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Description rapide de la croissance fœtale

Cette description de la formation de l’embryon puis du fœtus est succincte mais essentielle pour comprendre que tout va vite. Les premiers temps de la formation du bébé sont impossibles à visualiser à l’échographie. Il est émouvant de voir qu’en huit semaines seulement, le développement du bébé sera accompli en partie grâce au bon équilibre alimentaire qui lui sera apporté.

Les besoins nutritifs varient en fonction des différentes phases du développement :

Les premiers temps de vie de l’embryon sont une courte période, durant laquelle toutes les cellules et structures de l’embryon se mettent en place et migrent rapidement vers le lieu qui leur est défini. Il faut alors peu de choses pour perturber la maturation de l’embryon.

eruptionsolaire02.jpgL’ovulation va bientôt se produire. Des informations circulent déjà, permettant à l’une des trompes de se contracter et de capter parmi les substances qui jaillissent de l’ovaire comme une éruption solaire, l’ovule de la taille d’une tête d’épingle entourées de substances nutritives qui forment la corona radiata. Enfoui dans la trompe, l’ovule est caressé par des milliers de cils vibratiles qui assurent sa progression.

Cependant, il peut arriver que plusieurs ovules soient libérés par le même ovaire ou celui du côté opposé.

spermatozode01.jpg35°. C’est la température idéale qui permet aux spermatozoïdes, sorte de petit têtard de six centièmes de millimètre, de se maintenir au frais dans les testicules.

C’est le moment du départ. Bien que mélangés au liquide séminal qui les maintient en vie , seuls la moitié des 200 à 400 millions de spermatozoïdes sont capables de féconder l’ovule.

Il leur faut parcourir 15 à 18 cm pour le rejoindre.

Dans le vagin, les œstrogènes de la femme leur permettent de terminer une maturation indispensable pour pouvoir féconder l’ovule. Ils peuvent y séjourner quatre à cinq jours avant que l’ovulation se produise.

spermatozodeovule02.jpgPendant que les amoureux sont endormis, les spermatozoïdes restent pleinement actifs. 1000 coups de flagelles assurent une progression de 1 cm. Une progression de 10 cm demande environ 30 minutes. L’énergie contenue derrière la tête des spermatozoïdes n’est parfois pas suffisante. Certains s’épuisent. Une centaine survivront et s’agglutineront contre l’ovule. Les enzymes contenues dans la tête du spermatozoïde débarrassent l’ovule des cellules qu’il emprisonne. Grâce à la coopération de tous, un seul spermatozoïde pourra franchir la membrane interdisant de ce fait tout autre intrusion. Comme pour une fusée dans l’espace , l’élément propulseur qu’est le flagelle se détache de la tête du spermatozoïde qui libère tout le contenu génétique.flagellettespermatozode.jpg


divcellulaire.jpgQuelques heures après la fusion de l’ovule avec le spermatozoïde survient la première division cellulaire. Ces divisions se succéderont toutes les 12 à 15 heures pour aboutir au stade appelé morula (morula signifiant « mûre » en latin) puis à la formation d’un ensemble de cellules formant le blastocyste.

Quatre jours. L’œuf est dans l’utérus. Après le cinquième jour, le blastocyste, érode la membrane pellucide. Il s’en échappe par des contractions. c’est la période du hatching. Grâce à une ligne internet à haut débit on peut visualiser cette étonnante période en cliquant ici

Libéré par lui-même, l’œuf s’implante dans l’utérus. Les premiers échanges chimiques avec la maman créent une tolérance immunitaire pour éviter le rejet du blastocyste et autorise la poursuite de la grossesse.

11 jours. Deux divisions cellulaires se déroulent dans la même journée.

Tout va très vite, après douze jours de multiplication, on dénombre déjà deux mille cellules.

Une semaine de retard de règles, les tests sont positifs et la grossesse est affirmée. C’est un monde nouveau qui s’ouvre aux parents.

troiscouches.jpgMais l’embryon, lui, a déjà trois semaines. Il mesure deux millimètres, est formé de trois couches de tissus soudées par le milieu et ouvertes à chaque extrémité. Une première couche, l’ectoderme, donnera les tissus nerveux, les cheveux et la peau.

Une seconde, le mésoderme, participera à la formation des tissus conjonctifs, du squelette, des muscles ainsi que les ovaires, les testicules, les reins et tout le système vasculaire (cœur et vaisseaux ainsi que les globules rouges).

Enfin du troisième feuillet, l’entoderme, dériveront le tube digestif, les poumons, le pancréas, le foie et les voies urinaires.

Cette troisième semaine, appelée gastrulation, est cruciale car chacune des cellules contenues dans les couches décrites ci-dessus interagit avec les autres pour entraîner la formation des diverses structures de l’organisme.

C’est seulement à cette période que la connexion entre les vaisseaux du placenta et ceux de l’utérus est complète.

Lors de la quatrième semaine, apparaît le tube neural qui évoluera pour former la moelle épinière et le cerveau.

embryon5s.jpgA cinq semaines l’embryon grandit d’un millimètre par jour avec une tête et un cœur très gros. Les membres, le nez et la bouche sont seulement ébauchés.

embryon4s.jpgA six semaines, il ne mesure que quinze millimètres; le cœur, qui se contracte depuis le vingt-deuxième jour, est à présent formé de ses quatre cavités et le sang circule. La cage thoracique se forme et la moelle épinière apparaît.

Sept semaines : les bourgeons de la face se soudent pour former le nez, la mâchoire supérieure et inférieure.

A huit semaines l’embryon, que l’on appelle un fœtus après le second mois, mesure presque quatre centimètres, ne pèse que treize grammes et tous ses organes sont formés.

L’évolution se poursuit avec les premières ébauches de connexion nerveuses entre les neurones. Le rythme de fabrication est époustouflant : cent mille neurones apparaissent chaque minute pour aboutir à cent milliards avant la naissance.


grossesse12semaines3moisc.gifAu cours du 4eme mois, ce fœtus s’allonge tout en gardant encore une volumineuse tête qui représente le tiers de la taille du corps ; le sexe se différencie, le visage se forme, les cheveux poussent, la main peut déjà attraper et le pied donner de légers coups car les muscles développés sont rapidement fonctionnels.

 

Les mouvements du bébé sont perçus par la maman vers la fin du quatrième mois alors que le fœtus bouge depuis la septième semaine. Ces mouvements, réflexes au début, deviennent conscients, coordonnés, nécessaires à la croissance des muscles et à l’édification de la charpente osseuse. Devenu plus gros, le fœtus bouge plus difficilement lors des derniers temps de la grossesse.


mois9.jpgPendant les deux derniers mois de la grossesse, le fœtus s’entoure d’une couche de graisse sous cutanée. Il perçoit la lumière, les sons dès le cinquième mois et ressent des émotions vers le sixième mois.

Il déglutit le liquide amniotique, avec parfois un hoquet, entraînant ainsi son tube digestif.

 

Les grandes étapes sont résumées dans le tableau ci dessous :

croissancefoetaletableau.jpg

 

Réf: Ma grossesse, mon enfant, Ed. OdileJacob, 1994

Vidéo montrant les différentes étapes de croissance et une autre vidéo montrant les étapes et les mouvements du bébé

Cette courte description de l’évolution de l’embryon et du fœtus permet de comprendre que si la grossesse dure en effet neuf mois, les premiers temps de celle-ci sont surtout consacrés à la mise en place de tous les organes.

Et ce n’est pas le faible poids de l’embryon qui doit faire penser que l’alimentation ne joue aucun rôle. Ce serait plutôt l’inverse. Durant cette première période, une mauvaise alimentation a autant de conséquences néfastes que si elle survient pendant la seconde période de grossesse.

 

En effet, la vitesse de multiplication cellulaire et le bon fonctionnement des cellules fœtales dépendent en partie d’un apport en acide folique conséquent. La formation du cerveau nécessite un apport en acides gras essentiels, celles des globules rouges d’un apport en fer, de calcium pour les os bien sur, etc..

D’autre part, la constitution de réserves adipeuses par la maman se révèle indispensable pour bien alimenter le fœtus dans la seconde partie de grossesse et assurer sa croissance.

L’embryon puis le fœtus a des besoins énergétiques précis pour grandir. Cela nécessite que les apports alimentaires soient adaptés en fonction du poids de départ. Quelle est l’importance du poids ?

 

Les variations de prise de poids du bébé et de la maman.

La prise de poids du bébé n’est pas régulière durant ces neuf mois de croissance et celle de la maman ne l’est pas non plus.

Ce tableau montre comment se répartit la prise de poids durant la grossesse. On voit que les réserves maternelles ( le tissu gras) constituent l’essentiel de la prise de poids en début de grossesse.


variations de prise de poids

 

Répartition du gain pondéral et son évolution en fonction de l’âge gestationnel
d’après
FREINKEL N, 1980. et d’après M. GILBERT. A. KTORZA. J. GIRARD. Obstétrique, Flammarion, 1995 : 134

En début de grossesse, la prise de poids habituellement constatée ne reflète pas le poids du fœtus.

Accroissement en poids

10ème semaine

20ème semaine

30ème semaine

40ème semaine

Fœtus (g)

15

320

1.500

3.500

Placenta et liquide amniotique (g)

40

400

1.050

1.250

Utérus et seins (g)

150

750

1.100

1.300

Sang (g)

100

500

1.100- 1.300

1.100 – 1200

Liquides interstitiels (g)

100

200-400

400-800

1.000 – 1.200

Réserves adipeuses (g)

200-300

800-1.600

2.000 – 3.500

2.000 – 4.000

TOTAL

600-700

3.000 – 4.000

7.000 – 9.000

12.000 – 12.500

 


Rappelons que le foetus puis l’embryon ne pèsent que :

- 13 g à huit semaines,

- 15 g à 10 semaines,

- 320 g à 20 semaines,

- un kilo à 25 semaines.

La prise de poids globale est pourtant plus rapide de l’ordre de 700 g à dix semaines et de 3 à 4 kg à vingt semaines.

La moitié du poids global à dix puis vingt semaines est du à l’augmentation des réserves maternelles. L’autre moitié provient de la formation du placenta, du liquide amniotique, de l’accroissement du volume utérin, des seins et de l’augmentation de la masse sanguine.

En résumé, sur les vingt premières semaines de grossesse la moitié du poids pris est représenté par la constitution des réserves maternelles. La croissance du fœtus nécessite peu d’apports caloriques et la prise de poids ne devrait pas dépasser un kilo à 12 semaines,

Si ces réserves ne sont pas constituées, les répercussions se feront à la fois sur l’organisme maternel qui puisera dans ses propres réserves de graisses et appauvrira, par exemple, le tissu osseux avec les risques ultérieurs de décalcification, de déchaussement dentaire, mais aussi sur le poids du fœtus trop faible qui pourra souffrir à la naissance d’hypoglycémie (manque de sucre), d’infections plus fréquentes, de troubles nerveux et de trouble de la minéralisation du squelette.

La constitution des réserves sous forme de tissu adipeux qui peut arrondir les hanches ne plait pas à toutes les femmes mais une fois expliquée, elle peut être admise. Elle conditionne la réussite de la croissance du fœtus durant la deuxième moitié de la grossesse. Ces rondeurs seront normalement éliminées ensuite après l’accouchement.

A l’inverse, il ne faut pas en conclure que bien manger et même trop ne peut que profiter au bébé, car si celui-ci est trop gros, il peut nécessiter une césarienne pour procéder à son extraction et présenter des déformations articulaires à la naissance.

Après 30 semaines, l’accroissement de la masse grasse diminue nettement. La prise de poids est plus régulière atteignant 1,5 à 2 kg par mois. C’est à ce moment que le fœtus grandit rapidement et grossit d’environ 20 à 25 g par jour en se servant des réserves maternelles. Celles-ci représentent environ 3,5 kg sur les 12,5 kg normalement pris pendant la grossesse. Les autres kilos pris sont dus à l’accroissement des liquides interstitiels, c’est à dire de liquides venant se loger dans des espaces situés entre les cellules. C’est ce que l’on appelle couramment la rétention d’eau. L’augmentation du volume sanguin, l’augmentation du volume des seins, ce qui est parfois douloureux, mais aussi de l’utérus qui s’accroît pour loger le fœtus et passe d’une taille de 8 cm à 32 cm de haut en fin de grossesse, l’accroissement du placenta et du liquide amniotique concourent à majorer régulièrement le poids.

Précisons que la courbe de poids ne suivra pas toujours les valeurs du tableau. Une prise de poids supérieure à la moyenne sera compensée le mois suivant.

En début de grossesse, la constitution de réserves en graisse est indispensable afin d’assurer les besoins d’une croissance rapide en fin de grossesse qui ne pourraient être satisfaits par le seul apport alimentaire.

 

 

 

Le Fer

Rôle et métabolisation:

Le fer est un métal qui se répartit soit dans les globules rouges (2,5 g) soit sous formes de réserves. La quantité totale est de 3 g.

Intégré à l’hémoglobine, transporteur de l’oxygène, il participe principalement à l’oxygénation des tissus. Les besoins en fer durant la grossesse tiennent compte de l’augmentation du volume sanguin, donc de l’hémoglobine et des besoins du bébé. Il est généralement admis que l’anémie ferriprive (anémie qui est due à une carence en fer) augmente le risque de prématurité et de petit poids à la naissance.

Le fer héminique, provenant de l’hémoglobine et de la myoglobine de la viande des animaux, est mieux absorbé ( 15 à 20 %) que le fer non héminique provenant des végétaux (légumes secs, céréales, fruits, légumes, produits laitiers et carnés : 1 à 5% d’absorption).

L’absorption est activée les aliments contenant de la vitamine C (ex le kiwi), le cuivre, l’acidité gastrique et diminuée par les tanins (du thé par exemple), les fibres, l’acide phytique, le son, le calcium, le zinc et certains médicaments. Le statut en fer du sujet modifie son taux d’absorption. Si la carence en fer est avérée, l’organisme augmentera spontanément de 3 à 10 fois l’absorption du fer ingéré.

Besoins

Les besoins, majorés du fait de l’augmentation de la masse sanguine, du développement placentaire et de la croissance fœtale, passent de 16 mg par jour à 25 mg par jour et davantage, en cas :

- de grossesses multiples ou rapprochées,

- d’anémie par saignements occultes ou règles trop abondantes ( contraception par stérilet),

- de grossesse chez l’adolescente ou chez la femme évoluant dans un milieu défavorisé,

- de minceur trop importante,

- lors de malabsorption intestinale,

- d’insuffisance thyroïdienne,

- de régime végétarien ou végétalien. Dans ces derniers cas, une supplémentation en fer sera mise en œuvre.

Une forte proportion des femmes en âge de procréer (environ 10%) présente des réserves en fer faibles ou inexistantes. Parmi elles, on remarque que :

- 90% ont des apports inférieurs aux besoins recommandés,

- le mode de contraception peut être la cause d’une anémie: 6% des femmes porteuses d’un stérilet au Cuivre ont une anémie ferriprive contre 2% des femmes utilisant une contraception orale.

- 10 à 30 % des femmes en début de grossesse présentent une anémie ; la ferritine, qui représente les réserves en fer de l’organisme, est inférieure à 12 microgramme par litre au 9e mois chez 67 % des françaises et 81 % des immigrées…

- 60 à 75 % des femmes enceintes ont une carence en fer en fin de grossesse.

Or l’anémie ferriprive, outre la fatigue et la plus grande susceptibilité aux infections, augmente les risques d’hypotrophie fœtale, de prématurité (risque multiplié par 2,5 à 3), de mortalité foeto-maternelle et aggrave l’état général en cas d’hémorragie importante lors de la délivrance.

L’anémie ne se dépiste pas par la mesure seule du taux d’hémoglobine. Celui-ci baisse compte tenu de l’expansion physiologique du volume plasmatique. Le taux d’hémoglobine chute d’environ 2 g/dl au deuxième trimestre atteignant les valeurs les plus basses en début de 3e trimestre pour remonter progressivement jusqu’au terme (12,5 g/dl en moyenne à 36 semaines).

C’est en fonction de ces données physiologiques que les Centers for Disease Control (CDC), aux Etats-Unis ont proposé de nouveaux critères pour la définition de l’anémie durant la grossesse. Hémoglobine : - 1er trimestre : < 11 g/dl

- 2e trimestre : < 10,5 g/dl

- 3e trimestre : < 11 g/dl

et de l’anémie ferriprive : même critères que l’anémie avec une ferritine sérique < 12 µg/l, qui traduit l'épuisement des réserves.

Si les résultats d’analyses pratiqués en début de grossesse montrent une carence en fer et avec des antécédents de carence en fer, il sera sûrement nécessaire d’apporter un supplément.

En fonction des stocks existant en début de grossesse, on peut estimer que les besoins en fer pendant les deux derniers trimestres de la grossesse varient entre 4 et 6 mg par jour.

En tenant compte du faible taux d’absorption au niveau du duodénum qui est de l’ordre de 2 mg, les apports en fer devraient être d’environ 20 mg par jour lorsque les réserves en fer sont suffisantes avant la grossesse. Dans le cas contraire, il est nécessaire d’apporter 25 à 50 mg par jour de fer pendant les derniers mois de la grossesse. En sachant que l’apport alimentaire ne dépasse pas 20 mg par jour, il est nécessaire de supplémenter une anémie par carence en fer et il ne serait pas inutile, à titre préventif, de corriger tout déficit antérieur à la grossesse.

Sources

 

En Annexe 10, un répertoire d’aliments avec leur teneur en fer permet de cerner les aliments devant entrer dans la composition du repas lorsqu’une carence en fer est affirmée.

Pour consommer des aliments riches en fer, il faut de préférence consommer :

- des abats ou dérivés (boudin), des viandes rouges,

- des légumes secs et légumineuses (lentilles, pois, haricots secs),

- des légumes verts (épinards…),

- et le jaune d’œuf .

Les aliments riches en fer d’origine animale sont mieux absorbés que ceux à base de fer végétal. Pour faciliter l’absorption du fer végétal, il est souhaitable d’augmenter la consommation, au cours du même repas, de légumes et de fruits riches en vitamine C (citron, orange, pamplemousse…). De même, il est préférable de ne pas associer les aliments contenant du calcium et du fer lors d’un même repas.

Il est recommandé de réduire la consommation de café, de thé, du son, qui entravent l’absorption du fer. Si l’on envisage un apport médicamenteux, cette supplémentation doit être accompagnée de conseils diététiques visant à encourager la consommation d’aliments riches en fer.

La supplémentation en fer trop importante est également néfaste aboutissant à un faible poids de naissance du bébé. Une étude montra que les femmes supplémentées uniquement lorsque l’anémie était prouvée avait un taux plus faible de décès in utero ou après accouchement. Une petite dose de 30 mg par jour est parfois suffisante sauf pour les femmes présentant une carence dès le début de la grossesse et qui nécessitent une compensation plus importante de 120 à 150 mg.

Cette supplémentation est parfois source de désagréments : constipation ou diarrhée, douleurs intestinales, nausées. Ces sensations pénibles peuvent réduites en diminuant la dose de fer et en prenant ce comprimé durant un repas.

En pratique:

 

Le manque de fer, fréquent pour 67 à 80% des femmes au 9eme mois, entraîne un risque pour la santé de l’enfant et une plus grande fatigue pour la maman.

La prévention repose sur une alimentation riche en viande rouge et légumes secs.

Sa correction s’impose dès que l’hémoglobine descend en dessous 10,5 g/dl et la ferritine au-dessous de 12 µg/l.

Une petite supplémentation de 30 mg couplée à la prise de vitamine C est parfois suffisante. Elle doit être prise à distance des apports lactés.

Une carence en fer dès le début de la grossesse nécessite un apport de 120 à 150 g par jour.

 

Fer pour 100 g cuits 

 

Viandes rouges

2,2 à 4,0

Viandes blanches

1,1 à 2,0

Jambon

1,0 à 1,1

Saucisson

1,2 à 1,3

Poissons

0,5 à 2,3 (bar)

Oeufs

1,8 à 1,9

Foie et rognon

6 à 14

Moules

7 à 8

Volaille, lapin

1,3 à 2,7

Légumes

0,3 à 1,6

Epinards

2,4

Fruits

0,2 à 0,4

Légumes secs

1,8 à 3,3

Pommes de terre

0,2 à 0,4

Avocat

1

D’après : CIQUAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suite: Le Fluor

Hydratation

Bien s’hydrater est important. La quantité d’eau qui rejoint le fœtus, par les capillaires fœtaux puis la veine ombilicale, dépend des apports. Ces échanges sont estimés à 460 ml/h. Le volume de liquide amniotique culmine aux environs de 0,8 à 1 litre vers la 34eme semaine. Important pour le fœtus, il assure une barrière mécanique, thermique et anti-infectieuse ainsi qu’un environnement permettant la mobilité et le développement des muscles, de la face et des poumons ;

Durant la grossesse, il faut faire face à l’accroissement des besoins maternels et de ceux du fœtus dont les besoins en eau presque à terme sont supérieurs à ses besoins en oxygène. A cet effet, l’organisme maternel subit des variations physiologiques :

- Une augmentation du volume plasmatique, de l’ordre de 40 % avec un pic vers le second trimestre. Elle est responsable d’une dilution physiologique des composants sanguins.

- Une rétention d’électrolytes (Sodium, Potassium et Calcium) provoquée par le rein, qui s’accompagne d’une rétention d’eau de 4 à 6 litres stockée pour les trois quarts dans le compartiment extra-vasculaire, d’où les fréquents œdèmes de la femme enceinte.

- Une augmentation progressive de la masse sanguine de 8 semaines jusqu’au terme qui compense l’anémie physiologique.

- Une diminution du seuil de la soif qui permet à la sensation de soif de se manifester plus précocement.

L’organisme perd environ 2,5 l d’eau par jour compensée par l’eau de boisson et l’eau des aliments. Une bonne partie de la prise de poids durant la grossesse est constituée par l’eau du liquide amniotique et l’accroissement de la masse sanguine.

Un apport de 1,5 à 2 l d’eau par jour, réparti tout au long de la journée, est indispensable.

L’eau peut provenir d’une eau de source (non traitée) ou mieux, d’eau minérale faiblement minéralisée (eau dont le résidu sec est inférieur à 500 mg/l) mais il est possible aussi de consommer l’eau du robinet, en prenant soin de vérifier auprès de la mairie la teneur en nitrates qui doit rester en dessous de 50 mg/l. Dans les régions de culture intensive où l’eau du robinet risque d’être chargée en nitrates, il vaut mieux boire de l’eau embouteillée. Selon ses besoins, la grande variabilité des eaux permet de sélectionner une eau peu salée en cas d’œdème et une eau à forte teneur en calcium si besoin mais qui ont un résidu sec important. Quelques eaux comme Vittel et Salvetat ont un bon apport en calcium (respectivement 202 et 253 mg) mais avec un résidu sec moyen aux alentours de 800 mg/l. (Annexe 9)

Les tisanes, le thé léger, le café ou les potages apportent une bonne ration hydrique et des sels minéraux.

On peut autoriser le thé et le café si la quantité absorbée reste modérée :

- Le choix du café se portera plutôt sur du café 100 % arabica, du café-chicorée ou café décaféiné. Une consommation excessive (> 5 tasses par jour) entraîne une accélération du rythme cardiaque et favoriserait avortements et prématurités.

- Le thé est appelé vert, Oolong ou noir selon le degré de fermentation. Il est à consommer léger car il apporte de la théine (analogue de la caféine), environ 40 mg par tasse, qui diffusent dès les premières secondes d’infusion. Après la première minute d’infusion, ce sont les polyphénols encore appelés les tanins qui diffusent en quantité non négligeable (100 à 150 mg par tasse) et lui donnent cette couleur plus foncée et ce goût plus amère.

La théine du thé est éliminée si l’on jette le thé obtenu après les trente premières secondes d’infusion. En reprenant l’infusion, le thé obtenu contiendra les nutriments d’un bon thé avec parfois une diminution de sa saveur.

L’effet stimulant du thé se maintient plus longtemps que le café d’action plus rapide mais plus courte ( environ 6 à 8 h pour le thé et 2 à 3 h pour le café).

Quelle dose ? Une petite cuillère de thé en vrac par tasse correspond à un sachet et pas plus de une à deux tasses par jour. L’infusion avec une eau non bouillante dure en moyenne entre deux et cinq minutes. Les polyphénols du thé se lient avec le fer non héminique contenu dans les légumes et les céréales, ce qui empêche l’absorption du fer. Cet inconvénient peut être diminué si l’on consomme simultanément de la vitamine C présente dans les fruits.

- Les boissons sucrées et les jus de fruits ont l’inconvénient d’apporter trop de sucres simples ce qui majore trop rapidement le poids. Certaines boissons aromatisées à la fraise par exemple contiennent entre 40 et 56 g de sucres par litre de boisson. Les boissons contenant des édulcorants apportent le même gout sucré sans les calories inutiles. Les boissons aromatisées au citron et au citron vert ne contiennent pas de sucre ni d’édulcorant pour la plupart.

Si la consommation de ces eaux était régulière avant la grossesse, leur arrêt brutal risque de démasquer une envie de produits sucrés et de se tourner vers d’autres produits alimentaires sucrés tout aussi néfaste sur le plan diététique. Choisir son eau aromatisée nécessite de regarder l’étiquette apposée sur la bouteille pour rechercher la teneur en sucre.

Le choix éclairé d’une boisson aromatisé nécessite de décrypter les mentions portées sur les bouteilles.

o Une boisson sans sucre ne contient pas plus de 0,5 g de sucres pour 100 ml de boisson.

o Si l’étiquette mentionne « sans sucres ajoutés », les seuls sucres présents proviennent des fruits apportés.

o Une boisson qui se dit « allégée ou light » n’est pas exempte de sucres. Ceux-ci doivent être seulement de 30 % inférieur à une boisson similaire.

Il est conseillé de faire attention à ces boissons et de préférer si possible une eau sans ajout.

 

En pratique :

L’eau que vous buvez hydrate votre bébé et permet à vos reins d’épurer deux organismes.

1,5 à 2 l d’eau sont nécessaire de préférence peu nitratée, minéralisée selon vos besoins.

Hepar, fortement minéralisée, riche en calcium et en magnésium, combat la constipation.

Vittel , moyennement minéralisée, est riche en calcium

 

Le thé et le café sont  à consommer en quantité modérée (é tasses par jour)

Les boissons sucrées ou aromatisées contiennent souvent trop de sucres et favorisent une prise de poids trop rapide.

 

 

Grossesse et diabète

C’est une complication importante de la grossesse qui peut survenir et engendrer des complications pour le bébé.

Quelques données

Douze centres d’accouchements français ont étudié en janvier 2000, pendant deux ans, l’évolution de femmes diabétiques de type 1 (diabète traité par injection d’insuline) ou de type 2 (encore appelé diabète gras et diabète traité par une médication orale). Le diabète gestationnel (diabète n’apparaissant que lorsque la grossesse est commencée) et les grossesses multiples étaient exclus de cette étude :

-         66,4 % présentaient un diabète de type 1 et 33,6 % étaient de type 2 ;

-         Le taux de complications se majore selon que l’hémoglobine-glyquée (mesure qui reflète le taux de sucre sur les mois qui précèdent le prélèvement) est maintenue en dessous ou dépasse le taux de 8 % :

             Taux :                                                    < 8 %              > 8 %

             Mortalité péri-natale                              4,4 %               9,2 % ;

             Malformations congénitales majeures 4,1 %                   8,3 % ;

             Accouchement prématuré                      38,2 %            57,6 %.

 

Ces résultats semblent comparables à ceux rapportés en France entre 1986 et 1988 lors d’une étude précédente. Les grossesses des femmes diabétiques, encore mal aidées et encadrées, se compliquent de forts taux de mortalité périnatale et de malformations congénitales majeures. Les attitudes semblent s’être peu modifiées sur le terrain.

Cela est d’autant plus important que la fréquence du diabète de type 2 augmente, l’âge de survenue diminue et que de plus en plus de femmes jeunes en âge de procréer vont être concernées.

En cas de grossesse programmée chez une diabétique de type 1, la mortalité périnatale diminue à 0,7 % (8,1 % si la grossesse n’est pas programmée). Le risque de mortalité péri-natale est multiplié par trois avec un taux d’hémoglobine-glyquée inférieur à 6,9 % et par huit si ce même taux dépasse les 10 % ; dans ce cas, le taux de malformations majeures est trois fois plus important.

En revanche, en cas de diabète de type 2, la surveillance doit être intense car malgré une programmation de la grossesse, le taux de mortalité reste à 5,7 % et le taux de malformations à 2,9 %. Ces différences sont liées à d’autres facteurs comme l’âge plus avancé des femmes diabétiques de type 2, l’hypertension artérielle et d’autres facteurs vasculaires fréquemment associés.

 

Diabète insulino-dépendant

Mener une grossesse est possible pour le majorité des femmes diabétiques. La bonne coordination des personnels soignants (diabétologues, obstétriciens, infirmières) est essentielles

Déjà diabétique insulino-dépendante avant la grossesse, il est toujours souhaitable que la grossesse programmée intervienne à un moment où la glycémie est bien équilibrée et que soient traitées, avant la grossesse, certaines complications du diabète telles que rétinopathie (atteinte oculaire) ou néphropathie (atteinte rénale) si elles existent.

Les hypoglycémies sont fréquentes au cours du 1er trimestre et les besoins en insuline augmentent dès la 17ème semaine d’aménorrhée. Ils diminueront brutalement d’environ 50% après l’accouchement pour revenir dans les deux jours qui suivent la délivrance aux besoins en insuline qui existaient avant le début de la grossesse.

Les objectifs sont une hémoglobine glyquée  (HbA1c) inférieure à 6,5% et des glycémies capillaires inférieures à 1g/l avant le repas et 1,4 g/l après le repas. Pour y parvenir, il est parfois nécessaire d’utiliser des pompes à insuline qui permettent un ajustement plus facile des doses d’insuline afin de régulariser au mieux les glycémies.

Quelques conseils :

-         Fractionner l’alimentation sur la journée, en 3 repas principaux et 3 collations, en veillant à bien répartir l’apport glucidique sur l’ensemble des différents repas.

-         Eviter plus que jamais la consommation d’aliments riches en sucres rapides (bonbons, boissons sucrées et sucreries), surtout en dehors des repas, afin de ne pas déséquilibrer la glycémie.

-         Respecter le régime du mieux possible et procéder à des auto-contrôles de la glycémie (6 fois par jour). La cétonurie sera également surveillée. Les complications pendant la grossesse, pour la mère et/ou l’enfant, sont plus fréquentes en cas de diabète : Une prise en charge par une équipe médicale est nécessaire.

Diabète non insulino-dépendant

Diabétique non insulino-dépendante avant la grossesse, il est indispensable d’instaurer une insulinothérapie afin d’obtenir le meilleur équilibre possible de la glycémie. Il est souhaitable que la grossesse ait été prévue, afin de prendre le temps d’être informée des modalités du traitement par insuline et des auto-contrôles de la glycémie. Les règles diététiques importantes à respecter sont les mêmes que dans le cadre du diabète insulino-dépendant. En cas d’obésité, il est nécessaire de ne pas prendre davantage de poids, compte tenu de l’effet secondaire de l’insuline qui majore la masse grasse.

Après la délivrance, l’insulinothérapie est interrompue et le traitement suivi avant la grossesse sera repris, à savoir un traitement diététique associé si nécessaire aux hypoglycémiants actifs par voie orale. Les hypoglycémiants sont une contre-indication à l’allaitement maternel.

Diabète gestationnel

Le diabète gestationnel est un trouble de la tolérance des sucres conduisant à une hyperglycémie de sévérité variable pendant la grossesse.

Le diabète gestationnel apparait durant la seconde moitié de la grossesse.

Il survient généralement à partir de la 22 ème semaine de grossesse et ne concerne que 1,5 à 6 % des grossesses. 30 à 40 % des diabètes gestationnels surviennent chez des femmes n’ayant aucun facteur de risque. Le plus souvent, ce diabète disparaît après la grossesse mais il peut aussi persister. Si un diabète apparaît dès le premier trimestre, il existait vraisemblablement déjà auparavant, mais n’était pas connu. Ainsi, 15 à 20% des diabètes gestationnels sont des diabètes de type 2 méconnus. Traité immédiatement, les complications sont moins importantes que dans le cadre d’un diabète évoluant depuis plusieurs années.

Le dépistage est d’autant plus essentiel qu’un des facteurs de risque suivants est présent:

-         Ethnie : Asie, Antilles, Afrique du Nord

-         Antécédents familiaux au premier degré de diabète non insulino-dépendant

-         Présence d’un surpoids : IMC supérieur à 25 kg/m²

-         Âge supérieur à 40 ans

-         Existence durant la contraception orale d’un taux de sucre élevé ou d’un diabète gestationnel

-         Antécédents de macrosomie, de mort fœtale in utéro, d’enfants de poids élevé lors d’accouchements antérieurs, de malformations.

Les conséquences sont importantes :

-         risque de césarienne plus élevé, hypertension artérielle, d’éclampsie et un plus grand risque (10 à 60%) de développer un diabète définitif dans les vingt ans suivants ;

-         pour le bébé :

o       Décès in utéro plus fréquent en l’absence de traitement et pour des glycémies supérieures à 1,05 g/l.

o       Macrosomie compliquant 15 à 30% des grossesses avec diabète gestationnel. Les principales complications périnatales de la macrosomie sont les lésions dystociques de l’épaule, les lésions du plexus brachial et les césariennes.

o       Apparition ultérieure plus fréquente d’une obésité dans l’enfance puis d’un diabète de type 2.

 Un dépistage systématique du diabète gestationnel doit être effectué entre la 24 ème et la 28 eme semaine d’aménorrhée, ou plus tôt si vous présentez un terrain à risque.

 Ce dépistage est indispensable si:

  • vous avez plus de 35 ans
  • vous êtes en surpoids ou obèses
  • vous avez des frères, des soeurs ou des parents diabétiques
  • lors de votre précédente grossesse, vous avez eu un diabète
  • un de vos précédents enfants pesait plus de 4 kg à la naissance ou présentait un tour de tête trop élevé

Le dépistage consiste

En une prise de sang dès la première consultation pour mesurer, à jeun depuis 12 h, votre taux de sucre:

  • si le taux est au-dessus de 1, 26 g, il s’agit d’un diabète qui existait avant la grossesse, un taux supérieur à 2 g est retenu si vous n’êtes pas à jeun.
  • si le taux est compris entre 0,92 g/l et 1, 25 g/l, le diagnostic de diabète gestationnel est affirmé.
Au second trimestre de grossesse, entre 24 et 28 semaines, si  la glycémie était normale en début de grossesse ou si elle n’a pas été réalisée, le test HGPO 75 g  doit être réalisé. Cela consiste, en étant à jeun depuis 12 h, à absorber au laboratoire de prise de sang 75 g de sucre et à mesurer l’évolution de votre taux de sucre à jeun puis 1 h et 2 h après l’absorption. Prévoyez donc du temps et un bon livre!
Le diabète gestationnel est affirmé si une des trois mesures est anormales:
  • Glycémie à jeun supérieure à 0,92 g/l ou 5,1 mmol/l
  • Glycémie à 1 h  supérieure à 1,80 g/l ou 10 mmol/l
  • Glycémie à 2 h supérieure à 1,53 ou 8,5 mmol/l
Au troisième trimestre si le bilan n’a pas été réalisé auparavant, une glycémie à jeun doit être réalisée.
Traitement du diabète gestationnel ?

Le but du traitement est de normaliser la glycémie : pour ce faire, on met en œuvre un apport alimentaire équilibré, modérément hypo-énergétique (réduction de 25 kcal/kg) de 1800 à 2000 kcal, mais toujours supérieur à 1600 kcal même si vous êtes obèse. Cet apport est réparti en 6 prises alimentaires par jour. La glycémie est surveillée par des glycémies capillaires répertoriées dans un carnet d’autosurveillance et qui doivent être répétées au mieux six fois par jour, en période pré et postprandiale. L’objectif est d’obtenir une glycémie inférieure à 1 g/l, voire 0,95 g par litre avant le repas et inférieures à 1,40 g/l 2 h après le repas.

Les moyens thérapeutiques comportent des mesures diététiques mais aussi l’activité physique et au besoin l’insulinothérapie. Le suivi par un(e) diététicien(ne) et un(e) endocrinologue est essentiel.

Le régime comporte un apport protidique normal, la restriction des apports en sucres rapides (voir paragraphe traitant des glucides), un apport faible en hydrate de carbone (180 à 200 gr/j). Un régime trop restrictif, bien que favorable sur les chiffres glycémiques, serait responsable de la production de corps cétoniques qui seraient délétères pour le développement intellectuel de l’enfant.

Les sucres dits rapides ou simples (bonbons, pâtisseries, confitures, corn flakes, jus de fruit, etc) seront évités au profit de sucres d’assimilation plus lente (pâtes, riz, semoules, maïs, légumes secs ou pommes de terres) surtout lorsqu’ils sont consommés avec des légumes verts et entiers pour être mâchés et assimilés plus lentement. L’assimilation des sucres rapides est freinée lorsqu’ils sont pris en cours de repas. De même le petit-déjeuner sera hypoglucidique car c’est la période maximale de l’insulinorésistance ce qui engendre une forte augmentation de la glycémie. On peut, par exemple, remplacer le pain blanc par du pain complet ou des céréales comme le muesli.

L’évaluation des mesures hygiéno-diététiques se fait après 8 à 10 j par la lecture des autocontrôles glycémiques. Efficace (70 à 80 % des cas) les mesures sont poursuivies ainsi que le suivi bimensuel. Dans le cas contraire, il est préférable d’être hospitalisée pour instaurer l’insulinothérapie qui sera arrêtée après la délivrance. En plus du suivi médical habituel, un suivi par un diabétologue jusqu’au terme de la grossesse et souvent après l’accouchement est nécessaire.

Le nouveau-né est particulièrement surveillé à la naissance afin de dépister une hypoglycémie. Le bilan sera plus important si le bébé présente une macrosomie.

Une surveillance par un test de charge (HGPO de 75 g de glucose) 3 mois après la grossesse est indispensable afin de confirmer la régression du diabète si la glycémie est inférieure à 1,40 g/l ou la persistance du diabète si la glycémie reste supérieure à 2 g/l (20 à 30%) surtout en cas d’obésité, de prise de poids trop élevé pendant le grossesse ou d’âge > 35 ans. Entre ces deux valeurs, on parle d’intolérance au glucose et le risque de voir se développer un diabète dans les 10 ans qui suivent un diabète gestationnel est de 50 %. Le dépistage sera répété annuellement si besoin.

La surveillance obstétricale. Elle a pour buts de dépister les anomalies fœtales et de déterminer le moment le plus propice à la délivrance. La surveillance médicale est plus ou moins intense selon l’équilibre glycémique. Elle comporte une échographie toutes les 4 à 6 semaines afin d’apprécier la croissance du fœtus et la quantité de liquide amniotique, et une surveillance plus rapprochée en fin de grossesse.

 En pratique :

En cas de diabète, la grossesse est grevée de surmortalité, d’accouchement prématuré et de malformations surtout s’il s’agit d’un diabète non insulino-dépendant.

Programmez votre grossesse, réduisez les facteurs de risques s’ils existent comme le surpoids.

Multipliez les contrôles glycémiques (6 fois par jour, avant et après les repas) et optimisez les apports alimentaires en réduisant les sucres simples.

Le dépistage du diabète gestationnel est primordial entre la 24 et la 28eme semaine d’aménorrhée. les valeurs seuils respectivement à jeun et 2 h après 75 g de glucose : 0,95 et 1,55 g/l.

Selon le cas l’insulinothérapie est débutée, poursuivie ou prend le relais d’un traitement oral.

Son suivi fait intervenir de multiples professionnels de santé afin de mieux encadrer ces grossesses pouvant être à risque.

 

 

Allaitement

 

On ne saurait trop insister sur l’allaitement maternel et le bénéfice que peut en obtenir votre bébé. Bien sûr la décision d’allaiter ou non appartient à la future maman et il ne faut pas se culpabiliser si vous hésitez ou n’en ressentez pas l’envie. A la lecture des quelques chiffres statistiques, vous comprendrez que vous n’êtes pas seule à vous poser la question.

L’allaitement en France et ailleurs

 

Quelques chiffres :

-         L’allaitement maternel varie en France de 36 à 40 % selon les régions.

-         Entre 2000 et 2005, le pourcentage de femmes qui allaitent passe 50 à 56 %.

-         22 % des femmes ayant l’intention d’allaiter hésitent à le faire.

-         Les femmes de plus de trente ans sont plus nombreuses à allaiter.

-         La durée moyenne de l’allaitement est d’environ dix semaines, mais va en augmentant car 27 % des femmes allaitent plus de trois mois contre 19% en 2000.

-         L’alimentation au sein exclusivement concerne seulement 3% des enfants de quatre mois.

-         Ailleurs qu’en France, les femmes allaitent également et parfois de façon plus prolongée comme en Suède où elles sont 50 % à allaiter à 6 mois ; 80 % en Norvège à 6 mois et 36 % à un an. La prise de conscience du bénéfice de l’allaitement maternel et les conditions de congé de maternité devant certainement influer sur la durée de l’allaitement.

Bien sûr, il ne s’agit que de moyennes et de statistiques. Cela montre surtout que l’allaitement dure d’autant plus que la maman est motivée et que les parents se sont informés sur le sujet et sont entreprenants.

Ce qui permet de convaincre d’allaiter :

-         Tout d’abord l’envie d’allaiter avant même le début ou au cours de la grossesse, ce qui veut donc dire qu’il ne faut pas allaiter sous la pression de l’entourage familial ou médical. La décision d’allaiter vient d’une envie profonde.

-         Avoir plusieurs enfants renforcent la motivation pour allaiter,

-         Le niveau socioprofessionnel élevé des parents,

-         Plus le nombre de diplômes depuis l’âge de dix-neuf ans est important, plus l’envie d’allaiter est importante.

-         Le contact direct dès la naissance du bébé contre la peau est un signal fort ; voir sa bouche s’ouvrir et fouiner vers le sein renforce l’envie de conserver ce contact par le biais de l’allaitement.

-         La promiscuité du bébé. Plus le contact intime est répété, moins il ya de réticences à allaiter.

-         La bonne position du nouveau-né (face à la mère) et la prise du sein par l’enfant (bouche grande ouverte langue vers le bas).

Ce qui peut amener à réduire la durée de l’allaitement :

-         Le sentiment de ne pas avoir un lait de qualité pour son enfant et il n’y a aucun lien entre la qualité de l’allaitement et la taille des seins ;

-         Le contact direct et répété du corps de son bébé sur votre propre peau est parfois redouté ;

-         L’obligation d’être présente pour toutes les périodes d’alimentation de son bébé ;

-         L’apport de biberon de complément dès la maternité ;

-         La déformation des seins du fait de l’allaitement. Or les seins se modifient notablement en fin de grossesse et c’est là que se situe le risque de déformation des seins allaitement ou pas.

-         Le tabagisme. La durée d’allaitement est plus courte et le lait moins abondant (25 % de moins). La nicotine passe dans le lait et sa biodisponibilité est de l’ordre de 30 %. Cependant fumer n’interdit pas d’allaiter. Pour le bien-être du bébé, allaitement ou pas, il serait judicieux d’arrêter et de suivre, en même temps que l’allaitement, un programme de sevrage accompagné de substituts nicotiniques. La consommation de tabac n’annule en rien tous les bénéfices apportés par le lait maternel et rien ne remplace le bien-être psychologique donné à son enfant en l’allaitant. En attendant l‘arrêt du tabagisme et afin d’éviter un passage trop important de substances toxiques dans le lait, il vaut mieux ne pas fumer deux heures avant la tétée.

Pour comprendre la meilleure qualité du lait maternel

 

Le lait maternel est l’aliment idéal pour nourrir son enfant. Il est nécessaire de comprendre que la composition du lait varie pour chaque enfant :

-         selon sa prématurité ou non,

-         selon son âge : le premier lait est appelé colostrum est quatre fois plus riche en protéines,  en anticorps, en enzymes et trois fois moins en lipides que le lait mature. Il est suivi d’un lait de transition et devient le lait mâture après un mois.

Le lait maternel apporte un taux plus faible en certains acides aminés car le nourrisson n’a pas les mêmes capacités d’assimilation qu’un adulte ; de même, l’absorption des graisses est meilleure chez le nourrisson allaitant grâce à la lipase maternelle (enzyme permettant la digestion des graisses).

-         selon le moment de la tétée dans la journée : le lait étant plus riche en lipides le matin

-         durant la tétée : la richesse en lipide est plus importante en fin de tétée.

 

Enfin, le lait maternel apporte non seulement des aliments mais aussi la lactoferrine pour l’assimilation du fer, des hormones, des facteurs de croissance et de nombreuses cellules favorisant les défenses immunitaires du nourrisson : macrophages, polynucléaires neutrophiles et surtout des immunoglobulines en particulier les IgA sécrétoires qui ont montré leurs actions contre divers agents infectieux comme l’Escherichia Coli entérotoxinogène. Toutefois pour que le lait maternel soit le mieux adapté pour l’enfant, il faut que l’alimentation de la maman soit également équilibrée ; ainsi la richesse en oméga 3 vient à la fois des réserves en graisses de la mère mais aussi de son alimentation quotidienne.

 

Effets de l’allaitement.

 

L’allaitement maternel pourrait avoir un rôle favorable dans le développement psychomoteur du nourrisson

Le lait de mère est riche en acide gras polyinsaturés, en particulier ceux de la famille des acides gras oméga-3 : c’est l’acide alpha-linolénique. Ce type d’acide gras participe au  développement cérébral et sensoriel. Il est démontré que l’allaitement maternel influence la composition du cerveau du nouveau-né. Chez l’animal, une carence profonde entraîne une diminution du poids du cerveau et du nombre des fibres de myéline.

L’allaitement maternel favorise également les interactions précoces mère-enfant et confère un avantage psychoaffectif jouant un rôle dans le développement de l’enfant. Il n’existe donc pas que des facteurs nutritionnels…

Le lait maternel apporte les éléments nutritionnels essentiels pour le développement de l’enfant lui assurant une meilleure défense immunitaire, une réduction des risques allergiques et le début de son éducation nutritionnelle en fonction de l’arôme des aliments consommés. C’est aussi un bon moyen de diminuer la masse grasse accumulée pendant la grossesse. La phase active de réduction pondérale permettant de retrouver silhouette et poids antérieurs ne débutera qu’à la fin de l’allaitement et après le retour de couches.

Après la naissance, l’allaitement maternel semble protéger contre l’obésité infantile: une survenue moindre du surpoids et de l’obésité à l’âge de 5-6 ans a été notée chez les enfants nourris au sein, avec un effet d’autant plus important que l’allaitement a été prolongé et ce indépendamment du statut social. Par ailleurs, les nourrissons avant bénéficié d’un allaitement maternel ont, à l’adolescence (13-16 ans), un meilleur profil lipoprotéique que ceux nourris au lait infantile. Outre ce bénéfice potentiel sur le risque d’athérome, la consommation de lait maternel est associée à une pression artérielle plus basse dans la même tranche d’âge. Elle semble aussi conférer une certaine protection contre le diabète de type 1.

L’effet de l’allaitement sur les capacités intellectuelles de l’enfant  font toujours l’objet d’études.  Diverses substances contenues dans le lait maternel comme le DHA ( acide docosaheaénoïque) et l’ARA (acide arachidonique) améliorent la croissance des neurones et facilitent la transmission entre eux.  Cet effet bénéfique sur le cerveau du bébé est modulé par la présence sur chaque bras du chromosome d’un allèle particulier du gène appelé FASD2 impliqué dans la transformation des acides gras cité précédemment.  La présence de ce gène augmente de 6,8 points le QI de ces enfants. En l’absence de ce gène, l’allaitement n’apporte aucun bénéfice sur le QI des enfants allaités.

Apports nutritionnels

 

Un litre de lait maternel contient 330 mg de calcium, 140 mg de phosphore et aussi… 40 mg de magnésium, 2,5 mg de zinc mais peu de fer quoique très assimilable, 330 picogrammes de vitamine A, mais peu de vitamines D et K et tout ce qu’il faut en vitamines B et C.

Nourrir son bébé au sein requiert de fournir tous ces aliments en plus de son alimentation personnelle ; cela nécessite de l’énergie  (2500 kcal/J) et du repos. Durant toute cette période, l’alimentation joue un rôle clé. A peu de choses près, l’alimentation est  identique à celle de la fin de la grossesse, autrement dit beaucoup de protéines (les apports protéiques doivent être augmentés de 20 gr par jour pendant toute la durée de l’allaitement), d’acides gras essentiels (acides gras Omega 3), de vitamine C et de fer, plus des lipides et des glucides en quantité supérieure à la consommation habituelle.

Il faut maintenir l’apport de calcium, soit l’équivalent d’un litre de lait par jour, yaourts, fromages, entremets. Le calcium se consomme sous toutes les formes et à volonté durant tout l’allaitement sans oublier les eaux à forte teneur en calcium (Annexe 9). L’apport en magnésium doit être important afin de compenser les pertes, de l’ordre de 50 à 75 mg par jour, induites par l’allaitement.(Annexe 8)

Pour une maman végétarienne, l’allaitement peut être conduit sans danger pour le bébé. Il convient de maintenir des apports nutritionnels en consommant de grandes quantité de produits laitiers ( 7 à 8 portions par jour), de légumineuses comportant du fer et de céréales, ainsi que es fruits et des matières grasses. Les mamans végétaliennes risquent de manquer de fer, de zinc, de calcium et de vitamines D.

L’organisation des repas.

 

Cette organisation ne diffère pas beaucoup par rapport au temps de la grossesse. Les apports alimentaires comprennent selon la période :

- Petit-déjeuner ou goûter :

             Lait (250 ml) ou équivalent en laitage ou fromage

             Pain ou céréales

             Beurre

             Confiture ou miel

             Fruit

- Déjeuner ou dîner:

             Crudités crues ou cuites (assaisonnement avec une huile équilibrée en acides gras essentiels)

             Viande poisson ou œuf dans les mêmes proportions que durant la grossesse

             Légumes cuits ou féculents

             Fromage ou laitage

             Un fruit

             Pain

             Eau pouvant être riche en magnésium.(Annexe 9)

 

Le bébé nourri au sein

 

L’allaitement au sein inquiète parfois les mamans car il est difficile de mesurer ce que prend le nourrisson, de savoir si le lait apporte bien la bonne quantité de nutriments nécessaire à la croissance.

Quelques repères sont nécessaires :

-         Plus le nouveau tête précocement, ce qu’il sait faire par réflexe dans les premières heures après l’accouchement, plus l’allaitement a des chances de bien débuter.

-         Il est nécessaire de répondre à la demande du bébé qui tête environ six à huit fois par jour pendant cinq à vingt minutes sur un sein en se souvenant que l’hydratation se fait en début de tétée et l’apport en énergie et matières grasses à la fin de celle-ci.

-         Une bonne tétée s’est déroulée lorsque le bébé a bien aspiré sur le sein, qu’il ralentit les mouvements de succion, que le sein est moins tendu, qu’il s’endort repu après la tétée et que la tétée se répète toutes les trois heures environ. Une tétée incomplète rapprochera la prochaine tétée. Un rot est souvent nécessaire afin de vider l’air aspiré durant la tétée.

-         Il ne faut pas se fier au nombre de selles pour apprécier la bonne qualité de l’allaitement. Généralement fréquentes, parfois aussi nombreuses que le nombre de tétées, de couleur jaune d’or ou vertes, granuleuses ou liquides, elles peuvent parfois être rares jusqu’à une à deux fois par semaines signifiant que le bébé utilise la totalité des apports nutritifs. Le ballonnement douloureux du ventre ou la dureté des selles sont par contre des signes d’inquiétude et doivent être corrigés.

-         La prise de poids par semaine est variable selon les nourrissons :

 

Âges

Filles

g/semaine

Garçons g/semaine

 

 

Perte de poids et allaitement

 

Dans la perspective d’un allaitement durable, l’établissement d’un régime amaigrissant n’est pas souhaitable. Il nécessite pour réussir sans nuire à la croissance du bébé d’être mené par une diététicienne.

Cette période peut, lorsque le surpoids de la maman est important, être mise à profit pour permettre une perte de poids sans toutefois mettre en danger la croissance fœtale. Une étude a permis de montrer qu’une perte de poids de 500 gr par semaine entre la quatrième et la quatorzième semaine après l’accouchement n’entrave pas la croissance de l’enfant. Cette perte de poids était obtenue en combinant une diminution des apports énergétiques de 500 Kcal par jour et une activité sportive régulière (45 mn par jour quatre fois par semaine).

Il est conseillé de diminuer les graisses visibles sans oublier les graisses cachées dans les pâtisseries, fritures, les accompagnements et de réduire les sucres simples dits rapides et ceux cachés également dans les pâtisseries, les glaces mais aussi les boissons aux fruits.

Allaitement et contraception

 

Quelques mots sur ce sujet bien éloigné du sujet initial pour rappeler que l’allaitement ne garantit en rien une contraception efficace. L’absence de règles ne veut pas dire absence d’ovulation et si la fertilité est certes diminuée, elle n’est pas nulle. Aussi, il faut prévoir ou non un autre moyen de contraception.

En pratique :

Allaiter est un engagement. Le lait maternel est adapté à votre bébé et se modifie durant sa croissance. Il facilite sa digestion et lui donne par vos anticorps des armes contre les diverses infections qu’il peut commencer à rencontrer.

Côté pratique : pas de danger d’oublier le lait ; il est immédiatement à bonne température

Votre alimentation diffère peu de celle adoptée durant la grossesse.  Les apports protéiques sont à augmenter de 20g par jour tout en maintenant les apports laitiers à 1200 voire 1500 mg par jour, les apports en magnésium.

La précocité  de la mise au sein est un atout pour bien réussir l’allaitement.

L’hydratation est assurée en début de tétée et l’apport en énergie à la fin

6 à 8 tétées par jour de 10 à 20 mn en moyenne.

D’autres informations sur le site  de périnatalité de Haute Normandie qui soutient l’allaitement maternel

Le Fer

Rôle et métabolisation:

Le fer est un métal qui se répartit soit dans les globules rouges (2,5 g) soit sous formes de réserves. La quantité totale est de 3 g.

Intégré à l’hémoglobine, transporteur de l’oxygène, il participe principalement à l’oxygénation des tissus. Les besoins en fer durant la grossesse tiennent compte de l’augmentation du volume sanguin, donc de l’hémoglobine et des besoins du bébé.  Il est généralement admis que l’anémie ferriprive (anémie qui est due à une carence en fer) augmente le risque de prématurité et de petit poids à la naissance.

Le fer héminique, provenant de l’hémoglobine et de la myoglobine de la viande des animaux, est mieux absorbé ( 15 à 20 %) que le fer non héminique provenant des végétaux (légumes secs, céréales, fruits, légumes, produits laitiers et carnés : 1 à 5% d’absorption).

L’absorption est activée les aliments contenant de la vitamine C (ex le kiwi), le cuivre, l’acidité gastrique et diminuée par les tanins (du thé par exemple), les fibres, l’acide phytique, le son, le calcium, le zinc et certains médicaments. Le statut en fer du sujet modifie son taux d’absorption. Si la carence en fer est avérée, l’organisme augmentera spontanément de 3 à 10 fois l’absorption du fer ingéré.

Besoins

Les besoins, majorés du fait de l’augmentation de la masse sanguine, du développement placentaire et de la croissance fœtale, passent de 16 mg par jour à 25 mg par jour et davantage, en cas :

-         de grossesses multiples ou rapprochées,

-         d’anémie par saignements occultes ou règles trop abondantes ( contraception par stérilet),

-         de grossesse chez l’adolescente ou chez la femme évoluant dans un milieu défavorisé,

-          de minceur trop importante,

-         lors de malabsorption intestinale,

-         d’insuffisance thyroïdienne,

-         de régime végétarien ou végétalien. Dans ces derniers cas, une supplémentation en fer sera mise en œuvre.

Une forte proportion des femmes en âge de procréer (environ 10%) présente des réserves en fer faibles ou inexistantes. Parmi elles,  on remarque que :

-         90% ont des apports inférieurs aux besoins recommandés,

-         le mode de contraception peut être la cause d’une anémie: 6% des femmes porteuses d’un stérilet au Cuivre ont une anémie ferriprive contre 2% des femmes utilisant une contraception orale.

-         10 à 30 % des femmes en début de grossesse présentent une anémie ; la ferritine, qui représente les réserves en fer de l’organisme, est inférieure à 12 microgramme par litre au 9e mois chez 67 % des françaises et 81 % des immigrées…

-         60 à 75 % des femmes enceintes ont une carence en fer en fin de grossesse.

Or l’anémie ferriprive, outre la fatigue et la plus grande susceptibilité aux infections, augmente les risques d’hypotrophie fœtale, de prématurité (risque  multiplié par 2,5 à 3), de mortalité foeto-maternelle et aggrave l’état général en cas d’hémorragie importante lors de la délivrance.

L’anémie ne se dépiste pas par la mesure seule du taux d’hémoglobine. Celui-ci baisse compte tenu de l’expansion physiologique du volume sanguin pendant la grossesse. Le taux d’hémoglobine chute d’environ 2 g/dl au deuxième trimestre atteignant les valeurs les plus basses en début de 3e trimestre pour remonter progressivement jusqu’au terme (12,5 g/dl en moyenne à 36 semaines).

C’est en fonction de ces données physiologiques que les Centers for Disease Control (CDC), aux Etats-Unis ont proposé de nouveaux critères pour la définition de l’anémie durant la grossesse. Hémoglobine :            - 1er trimestre : < 11 g/dl

- 2e trimestre : < 10,5 g/dl

- 3e trimestre : < 11 g/dl

et de l’anémie ferriprive : même critères que l’anémie avec une ferritine sérique < 12 µg/l, qui traduit l'épuisement des réserves.

Si les résultats d’analyses pratiqués en début de grossesse montrent une carence en fer et avec des antécédents de carence en fer, il sera sûrement nécessaire d’apporter un supplément.

En fonction des stocks existant en début de grossesse, on peut estimer que les besoins en fer pendant les deux derniers trimestres de la grossesse varient entre 4 et 6 mg par jour.

En tenant compte du faible taux d’absorption du fer par l’intestin qui est de l’ordre de 2 mg, les apports en fer devraient être d’environ 20 mg par jour lorsque les réserves en fer sont suffisantes avant la grossesse. Dans le cas contraire, il est nécessaire d’apporter 25 à 50 mg par jour de fer pendant les derniers mois de la grossesse. En sachant que l’apport alimentaire ne dépasse pas 20 mg par jour, il est nécessaire de supplémenter une anémie par carence en fer et il ne serait pas inutile, à titre préventif, de corriger tout déficit antérieur à la grossesse.

Sources

 

En Annexe 10, un répertoire d’aliments avec leur teneur en fer permet de cerner les aliments devant entrer dans la composition du repas lorsqu’une carence en fer est affirmée.

Pour consommer des aliments riches en fer, il faut de préférence consommer :

-         des abats ou dérivés (boudin), des viandes rouges,

-         des légumes secs et légumineuses (lentilles, pois, haricots secs),

-         des légumes verts (épinards…),

-         et le jaune d’œuf .

Les aliments riches en fer d’origine animale sont mieux absorbés que ceux à base de fer végétal. Pour faciliter l’absorption du fer végétal, il est souhaitable d’augmenter la consommation, au cours du même repas, de légumes et de fruits riches en vitamine C (citron, orange, pamplemousse…). De même, il est préférable de ne pas associer les aliments contenant du calcium et du fer  lors d’un même repas.

Il est recommandé de réduire la consommation de café, de thé, du son, qui entravent l’absorption du fer. Si l’on envisage un apport médicamenteux, cette supplémentation doit être accompagnée de conseils diététiques visant à encourager la consommation d’aliments riches en fer.

L’apport de fer trop important est également néfaste aboutissant à un faible poids de naissance du bébé. Une étude montra que les femmes supplémentées uniquement lorsque l’anémie était prouvée avait un taux plus faible de décès in utero ou après accouchement. Une petite dose de 30 mg par jour est parfois suffisante sauf pour les femmes présentant une carence dès le début de la grossesse et qui nécessitent une compensation plus importante de 120 à 150 mg.

Cette supplémentation est parfois source de désagréments : constipation ou diarrhée, douleurs intestinales, nausées. Ces sensations pénibles peuvent réduites en diminuant la dose de fer et en prenant ce comprimé durant un repas.




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