Le café et le thé

Ils ne doivent pas être pris en trop grande quantité car les xanthines qu’ils contiennent sont des excitants. Il semble sage de ne pas dépasser deux tasses de café par jour ou quatre tasses de thé. Vous sachant enceinte et davantage sensible à l’effet de la caféine sur le sommeil, le rythme cardiaque, vous réduisez généralement de vous-même votre consommation.

L’action du café débute environ 30 mn après son absorption et ne dure que 2 à 3 heures. Les polyphénols oxydés contenus dans le thé lient l’effet de la théine ou caféine. La théine est libérée plus lentement et sur une plus longue durée pouvant aller jusqu’à 6 à 8 heures.

Le fœtus élimine plus lentement la caféine que sa maman. Au-delà de cinq tasses de café par jour le risque d’avortement pourrait être multiplié par deux.

Le café stimule le rythme cardiaque, la sécrétion de salive, la sécrétion acide de l’estomac et le transit intestinal. Mais il peut provoquer des brûlures d’estomac, il est donc déconseillé en cas de reflux gastro-oesophagien, d’ulcère gastrique ou duodénal.

Les antioxydants contenus dans le thé sont 4 fois plus puissants que la vitamine C et leur activité supérieure à la plupart des fruits et légumes ! Il contient plein de substances, vitamines et oligoéléments lui conférant des propriétés anti-cancéreuses. Il gène l’absorption du fer.

Pour les inconditionnelles du café ou du thé, consommez le léger, c’est-à-dire bien dilué et, pour le thé, notamment à cause des tanins agressifs pour la muqueuse gastrique ( 30% des tanins diffusent durant les trois premières minutes d’infusions).

 

Les principales sources de caféine

 

 

 

Vous remarquerez que des thés forts peuvent contenir autant de caféine que certains cafés et que la caféine est contenue dans d’autres produits comme le chocolat ou le coca-cola par exemple.

 

 

Tabac et grossesse.

Bien que cela ne concerne pas directement l‘alimentation chez la femme enceinte, il est indéniablement prouvé que la consommation de tabac nuit au développement fœtal. Le tabac réduit l’appétit donc agit sur la qualité de l’alimentation et celle du bébé.  Ses conséquences sont nombreuses tant avant la conception que pendant la grossesse mais aussi sur l’état de santé ultérieur de l’enfant et notamment sur son poids. Cette relation avec la poids de l’enfant est récente et détaillée dans cet article.

En fumant une cigarette, 4000 particules toxiques dont certaines sont cancérigènes sont inhalées. Le monoxyde de carbone inhalé se fixe 200 fois plus facilement que l’oxygène sur l’hémoglobine. En conséquence, le fœtus est privé d’une importante quantité d’oxygène nécessaire à son développement.

 

Le test de Fagerström permet d’évaluer le degré de dépendance envers le tabac (Annexe 19). Si vous êtres fumeuse, n’hésitez pas à vous tester et à en parler à votre médecin ou bien à consulter dans un centre référencé pour le sevrage tabagique.

Quelques chiffres.

 

Quelques statistiques pour inciter à stopper le tabac pour votre bien-être et celui du bébé :

- Actuellement en France, 50 % des femmes sont fumeuses et la consommation de tabac chez les femmes a augmenté de 17 % en 1972 à 39 % en 1995. On estime qu’en 2025, il y aura autant de décès par cancer du poumon que par cancer du sein.

- Une autre enquête , réalisée en 2003, montre que :

o vous êtes 37 % à fumer avant la grossesse ;

o 17 % fument au premier trimestre de la grossesse,

o 15 % au deuxième et 14 % au troisième.

- Dans cette enquête, 63 % des femmes fumeuses avaient donc arrêté leur consommation de tabac du fait de la grossesse, dont 85 % au tout début, 10 % au deuxième trimestre et 5 % au troisième de la grossesse. 29 % des femmes ont dit n’avoir reçu aucune information sur l’influence néfaste du tabac. Dans une autre enquête, 15% des femmes enceintes ont continué à fumer jusqu’à la fine de leur grossesse.

- Deux ans après l’accouchement, le taux de tabagisme était revenu à 20,5 %. Le taux d’arrêt du tabagisme était plus élevé si le score est bas au test de dépendance de Fagerström.

- La mesure du monoxyde de carbone (CO) dans l’air expiré montrait des taux de CO entre 6 et 11 ppm signifiant l’existence d’un tabagisme passif dans 13% des cas et de 11 ppm dans 34 % des cas signifiant un tabagisme actif. Des études montrent que plus le taux de CO dans l’air expiré est important pour la maman et pour le papa plus le retentissement fœtal est important avec un gestation plus courte, un périmètre crânien et un poids à la naissance du nouveau né plus bas. Cette mesure du taux de monoxyde de carbone permet de cibler les patientes les plus à risque.

- Par ailleurs deux enquêtes ont montré que le mode déclaratif seul sous-estimait de 20% le nombre de femmes fumeuses et de 50% le nombre de cigarettes fumées.

Les principaux constituants du tabac passent la barrière placentaire et peuvent atteindre le fœtus. Ainsi, le taux maternel de carboxyhémoglobine (hémoglobine porteuse de monoxyde de carbone plutôt que d’oxygène) varie de 5 à 15 % pour une consommation de 20 cigarettes par jour et celui du fœtus est égal à 1,8 fois celui de la mère.

Effets du tabagisme.

 

Effet pré-conceptionel :

 

Diminution de la fertilité et augmentation de la durée de conception d’autant plus majorée que le père est également fumeur.

Grossesse extra-utérine :

Les pics de nicotine entraînent des anomalies de la contractilité tubaire, un ralentissement des battements ciliaires des cellules des trompes utérines retardant la progression de l’œuf et favorisant sa nidation ectopique c’est à dire en dehors de la cavité utérine, une altération de l’adhésion de l’ovocyte au pavillon de la trompe.

Ce risque de grossesse extra-utérine varie en fonction du nombre de cigarettes :

Moins de dix cigarettes par jour = risque x 1,5

Plus de vingt cigarettes par jour = risque x 3

Plus de trente cigarettes par jour = risque x 5

On peut retenir le chiffre de 35% des grossesses extra-utérines qui seraient attribuables à la cigarette.

Le risque rejoint celui de la population générale si l’intoxication cesse un mois avant la conception.

Retentissement sur le déroulement de la grossesse :

Les effets sont nombreux :

- Avortements spontanés dus à la mauvaise qualité de l’endomètre pour la nidation, à la diminution du flux sanguin. Risque relatif de 1, 5 à 3.

- Accouchement prématuré par rupture prématurée des membranes: risque relatif*2

- Placenta bas inséré par hypoxémie et/ou altération de l’endomètre : Risque*2 à 3

- Hématome rétroplacentaire (H. R. P.) qui est un saignement se produisant entre le placenta et la paroi de l’utérus. Un saignement trop important risque de rompre les échanges vasculaires entre le placenta et votre utérus : Risque x 3 ; on estime que 5 à 25 % des H. R. P. sont attribuables au tabac. L’anoxie (le manque d’oxygène) périphérique explique la plus grande fréquence des décollements marginaux des placentas normalement insérés des femmes fumeuses.

- Retard de croissance intra-utérin (RCIU) harmonieux est apprécié à 11,7% lors d’une étude française mesurant le monoxyde de carbone expiré chez les femmes enceintes fumeuses. Ceci permet de relier la perte de poids du bébé selon le taux de CO (monoxyde de carbone) expiré lui-même proportionnel à l’importance du tabagisme :

Effet du tabagisme en moyenne : – 200 g.

Tabagisme supérieur à 20 cigarettes par jour : – 458 g

- Mort fœtale : 11 % de mort fœtale in utéro sont dues au tabac. La stimulation permanente des récepteurs cérébraux à la nicotine impliqués dans le contrôle de la respiration et du sommeil d’une part, une cardiomyopathie (altération du muscle cardiaque) d’autre part, pourraient exposer le fœtus au risque de mort subite in utero.

Développement cérébral

La réduction du périmètre crânien à la naissance est associée de manière statistiquement significative au tabagisme maternel, avec une relation dose-effet. Cette réduction laisse craindre un développement cérébral anténatal insuffisant, notamment lorsque la réduction est supérieure ou égale à 15-20 mm. En plus des effets de l’hypoxie, une toxicité biochimique directe de la nicotine sur le développement du cerveau fœtal est rapportée dans plusieurs études chez l’animal.

Bien-être fœtal

Le tabagisme maternel retentit sur le bien-être fœtal global pendant la grossesse car il

entraîne chez le fœtus :

- Une hypoxie (manque d’oxygène) chronique ;

- Une diminution des mouvements fœtaux: l’exposition chronique au tabac in utero s’accompagne d’une diminution globale des mouvements fœtaux ;

- Un retentissement cardio-vasculaire : en réponse immédiate à l’inhalation maternelle de fumée de cigarette, se produisent une augmentation du rythme et du débit cardiaque ainsi qu’une vasoconstriction (fermeture des vaisseaux) ;

- Un retentissement respiratoire : le rythme des mouvements respiratoires fœtaux est

modifié à la suite de l’inhalation de la fumée d’une cigarette. Le tabagisme perturbe la croissance pulmonaire, entraîne une hyperréactivité bronchique et une augmentation de la perméabilité cellulaire aux antigènes.

Retentissement sur le nouveau-né

 

La cigarette entraîne des effets nocifs pour le bébé une fois né :

 

Mort subite du nourrisson

- Moins de dix cigarettes fumées par jour : le risque relatif de mort subite est de 1,8

- Plus de 10 cg par jour : risque relatif multiplié par (*) 3,7

- Si le père est également fumeur de plus de 20 cigarettes par jour : risque relatif*7,4

Autre pathologies :

- Infection ORL à répétition, inflammation bronchique et infection pulmonaire, asthme, tachycardie et hypertension artérielle,

- Retard intellectuel lié au retard de croissance dans l’utérus, troubles du comportement,

- Atteinte du système dentaire (asymétrie sur les incisives et les molaires),

- Coliques plus fréquentes chez le nourrisson.

Conséquences sur le poids:

C’est une étude conduite en Hollande. Parmi les 5342 femmes surveillées durant leur grossesse, 25 % ont continué à fumer. Les enfants, dont les mamans avaient poursuivi le tabac au deuxième et troisième trimestre de grossesse avaient un risque d’être obèse, à l’âge de quatre ans, augmenté de 61 % !!

Ceci augmente aussitôt le risque de rester obèse ultérieurement.

L’obésité serait lié non pas à une augmentation de la graisse de l’enfant pendant la grossesse mais au retard de croissance intra-utérin irréversible pendant la grossesse.

 

Pour se libérer de l’emprise du tabac, il faut savoir que le bénéfice du sevrage tabagique débute pour le bébé, dès les premières 24 h, avec la normalisation du taux de monoxyde de carbone ce qui permet de mieux l’oxygéner. Après 48 h, la vitesse de croissance du fœtus se normalise. Le sevrage tardif au 3eme trimestre est encore bénéfique sur le poids de l’enfant à naître et les complications obstétricales aiguës.

L’arrêt du tabac normalise rapidement les risques mentionnés ci-dessus.

La diminution du tabagisme durant la grossesse passe par une meilleure information des femmes et une aide efficace à l’arrêt du tabac (approche psychologique, traitement nicotinique de substitution).

Le traitement par des substituts nicotiniques n’a pas montré durant la grossesse un quelconque effet nocif sur le fœtus.

Le traitement pas substituts nicotiniques doit être débuté le plus tôt possible durant la grossesse dès lors que la thérapie cognitivo-comportementale et la prise en charge psychologique, proposées en première intention n’ont pas permis d’obtenir l’arrêt du tabac.

Il est nécessaire de personnaliser la substitution nicotinique

Enfin, l’administration de bupropion LP (Zyban R) et de la varénicline (Champix R) sont déconseillés durant la grossesse.

 

En pratique :

Si vous fumez vous aurez plus de mal à concevoir votre enfant et vous aurez plus de risque d’avoir une grossesse extra-utérine

 

Le tabac, c’est donc pour les effets les plus marquants sur le fœtus : plus d’avortements spontanés, d’accouchements prématurés, de retard de croissance mais aussi de mort fœtale.

Pour le nouveau-né, ils est constaté plus de mort subite du nourrisson, d’infections ORL ou respiratoires et un risque accru d’obésité

Il n’est jamais trop tard durant la grossesse pour arrêter de fumer même si l’idéal est de ne jamais fumer.

Durmus B et coll. : Parental smoking during pregnancy, early growth, and risk of obesity in preschool children: the Generation R Study. Am J Clin Nutr. 2011; 94: 164-71.

Cannabis et grossesse

Ayant soulevé les effets néfastes du tabac sur le fœtus, on ne peut passer sous silence les risques pour la santé du futur bébé lors de la consommation de cannabis.

Bien évidemment, évoquer le problème du cannabis durant la grossesse n’a pas de rapport avec l’alimentation. Toutefois, enceinte et consommatrice de cannabis, on peut se demander quels peuvent en être les effets sur le bébé ?

. Voici quelques éléments de réponses :

Il a été montré que la consommation régulière de THC, la molécule du cannabis, réduit le nombre de spermatozoïdes et augmente leur vélocité ce qui conduit à un épuisement rapide de leur stock d’énergie au bout de six heures or il faut en moyenne 24 h d’énergie à un spermatozoïde pour pouvoir prétendre être fécondant.

Très récemment, le travail conjoint d’une équipe médicale de l’Inserm (U29) de Marseille et d’une équipe hongroise a permis de montré que le cannabis modifie le réseau de connexion entre les neurones au sein de structures cérébrales telle que l’hippocampe. Cette modification a pour conséquence soit de déprimer l’activité neuronale ou, au contraire, selon le type de modification d’induire des décharges favorisant la survenue de crise d’épilepsie.

On voit donc que le progrès de la recherche actuelle pointe les dangers de telles substances sur le cerveau fœtal. Il est préférable  de s’abstenir de fumer toute substance durant la grossesse.

 

En pratique :

Le cannabis comme le tabac diminue les chances de concevoir facilement un enfant.

Il induit des modifications cérébrales avec un risque majoré soit d’épilepsie soit de ralentissement cérébral.

Sa consommation n’est pas recommandée durant la grossesse.

 

Obésité et grossesse

Ne commencez jamais un régime de vous-même lorsque vous êtes enceinte.

 

Statistiques

Selon l’enquête ObEpi 2003, le taux d’obésité, tous âges confondus, est passée de 8,2 % en 1997 à 9,6 % en 2000 et à 11,3 % en 2003, soit un taux d’accroissement d’environ 5 % par an. La proportion des personnes en surpoids ou obèses a progressé en 6 ans de 36,7 % à 41,6 %.

Les enquêtes Insee réalisées en 1980 et 1991  sur un échantillon représentatif de plus de 20 000 adultes ont permis de montrer que le surpoids, chez les femmes jeunes (20-29 ans), augmente de 8,0 à 11,5 % et de 1,4 à 2,1 % pour l’obésité. Le taux de femmes obèses varient de 18 à 38% aux Etats-Unis et se situe à 17% en France (étude réalisée dans l’Hérault).

 

Il importe de rappeler que la prise de poids excessive débute souvent au cours de la grossesse et persiste après la délivrance. On admet que la grossesse représente pour 20% des femmes l’occasion de développer un surpoids définitif. Le risque est d’autant plus important si :

-         un surpoids ou une obésité existait avant le début de la grossesse ou que des membres de votre famille ou vous-même avez vécu une situation similaire lors d’une précédente grossesse,

-         il existe une intoxication tabagique,

-         le sport est délaissé pour des raisons de goût ou en raisons de soucis de santé engendrés par le surpoids.

 

C’est pourquoi la prise de poids doit être régulée grâce à des conseils diététiques et encore plus si le surpoids était déjà présent avant le début de la grossesse. Cependant, cette période n’est pas la plus propice pour démarrer un régime amaigrissant. C’est avant la grossesse, avec l’aide d’un(e) diététicien(e), qu’il est recommandé de suivre un régime amaigrissant.

 

Néanmoins, si le surpoids est important, il peut être nécessaire de suivre des conseils diététiques car l’obésité majore les risques médicaux et obstétricaux : l’hypertension artérielle maternelle, la pré-éclampsie, le diabète gestationnel, la  mort fœtale in-utéro, l’augmentation de la fréquence des césariennes, la majoration du nombre d’accouchement instrumental ou de souffrance fœtale. Tous ces effets secondaires peuvent être éradiqués si le rapport entre poids et taille revient à la normale.

 

Les conséquences d’un surpoids se reportent également sur l’enfant :

-         macrosomie fœtale (augmentation du risque de 40 à 80%) donc plus fréquemment: dystocie des épaules, atteinte du plexus brachial, élévation de la mortalité néonatale (risque passant de 1,15  en cas de surcharge simple jusqu’à 3,4 en cas d’obésité vraie),

-         anomalies congénitales : majoration de risque de fermeture du tube neural (risque multiplié par 2), d’omphalocèle, de cardiopathie congénitale prématurité, risque d’excès pondéral pendant l’enfance, d’hypertension artérielle et de diabète à l’âge adulte.

 

L’apport énergétique sera généralement situé autour de 1800 à 2400 Calories par jour. Si l’obésité est importante, il pourra être inférieur, sous contrôle médical rigoureux, mais on évitera de descendre en dessous de 1600 Calories par jour afin d’éviter la cétogenèse (fabrication de corps cétoniques) dommageable pour le fœtus.

L’alimentation sera équilibrée et devra fournir tous les nutriments indispensables au développement de l’enfant. Si cela est impossible, certains suppléments pourront être prescrits par le médecin.

Le surpoids ou l’obésité ne dispense absolument pas de manger équilibré. Il ne faut pas croire que le surcroît de poids avec une forte proportion de graisse impose de raréfier  les apports des divers nutriments. Il est fortement souhaitable de pouvoir éradiquer tous les mauvais grignotages à forte teneur en matières grasses.

-         Les apports en calcium doivent être maintenus en  quantité mais en sélectionnant des produits à faible teneur en matière grasse (yaourt à 0%, fromage blanc à 0 ou 20%.

-         Viande et volaille peu grasses cuites au grill ou à l’huile d’olive. Le poisson peu gras est cuit à la vapeur ou au micro-onde ce qui préserve sa saveur et sera servi aromatisé avec du citron ou de la ciboulette. Le poisson est un plat de choix car, rappelons le, il apporte de bonnes matières grasses.

-         Les légumes crus ou cuits sont à l’honneur tant pour leurs faibles apports caloriques malgré un volume important que pour leurs richesses en vitamines.

-         Les féculents, légumes secs (200g) restent indispensables car ils sont la source d’énergie pour mener à bien cette grossesse.

-         Les apports en matière grasse sont réduits mais pas supprimés. Il est nécessaire d’apporter par jour au moins 5 g de beurre ainsi qu’une cuillère à soupe d’huile riche en oméga 3.

-         Les fruits apporteront des sucres pour l’énergie, nombre de vitamines et un grand plaisir gustatif. Aussi, il ne faut pas les oublier et en consommer deux à trois par jour.

-         Les sucres comme la confiture sont à prendre en petite quantité (1 petite cac de confiture) et il vaut mieux s’orienter vers des céréales comme le muesli ou les flocons d’avoines (3 cas).

En pratique :

Avoir un surpoids n’est pas une fatalité mais nécessite un encadrement de vos apports alimentaires par un médecin nutritionniste.

Les mauvaises matières grasses sont réduites au profit de celles qui sont essentielles (beurre) et riches en acides gras oméga 3.

Les apports calciques sont maintenus avec des aliments sans matières grasses, de même pour les protides.

Grossesse et diabète

C’est une complication importante de la grossesse qui peut survenir et engendrer des complications pour le bébé.

Quelques données

Douze centres d’accouchements français ont étudié en janvier 2000, pendant deux ans, l’évolution de femmes diabétiques de type 1 (diabète traité par injection d’insuline) ou de type 2 (encore appelé diabète gras et diabète traité par une médication orale). Le diabète gestationnel (diabète n’apparaissant que lorsque la grossesse est commencée) et les grossesses multiples étaient exclus de cette étude :

-         66,4 % présentaient un diabète de type 1 et 33,6 % étaient de type 2 ;

-         Le taux de complications se majore selon que l’hémoglobine-glyquée (mesure qui reflète le taux de sucre sur les mois qui précèdent le prélèvement) est maintenue en dessous ou dépasse le taux de 8 % :

             Taux :                                                    < 8 %              > 8 %

             Mortalité péri-natale                              4,4 %               9,2 % ;

             Malformations congénitales majeures 4,1 %                   8,3 % ;

             Accouchement prématuré                      38,2 %            57,6 %.

 

Ces résultats semblent comparables à ceux rapportés en France entre 1986 et 1988 lors d’une étude précédente. Les grossesses des femmes diabétiques, encore mal aidées et encadrées, se compliquent de forts taux de mortalité périnatale et de malformations congénitales majeures. Les attitudes semblent s’être peu modifiées sur le terrain.

Cela est d’autant plus important que la fréquence du diabète de type 2 augmente, l’âge de survenue diminue et que de plus en plus de femmes jeunes en âge de procréer vont être concernées.

En cas de grossesse programmée chez une diabétique de type 1, la mortalité périnatale diminue à 0,7 % (8,1 % si la grossesse n’est pas programmée). Le risque de mortalité péri-natale est multiplié par trois avec un taux d’hémoglobine-glyquée inférieur à 6,9 % et par huit si ce même taux dépasse les 10 % ; dans ce cas, le taux de malformations majeures est trois fois plus important.

En revanche, en cas de diabète de type 2, la surveillance doit être intense car malgré une programmation de la grossesse, le taux de mortalité reste à 5,7 % et le taux de malformations à 2,9 %. Ces différences sont liées à d’autres facteurs comme l’âge plus avancé des femmes diabétiques de type 2, l’hypertension artérielle et d’autres facteurs vasculaires fréquemment associés.

 

Diabète insulino-dépendant

Mener une grossesse est possible pour le majorité des femmes diabétiques. La bonne coordination des personnels soignants (diabétologues, obstétriciens, infirmières) est essentielles

Déjà diabétique insulino-dépendante avant la grossesse, il est toujours souhaitable que la grossesse programmée intervienne à un moment où la glycémie est bien équilibrée et que soient traitées, avant la grossesse, certaines complications du diabète telles que rétinopathie (atteinte oculaire) ou néphropathie (atteinte rénale) si elles existent.

Les hypoglycémies sont fréquentes au cours du 1er trimestre et les besoins en insuline augmentent dès la 17ème semaine d’aménorrhée. Ils diminueront brutalement d’environ 50% après l’accouchement pour revenir dans les deux jours qui suivent la délivrance aux besoins en insuline qui existaient avant le début de la grossesse.

Les objectifs sont une hémoglobine glyquée  (HbA1c) inférieure à 6,5% et des glycémies capillaires inférieures à 1g/l avant le repas et 1,4 g/l après le repas. Pour y parvenir, il est parfois nécessaire d’utiliser des pompes à insuline qui permettent un ajustement plus facile des doses d’insuline afin de régulariser au mieux les glycémies.

Quelques conseils :

-         Fractionner l’alimentation sur la journée, en 3 repas principaux et 3 collations, en veillant à bien répartir l’apport glucidique sur l’ensemble des différents repas.

-         Eviter plus que jamais la consommation d’aliments riches en sucres rapides (bonbons, boissons sucrées et sucreries), surtout en dehors des repas, afin de ne pas déséquilibrer la glycémie.

-         Respecter le régime du mieux possible et procéder à des auto-contrôles de la glycémie (6 fois par jour). La cétonurie sera également surveillée. Les complications pendant la grossesse, pour la mère et/ou l’enfant, sont plus fréquentes en cas de diabète : Une prise en charge par une équipe médicale est nécessaire.

Diabète non insulino-dépendant

Diabétique non insulino-dépendante avant la grossesse, il est indispensable d’instaurer une insulinothérapie afin d’obtenir le meilleur équilibre possible de la glycémie. Il est souhaitable que la grossesse ait été prévue, afin de prendre le temps d’être informée des modalités du traitement par insuline et des auto-contrôles de la glycémie. Les règles diététiques importantes à respecter sont les mêmes que dans le cadre du diabète insulino-dépendant. En cas d’obésité, il est nécessaire de ne pas prendre davantage de poids, compte tenu de l’effet secondaire de l’insuline qui majore la masse grasse.

Après la délivrance, l’insulinothérapie est interrompue et le traitement suivi avant la grossesse sera repris, à savoir un traitement diététique associé si nécessaire aux hypoglycémiants actifs par voie orale. Les hypoglycémiants sont une contre-indication à l’allaitement maternel.

Diabète gestationnel

Le diabète gestationnel est un trouble de la tolérance des sucres conduisant à une hyperglycémie de sévérité variable pendant la grossesse.

Le diabète gestationnel apparait durant la seconde moitié de la grossesse.

Il survient généralement à partir de la 22 ème semaine de grossesse et ne concerne que 1,5 à 6 % des grossesses. 30 à 40 % des diabètes gestationnels surviennent chez des femmes n’ayant aucun facteur de risque. Le plus souvent, ce diabète disparaît après la grossesse mais il peut aussi persister. Si un diabète apparaît dès le premier trimestre, il existait vraisemblablement déjà auparavant, mais n’était pas connu. Ainsi, 15 à 20% des diabètes gestationnels sont des diabètes de type 2 méconnus. Traité immédiatement, les complications sont moins importantes que dans le cadre d’un diabète évoluant depuis plusieurs années.

Le dépistage est d’autant plus essentiel qu’un des facteurs de risque suivants est présent:

-         Ethnie : Asie, Antilles, Afrique du Nord

-         Antécédents familiaux au premier degré de diabète non insulino-dépendant

-         Présence d’un surpoids : IMC supérieur à 25 kg/m²

-         Âge supérieur à 40 ans

-         Existence durant la contraception orale d’un taux de sucre élevé ou d’un diabète gestationnel

-         Antécédents de macrosomie, de mort fœtale in utéro, d’enfants de poids élevé lors d’accouchements antérieurs, de malformations.

Les conséquences sont importantes :

-         risque de césarienne plus élevé, hypertension artérielle, d’éclampsie et un plus grand risque (10 à 60%) de développer un diabète définitif dans les vingt ans suivants ;

-         pour le bébé :

o       Décès in utéro plus fréquent en l’absence de traitement et pour des glycémies supérieures à 1,05 g/l.

o       Macrosomie compliquant 15 à 30% des grossesses avec diabète gestationnel. Les principales complications périnatales de la macrosomie sont les lésions dystociques de l’épaule, les lésions du plexus brachial et les césariennes.

o       Apparition ultérieure plus fréquente d’une obésité dans l’enfance puis d’un diabète de type 2.

 Un dépistage systématique du diabète gestationnel doit être effectué entre la 24 ème et la 28 eme semaine d’aménorrhée, ou plus tôt si vous présentez un terrain à risque.

 Ce dépistage est indispensable si:

  • vous avez plus de 35 ans
  • vous êtes en surpoids ou obèses
  • vous avez des frères, des soeurs ou des parents diabétiques
  • lors de votre précédente grossesse, vous avez eu un diabète
  • un de vos précédents enfants pesait plus de 4 kg à la naissance ou présentait un tour de tête trop élevé

Le dépistage consiste

En une prise de sang dès la première consultation pour mesurer, à jeun depuis 12 h, votre taux de sucre:

  • si le taux est au-dessus de 1, 26 g, il s’agit d’un diabète qui existait avant la grossesse, un taux supérieur à 2 g est retenu si vous n’êtes pas à jeun.
  • si le taux est compris entre 0,92 g/l et 1, 25 g/l, le diagnostic de diabète gestationnel est affirmé.
Au second trimestre de grossesse, entre 24 et 28 semaines, si  la glycémie était normale en début de grossesse ou si elle n’a pas été réalisée, le test HGPO 75 g  doit être réalisé. Cela consiste, en étant à jeun depuis 12 h, à absorber au laboratoire de prise de sang 75 g de sucre et à mesurer l’évolution de votre taux de sucre à jeun puis 1 h et 2 h après l’absorption. Prévoyez donc du temps et un bon livre!
Le diabète gestationnel est affirmé si une des trois mesures est anormales:
  • Glycémie à jeun supérieure à 0,92 g/l ou 5,1 mmol/l
  • Glycémie à 1 h  supérieure à 1,80 g/l ou 10 mmol/l
  • Glycémie à 2 h supérieure à 1,53 ou 8,5 mmol/l
Au troisième trimestre si le bilan n’a pas été réalisé auparavant, une glycémie à jeun doit être réalisée.
Traitement du diabète gestationnel ?

Le but du traitement est de normaliser la glycémie : pour ce faire, on met en œuvre un apport alimentaire équilibré, modérément hypo-énergétique (réduction de 25 kcal/kg) de 1800 à 2000 kcal, mais toujours supérieur à 1600 kcal même si vous êtes obèse. Cet apport est réparti en 6 prises alimentaires par jour. La glycémie est surveillée par des glycémies capillaires répertoriées dans un carnet d’autosurveillance et qui doivent être répétées au mieux six fois par jour, en période pré et postprandiale. L’objectif est d’obtenir une glycémie inférieure à 1 g/l, voire 0,95 g par litre avant le repas et inférieures à 1,40 g/l 2 h après le repas.

Les moyens thérapeutiques comportent des mesures diététiques mais aussi l’activité physique et au besoin l’insulinothérapie. Le suivi par un(e) diététicien(ne) et un(e) endocrinologue est essentiel.

Le régime comporte un apport protidique normal, la restriction des apports en sucres rapides (voir paragraphe traitant des glucides), un apport faible en hydrate de carbone (180 à 200 gr/j). Un régime trop restrictif, bien que favorable sur les chiffres glycémiques, serait responsable de la production de corps cétoniques qui seraient délétères pour le développement intellectuel de l’enfant.

Les sucres dits rapides ou simples (bonbons, pâtisseries, confitures, corn flakes, jus de fruit, etc) seront évités au profit de sucres d’assimilation plus lente (pâtes, riz, semoules, maïs, légumes secs ou pommes de terres) surtout lorsqu’ils sont consommés avec des légumes verts et entiers pour être mâchés et assimilés plus lentement. L’assimilation des sucres rapides est freinée lorsqu’ils sont pris en cours de repas. De même le petit-déjeuner sera hypoglucidique car c’est la période maximale de l’insulinorésistance ce qui engendre une forte augmentation de la glycémie. On peut, par exemple, remplacer le pain blanc par du pain complet ou des céréales comme le muesli.

L’évaluation des mesures hygiéno-diététiques se fait après 8 à 10 j par la lecture des autocontrôles glycémiques. Efficace (70 à 80 % des cas) les mesures sont poursuivies ainsi que le suivi bimensuel. Dans le cas contraire, il est préférable d’être hospitalisée pour instaurer l’insulinothérapie qui sera arrêtée après la délivrance. En plus du suivi médical habituel, un suivi par un diabétologue jusqu’au terme de la grossesse et souvent après l’accouchement est nécessaire.

Le nouveau-né est particulièrement surveillé à la naissance afin de dépister une hypoglycémie. Le bilan sera plus important si le bébé présente une macrosomie.

Une surveillance par un test de charge (HGPO de 75 g de glucose) 3 mois après la grossesse est indispensable afin de confirmer la régression du diabète si la glycémie est inférieure à 1,40 g/l ou la persistance du diabète si la glycémie reste supérieure à 2 g/l (20 à 30%) surtout en cas d’obésité, de prise de poids trop élevé pendant le grossesse ou d’âge > 35 ans. Entre ces deux valeurs, on parle d’intolérance au glucose et le risque de voir se développer un diabète dans les 10 ans qui suivent un diabète gestationnel est de 50 %. Le dépistage sera répété annuellement si besoin.

La surveillance obstétricale. Elle a pour buts de dépister les anomalies fœtales et de déterminer le moment le plus propice à la délivrance. La surveillance médicale est plus ou moins intense selon l’équilibre glycémique. Elle comporte une échographie toutes les 4 à 6 semaines afin d’apprécier la croissance du fœtus et la quantité de liquide amniotique, et une surveillance plus rapprochée en fin de grossesse.

 En pratique :

En cas de diabète, la grossesse est grevée de surmortalité, d’accouchement prématuré et de malformations surtout s’il s’agit d’un diabète non insulino-dépendant.

Programmez votre grossesse, réduisez les facteurs de risques s’ils existent comme le surpoids.

Multipliez les contrôles glycémiques (6 fois par jour, avant et après les repas) et optimisez les apports alimentaires en réduisant les sucres simples.

Le dépistage du diabète gestationnel est primordial entre la 24 et la 28eme semaine d’aménorrhée. les valeurs seuils respectivement à jeun et 2 h après 75 g de glucose : 0,95 et 1,55 g/l.

Selon le cas l’insulinothérapie est débutée, poursuivie ou prend le relais d’un traitement oral.

Son suivi fait intervenir de multiples professionnels de santé afin de mieux encadrer ces grossesses pouvant être à risque.

 

 

Grossesse chez l’adolescente.

Quelques chiffres :

 

Si le nombre de grossesses chez les adolescentes a diminué, le recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) se maintient (14 pour 1000 grossesses en 1990 et 14,6/1000 en 2004) (source DREES Octobre 2004). Les demandes d’IVG sont d’autant plus nombreuses que l’adolescente est jeune (50%) (3 % des avortements).

Le taux de grossesses chez les adolescentes est de 24 grossesses pour 1000 adolescentes de 10 à 18 ans.

Aspect social

Le souci posé par ses grossesses tient, dans les pays industrialisés, au contexte social : mauvaises conditions économiques et sociales, manque de soutien affectif et fréquemment une absence de suivi lorsque vous la grossesse n’est pas reconnue. C’est dire l’importance de l’accompagnement psychosocial durant la grossesse afin de favoriser le meilleur accueil possible du bébé.

Un certain nombre de facteurs, lorsqu’ils sont présents, ne sont que peu ou pas modifiables : le très jeune âge, la possible précarité, le niveau éducatif, le soutien familial ou social parfois défaillant.

Par contre, une aide peut être apportée sur certains facteurs : le suivi de la grossesse afin de ne pas la vivre de manière isolée, la consommation de substances toxiques pour le fœtus (tabac, alcool, toxicomanie légère ou intense), les infections génitales souvent transmises par voies sexuelles et enfin les carences nutritionnelles ainsi que l’obsession de la minceur ou au moins de ne pas prendre de poids.

Conséquences médicales et conseils de prévention

 

Etant encore en cours de croissance, il faut assurer à la fois ses besoins énergétiques, qui sont d’autant plus élevés que la croissance n’est pas achevée, et ceux liés au développement du bébé. Les conséquences sont fréquemment des enfants de petits poids et une augmentation  de la prématurité.

Les déficits nutritionnels, avec amaigrissement, sont souvent plus fréquents du fait de vomissements en début de grossesse. A l’inverse dans un cas sur cinq, on assiste à des prises de poids excessives pouvant aboutir à une obésité définitive par suite d’un apport glucidique trop important.

Anémie et carence en fer sont très fréquentes chez l’adolescente enceinte du fait des règles souvent abondantes et parfois anarchiques qui précédaient la grossesse (31.4% des adolescentes avaient une anémie avant l’accouchement): une supplémentation en fer est donc recommandée, outre la supplémentation habituelle en vitamine D.

 De même, le risque de carence en acide folique étant élevé chez la jeune fille enceinte, il est justifié de supplémenter également en folates en plus d’une alimentation équilibrée incluant suffisamment de crudités.

En ce qui concerne l’apport calcique, il est primordial. Il doit être élevé (environ 1600 mg par jour) et ne devra pas être inférieur à 1200 mg par jour de façon à préserver le calcium de vos os. Cet apport calcique sera assuré par la consommation de 4 portions de laitage par jour  ou bien 3 portions de laitage (lait, yaourt, fromage) associées à 1 portion de légumes frais et un fruit. En outre, un apport calcique correct contribue à prévenir l’apparition de l’hypertension artérielle, plus élevée chez l’adolescente que chez les femmes enceintes plus âgées. Un apport médicamenteux peut être proposé si les apports restent insuffisants.

Enfin, pour limiter les risques d’hypotrophie fœtale et de prématurité, il importe de prendre suffisamment de poids (environ 15 à 16 kilos), ce qui n’est pas toujours facile à faire accepter surtout chez une adolescente naturellement attachée au maintien de sa silhouette. Pour se rassurer, sachez que le corps n’ayant pas fini de grandir, tout le poids normalement pris pendant la grossesse sera rapidement perdu car ce qui restera après l’accouchement sera utilisé pour poursuivre votre croissance. L’important est de se consacrer à la croissance du bébé.

 

En pratique :

La grossesse pour vous adolescente est un beau projet, courageux. Vous devez être accompagnée tant sur le plan psychologique que sur le plan nutritionnel afin de prévenir hypotrophie et prématurité de votre bébé.

La prise de poids nécessaire est souvent plus importante que la moyenne afin de suppléer à votre propre croissance et celle de votre bébé.

La ligne : n’ayez crainte vous la retrouverez même si vous augmentez de façon équilibrée vos apports : plus de calcium, de protides, de sucres lents, de légumes et de fruits pour leurs fibres et vitamines essentielles pour vous deux qui êtes en croissance.

 

Grossesse multiple

 Si celles-ci sont rares de l’ordre de 1 à 2 %, le risque de prématurité est cependant élevé et nécessite un suivi médical particulier puisque 55 % des naissances multiples concernent des bébés de faibles poids à la naissance c’est-à-dire de moins de 2500 g pour des durées de grossesse plus courtes :

- 36 semaines pour des jumeaux pesant en moyenne 2500 g,

- 33 semaines pour des triplets pesant en moyenne 1800 g ,

- 31 semaines pour des quadruplets pesant en moyenne 1400 g.

L’apport nutritionnel est important mais n’est pas à multiplier par deux. En cas de jumeaux, la prise de poids doit approcher :

- 9 kg à 20 semaines de grossesse,

- 14 kg à 28 semaines de grossesse,

- 18 kg à 36 semaines de grossesse.

 Les apports doivent être majorés d’environ dix à quinze pour cent par rapport à une grossesse simple.

Les apports en calcium doivent être augmentés jusqu’à cinq portions par jour.

L’apport en fer doit être recherché par la consommation de  viande d’œufs et de légumes.

Les acides gras essentiels doivent être apportés en bonne quantité avec les huiles adaptés et les poissons gras.

La compression de l’estomac impose des repas fractionnés et pris en petites quantités.

 

En pratique :

 

Contractions et accouchement précoce sont malheureusement plus fréquents nécessitant surveillance et repos.

 

Les apports sont majorés pour nourrir trois individus alors augmentez d’une unité les prises de laitage et fruits, les proportions de protides d’environ 12 g par jour soit plus de 100 g de viande en plus par exemple.

 

Pour cela, fractionnez vos repas (6/J) car le volume utérin comprime souvent l’estomac qui ne peut ingérer que de faibles volumes.

 

La grossesse et une alimentation végétarienne ou végétalienne


La grossesse nécessite des apports supplémentaires en vitamines minéraux et un apport protéique suffisant pour votre propre alimentation et celle du bébé. S’alimenter de manière végétarienne ou végétalienne durant la grossesse est possible mais nécessite d’être encore plus attentive à ses apports. Parce qu’il existe de nombreuses variantes du régime végétarien et végétalien, il importe de savoir précisément quels sont les aliments exclus de l’alimentation pour être en mesure de corriger les carences éventuelles.

Caractéristiques et conséquences

 

Si le régime exclut la viande mais permet la consommation du poisson, des œufs et des laitages, l’alimentation ne posera pas de problème particulier : simplement, les conseils diététiques généraux proposés précédemment doivent appliqués.

Si le régime exclut la viande et le poisson mais permet la consommation des œufs et des laitages (régime ovo-lacto-végétarien), l’alimentation sera équilibrée et sans carence, à l’exception du fer qui devra être apporté en supplémentation. Sans apport de poisson, il faut penser aux bienfaits des huiles végétales riches en acides gras poly-insaturés (huiles de noix, de soja, de colza) qui apporteront les acides gras essentiels. L’apport protéique suffisant et de bonne qualité, sera obtenu en augmentant la quantité de laitages et d’œufs et en jouant sur la complémentarité des protéines végétales pour couvrir les besoins en acides aminés essentiels. Une alimentation riche en maïs et germe de blé compensera un déficit en lysine et en vitamine B12.

Si tous les aliments d’origine animale sont exclus comme dans une alimentation de type végétalienne, le risque de carences existe pour de nombreux nutriments (acides aminés, vitamine B12, calcium, zinc, fer…). Selon l’importance des carences, la santé du fœtus peut être compromise. Il est alors indispensable de mettre en place une supplémentation médicamenteuse adaptée, tout en choisissant et en associant les différents aliments acceptés de façon à en tirer le meilleur parti nutritionnel. Il est important d’associer les végétaux entre eux, notamment les légumineuses avec les oléagineux et les légumineuses avec les céréales. 

Afin de bien faire comprendre les risques d’un régime végétalien, voici une courte histoire tirée du Quotidien du Médecin le 4 Novembre 2005 qui fera redoubler de vigilance : Cela se passe près de Rennes en 2005 ; un bébé est né avec déjà comme antériorité un retard de croissance intra utérin. Neuf mois après sa naissance, cet enfant présentait un retard de croissance, un état de faiblesse généralisé, une absence de tonus et ses résultats de prise de sang révélaient une anémie par manque de vitamine B12 et surtout une atrophie du cerveau à l’IRM. L’état de cet enfant s’expliqua très vite par le mode alimentaire des parents qui étaient végétaliens.

Pour la bonne santé du fœtus, il serait plus judicieux d’adopter pendant la grossesse un mode alimentaire de type végétarien.

Comment équilibrer l’apport protéique ?

 

Les produits laitiers et les œufs, protéines animales n’apportent pas de déficience au contraire :

-         Des légumineuses (lentilles, pois cassés, pois chiches, soja, haricots rouges, haricots blancs, flageolet…) qui, bien que riches en lysine,  présentent des déficiences en acides aminés soufrés : méthionine et cystéine ;

-         Des céréales (blé, orge, riz..) qui ont une déficience en lysine mais sont riches en méthionine;

-         Des oléagineux (cacahuètes, noix…) déficients en lysine.

 

Il faut donc, afin d’éviter une carence, associer les groupes d’aliments qui ne présentent pas la même déficience:

-         Légumineuses avec céréales,   

-         Légumineuses avec oléagineux,

-         Légumineuses ou céréales avec produits laitiers et œufs,         

-         Produits laitiers et œufs avec oléagineux.

Quelques nutriments importants pour les végétaliens (Annexe 5):

-         Protéines : céréales complètes (farine de blé complète et pain, riz complet), noix (noisettes, noix de cajoux, noix du brésil, amandes), graines de tournesol et autres graines, légumineuses (pois, lentilles, haricots), farine de soja, lait de soja, tofu.

-         Hydrates de carbone : toutes graines (blé, avoine, orge, riz), pain complet, pâtes et autres produits à base de farine végétale, lentilles, haricots, pommes de terre, fruits secs et fruits frais.

-         Matières grasses : noix et graines, huiles de graines et de noix, margarine végétale, avocats, graines d’oléagineux.

-         Calcium : mélasse, graine, noix, noix de caroube, légumineuses (graines de soja, soja fermenté, miso)

 

Composition de repas végétalien

Pour le petit-déjeuner, prenez abondamment des céréales et un laitage notamment à base de soja. Chaque repas doit comporter des légumes verts, une association de légumes secs associés et de céréales :

-         Petit-déjeuner :

o       Toast complet avec de la margarine végétale et de la levure en paillettes ou du beurre de cacahuète – ou les 2 !

o       Bouillie d’avoine (porridge) et des fruits secs et des noix.

o       Muesli et fruits frais avec du lait de soja fortifié.

o       Tofu cuisiné avec oignons et poivrons en toast.

o       Biscottes avec margarine végétale et beurre de noix (beurre de cacahuète)

o       Haricots cuisinés et champignons légèrement fris sur un toast complet.

-         Goûter :

o       Fruits secs et fruits frais. Noix. Fruits doux, fruits juteux, lait de soja fortifié.

o       Crackers complets et pâté de légumes. Yaourt végétalien (disponible en magasin bio, de diététiques ou même en grande surface).

-         Repas de midi :

o       Sandwich de tofu, fromage de tofu, fromage végétal et salade.

o       Steak de légumes, petits pains complets au lait de soja, salade, tomates, germes d’haricots mungo, avec assaisonnement.

o       Soupe d’haricots et de pomme de terre à la vapeur (ou au four). Gâteaux végétaliens aux fruits.

- Dîner : Soupe de légumes avec de la salade verte en entrée. Gâteaux végétaliens aux fruits (ou vanille, chocolat, caroube, …). Crème de soja.

- Boissons : Eau, jus de fruits, lait de soja fortifié

 

Ces divers aliments ne sont pas dénués d’intérêt, même pour une alimentation comportant des protéines animales car ils contiennent nombres de minéraux de bonne valeur durant la grossesse.

Le médecin et le diététicien seront des interlocuteurs importants pour y parvenir.

 

En pratique :

Le régime végétalien stricte présente des carences préjudiciables au bon développement du bébé ; optez durant la grossesse pour une alimentation végétarienne.

Associez à chaque repas deux nutriments qui se corrigent mutuellement  leurs carences.

Pains et céréales : 6 à 8 fois par jour

Produit laitier : 8 fois par jour

Œufs : 4 par semaine

Légumineuses (lentilles, pois chiches,…) : 150 g par jour

Noix et graines : 3 cas /J

Fruits frais et secs, légumes : sans limitation.

 

Allaitement

 

On ne saurait trop insister sur l’allaitement maternel et le bénéfice que peut en obtenir votre bébé. Bien sûr la décision d’allaiter ou non appartient à la future maman et il ne faut pas se culpabiliser si vous hésitez ou n’en ressentez pas l’envie. A la lecture des quelques chiffres statistiques, vous comprendrez que vous n’êtes pas seule à vous poser la question.

L’allaitement en France et ailleurs

 

Quelques chiffres :

-         L’allaitement maternel varie en France de 36 à 40 % selon les régions.

-         Entre 2000 et 2005, le pourcentage de femmes qui allaitent passe 50 à 56 %.

-         22 % des femmes ayant l’intention d’allaiter hésitent à le faire.

-         Les femmes de plus de trente ans sont plus nombreuses à allaiter.

-         La durée moyenne de l’allaitement est d’environ dix semaines, mais va en augmentant car 27 % des femmes allaitent plus de trois mois contre 19% en 2000.

-         L’alimentation au sein exclusivement concerne seulement 3% des enfants de quatre mois.

-         Ailleurs qu’en France, les femmes allaitent également et parfois de façon plus prolongée comme en Suède où elles sont 50 % à allaiter à 6 mois ; 80 % en Norvège à 6 mois et 36 % à un an. La prise de conscience du bénéfice de l’allaitement maternel et les conditions de congé de maternité devant certainement influer sur la durée de l’allaitement.

Bien sûr, il ne s’agit que de moyennes et de statistiques. Cela montre surtout que l’allaitement dure d’autant plus que la maman est motivée et que les parents se sont informés sur le sujet et sont entreprenants.

Ce qui permet de convaincre d’allaiter :

-         Tout d’abord l’envie d’allaiter avant même le début ou au cours de la grossesse, ce qui veut donc dire qu’il ne faut pas allaiter sous la pression de l’entourage familial ou médical. La décision d’allaiter vient d’une envie profonde.

-         Avoir plusieurs enfants renforcent la motivation pour allaiter,

-         Le niveau socioprofessionnel élevé des parents,

-         Plus le nombre de diplômes depuis l’âge de dix-neuf ans est important, plus l’envie d’allaiter est importante.

-         Le contact direct dès la naissance du bébé contre la peau est un signal fort ; voir sa bouche s’ouvrir et fouiner vers le sein renforce l’envie de conserver ce contact par le biais de l’allaitement.

-         La promiscuité du bébé. Plus le contact intime est répété, moins il ya de réticences à allaiter.

-         La bonne position du nouveau-né (face à la mère) et la prise du sein par l’enfant (bouche grande ouverte langue vers le bas).

Ce qui peut amener à réduire la durée de l’allaitement :

-         Le sentiment de ne pas avoir un lait de qualité pour son enfant et il n’y a aucun lien entre la qualité de l’allaitement et la taille des seins ;

-         Le contact direct et répété du corps de son bébé sur votre propre peau est parfois redouté ;

-         L’obligation d’être présente pour toutes les périodes d’alimentation de son bébé ;

-         L’apport de biberon de complément dès la maternité ;

-         La déformation des seins du fait de l’allaitement. Or les seins se modifient notablement en fin de grossesse et c’est là que se situe le risque de déformation des seins allaitement ou pas.

-         Le tabagisme. La durée d’allaitement est plus courte et le lait moins abondant (25 % de moins). La nicotine passe dans le lait et sa biodisponibilité est de l’ordre de 30 %. Cependant fumer n’interdit pas d’allaiter. Pour le bien-être du bébé, allaitement ou pas, il serait judicieux d’arrêter et de suivre, en même temps que l’allaitement, un programme de sevrage accompagné de substituts nicotiniques. La consommation de tabac n’annule en rien tous les bénéfices apportés par le lait maternel et rien ne remplace le bien-être psychologique donné à son enfant en l’allaitant. En attendant l‘arrêt du tabagisme et afin d’éviter un passage trop important de substances toxiques dans le lait, il vaut mieux ne pas fumer deux heures avant la tétée.

Pour comprendre la meilleure qualité du lait maternel

 

Le lait maternel est l’aliment idéal pour nourrir son enfant. Il est nécessaire de comprendre que la composition du lait varie pour chaque enfant :

-         selon sa prématurité ou non,

-         selon son âge : le premier lait est appelé colostrum est quatre fois plus riche en protéines,  en anticorps, en enzymes et trois fois moins en lipides que le lait mature. Il est suivi d’un lait de transition et devient le lait mâture après un mois.

Le lait maternel apporte un taux plus faible en certains acides aminés car le nourrisson n’a pas les mêmes capacités d’assimilation qu’un adulte ; de même, l’absorption des graisses est meilleure chez le nourrisson allaitant grâce à la lipase maternelle (enzyme permettant la digestion des graisses).

-         selon le moment de la tétée dans la journée : le lait étant plus riche en lipides le matin

-         durant la tétée : la richesse en lipide est plus importante en fin de tétée.

 

Enfin, le lait maternel apporte non seulement des aliments mais aussi la lactoferrine pour l’assimilation du fer, des hormones, des facteurs de croissance et de nombreuses cellules favorisant les défenses immunitaires du nourrisson : macrophages, polynucléaires neutrophiles et surtout des immunoglobulines en particulier les IgA sécrétoires qui ont montré leurs actions contre divers agents infectieux comme l’Escherichia Coli entérotoxinogène. Toutefois pour que le lait maternel soit le mieux adapté pour l’enfant, il faut que l’alimentation de la maman soit également équilibrée ; ainsi la richesse en oméga 3 vient à la fois des réserves en graisses de la mère mais aussi de son alimentation quotidienne.

 

Effets de l’allaitement.

 

L’allaitement maternel pourrait avoir un rôle favorable dans le développement psychomoteur du nourrisson

Le lait de mère est riche en acide gras polyinsaturés, en particulier ceux de la famille des acides gras oméga-3 : c’est l’acide alpha-linolénique. Ce type d’acide gras participe au  développement cérébral et sensoriel. Il est démontré que l’allaitement maternel influence la composition du cerveau du nouveau-né. Chez l’animal, une carence profonde entraîne une diminution du poids du cerveau et du nombre des fibres de myéline.

L’allaitement maternel favorise également les interactions précoces mère-enfant et confère un avantage psychoaffectif jouant un rôle dans le développement de l’enfant. Il n’existe donc pas que des facteurs nutritionnels…

Le lait maternel apporte les éléments nutritionnels essentiels pour le développement de l’enfant lui assurant une meilleure défense immunitaire, une réduction des risques allergiques et le début de son éducation nutritionnelle en fonction de l’arôme des aliments consommés. C’est aussi un bon moyen de diminuer la masse grasse accumulée pendant la grossesse. La phase active de réduction pondérale permettant de retrouver silhouette et poids antérieurs ne débutera qu’à la fin de l’allaitement et après le retour de couches.

Après la naissance, l’allaitement maternel semble protéger contre l’obésité infantile: une survenue moindre du surpoids et de l’obésité à l’âge de 5-6 ans a été notée chez les enfants nourris au sein, avec un effet d’autant plus important que l’allaitement a été prolongé et ce indépendamment du statut social. Par ailleurs, les nourrissons avant bénéficié d’un allaitement maternel ont, à l’adolescence (13-16 ans), un meilleur profil lipoprotéique que ceux nourris au lait infantile. Outre ce bénéfice potentiel sur le risque d’athérome, la consommation de lait maternel est associée à une pression artérielle plus basse dans la même tranche d’âge. Elle semble aussi conférer une certaine protection contre le diabète de type 1.

L’effet de l’allaitement sur les capacités intellectuelles de l’enfant  font toujours l’objet d’études.  Diverses substances contenues dans le lait maternel comme le DHA ( acide docosaheaénoïque) et l’ARA (acide arachidonique) améliorent la croissance des neurones et facilitent la transmission entre eux.  Cet effet bénéfique sur le cerveau du bébé est modulé par la présence sur chaque bras du chromosome d’un allèle particulier du gène appelé FASD2 impliqué dans la transformation des acides gras cité précédemment.  La présence de ce gène augmente de 6,8 points le QI de ces enfants. En l’absence de ce gène, l’allaitement n’apporte aucun bénéfice sur le QI des enfants allaités.

Apports nutritionnels

 

Un litre de lait maternel contient 330 mg de calcium, 140 mg de phosphore et aussi… 40 mg de magnésium, 2,5 mg de zinc mais peu de fer quoique très assimilable, 330 picogrammes de vitamine A, mais peu de vitamines D et K et tout ce qu’il faut en vitamines B et C.

Nourrir son bébé au sein requiert de fournir tous ces aliments en plus de son alimentation personnelle ; cela nécessite de l’énergie  (2500 kcal/J) et du repos. Durant toute cette période, l’alimentation joue un rôle clé. A peu de choses près, l’alimentation est  identique à celle de la fin de la grossesse, autrement dit beaucoup de protéines (les apports protéiques doivent être augmentés de 20 gr par jour pendant toute la durée de l’allaitement), d’acides gras essentiels (acides gras Omega 3), de vitamine C et de fer, plus des lipides et des glucides en quantité supérieure à la consommation habituelle.

Il faut maintenir l’apport de calcium, soit l’équivalent d’un litre de lait par jour, yaourts, fromages, entremets. Le calcium se consomme sous toutes les formes et à volonté durant tout l’allaitement sans oublier les eaux à forte teneur en calcium (Annexe 9). L’apport en magnésium doit être important afin de compenser les pertes, de l’ordre de 50 à 75 mg par jour, induites par l’allaitement.(Annexe 8)

Pour une maman végétarienne, l’allaitement peut être conduit sans danger pour le bébé. Il convient de maintenir des apports nutritionnels en consommant de grandes quantité de produits laitiers ( 7 à 8 portions par jour), de légumineuses comportant du fer et de céréales, ainsi que es fruits et des matières grasses. Les mamans végétaliennes risquent de manquer de fer, de zinc, de calcium et de vitamines D.

L’organisation des repas.

 

Cette organisation ne diffère pas beaucoup par rapport au temps de la grossesse. Les apports alimentaires comprennent selon la période :

- Petit-déjeuner ou goûter :

             Lait (250 ml) ou équivalent en laitage ou fromage

             Pain ou céréales

             Beurre

             Confiture ou miel

             Fruit

- Déjeuner ou dîner:

             Crudités crues ou cuites (assaisonnement avec une huile équilibrée en acides gras essentiels)

             Viande poisson ou œuf dans les mêmes proportions que durant la grossesse

             Légumes cuits ou féculents

             Fromage ou laitage

             Un fruit

             Pain

             Eau pouvant être riche en magnésium.(Annexe 9)

 

Le bébé nourri au sein

 

L’allaitement au sein inquiète parfois les mamans car il est difficile de mesurer ce que prend le nourrisson, de savoir si le lait apporte bien la bonne quantité de nutriments nécessaire à la croissance.

Quelques repères sont nécessaires :

-         Plus le nouveau tête précocement, ce qu’il sait faire par réflexe dans les premières heures après l’accouchement, plus l’allaitement a des chances de bien débuter.

-         Il est nécessaire de répondre à la demande du bébé qui tête environ six à huit fois par jour pendant cinq à vingt minutes sur un sein en se souvenant que l’hydratation se fait en début de tétée et l’apport en énergie et matières grasses à la fin de celle-ci.

-         Une bonne tétée s’est déroulée lorsque le bébé a bien aspiré sur le sein, qu’il ralentit les mouvements de succion, que le sein est moins tendu, qu’il s’endort repu après la tétée et que la tétée se répète toutes les trois heures environ. Une tétée incomplète rapprochera la prochaine tétée. Un rot est souvent nécessaire afin de vider l’air aspiré durant la tétée.

-         Il ne faut pas se fier au nombre de selles pour apprécier la bonne qualité de l’allaitement. Généralement fréquentes, parfois aussi nombreuses que le nombre de tétées, de couleur jaune d’or ou vertes, granuleuses ou liquides, elles peuvent parfois être rares jusqu’à une à deux fois par semaines signifiant que le bébé utilise la totalité des apports nutritifs. Le ballonnement douloureux du ventre ou la dureté des selles sont par contre des signes d’inquiétude et doivent être corrigés.

-         La prise de poids par semaine est variable selon les nourrissons :

 

Âges

Filles

g/semaine

Garçons g/semaine

 

 

Perte de poids et allaitement

 

Dans la perspective d’un allaitement durable, l’établissement d’un régime amaigrissant n’est pas souhaitable. Il nécessite pour réussir sans nuire à la croissance du bébé d’être mené par une diététicienne.

Cette période peut, lorsque le surpoids de la maman est important, être mise à profit pour permettre une perte de poids sans toutefois mettre en danger la croissance fœtale. Une étude a permis de montrer qu’une perte de poids de 500 gr par semaine entre la quatrième et la quatorzième semaine après l’accouchement n’entrave pas la croissance de l’enfant. Cette perte de poids était obtenue en combinant une diminution des apports énergétiques de 500 Kcal par jour et une activité sportive régulière (45 mn par jour quatre fois par semaine).

Il est conseillé de diminuer les graisses visibles sans oublier les graisses cachées dans les pâtisseries, fritures, les accompagnements et de réduire les sucres simples dits rapides et ceux cachés également dans les pâtisseries, les glaces mais aussi les boissons aux fruits.

Allaitement et contraception

 

Quelques mots sur ce sujet bien éloigné du sujet initial pour rappeler que l’allaitement ne garantit en rien une contraception efficace. L’absence de règles ne veut pas dire absence d’ovulation et si la fertilité est certes diminuée, elle n’est pas nulle. Aussi, il faut prévoir ou non un autre moyen de contraception.

En pratique :

Allaiter est un engagement. Le lait maternel est adapté à votre bébé et se modifie durant sa croissance. Il facilite sa digestion et lui donne par vos anticorps des armes contre les diverses infections qu’il peut commencer à rencontrer.

Côté pratique : pas de danger d’oublier le lait ; il est immédiatement à bonne température

Votre alimentation diffère peu de celle adoptée durant la grossesse.  Les apports protéiques sont à augmenter de 20g par jour tout en maintenant les apports laitiers à 1200 voire 1500 mg par jour, les apports en magnésium.

La précocité  de la mise au sein est un atout pour bien réussir l’allaitement.

L’hydratation est assurée en début de tétée et l’apport en énergie à la fin

6 à 8 tétées par jour de 10 à 20 mn en moyenne.

D’autres informations sur le site  de périnatalité de Haute Normandie qui soutient l’allaitement maternel

Détermination du sexe de l’enfant par l’alimentation

 Quels parents n’ont pas désiré plus une fille ou un garçon ? Et de là, à espérer que, par une méthode ou une autre, il serait possible d’influer sur la détermination du sexe de leur futur enfant.

Il existe plusieurs méthodes pour sélectionner le sexe de l’enfant la plus actuelle étant la cytométrie en flux après marquage de l’ADN par un colorant. Explications : C’est une méthode moderne  mais extrêmement coûteuse permettant de trier les spermatozoïdes mâles moins grands et moins riches en ADN, des spermatozoïdes femelles plus grands et riches en ADN. Cette technique intervenant après la conception peut trouver une utilité médicale dans le diagnostic précoce de maladies génétiques héréditaires. Le détournement au profit d’une sélection du sexe de l’enfant risque de perturber l‘équilibre démographique de certains pays qui ont interdit l’utilisation des techniques de diagnostic prénatal.

 

La sélection des catégories de spermatozoïdes mâles ou femelles par le biais d’une alimentation spécifique n’est pas une méthode récente. Les premières observations, datant du début du vingtième siècle,  n’ont pas fait l’objet d’études poussées.

Le principe repose sur le tri des spermatozoïdes, porteur soit du chromosome X soit du chromosome Y dans les voies génitales en fonction de  l’alimentation de la maman.

L’expérimentation qui fut conduite sur deux cents femmes fut si contraignante que les trois quarts d’entre elles cessèrent l’expérience. Sur les 58 femmes qui l’ont poursuivi, 45 ont eu un enfant du sexe désiré, soit 77,6 % de réussite.

Pour espérer un garçon, l’alimentation de la future maman doit avoir un rapport sodium-potassium sur calcium-magnésium élevé (supérieur à 5). Par contre dans le régime fille ce même rapport doit être inférieur à 2,8.

Le régime fille repose sur une alimentation riche en calcium, en magnésium et pauvre en sodium et en potassium. Il faut donc privilégier les aliments peu salés même pour le pain, exclure la viande et la charcuterie et surtout boire beaucoup de lait et manger des yaourts, du beurre, des fromages type emmenthal, gruyère, chèvre frais, comté, des fruits secs (amandes, cacahouètes, noisettes etc.) et du chocolat.

Le régime pour un garçon exclut les laitages et repose au contraire sur une alimentation salée. Il faut donc privilégier la viande et les poissons, le pain et les fruits.

 

Cette alimentation n’est pas dénuée de risque pour la santé de la maman. Elle est strictement interdite notamment lors d’antécédents cardiaques rénaux ou de diabète et d’insatiabilité psychique.

Une telle pratique ne saurait donc être recommandée d’autant qu’il semble difficile de la maintenir longtemps et que les résultats de la seule expérimentation conduite sur un très petits nombres de femmes demanderaient, pour être confirmés, des études de plus grande ampleur.

Il vaut mieux donc manger équilibré, apporter tous les éléments nécessaires à la bonne santé de son futur bébé plutôt que de commencer à jouer avec sa propre santé et celle de son bébé afin de satisfaire une quelconque envie sans aucune garantie de résultat.

 

En pratique :

L’alimentation pour obtenir un garçon serait plutôt axée sur les aliments salés, sucrés et carnés.

Pour les filles, il faut inverser et rechercher les apports calciques, exclure le sel et minorer les apports en viande et charcuterie.

Aucune garantie de résultat avec par contre de gros risques de carences durant votre alimentation sélective.

En pratique, il ne faut pas essayer. Concevez votre enfant et accueillez le avec bonheur qu’il soit fille ou garçon.

 

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