la grossesse. L’organisme ne possède pas dès le départ de la grossesse une quantité de glucose suffisante pour assurer le bon développement du fœtus.

Une illustration simple permet de le comprendre: Ne pas prendre de petit-déjeuner, c’est imposer un jeûne au fœtus qui s’alimente en continu. C’est l’équivalent, chez un adulte, à un jeûne d’environ une semaine.

Les apports en glucides doivent être d’environ 200 g par jour, voire plus selon le poids de départ et l’activité physique.

Une consommation trop faible de sucres a pour conséquence un bébé de faible poids à la naissance. La tendance actuelle serait plutôt une trop forte consommation de produits sucrés approchant 35 kg par personne et par an en France !

Catégories

On distingue :

Les glucides simples qui sont de digestion rapide : le lactose du lait, le fructose des fruits et surtout le saccharose des produits sucrés qui vous apportent immédiatement l’énergie nécessaire. Consommés en trop grande quantité ou pris isolément sous forme de biscuits lors de grignotage, ces sucres simples provoquent une montée brutale de la glycémie. La réaction de l’organisme est de stocker ce surplus de sucre absorbé en sécrétant de l’insuline ce qui induit la fabrication de tissu gras.

Pour autant, le sucre même en morceau n’est pas interdit tant que sa consommation reste modérée. Et quant à en consommer, il vaut mieux sélectionner, comme le montre le tableau ci-dessous, un sucre complet comme le sucre de canne qui apporte minéraux et oligoéléments absents du sucre blanc après avoir été raffiné.

 

Analyse comparée du sucre blanc et complet
en mg pour 100g de sucre

sucre blanc

sucre complet

Sels minéraux

30 à 50

1 500 à 2 800

potassium (K)

3 à 5

600 à 1 000

magnésium (Mg)

0

60 à 130

calcium (Ca)

10 à 15

40 à 110

phosphore (P)

0,3

14 à 100

fer (Fe)

0,1

4 à 40

 

 

La concentration en sucre de certains produits de consommation montre à quel point, il est aisé de dépasser la quantité de glucides nécessaires . Rappelons qu’un morceau de sucre contient 5g de glucose et que la quantité nécessaire par jour est de 200 g :

Un yaourt aromatisé = 3 morceaux de sucres

Une barre de chocolat = 2 à 4 morceaux de sucres selon la grosseur

Une barre de goûter chocolatée = 5 à 8 morceaux sucres

Un biscuit fourré chocolat = 4 morceaux de sucres

Un pain au chocolat = 6 morceaux de sucres

Un biscuit Taillefine à l’abricot = 2 morceaux de sucres

Autre exemple d’un repas comprenant un hamburger :

Un hamburger = 6 morceaux de sucres

Un coca-cola de 33 cl = 7 morceaux de sucres

Une portion moyenne de frites = 7 morceaux de sucres


Soit 20 morceaux de sucre ou 100 g de glucose en un seul repas. Rajouter un milk-shake soit 10 morceaux de sucre et c’est 150 g de glucose qui sont absorbés alors que la ration n’est que de 200 g par jour.

Conclusion simple : En période de grossesse, les produits alimentaires travaillés comme les biscuits fourrés ou les repas hamburgers apportent trop de sucres et de graisses de mauvaises qualités. Leurs consommation doit être exceptionnelle.


Les glucides complexes
sont des sucres de digestion plus lente qu’il convient de privilégier.

Citons l’amidon des céréales, les féculents, les légumes secs qui assurent une quantité d’énergie durable, indispensable au bon déroulement de votre grossesse.

Il faut maintenir les apports en sucres lents, sous forme de riz, pâtes, pommes de terre, pain, pilpil et les légumes secs comme les lentilles, les haricots blancs ou rouges ou les pois chiches, etc.

Avec les fruits et les crudités, qui contiennent des fibres pour lutter contre la constipation mais aussi ralentir et étaler la vitesse d’absorption du sucre au niveau intestinal, il convient de consommer un plat de féculents ou de légumes secs par jour avec un peu de pain à tous les repas.

D’après les enquêtes nutritionnelles :

- les glucides fournissent 40 à 43 % de l’apport énergétique total au lieu des 50 % recommandés ;

- les glucides simples représentent entre un tiers et la moitié des apports glucidiques totaux (soit entre 14 à 21 % des apports énergétiques totaux) ce qui contribue à augmenter inutilement le poids.

Pour y remédier, la part des sucres complexes doit donc être encouragée et celles des sucres simples contenus dans les boissons sucrées, les friandises, pâtisseries, desserts lactés, biscuits, viennoiseries et les glaces devrait être réduite de 25%.

Les aliments à fort goût sucrés même en faible quantité fournissent autant de calories qu’une plus grande quantité de sucres complexes d’action plus prolongée. A titre d’exemples :

-1 part de riz moyenne ( 180 g) apporte 200 kcal

mais :

-1 canette de soda contient 5 à 7 morceaux de sucre et fournit 140 kcal

-1 glace ou un esquimau valent 180 kcal

-1 barre au chocolat type Lion…apporte : 216 kcal !!

La portion de riz contient 44 g de sucres complexes et pas de lipides mais la barre Lion fournit 30 g de sucres simples et 10 g de lipides.

Quels aliments glucidiques pendant la grossesse :

- Le pain. A ne pas oublier ! Sa consommation diminue de moitié (moins de 160 g de pain par jour en moyenne actuellement) et celle de la viande augmente d’autant. Il a été remplacé par un apport de sucres simples et de graisses.

Le pain est pourtant un aliment de base, simple, de bonne valeur nutritionnelle (240 Kcal pour 100 gr de pain en moyenne). Il est composé essentiellement de glucides de type amidon (44 g de glucides pour 100 g de pain complet et 61g/100 g pour la baguette de tradition française), de protéines végétales représentée par le gluten (8 à 9 g pour 100 g) et apporte une proportion négligeable de lipides (1 à 2 %). Il contient également des minéraux et vitamines du groupe B intéressants pendant la grossesse.

Le pain blanc est le plus pauvre en fibres végétales, en matières minérales (1/3 en moins par rapport au pain complet) et en vitamines (réduction de moitié pour l’ensemble des vitamines par rapport au pain complet).

Le pain au son, le plus riche en fibres, peut limiter l’absorption des minéraux, occasionner une inflammation colique et doit être évité.

- Le riz, brun ou complet d’excellente tolérance, est riche en fibres végétales, en vitamines B1, B2 et contient entre 20 g et 24 g de glucides pour 100 g de riz.

- Les pâtes, qui représentent une bonne source énergétique de glucides lents (22 g pour 100 g) peu protidiques (12 à 13%), peuvent être consommées trois fois par semaine.

- Les légumes secs tels que lentilles, haricots secs, pois secs, cassés ou pois chiches sont très riches en protéines (23%) en minéraux tels que phosphore, calcium, magnésium, fer et iode et en vitamines B, souvent détruites par une cuisson longue. Associés à des céréales comme le riz, ils apportent un équilibre nutritionnel complet. Le sucre contenus dans ces aliments est lentement libéré dans le sang. Ils comportent une teneur élevée en amidon, source possible d’irritation et flatulences intestinales. Cet inconvénient en limite la consommation qui devrait être de 140 g deux fois par semaine.

- Les fruits, pauvres en protides et lipides, ont les mêmes rôles et valeurs nutritionnelles que les légumes mais sont plus énergétiques car plus riches en sucres simples (entre 2 et 20 g pour 100 g d’aliments). Crus, ils apportent de nombreux nutriments (sels minéraux, oligo-éléments, eau et vitamine C). Ce sont des aliments protecteurs contre le vieillissement, le cancer. C’est pourquoi dans le Programme National Nutrition Santé, il est recommandé de consommer 5 fruits et légumes différents par jour. En annexe 6 figurent un tableau comportant la teneur en sucre et valeurs énergétiques des principaux fruits ainsi qu’un tableau comportant les équivalences glucidiques de certains aliments.

 

- Un suivi spécifique est nécessaire pendant et après la grossesse si il y a des facteurs de risque de diabète (antécédents familiaux de diabète, obésité, antécédents de macrosomie, d’hydramnios, de mort in utero). Un diabète gestationnel sera rechercher entre la 24 eme et la 28 eme semaine (voir le chapitre traitant du diabète).

 

 

Les nutriments: Les lipides

C’est un chapitre essentiel tant il est important de ne pas rejeter les matières grasses et de savoir rechercher les bons acides gras à privilégier pendant la grossesse.

Pour permettre de bien choisir les lipides que l’on souhaite manger, il est nécessaire de redonner des notions élémentaires concernant ces lipides tant leur image est attachée à celles des maladies cardio-vasculaires. Et pourtant, ce n’est que l’excès de consommation de cholestérol et d’acides gras saturés qui est néfaste.

Définition et catégories

Les lipides sont des acides gras composés d’atomes de carbones, d’oxygènes et d’hydrogènes reliés entre eux se terminant par un groupement acide COOH. Ils ne se mélangent pas à l’eau et sont plus léger qu’elle. Pour circuler dans le sang, ils sont liés à des transporteurs et forment des lipoprotéines.

Quelques notions simplifiées sur les lipides. On distingue :

- Les lipides simples comprenant :

o les stérols dont le cholestérol et les phytostérols :

§ Le cholestérol est d’origine animal pour 30 %, mais aussi fabriqué à 50 % par le foie, et plus surprenant par les intestins, la peau, le tissus nerveux, la paroi artérielle. Un apport extérieur limite la production de l’organisme.

Il est couplé à deux transporteurs : Les LDL qui amènent le cholestérol du foie aux organismes. L’excès engendre des pathologies cardio-vasculaires mais peut être réduit par l’alimentation équilibrée et le sport. Les HDL qui, inversement , épurent les tissus du cholestérol vers le foie et réduisent le risque cardio-vasculaire.

§ Les phytostérols, d’origine végétale ( huiles, céréales, légumes secs), sont peu absorbés par l’intestin et diminuent l’assimilation du cholestérol alimentaire. 2 à 3 g/j font baisser le cholestérol de 10 à 15 %.

o Les triglycérides sont à la fois synthétisés par l’organisme (foie et intestin) et apportés par l’alimentation. Fréquemment augmentés en cas d’obésité abdominale, de diabète, de pathologies hormonales ou de prise d’alcool, ils aggravent le risque de maladie cardio-vasculaire.

o Les acides gras. Ces acides gras ne peuvent être assimilés ou utilisés qu’en présence de certains nutriments : enzymes, minéraux, oligo-éléments, vitamines…Les acides gras mono ou poly insaturés peuvent avoir diverses formes selon la position des atomes d’hydrogènes par rapport aux atomes de carbones ; on parle d’orientation cis ou trans . Les acides gras cis mono et poly-insaturés sont apportés par les végétaux. La forme trans provient du raffinage, du chauffage des huiles ou de leur hydrogénation qui permet de transformer l’huile liquide en une graisse semi-solide, comme la margarine.

Il existe plusieurs formes :

- L’acide gras saturé est généralement solide à température ambiante. Les huiles de coco, de palme, les graisses animales (comme le porc et le boeuf), le beurre, le fromage et autres produits laitiers ont une teneur élevée en acides gras saturés.

- L’acide gras mono-insaturé (la chaîne carbonée contient une double liaison). L’huile d’olive, l’huile de canola, l’huile de tournesol à forte teneur en acide oléique, les avocats et certaines noix (noix de cajou, amandes et arachides, entre autres) ont une teneur élevée en acides gras mono-insaturés.

- L’acide gras poly-insaturé qui contient plusieurs doubles-liaisons. Les acides gras poly-insaturés sont notamment d’origine végétale. De nombreuses huiles végétales courantes (huiles de soja, de maïs, de tournesol, etc.), les poissons gras (saumon, maquereau, éperlan, hareng, truite, etc.), les huiles de poisson, les graines de lin et de tournesol, le soja et certaines noix (les noix de Grenoble entre autres) ont une teneur élevée en acides gras poly-insaturés. Deux, non synthétisables, sont essentiels à une alimentation saine : l’acide alphalinolénique (ALA) de la famille des omega-3 et l’acide linoléique du groupe des omega-6.

Intérêts et effets de ces diverses sortes d’acides gras.

L’intérêt des acides gras saturés et trans, produits par l’industrie alimentaire, est de permettre une conservation prolongée des produits fabriqués et de conférer un fondant si agréable aux pâtisseries. Toutefois, ils augmentent le mauvais cholestérol et font diminuer le bon et réduident la sensibilité à l’insuline ; les acides gras saturés font de même sur le mauvais cholestérol mais augmentent également le bon cholestérol.

Les aliments frits du commerce, les biscuits, gâteaux, pâtisseries, brioche, croissants, barre de céréales etc.. peuvent contenir parfois jusqu’à 45 % d’acides gras trans.

Les acides gras poly-insaturés et mono-insaturés ont pour effet de diminuer les risques de maladie cardiaque au contraire des acides gras trans dont on estime qu’une augmentation de 2 % de l’énergie sous la forme d’acides gras trans est corrélée à une majoration de 23 % des maladies cardio-vasculaires. 60% des acides gras trans sont d’origine animale et jusqu’à 30 % sont fournis par les produits de panification industrielle cités précédemment et dont on peut diminuer la consommation afin de réduire le risque cardio-vasculaire, la survenue d’un diabète gras et la montée de l’obésité.

- Les lipides complexes ont des fonctions très spécifiques comme :

o les phospholipides composant essentiels du surfactant pulmonaire qui permet au nouveau né de respirer et des structures cérébrales avec, comme principal représentant, la sphingomyéline

o les glycolipides qui sont situés à la surface des membranes cellulaires avec une fonction de récepteur membranaire.

En cas de surpoids avant ou pendant la grossesse, limiter ses apports en matières grasses saturées peut être utile mais sans aller jusqu’à les supprimer. Il est impératif de respecter ce besoin accru de lipides et privilégier les bons acides gras vu les avantages pour le bébé.

Rôles

Les lipides forment toute la matière grasse de l’organisme humain.

Les lipides sont essentiels durant la grossesse car ils jouent plusieurs rôles :

- Energétique : en apportant 9 kcal par gramme de lipides, ils contribuent à l’équilibre de la ration calorique. A partir du troisième trimestre de grossesse, les besoins en chaleur et en énergie augmentent de 15%. Ils sont stockés sous formes de triglycérides dans le tissu adipeux.

- Structural : le cerveau est l’organe le plus riche en graisses. 50 à 60 % de la matière cérébrale est constituée de lipides. Certains acides gras comme le DHA (acide docosahexaenoïque) des oméga 3 et l’AA (acide arachidonique) des oméga 6 participent à la formation des neurones et des synapses qui sont des zones de connexion entre les neurones. Il faut apporter avant la conception les « bons » acides gras en quantité suffisante et ne jamais se priver durant la grossesse d’un apport varié de graisses animales ou végétales.

- Un rôle fonctionnel : le bon fonctionnement de la cellule nerveuse dépend du rapport au sein de la paroi cellulaire entre le taux d’acides gras saturés pouvant être fabriqués à partir d’autres acides gras et le taux d’acides gras poly-insaturés que l’alimentation doit obligatoirement apporter.

Les lipides interviennent comme messager à l’intérieur ou à l’extérieur des cellules et servent d’ailleurs à l’absorption des vitamines A, D, E, K et au transport du glucose, principal fournisseur d’énergie, à l’intérieur des cellules cérébrales.

Ils interviennent aussi comme précurseur métabolique des prostaglandines, acides gras à caractère hormonal, agissant sur la fermeture des vaisseaux, l’agrégation des plaquettes ou dans les réactions allergiques. Le tissu adipeux n’est pas qu’un tissu de stockage car il sécrète diverses substances dont la leptine qui agit au niveau cérébral pour moduler la sensation de faim et modifie l’activité d’autres hormones. Ainsi, un tissu adipeux inférieur à 10 % du poids total est responsable d’infertilité chez la femme.

- Un rôle de prévention. Les apports en acides gras mono et poly-insaturés (oméga-3) protègent des pathologies cardio-vasculaires. Associés à d’autres anti-oxydants, les oméga-3 participent à la prévention de pathologies inflammatoires et cancéreuses.

Apports

Une remarque : le transport de matières grasses durant la grossesse se majore de manière importante et sans danger. Cela s’accompagne, au plan biologique, d’une majoration franche et normale des taux de cholestérol (25 à 50 % d’augmentation) et des triglycérides (50 à 100% dès le second trimestre) quelque soit le type d’alimentation (y compris chez les femmes végétaliennes).

Il est donc inutile de contrôler les taux de cholestérol et triglycérides.

Il n’existe aucune recommandation « officielle » quant aux apports optimaux de lipides durant la grossesse. La ration lipidique conseillée est de 30 à 35% des apports énergétiques. En fait, elle est souvent supérieure à 40% apportant 60 à 80 g/j de matières grasses.

Les acides gras saturés devraient représenter moins de 25% des apports lipidiques quotidiens, 60 % pour les acides gras mono-insaturés et 15 % pour les acides gras poly-insaturés.

Pour s’y reconnaître plus facilement, on peut classifier les différents aliments selon leur composition en matières grasses.

 

Acides gras

Huile végétale

Palme

Coprah

Olive

Colza

Arachide

 

Tournesol

Pépin de raisin

Maïs

Soja

Noix

Colza

Soja

Noix

Aliments

Charcuteries (rillettes …)

Viande

Beurre, crème fraîche

Foie gras

Fromage gras

Biscuits

Pâtisserie

Viennoiserie

Plats préparés

Olive

Avocat

Cacahuète

Noisette

Foie gras

Amande

Noix

Germe de blé

Poisson gras (sardine, saumon, maquereau, thon)

Noix

Germe de blé

 

A partir de ce tableau, il ne faut surtout pas songer à éliminer les aliments comprenant des acides gras saturés. Les limiter est suffisant car ils conservent des avantages nutritifs certains pour la maman et son bébé. Une consommation excessive d’acides gras saturés est par contre préjudiciable.

En cas de surpoids, les cacahuètes et biscuits apéritifs, les plats préparés, les pâtisseries, les viennoiseries et charcuteries sont à éviter. Les viandes ayant une faible teneur en matières grasses saturées sont à privilégier (Annexe 4). De même, la consommation de poissons est importante car ils contiennent plus d’acides gras insaturés que les viandes.

 

Le tableau ci-dessous montre que les calories apportées par le poisson et la viande sont similaires. Les lipides d’origine animale, en simplifiant, comportent déjà une plus grande quantité de cholestérol que le poisson, quatre fois plus d’acides gras saturés (AGS), deux fois plus de mono-insaturés (AGMI) et deux fois moins de poly-insaturés (AGPI) que le poisson . Mais, certaines viandes peu grasses sont moins chargées en corps gras que certains poissons.

 

                 

 

Aliments

Kcal

Pro

Lip

Glu

Cho

AGPI

AGMI

AGS

 

Ces moyennes sont calculées d’après les valeurs caloriques d‘aliments sélectionnés dans les tables caloriques fournies par la Nouvelle Société Française d’Athérosclérose (Site Internet: www.nsfa.asso.fr)

 

Les acides gras oméga 6 et oméga 3

 

Ces deux acides gras sont des sources énergétiques essentielles.

Les oméga 6 ou acide linoléique, sont les précurseurs des acides gras poly-insaturés à longues chaînes dont sont issus certains acides gras entrant dans la composition du lait maternel. Mais, ils stimulent la maturation des adipocytes au contraire des oméga 3 et sont fortement incriminés dans l’épidémie d’obésité. Imprégnant la viande à partir d’aliments riches en oméga 6 fournis au bétail, présent en forte concentration dans le lait maternel et dans les laits pour nourrisson, l’acide linoléique stimule la formation du tissu adipeux en général mais aussi pendant la grossesse et l’allaitement ce qui influe sur le devenir de l’enfant. Les oméga 6 se rencontrent surtout dans certaines huiles (tournesol, pépin de raisin), dans l’avocat par exemple.

La consommation des oméga 6 augmente de 250 % entre 1960 et 2000 et celle des oméga 3 régresse de 40 %. La progression de l’obésité suit la variation du rapport entre oméga 6 et oméga 3 %. Le rapport oméga 6 sur oméga 3 de l’alimentation entre 1960 et 2000 est multiplié par 4. Ce rapport, mesuré dans le tissus adipeux et qui reflète notre consommation alimentaire, est proche de 14 alors qu’il devrait être de 5 selon les recommandations actuelles. Pour autant, les oméga 6 ne sont pas à bannir de l’alimentation mais une réduction au bénéfice des oméga 3 serait salutaire dans la prévention de l’obésité de l’enfant.

 

Les oméga 3 bénéficient d’un engouement médiatique dans le cadre de la prévention des maladies cardio-vasculaires. Ont-ils aussi un intérêt pour le bon déroulement de la grossesse, la santé du fœtus puis de l’enfant ?

Ces oméga 3 recouvrent plusieurs sortes d’acides gras :

ALA : Acide Alpha Linolénique, non synthétisable par l’organisme ; c’est le précurseur des deux acides suivants :

EPA : Acide Eicosa Pentanoïque ou acide timmodonique, découvert initialement dans le thon ;

DHA : Acide Docosahexanoïque ou acide cervonique car il a été découvert initialement dans le cerveau.

Pourquoi s’y intéresser :

- Ils représentent 15 à 20 % des graisses du cerveau et jusqu’à 40% dans les terminaisons nerveuses.

- Une carence alimentaire en ALA altère le cours du développement cérébral, la composition chimique des neurones, la fluidité membranaire des neurones ce qui entraîne par la suite des perturbations neurosensorielles et comportementales.

- Quel est le lien entre l’apport préventif en oméga 3 et celui de l’enfant ?

Le tissu gras maternel n’est pas immuable. Il se modifie lentement en quantité et en qualité. Il faut un certain temps pour réduire ce tissu adipeux et maigrir. C’est l’aspect quantitatif et il en est de même pour l’aspect qualitatif car, pour remplacer de mauvais acides gras logé dans les adipocytes par des acides gras riches en oméga 3, il faut compter environ six mois. A titre d’exemple, 10 g d’huile de poisson consommés quotidiennement pendant douze mois ont permis de multiplier par sept le taux d’oméga 3 dans le tissu adipeux.

Or le tiers des acides gras qui participent à la formation cérébrale du fœtus proviennent du tissu adipeux maternel. Pour optimiser la formation cérébrale du future enfant, il est nécessaire de corriger, si besoin, les apports au moins six à douze mois avant la conception !

 

Les ALA des huiles ne sont pas seuls indispensables car seulement 10% des ALA se transforment en DHA pourtant indispensable à la formation du tissu cérébral. Ces DHA sont apportés par la consommation de poissons. Une alimentation équilibrée doit comporter à la fois des huiles riches en ALA et des poissons riches en DHA.

L’analyse des comportements alimentaires montrent que l’apport en acide alpha-linolénique est deux fois moindre que les 1,6 gr/j conseillés aux femmes.

 

Les conséquences des oméga 3 :

- Sur la grossesse :

o Chez les végétariennes, le taux de DHA est réduit de moitié ce qui peut entraîner une augmentation du nombre d’accouchements précoces, un poids de naissance et un périmètre crânien diminués.

o En mangeant beaucoup de poissons gras (absorption de 133 mg de DHA au troisième trimestre), la durée de la grossesse peut être rallongée jusqu’à 6 jours ce qui est intéressant dans le cas d’un enfant à risque de prématurité ou de petit poids car cela lui permet d’accroître son poids et d’augmenter sa teneur en oméga 3 dans ses tissus.

o Les femmes consommant du poisson ont un plus faible taux de dépression après l’accouchement.

o Ils participent également à un meilleur équilibre de la tension pendant la grossesse.

 

- Chez l’enfant :

o Trente milligrammes sont assimilés chaque semaine par le cerveau du foetus en fin de grossesse. Les besoins en lipides d’un nourrisson sont cinq fois supérieures à ceux d’un adulte. Les réserves en oméga 3 d’un nourrisson né à terme sont de quelques jours en cas d’allaitement et d’une seule journée si le nourrisson naît prématuré.

o Amélioration des fonctions intellectuelles portant sur l’éveil et l’acquisition d’apprentissage chez les enfants de l’âge de quatre mois ayant un bon apport en oméga 3. Ce bénéfice s’amende dès que cesse cet apport optimal. Cet apport en oméga 3 doit être accompagné d’un apport équilibré d’acides gras oméga 6 et oméga 9.

o Amélioration du Quotient Intellectuel de 8 points restant perceptible seulement jusqu’à l’âge de 7-9 ans lors d’un allaitement maternel ; Réduction de la constipation, de la pression artérielle et du risque cardio-vasculaire à l’âge adulte, mais les données sont encore insuffisantes sur ce point.

 

Existe-t-il un risque de surdosage en oméga 3 avec un risque toxique envers le fœtus ?

La population esquimaude qui consommait de grandes quantités de poissons riches en oméga 3 apporte une réponse.

Les oméga 3 empêchent salutairement l’agrégation plaquettaire autour des plaques de cholestérol. Trop d’oméga 3 (plusieurs centaines de grammes par jour ! !) inhibent l’action des plaquettes qui ne peuvent colmater la fissure d’un vaisseau sanguin ce qui expliquait le taux élevé de décès par hémorragie cérébrale dans cette population. En Europe, les consommations d’oméga 3 sont bien en-dessous de ces valeurs et sont sans risque durant la grossesse.

Les consommations quotidiennes recommandées d’ALA sont de 1,6 g et de 100 mg de DHA. Enceinte les apports en ALA doivent être de 2g (2,2 g en cas d’allaitement) par jour en moyenne et de 250 mg de DHA.

 

 

Sources alimentaires en Omega-3 :

 

Les acides oméga 3 sont présents dans :

- Le poisson. C’est un aliment incontournable tant pour son apport en protéine que pour la teneur en oméga 3. Cependant, celle-ci est fonction de la saison et du lieu de pêche. Les poissons des mers froides, ayant une teneur en graisse plus importante, contiennent d’autant plus d’oméga 3 qu’ils ont consommé directement ou indirectement du phytoplancton. Cette teneur en oméga 3 leur est nécessaire pour vivre en eau froide car, étant insaturée, elle ne se solidifie qu’à de très basses températures (-40° à -50° C) contrairement aux graisses saturées qui se solidifient à température ambiante.

Quant aux poissons d’élevage, la teneur en oméga 3 varie de 1 à 40 par rapport aux poissons sauvages selon l’alimentation qui leur est donnée.

Teneur en oméga 3 pour 100 g de poisson

Poisson

Hareng

Maquereau

Sardine

Thon rouge

Thon germon

Thon albacore

Saumon atlantique

Anchois anguille

Truite

Omega 3 (g/100g)

1,2-5,3

1-4,7

2,3-3,7

2,6

2,2

0,7

0,5-2,6

0,4-1,7

0,2-1,6

 

 

Pour le poisson gras (sardine, maquereau et saumon) il faut le cuisiner à la vapeur ou en papillote car les fritures dénaturent les oméga 3.

L’AFSSA recommande de consommer du poisson deux fois par semaine en alternant les espèces afin de bénéficier des effets protecteurs des oméga 3.

Citons les espèces les plus riches en DHA : Le maquereau, la sardine, le hareng et le saumon puis avec une teneur moindre le merlu et la truite.

En annexe 22 sont répertoriées les teneurs en EPA et DHA de divers poissons et crustacés.

- Les animaux ruminants détruisent les oméga-3 par hydrogénation dans le rumen lors de la digestion gastrique. L’absorption de végétaux à forte concentration en oméga 3 par des animaux non ruminants comme le lapin, l’oie, le cheval, le gibier sauvage ou les escargots confèrent à leurs tissus une intéressante concentration en oméga 3.

- Les œufs dits « crétois » ou « Benefic » ou « Colombus » ont une teneur en oméga 3 suffisante du fait du mode d’alimentation de la poule à base d’herbes sauvage ou enrichie en graines de lin.

- Les lipides d’origine végétale apportent les acides gras linoléique et linolénique dit « essentiels » car non synthétisables par l’organisme humain. Ces acides gras sont présents dans :

o les huiles végétales, également riches en antioxydants et en vitamines A et E, sont apportés directement au fœtus.

L’acide linoléique (famille des Omega 6) se trouve à volonté dans les huiles de tournesol, de maïs, de pépins de raisin mais aussi de soja et de noix.

L’acide alpha­linolénique (famille des Oméga 3) est en quantité suffisante dans les huiles de noix, de soja, du colza.

Les huiles à fortes teneur en oméga 3 et faible concentration en acides gras saturés sont les huiles de colza, de noix et de soja qui doivent être privilégiées et associées à l’huile d’olive pour son goût et sa teneur en acide oléique (oméga 9).

Le meilleur rapport est représenté par l’huile de colza car elle comprend 8% d’acides gras saturés, 60% d’acides gras mono-insaturés et 32% de polyinsaturés dont 23% d’acides linolénique et 9% d’acides alpha-linolénique ;

 

Ces deux tableaux permettent de bien visualiser quelles sont les huiles à privilégier en souvenant que l’alimentation apporte déjà un taux suffisant d’oméga 6 (acide linoléique).

Taux en gramme des différents acides gras pour 100 ml d’huile

Noix

Colza

Soja

Maïs

Olive

Pépin de raisin

Tournesol

Palme

Arachide américaine

Arachide

africaine

Oméga 3

12

9

7

1

0,8

0,3

0,2

0,2

0,1

0,1

Oméga 6

60

20

53

57

10

70

65

8

36

22

Oméga 9

18

62

21

30

73

16

20

38

40

60

Acides gras saturés

10

8

16

13

15

11

12

48

20

20

 

huiles

 

D’après : La vérité sur les oméga 3. Dr JM BOURRE. Ed Odile Jacob.

 

o Les végétaux ont un apport plus faible que les huiles : on peut citer le pourpier du régime crétois mais qui est peu disponible ; la mâche peut être privilégiée car elle apporte 200 mg d’acide alpha-­linolénique pour 100g.

 

Les huiles pressées à froid sont plus riches en antioxydants et donc plus protectrices sur le plan santé que celles qui sont raffinées et majoritairement vendues dans le commerce pour des raisons de meilleures stabilité et de conservation. Les huiles vierges, après ouverture, se conservent mieux à l’abri de la lumière sans dépasser six mois pour les huiles riches en acides gras poly-instaurées et trois mois pour les plus riches en acides alpha-linoléniques.

 

Une remarque concernant la température de cuisson des huiles qui ne doit pas dépasser 180° sous peine d’obtenir une huile dénaturée. En effet, certains acides gras poly-insaturés ne résistent pas à la cuisson. Il ne faut pas faire chauffer une huile qui contient plus de 2% d’acides gras linolénique (Omega-3)

L’huile de noix, de colza et de soja, riches en acides gras poly-insaturées, ne doivent pas être utilisées pour la cuisson et sont réservées à l’assaisonnement. Les huiles de maïs, de pépins de raisin et de tournesol ne doivent pas dépasser 180° à la cuisson. Les huiles d’arachide et d’olive, plus riches en acides gras mono-insaturés, sont plus stables à la chaleur jusqu’à 210° pour l’huile d’olive et 220° pour l’huile d’arachide.

Besoins en acides gras

 

L’apport d’aliments contenant des acides gras oméga 3 est utile. Une cuillère d’huile de colza apporte la même quantité d’oméga-3 que 70 grammes de saumon, cinq à dix noix ou 120 grammes de thon en conserve. Une portion de poisson et une cuillère à soupe d’huile de colza, par exemple, couvrent les besoins.

Même par souci de bien faire, il est inutile de consommer des beurres ou margarines enrichies en oméga 3 car les proportions de matières grasses saturées sont trop importantes.

Avoir de bons apports en acides gras, c’est équilibrer ses apports entre oméga3 et oméga 6.

Pour satisfaire les apports en acides gras, il suffit :

D’une cuillère à soupe d’huile par jour. Elle doit être riche en Omega-3 comme l’huile de colza. Il suffit d’alterner avec une autre huile comme l’huile d’olive.

 

 

Les micronutriments : le calcium, le phosphore

Si la consommation de suppléments vitaminiques pendant la grossesse est fréquente dans certains pays, l’alimentation française quand elle est bien diversifiée, rend inutile la supplémentation en vitamines et minéraux à l’exception toutefois d’un complément en fer, en acide folique.

Les principaux minéraux.

 

Minéraux

Leurs rôles

Calcium

Composant des os et des dents. Régulateur des systèmes nerveux, cardiaque et musculaire. En association avec le phosphore et la vitamine D

Phosphore

Aide à la transformation du calcium. Participe à la composition des os et des dents. Stimule la croissance sous contrôle de la vitamine D

Magnésium

Equilibrant du système nerveux, Participe aux défenses immunitaires .
Risques de carence chez la femme enceinte.

Fer

Rôle vital dans la formation du sang; absorption stimulée par la vitamine C. Sa carence est à l’origine d’anémie.
A surveiller avant et pendant la grossesse.

.

Le Calcium, le Phosphore

Rôle et métabolisme

 

L’apport de calcium indispensable au développement du bébé est une notion bien admise. Cependant, cet apport calcique ne se limite pas à la constitution du squelette fœtal et à l’entretien du tissu osseux.

 

Quelques chiffres afin de comprendre l’importance d’un bon apport calcique :

Le corps humain contient 1 kg de Calcium et 700 g de Phosphore réparti essentiellement dans les dents et les os; celui du bébé contient environ 22 g de calcium à la naissance.

Pour cela, le métabolisme calcique subit des modifications sous l’influence de plusieurs hormones permettant ainsi au fœtus de capter 150 mg de calcium par jour. Il provient à la fois des 1000 à 1200 mg de calcium à consommer chaque jour mais également des réserves osseuses maternelles . Cette assimilation est prépondérante lors du troisième trimestre de grossesse .

La mobilisation du calcium dans le tissu osseux est accélérée surtout au niveau vertébral avec une déperdition plus ou moins importante mais qui sera freinée par une baisse de l’excrétion du calcium dans les urines. Cette déficience en calcium sera comblée ultérieurement trois à six mois après l’arrêt de la lactation. Enfin, des études suggèrent que la concentration en calcium du lait maternel est fonction des apports précédent la naissance.

Un faible apport de calcium dans l’alimentation se traduira :

- Par un transfert du calcium des os maternels vers le fœtus afin qu’il obtienne sa quantité de calcium. C’est un risque accru d’ostéoporose qui se fera sentir ultérieurement quelques mois ou années après les grossesses ;

- Par un risque maternel accru d’hypertension artérielle et de pré-éclampsie. D’autres études ont observé une corrélation entre un apport calcique idéal qui permet de réduire la pression artérielle chez les nouveau-nés et la réduction du volume du ventricule gauche ce qui diminue les risques cardiovasculaires ultérieurement.

- La survenue plus fréquente d’une dépression post-natale. Une étude américaine montra que le taux de dépression trois mois après l’accouchement était divisé par trois lorsque l’apport en calcium était corrigé.

Assimilation

 

Le calcium, pour être bien assimilé, nécessite un apport de phosphore. Celui-ci se trouve dans le lait et les laitages; les viandes, œufs et poissons; les céréales, légumes et fruits.

Ce qui favorise une meilleure absorption du calcium : La vitamine D provenant de l’alimentation ou de l’exposition au soleil, l’exercice, la maternité, l’allaitement, la consommation d’aliments alcalinisants comme les légumes cruciformes (choux de toutes sortes, brocoli) qui permet d’augmenter le taux d’absorption du calcium de 30 % à 61 %.

Son absorption est diminuée ou son excrétion facilitée si l’on consomme en trop grandes quantités des protéines, des corps gras, du sucre raffiné, du sel, plus de quatre tasses de café par jour, des boissons gazeuses; l’acide phytique de nombreux légumes secs forme un complexe insoluble en se liant au calcium, ce qui empêche son absorption. L’acide oxalique présent dans le chocolat, le cacao, les noix et noisettes, les épinards, l’oseille, les baies, la rhubarbe fait de même et peut générer des calculs rénaux. C’est également le cas lors d’une dépression, d’une carence en vitamine D, en l’absence d’exercice physique. Certains médicaments comme la cortisone, l’aspirine, les tétracyclines ou les anti-acides ne facilitent pas l’absorption du calcium ou accélèrent son élimination.

 

Les apports en calcium sont assurés si l’alimentation est équilibrée. Une activité physique régulière et si possible dans un environnement ensoleillé (10 à 15 mn d’exposition à la lumière solaire par jour), permet justement de ne pas manquer de calcium.

Quantité recommandée et évaluation

 

Il n’est pas toujours aisé de savoir si la consommation de calcium est suffisante ou pas.

Le CERIN (Centre de Recherche et d’Informations Nutritionnelles) propose un questionnaire d’évaluation des apports calciques

Seuls les aliments riches en calcium les plus couramment consommés figurent dans ce

questionnaire.

Ce sont le lait, les fromages, les yaourts et les plats ou desserts à base de fromage ou de lait.

1 Essayez de faire une réponse « en général », en vous basant sur votre alimentation moyenne.

2 Pour chaque aliment proposé, 5 réponses sont possibles, mais une seule doit être entourée :

3 Ne notez rien pour les aliments que vous mangez peu souvent, c’est-à-dire moins d’une fois par

semaine.

Vous en mangez :

souvent, au moins une fois par jour

moins souvent, mais au moins une fois par semaine

Nombre de fois

2 à 3 /J

1/J

5 à 6 /S

3 à 4 /S

1 à 2 /S

Lait (200 ml)

8

4

3

2

1

Sandwich au fromage ou quiche ou croque-monsieur ou soufflé au fromage ou plat au gratin

9

4

3

2

1

Fromage (1 part)

8

4

3

2

1

1 Yaourt

6

3

2

1

0

Fromage blanc (1 part)

4

2

1

0

0

Flan ou riz au lait ou gâteau de semoule

ou glace ou crème dessert

7

3

2

1

0

Total de points par colonne

 

 

 

 

 

Total global

 

 

Le total doit être supérieur à 10 points pour un adulte, 12 pour une femme enceinte et 15 pour une adolescente. Un score inférieur à 9 expose à un risque de carence.

Autre méthode d’évaluation en cliquant sur le programme suivant:  Programme évaluation calcium

Si l’évaluation montre de bons apports en calcium, il suffit de maintenir cet apport calcique.

Pour obtenir les apports recommandés de 1000 à 1200 mg par jour de calcium, il est nécessaire de maintenir voire d’accentuer les apports en produits laitiers : lait, yaourts et fromages riches en calcium facilement assimilable.

Les deux tiers des besoins en calcium sont apportés par les produits à base de lait et le restant par le calcium se trouvant dans les légumes, les fruits et certaines eaux minérales.

 

Les sources de calcium

 

Le lait

Le lait est un aliment simple qui contient du calcium en abondance. Qu’il soit entier ou écrémé, la teneur en calcium est identique. Il contient également de la vitamine B2 qui se dégrade à la lumière. Son assimilation dépend d’une enzyme : la lactase. Il s’agit d’une enzyme sécrétée par le pancréas qui participe à la transformation du sucre du lait, le lactose, afin de permettre sa digestion. Si la consommation de lait est rare, le pancréas sécrète peu de lactase d’où des phénomènes d’intolérance pour 25 à 50% des adultes. L’arrivée dans le colon de lactose non absorbé, non transformé en glucose et galactose entraîne selon la quantité de lactose de la diarrhée et des flatulences.

Afin de permettre la consommation de lait, certaines sociétés ont commercialisé un lait demi-écrémé dont seule la composition en glucides est modifiée par l’ajout de lactase (0,9 g de lactose pour 100 ml au lieu de 4,8g).

 

Le yaourt.

C’est le laitage le plus consommée en France. Chaque habitant en consomme 22 kg par an.

Il est obtenu à partir du lait de vache (pasteurisé ou stérilisé) soumis à l’action de bacilles lactiques qui transforment une partie du lactose (sucre de constitution du lait) en acide lactique (fermentation).

Leur acidité favorise l’absorption du fer. Les yaourts stimulent les sécrétions digestives, contribuent à l’équilibre de la flore intestinale et sont un bon moyen de lutte contre la constipation. Ils renforcent les défenses immunitaires.

Sous diverses formes, nature, écrémé ou entier, brassé, velouté ou à boire, les yaourts apportent toujours la même quantité de calcium soit 150 à 170 mg pour 100 g de yaourt.

Selon les additifs apportés, les taux de lipides et glucides vont varier ainsi que les calories. Les yaourts natures, sans substances ajoutés, n’apportent que 51 à 58 kcal par pot de 125 g. Selon que l’on a besoin de surveiller son poids ou pas, la nature des yaourts est à prendre en compte. Ainsi les yaourts au lait entier, grecs, bulgare, fermentés ou enrichis en fruits et non allégés apportent une quantité non négligeable de matières grasses peu intéressantes et susceptibles d’aggraver une prise de poids difficile à contrôler.

Les grandes familles de fromages:

Nous avons la chance en France de posséder de multiples variétés de fromage apportant du calcium dans l’ alimentation tout en se faisant plaisir. Les quelques 400 sortes de fromages différents se distinguent et se regroupent selon leur appartenance à huit grandes familles .

Leurs appellations sont dérivées de leur procédé d’élaboration ( sauf pour les fromages de chèvre qui sont regroupés par nature ):

- Pâtes molles et à croûte fleurie. Exemple: Brie, camembert.

- Pâtes molle et à croûte lavée, comme le Livarot, le Maroilles

- Pâtes persillées: Roquefort, bleus.

- Pâtes pressées, tels que le Cantal, la mimolette, le reblochon

- Pâtes cuites: Comté, emmental, gruyère

- Pâtes filées. D’origine étrangère comme la mozzarella.

- Fondus: mélanges de plusieurs fromages, ils sont tous industriels.

- Chèvres: Ils sont à pâte molle et à croûte fleurie ou cendrée, secs ou frais.

La valeur nutritionnelle varie beaucoup selon:

- Les familles - La méthode d’égouttage

- La nature du lait - La crème parfois ajoutée dans le caillé.

 

 

Protéines

Lipides

Calcium

Pâte molle croûte fleurie

de 15 à 20%

de 16 à 22%

de 180 à 200 mg.

Pâte molle croûte lavée

de 20 à 30%

de 20 à 23%

de 200 à 500 mg.

Pâte pressée non cuite

de 25 à 30%

de 20 à 26%

de 650 à 800 mg.

Pâte pressée cuite

de 30 à 35%

de 26 à 30%

de 900 à 1350 mg.

Pâte persillée

24 %

de 34 à 35%

de 500 à 700 mg.

Fromage fondu (crème de Gruyère 45% de matières grasses)

18 %

22 %

750mg.

Chèvre

de 16 à 35%

de 15 à 25%

de 180 à 200 mg.

 

D’une façon générale, plus un fromage est égoutté et pressé, plus sa pâte devient dure ce qui augmente sa richesse en éléments nutritionnels et en matière grasse. La part protéique reste à peu près identique.

Rappelons que le poids moyen d’une portion de fromage est de 30 à 40 g.

Si l’on souhaite limiter les apports caloriques mais privilégier un bon apport en calcium, ce tableau aide à choisi à valeurs caloriques égales un fromage comportant la meilleure densité en calcium. Ce choix est pourtant limité chez la femme enceinte car seuls les fromages à pâte dure lui sont recommandés . Il convient d’écarter les fromages à pâte molle afin de ne pas courir le risque de développer une listériose (voir le chapitre correspondant).

 

Pour une part de 30 g de fromage

Calcium en mg

Calories en Kcal

Pour une part de 30 g de fromage

Calcium en mg

Calories en Kcal

Pour une part de 30 g de fromage

Calcium en mg

Calories en Kcal

 

Les eaux minérales

Certaines eaux minérales contiennent également un apport non négligeable de calcium qui permettent de compléter les apports nécessaire en calcium. L’eau du robinet en contient environ 40 mg/l. Les eaux riches en calcium sont Hepar, Contrex, Thallians et Courmayeur. Si la consommation de ces eaux apportent entre 480 et 600 mg de calcium par litre d’eau, elles ont d’autres vertus connues ou supposées.

Les eaux riches en calcium sont particulièrement adaptées aux femmes enceintes ou allaitantes car leurs besoins sont accrus par le développement du bébé. Les eaux pétillantes (Perrier, Badoit, Wattwiller) peuvent aider à soulager les nausées des premiers mois. Pour éviter les ballonnements et la sensation de pesanteur après les repas, optez pour les eaux riches en bicarbonates. Pour éliminer les toxines, optez pour une eau de type Contrex, Vittel, Volvic ou Perrier, dont la composition minérale favorise le drainage et la diurèse. L’anxiété, l’hypersensibilité au stress nécessitent un bon apport de magnésium.

Les équivalences

Le calcium fait tout d’abord penser au grand verre de lait et au fromage. Il ne faut pas se priver pas d’en consommer plusieurs fois par jour.

Les équivalences sont intéressantes sont à connaître afin de varier les apports :

- Les produits laitiers : 250 ml de lait entier ou écrémé (soit un bol) apporte 300 mg de calcium.

Ces 300 mg de calcium peuvent également être apportés par (au choix) :

o 2 yaourts,

o 4 petits suisses de 60 g,

o 250 g de fromage blanc (7 à 8 cuillères à soupe),

o 25 g d’emmenthal, 35 g de comté,

o 30 g de gruyère, de fromage de Hollande, 40 gr de Saint Paulin ou de bleu,

o 50 g de Roquefort,

o 80 g de camembert ou de chèvre.

Les besoins calciques (1000 à 1500 mg) sont couverts par l’apport quotidien de :

- 1/2 l de lait (soit environ 5 verres ou 2 bols) +

- 30 gr de fromage au lait cru et 30 gr à pâte cuite (30g = un camembert divisé en 8) +

- 400 gr de légumes verts +

- 400 gr de fruits

ou bien par l’apport de :

- 250 ml de lait +

- 2 yaourts +

- 100 gr de fromage blanc +

- 30 gr de Camembert et 25 gr de Comté +

- 1 litre de Contrex

En dehors des produits laitiers, il existe d’autres sources de calcium.

Les aliments comme les fruits et légumes qui contiennent également du calcium mais en moindre quantité et moins facilement absorbable. Une mention particulière pour :

- le basilic qui contient pas moins de 1890 mg pour 100 g de basilic,

- le parmesan avec 1350 mg, le cerfeuil 1346 mg,

- la cannelle et l’estragon qui contiennent respectivement 1228 et 1139 mg.

Mais qui consommera 100 g de ces aliments ?

Voici un tableau présentant quelques denrées et leurs apports en calcium. Cela permet de se rendre compte de la teneur en calcium de certains aliments et combien il importe de consommer autant de produits laitiers que possible .

Teneur en calcium (en mg/100g d’aliment comestible)

D’autres données sont disponibles dans l’annexe n°7

Le Fer

Rôle et métabolisation:

Le fer est un métal qui se répartit soit dans les globules rouges (2,5 g) soit sous formes de réserves. La quantité totale est de 3 g.

Intégré à l’hémoglobine, transporteur de l’oxygène, il participe principalement à l’oxygénation des tissus. Les besoins en fer durant la grossesse tiennent compte de l’augmentation du volume sanguin, donc de l’hémoglobine et des besoins du bébé. Il est généralement admis que l’anémie ferriprive (anémie qui est due à une carence en fer) augmente le risque de prématurité et de petit poids à la naissance.

Le fer héminique, provenant de l’hémoglobine et de la myoglobine de la viande des animaux, est mieux absorbé ( 15 à 20 %) que le fer non héminique provenant des végétaux (légumes secs, céréales, fruits, légumes, produits laitiers et carnés : 1 à 5% d’absorption).

L’absorption est activée les aliments contenant de la vitamine C (ex le kiwi), le cuivre, l’acidité gastrique et diminuée par les tanins (du thé par exemple), les fibres, l’acide phytique, le son, le calcium, le zinc et certains médicaments. Le statut en fer du sujet modifie son taux d’absorption. Si la carence en fer est avérée, l’organisme augmentera spontanément de 3 à 10 fois l’absorption du fer ingéré.

Besoins

Les besoins, majorés du fait de l’augmentation de la masse sanguine, du développement placentaire et de la croissance fœtale, passent de 16 mg par jour à 25 mg par jour et davantage, en cas :

- de grossesses multiples ou rapprochées,

- d’anémie par saignements occultes ou règles trop abondantes ( contraception par stérilet),

- de grossesse chez l’adolescente ou chez la femme évoluant dans un milieu défavorisé,

- de minceur trop importante,

- lors de malabsorption intestinale,

- d’insuffisance thyroïdienne,

- de régime végétarien ou végétalien. Dans ces derniers cas, une supplémentation en fer sera mise en œuvre.

Une forte proportion des femmes en âge de procréer (environ 10%) présente des réserves en fer faibles ou inexistantes. Parmi elles, on remarque que :

- 90% ont des apports inférieurs aux besoins recommandés,

- le mode de contraception peut être la cause d’une anémie: 6% des femmes porteuses d’un stérilet au Cuivre ont une anémie ferriprive contre 2% des femmes utilisant une contraception orale.

- 10 à 30 % des femmes en début de grossesse présentent une anémie ; la ferritine, qui représente les réserves en fer de l’organisme, est inférieure à 12 microgramme par litre au 9e mois chez 67 % des françaises et 81 % des immigrées…

- 60 à 75 % des femmes enceintes ont une carence en fer en fin de grossesse.

Or l’anémie ferriprive, outre la fatigue et la plus grande susceptibilité aux infections, augmente les risques d’hypotrophie fœtale, de prématurité (risque multiplié par 2,5 à 3), de mortalité foeto-maternelle et aggrave l’état général en cas d’hémorragie importante lors de la délivrance.

L’anémie ne se dépiste pas par la mesure seule du taux d’hémoglobine. Celui-ci baisse compte tenu de l’expansion physiologique du volume plasmatique. Le taux d’hémoglobine chute d’environ 2 g/dl au deuxième trimestre atteignant les valeurs les plus basses en début de 3e trimestre pour remonter progressivement jusqu’au terme (12,5 g/dl en moyenne à 36 semaines).

C’est en fonction de ces données physiologiques que les Centers for Disease Control (CDC), aux Etats-Unis ont proposé de nouveaux critères pour la définition de l’anémie durant la grossesse. Hémoglobine : - 1er trimestre : < 11 g/dl

- 2e trimestre : < 10,5 g/dl

- 3e trimestre : < 11 g/dl

et de l’anémie ferriprive : même critères que l’anémie avec une ferritine sérique < 12 µg/l, qui traduit l'épuisement des réserves.

Si les résultats d’analyses pratiqués en début de grossesse montrent une carence en fer et avec des antécédents de carence en fer, il sera sûrement nécessaire d’apporter un supplément.

En fonction des stocks existant en début de grossesse, on peut estimer que les besoins en fer pendant les deux derniers trimestres de la grossesse varient entre 4 et 6 mg par jour.

En tenant compte du faible taux d’absorption au niveau du duodénum qui est de l’ordre de 2 mg, les apports en fer devraient être d’environ 20 mg par jour lorsque les réserves en fer sont suffisantes avant la grossesse. Dans le cas contraire, il est nécessaire d’apporter 25 à 50 mg par jour de fer pendant les derniers mois de la grossesse. En sachant que l’apport alimentaire ne dépasse pas 20 mg par jour, il est nécessaire de supplémenter une anémie par carence en fer et il ne serait pas inutile, à titre préventif, de corriger tout déficit antérieur à la grossesse.

Sources

 

En Annexe 10, un répertoire d’aliments avec leur teneur en fer permet de cerner les aliments devant entrer dans la composition du repas lorsqu’une carence en fer est affirmée.

Pour consommer des aliments riches en fer, il faut de préférence consommer :

- des abats ou dérivés (boudin), des viandes rouges,

- des légumes secs et légumineuses (lentilles, pois, haricots secs),

- des légumes verts (épinards…),

- et le jaune d’œuf .

Les aliments riches en fer d’origine animale sont mieux absorbés que ceux à base de fer végétal. Pour faciliter l’absorption du fer végétal, il est souhaitable d’augmenter la consommation, au cours du même repas, de légumes et de fruits riches en vitamine C (citron, orange, pamplemousse…). De même, il est préférable de ne pas associer les aliments contenant du calcium et du fer lors d’un même repas.

Il est recommandé de réduire la consommation de café, de thé, du son, qui entravent l’absorption du fer. Si l’on envisage un apport médicamenteux, cette supplémentation doit être accompagnée de conseils diététiques visant à encourager la consommation d’aliments riches en fer.

La supplémentation en fer trop importante est également néfaste aboutissant à un faible poids de naissance du bébé. Une étude montra que les femmes supplémentées uniquement lorsque l’anémie était prouvée avait un taux plus faible de décès in utero ou après accouchement. Une petite dose de 30 mg par jour est parfois suffisante sauf pour les femmes présentant une carence dès le début de la grossesse et qui nécessitent une compensation plus importante de 120 à 150 mg.

Cette supplémentation est parfois source de désagréments : constipation ou diarrhée, douleurs intestinales, nausées. Ces sensations pénibles peuvent réduites en diminuant la dose de fer et en prenant ce comprimé durant un repas.

En pratique:

 

Le manque de fer, fréquent pour 67 à 80% des femmes au 9eme mois, entraîne un risque pour la santé de l’enfant et une plus grande fatigue pour la maman.

La prévention repose sur une alimentation riche en viande rouge et légumes secs.

Sa correction s’impose dès que l’hémoglobine descend en dessous 10,5 g/dl et la ferritine au-dessous de 12 µg/l.

Une petite supplémentation de 30 mg couplée à la prise de vitamine C est parfois suffisante. Elle doit être prise à distance des apports lactés.

Une carence en fer dès le début de la grossesse nécessite un apport de 120 à 150 g par jour.

 

Fer pour 100 g cuits 

 

Viandes rouges

2,2 à 4,0

Viandes blanches

1,1 à 2,0

Jambon

1,0 à 1,1

Saucisson

1,2 à 1,3

Poissons

0,5 à 2,3 (bar)

Oeufs

1,8 à 1,9

Foie et rognon

6 à 14

Moules

7 à 8

Volaille, lapin

1,3 à 2,7

Légumes

0,3 à 1,6

Epinards

2,4

Fruits

0,2 à 0,4

Légumes secs

1,8 à 3,3

Pommes de terre

0,2 à 0,4

Avocat

1

D’après : CIQUAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suite: Le Fluor

L’acide folique (Vit B9)

Rôle

L’acide folique ou vitamine B9, isolé à partir de la feuille d’épinard est une vitamine hydrosoluble. Contenue dans la fraction aqueuse des aliments et des tissus, cela la rend vulnérable lors de la cuisson à l’eau.

L’acide folique, associée à la vitamine B 12, participe :

-         à la synthèse du matériel génétique (ADN, ARN),

-         au renouvellement de toutes les cellules de l’organisme, aux processus de division cellulaire rapide d’où son intérêt chez le bébé qui est toujours en phase de croissance rapide (intérêt pour la moelle osseuse responsable de la fabrication des globules rouges, globules blancs et plaquettes, pour la peau et autres épithéliums)

-         à la transformation de l’homocystéine en méthionine,

La carence entraîne une accumulation en homocystéine toxique pour les parois vasculaires ; c’est une vitamine indispensable.

Apports

Les apports sont insuffisants. L’enquête SUVIMAX montre que les hommes adultes atteignent majoritairement la valeur recommandée en folates, alors que les femmes se situent aux alentours 250-260 µg/jour. Cela correspond à une proportion de 25% d’hommes et 40 % de femmes en dessous de 80% des apports conseillés. Deux autres études en France (Paris – Lille) soulignaient que 25 à 66 % des femmes enceintes reçoivent moins de 250 µg de folique ce qui est insuffisant.

 

Les déficits apparaissent chez les adolescentes de 14 à 18 ans puis s’amplifient chez les jeunes femmes de 18 à 30 ans et les femmes enceintes, en particulier dans certaines régions où les habitudes alimentaires ne prédisposent pas à consommer des aliments riches en folates, comme le Nord de la France.

Une enquête américaine récente conclut qu’en dessous de 240 µg/jour d’apport en folates, les risques de retard de croissance du fœtus sont multipliés par deux.

Causes de la déficience en folates :

La déficience en folates peut provenir d’un déséquilibre alimentaire et/ou d’une augmentation des besoins. Des raisons économiques (coût des produits riches en folates), la précarité, des raisons esthétiques (régimes hypocaloriques déséquilibrés), une méconnaissance de la diététique ou un défaut d’apport peuvent expliquer ce déficit.

D’autres facteurs peuvent contribuer à augmenter les besoins en folates :

-         La grossesse (surtout s’il s ‘agit de grossesses rapprochées ou gémellaires),

-         La contraception hormonale (donnée sujette à discussion),

-         l’allaitement,

-         la consommation excessive de tabac et d’alcool,

-         certains facteurs pathologiques (le psoriasis, la maladie cœliaque, les troubles de l’absorption intestinale…),

-         certains médicamenteux (les anti-épileptiques, le trimétroprime)…

 

Le goût de la fraîcheur, celui d’une alimentation colorée seront les premiers bons réflexes susceptibles d’éviter les déficiences.

C’est essentiellement un à deux mois avant et lors des trois premiers mois de grossesse que l’alimentation doit être riche en folates en modifiant les habitudes alimentaires ou en instaurant une supplémentation.

Conséquences générales d’une carence en folates :

 

Le signe hématologique, rare en France, est une anémie macrocytaire. Les conséquences non hématologiques sont des troubles de l’immunité ou de l’absorption intestinale. Il s’ensuit également un raccourcissement de la durée de la grossesse, une majoration du risque de fausse couche et d’hémorragies.

La carence en acide folique est responsable d’une majoration  des décès par accident vasculaire cérébral. Les chercheurs d’Atlanta attachés aux Centers of Disease Control and Prevention ont enrichit la farine en acide folique permettant un doublement de la concentration sanguine en B9 et une réduction de 14 % de la concentration sérique en homocystéine. Cette réduction est associée, trois ans après l’enrichissement, à un déclin de la mortalité par accident vasculaire cérébral (baisse de 10 à 15 %) et par maladie cardio-vasculaire.

 

Les conséquences fœtales :

-         Au maximum, ce sont de graves malformations affectant le cerveau : anencéphalie, (c’est l’absence de cerveau),

-         Un défaut de la fermeture de la colonne vertébrale, vers la quatrième semaine, à sa partie basse « spina bifida* » présent dans une grossesse pour mille. Ces complications aboutissent à un avortement spontané ou provoqué pour raisons médicales dans plus du tiers des cas .

-         Une récente étude semble attester que le défaut en folates avant et au début de la grossesse est en rapport avec une survenue plus importante de fente oro-faciale appelée autrefois « bec de lièvre ».

Stockage des folates.

Le foie renferme la moitié des réserves en folates de l’organisme. Le reste est essentiellement contenu dans les globules rouges et récupéré lors de leur destruction. Les réserves s’épuisent environ en 4 mois chez un homme jeune bien nourri soumis à une restriction en folates.

Sources alimentaires en folates :

- Les légumes verts et les fruits. La plus grande partie des folates alimentaires est apportée par les légumes verts (salades, épinards, petits pois, endives, haricots, choux, avocat…) et les fruits (orange, fruits rouges, melon, banane…).

- Les fromages sont une bonne source. Les fromages affinés de type bleu ou camembert en contiennent beaucoup mais ne sont pas conseillés durant la grossesse à cause du risque de contamination par la listériose. Les oeufs, le foie et le pâté de foie, les graines et oléagineux (maïs, châtaigne, pois chiche, noix, amandes…) ou leurs dérivés (farines, semoules, pâtes, pains et riz complets) permettent de varier les apports en folates.

Des aliments peu riches en folates, mais consommés régulièrement (comme le pain, les pommes de terre ou les pommes) représentent un apport intéressant. (Voir Annexe 11)
L’acide folique est très sensible à l’oxydation, la chaleur, la lumière et à l’ébullition. Sa destruction est d’autant plus importante que les aliments sont épluchés ou fractionnés.

 

Les bonnes habitudes :
- La salade verte en entrée comme les soupes à base de légumes secs en hiver à consommer quotidiennement représentent un apport facile.

- Ces salades peuvent s’enrichir de fruits secs (noix, amandes,)  de maïs et ainsi augmenter les apports en acide folique.
- Les cuissons courtes, à la vapeur ou en  pression de préférence, permettent de bien conserver l’acide folique des aliments durant la cuisson.
- Prendre un kiwi ou un agrume au petit-déjeuner, c’est assurer un bon apport à compléter par la consommation quotidienne de  600 g de fruits et légumes même surgelés.

 

L’apport idéal est de 300 µg de folates par jour. Le risque majeur se situant en début de grossesse, l’apport supplémentaire, nécessaire à la grossesse et à l’allaitement, ne serait que de 100 µg /jour.

Des études répétées en 1995 et 1999 à Paris ont montré que seulement 0,4% des femmes avaient pris un complément. La supplémentation vitaminique par un apport en acide folique à forte dose  (4 mg/j) chez les femmes à risques de récidive de malformation du tube neural réduit de 72% la survenue de ces anomalies.

Les apports nutritionnels conseillés sont de 400 µg par jour quatre à huit semaines avant la conception.

Une supplémentation peut être délivrée lors de facteurs de risques tels que :

-         l’existence d’un court délai entre deux grossesses,

-         l’adolescence,

-         l’existence de conduites addictives,

-         la précarité,

 

Un apport de 5 mg/j, quatre à huit semaines au minimum avant le début de la grossesse et poursuivi durant les deux à trois premiers mois de la grossesse, sera nécessaire si il y a :

-         Un antécédent de malformation du tube neural ou d’ IVG pour spina bifida car le risque de récidive est multplié par dix.

-         Un enfant né seulement avec une tache lombaire et la présence radiologique d’un spina bifida non extériorisé.

-         Certains traitements comme le cotrimoxazole ou des antiépileptiques notamment l’acide valproïque dont l’administration durant la grossesse augmente le risque de malformation du tube neural. Il existe, pour les femmes épileptiques, des traitements n’engendrant pas de malformation neurale chez votre fœtus. La lamotrigine (LamictalR) n’entraine pas de malformation neurale mais des études ont rapporté un taux plus important de fente labiale sans fente palatine associée.

Notons qu’une supplémentation débutée trop tardivement vers 9 à 10 semaines d’aménorrhée ne présente plus d’utilité.

 

En pratique:

 

En pratique :

La vitamine B9 prévient les anomalies de fermeture du tube neural.

Pensez-y dès que vous avez adoptez le principe de concevoir un enfant et durant le premier trimestre de grossesse.

Les apports en dehors de facteurs de risques sont de 0,4 mg/j et de 5 mg/j dans le cas contraire.

Consommez crus ou peu cuits des légumes frais ou surgelés, des fruits en quantité raisonnable bien sur mais aussi des fromages bleus, des œufs etc…

Exceptionnels : > 200 µg/100g

Très riches : 100 à 170 µg/100g

Riches : 50 à 100 µg/100g

 

12



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