Archive pour la Catégorie '1) Introduction'

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Vous êtes toujours aussi nombreuses ou nombreux à consulter ce blog (200 entrées par jour). Je vous en remercie.

Plan des articles : Alimentation et grossesse

NOUVEAU :

  • L’alimentation modifierait le fonctionnement de nos gènes donc des protéines fabriquées et serait transmissible à notre descendance. Notre alimentation avant la conception pourrait déterminer le profil de santé de nos enfants. Voir Alimentation et santé de l’enfant.
  • Un accouchement virtuel pour aider à bien comprendre le déplacement du bébé lors de l’accouchement. cliquez ici : Accouchement virtuel
  • La vitamine D : une des causes de carence chez le nouveau-né serait liée à la pollution urbaine pendant la grossesse. Cliquez sur le lien pour lire l’article : Vitamine D
  • Le taux de Vit D de la maman influence la masse grasse de l’enfant
  • Le poids de naissance d’un enfant conditionne-t-il son état de santé ultérieur? Il semble que oui. Lisez l’article : influence de l’alimentation et du poids
  • Si l’alimentation est importante durant le déroulement de la grossesse, les apports alimentaires ne sont peu ou pas pris en compte avant la grossesse.  Pourtant, le type d’alimentation peut entraver la capacité à concevoir un enfant. C’est ce que révèle une étude portant chez les hommes ayant consulté un centre de procréation médicalement assistée. Cliquez sur le lien pour lire : Qualité du sperme et alimentation: une influence?
  • Diabète et grossesse Le diabète atteint environ 8 % de femmes durant la grossesse. Ce diabète est source de complications possibles pour le nouveau-né. Pour la maman le risque de refaire un diabète lors de la grossesse suivante est important comme celui de développer un diabète ultérieurement. Faîtes vous dépister avant la grossesse, au début de la grossesse si vous avez des risques et après la grossesse.
  • L’hypertension est source de complication durant la grossesse. Vous devez dépister une hypertension avant que débute votre grossesse. Pour cela cliquez sur le lien suivant: hypertension
    Outre l’alimentation durant la grossesse, l’importance de toxiques, comme le tabac, peuvent influencer la croissance de l’enfant pendant et après la grossesse. Cette nouvelle notion est à découvrir dans la partie traitant du tabac.

 

 

Plan


Nouvelle Introduction
Description rapide de la croissance fœtalenouveau20.gif

Notion de besoins énergétiques et d’équilibre alimentaire .

Les besoins nutritionnels de la femme enceinte

Les Nutriments
Les protéines: Définition et propriétés, sources
Les glucides Définition et rôles, Catégories, Quels aliments glucidiques pendant la grossesse

Les lipides

  • Définition et catégories
  • Rôles Apports
  • Les acides gras oméga 6 et oméga 3
  • Sources alimentaires en Omega-3
  • Besoins en acides gras

4.2 Les micronutriments
Le Calcium, le Phosphore :

  • Rôle et métabolisme,Assimilation, Quantité recommandée et évaluation,Les sources de calcium : Le lait,Le yaourt.Les grandes familles de fromages
  • Les eaux minérales
  • Les équivalences

Le Magnésium
Le Fer
Le Fluor
L’Iode
Le Zinc
Autres minéraux :Le Sélénium, le Cuivre

4.3 Les principales vitamines Définition

Médicaments interférant avec l’absorption des micronutriments

4.4 L’hydratation

5 Répartition de la ration énergétique

Erreurs alimentaires

Enquêtes alimentaires

Apports nutritionnels recommandés

Constitution d’un menu équilibré:

  • Conseils. Avant la grossesse. Pendant la grossesse
  • Comment composer un menu équilibré ?
  • Le petit déjeuner Repas du midi et du soir Les petits creux du matin et de l’après-midi Les repas rapides.

5.5 Conseils pour les apports journaliers recommandés

6 Les désagréments de la grossesse

  • Nausées
  • Fringales et envies
  • Dégoûts alimentaires
  • Brûlures d’estomac et reflux gastro-oesophagien
  • Constipation
  • Les œdèmes.

7 Quelques précautions à prendre

Maladies infectieuses et parasitaires d’origine alimentaire

Addiction

Grossesse et obésité

Grossesse et diabète

Grossesse chez l’adolescente.

Grossesse multiple

Grossesse et végétarisme ou végétalisme.

Allaitement

Détermination du sexe de l’enfant par l’alimentation

L’alimentation du post-partum.

Le sport pendant la grossesse.

8 Conclusion et conseils pratiques

  1. Objectifs.
  2. Eviter
  3. Pour conclure

9 Annexes

9.1 Annexe 1 : Indice de masse corporelle

9.2 Annexe2 : poids idéal

9.3 Annexe 3 : Enquête alimentaire

  • 9.3.1 Dépistage des erreurs alimentaires
  • 9.3.2 Enquête alimentaire approfondie

9.3.3 Répertoire des aliments courants
9.3.4 Poids moyens de divers aliments :
9.3.5 Dosage des aliments sans balance
9.4 Annexe 4 : Classification des morceaux de viande selon leur richesse en graisses
9.5 Annexe 5 : Les légumineuses, les céréales et les oléagineux.

9.6 Annexe 6 : Teneur en glucides

9.7 Annexe 7: Teneurs en calcium d’aliments courants

9.8 Annexe 8 Teneurs en magnésium de certains aliments (mg/100gr)

9.9 Annexe 9 : Teneurs en calcium d’eaux minérales exprimées en mg/l

9.10 Annexe 10 Le Fer

9.11 Annexe 11 Zinc

9.12 Annexe 12 : Vitamines : Rôles et origines

9.13 Annexe 13 Sources alimentaires de vitamine A

9.14 Annexe 14 Aliments intéressants pour leur apport en folates totaux (µg/100gr)

9.15 Annexe 15 Vitamine D

9.16 Annexe 16 Vitamine C

9.17 Annexe 17 : Répartition des nutriments et micronutriments selon les aliments

9.18 Annexe 18 :Questionnaire concernant les boissons alcoolisées

9.19 Annexe 19 : Test de dépendance à la nicotine (d’après Fagerström)

9.20 Annexe 20 : Récapitulatif des qualités de certains aliments.

9.21 Annexe 21 : Equivalences alimentaires

9.22 Annexe 22 : Teneur en oméga-3 des poissons et des crustacés

9.23 Annexe 23 LÉGUMES & FRUITS à privilégier selon la saison

10 LEXIQUE

 

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Introduction

Porter puis dorloter un bébé est, pour chaque femme, un moment unique et irremplaçable tant sur le plan physique que psychologique.

Actuellement, 740 000 femmes débutent une grossesse chaque année (données de 2005) et donnent vie, chiffre record, à 816 500 bébés selon les estimations de l’INSEE pour l’année 2007.

Les futurs parents veulent faire au mieux pour leur bébé. Ils savent grâce à la médiatisation d’études cliniques que la santé de l’enfant à venir est lié à la qualité de l’alimentation avant et pendant la grossesse.

Une alimentation comportant peu d’acides gras et de sucres, plus de protéines végétales qu’animales, davantage d’apports laitiers, de fibres, de vitamines et de fer est un atout pour la santé future de l’enfant. L’alimentation influence le risque de maladies ou de malformations du nouveau-né comme le spina-bifida induit par une carence en vitamine B9, mais aussi le poids du nouveau né dont on sait, par l’étude EDEN, qu’il dépend du poids de la maman avant la grossesse. Cela conditionnera ultérieurement l’émergence de nombreuses pathologies comme le diabète, l’hypertension, les pathologies cardio-vasculaires. L’obésité, souvent présente au sein de toutes ces pathologies résulte en partie d’une alimentation riche en aliments gras et sucrés. Son augmentation laisse augurer des générations atteintes de ces pathologies.

Conscientes de ce fléau qui vous touche parfois, vous comprenez que la conception d’un bébé n’est plus une parenthèse dans la vie d’une femme. Le profil de santé de la maman conditionne le devenir de l’enfant. Améliorer la façon de s’alimenter, normaliser son poids avant la grossesse est un gage de meilleure santé pour l’enfant à venir.

Comment y parvenir ?

L’éducation thérapeutique est une des méthodes améliorant la prise en charge de pathologies comme le diabète, l’obésité, l’asthme ou l’hypertension artérielle. L’objectif étant de donner ou de redonner la capacité de faire des choix pertinents, il en est de même pour l’alimentation pendant la grossesse.

Autrefois, on se serait référé à certaines maximes comme celle retrouvée dans un Manuel de la Santé écrite en 1853 par le Dr Raspail, médecin à Doullens :

« L’art culinaire est à l’hygiène ce que l’art pharmaceutique est à la médecine : une bonne cuisine prévient la maladie comme une bonne thérapeutique la dissipe. »

« L’orgie tue la fin. Réglez vos repas ; dosez presque votre nourriture.

Varier vos mets, ne mangez pas sans appétit.

Reposez-vous une demi-heure après chaque repas et livrez-vous ensuite à un exercice corporel. »

C’est une bonne base de réflexion que l’on résume à présent de la façon suivante:

Manger deux fois mieux et non pour deux.

Mieux s’alimenter est l’idée principale de l’alimentation pendant la grossesse. Elle se trouve conforter par d’autres études qui établissent que le goût du fœtus s’éduque avec l’activation des récepteurs olfactifs vers le 6 eme mois de grossesse. L’acceptation d’aliments anisés, par exemple, sera meilleure si la maman en a consommé pendant la grossesse. Le bébé naît aussi avec une attirance pour le sucré et un rejet des odeurs amères. Il existe une mémoire du goût qui s’est développé dans l’utérus. Cela permet une bonne diversification alimentaire après la naissance si la future maman en adopte le principe pendant la grossesse.

Chacune, à la recherche de conseils alimentaires, s’informe grâce à son entourage familial ou médical mais aussi par les journaux et les médias qui insistent sur les bénéfices d’une alimentation saine : la campagne médiatique sur les cinq fruits et légumes par jour, l’obésité qui s’accroît de plus en plus tôt même chez les tout-petits, le diabète, le tabac et l’alcool durant la grossesse sont autant de sujets qui interpellent, inquiètent et parfois culpabilisent.

Des informations pertinentes sont les bienvenues pour répondre aux questions multiples et variées que vous vous posez :

- L’alimentation est-elle si importante que cela pour la santé du bébé ?

- Quel est le poids correct et quel poids peut-on prendre pendant la grossesse ?

- Comment se forme un bébé ?

- Quels aliments faut-il privilégier ? La viande ou le poisson ? Où trouver des protéines si on est végétarienne ?

- Combien faut-il prendre calcium par jour ? Et de fer ?

- Quels sont les aliments qui contiennent du calcium en dehors du lait ? Les yaourts maigres ont-ils moins de calcium que les autres ?

- Quel est l’importance des vitamines ?

- Faut-il toujours manger à des heures régulières ? est-ce grave de sauter un repas ?

- L’allaitement est-il si bénéfique pour le bébé ?

- Comment retrouver sa ligne après l’accouchement ?

Comprendre les besoins alimentaires avant puis pendant la grossesse et adapter en conséquence son alimentation en fonction de ses besoins mais aussi de ses envies est l’un des but de l’éducation thérapeutique auquel ce livre souhaite participer.

Ce livre s’adresse aux femmes désireuses de concevoir un enfant , aux femmes enceintes mais aussi aux médecins qui cherchent des informations pratiques pour leurs patientes. Il s’adresse également à toutes celles qui ont un mode de vie ou alimentaire particulier :

- alimentation restreinte soit par goût, par nécessité économique,

- régime justifié ou abusif,

- climat peu ensoleillé exposant à une carence en vitamine D,

- présence d’une maladie ou anomalie demandant une supplémentation des apports : malabsorption intestinale, certaines pathologies hématologiques (anémie hémolytique chronique), insuffisance rénale chronique ou épilepsie traitée.

Cet ouvrage permettra aussi de :

- S’entourer de quelques précautions afin de ne pas contracter certaines maladies nuisibles au développement fœtal.

- Comprendre l’intérêt de stopper tout apport en alcool et autres toxiques.

- Savoir quelle activité physique peut être pratiquée durant la grossesse.

Ce livre est volontairement détaillé car je l’ai rédigé initialement pour apporter des informations à mes patientes pendant les consultations de suivi de grossesse. Des fiches pratiques permettent de rapidement mettre les conseils en application. Une lecture plus détaillé de chaque chapitre et des annexes permet d’approfondir les connaissances et affiner l’équilibre alimentaire.

Certains termes complexes marqués d’un astérisque font l’objet d’une explication dans un lexique situé à la fin de ce livre.

Nouvelle introduction

Chaque femme depuis son plus jeune âge rêve du moment inoubliable où elle pourra porter un enfant puis le dorloter dans ses bras.

Pour chaque couple, chaque femme, la grossesse est alors un moment unique et irremplaçable tant sur le plan physique que psychologique.

Les futurs parents veulent faire au mieux pour leur bébé. Pour y parvenir, ils modifient souvent au début ou en prévision de la grossesse certaines habitudes de vie qu’ils pensent néfastes pour le bon déroulement de la grossesse. Les exemples les plus évidents concernent le tabac et l’alcool. Les futures mamans savent bien que la grossesse est un moment favorable pour une prise de poids parfois difficile à contrôler. Il n’ y a pas si longtemps manger plus pour nourrir son bébé était communément admis.

A présent, la connaissance des aliments et leurs effets sur la santé comme les graisses, les sucres et le sel pour l’obésité, l’infarctus et l’hypertension a fait prendre conscience aux femmes qu’une alimentation équilibrée permet de maintenir sa ligne et éviter bien des problèmes de santé.

On pourrait se référer à une ancienne maxime écrite en 1853 dans un Manuel de la Santé par le Dr Raspail, médecin à Doullens :

« L’art culinaire est à l’hygiène ce que l’art pharmaceutique est à la médecine : une bonne cuisine prévient la maladie comme une bonne thérapeutique la dissipe. »

« L’orgie tue la fin. Réglez vos repas ; dosez presque votre nourriture.

Varier vos mets, ne mangez pas sans appétit.

Reposez-vous une demi-heure après chaque repas et livrez-vous ensuite à un exercice corporel. »

 

C’est une bonne base de réflexion pour les femmes enceintes que l’on résume à présent de la façon suivante:

Manger deux fois mieux et non pour deux.

Adopter une bonne alimentation pendant la grossesse se justifie au vu de notions récentes.

  • L’obésité est responsable de problèmes de santé majeurs: hypertension, diabète, crise cardiaque etc…Son augmentation, résultant d’une alimentation trop riche, laisse augurer des générations atteintes de ces pathologies. L’enjeu est de taille car 740000 femmes débutent une grossesse chaque année (données de 2005) et donnent vie, chiffre record, à 816 500 bébés selon les estimations de l’INSEE pour l’année 2007.

  • On sait à présent (étude EDEN) que le poids du bébé à sa naissance et donc le poids à l’âge adulte est en partie fonction du poids de la maman avant la conception!

  • La qualité de l’alimentation influence le devenir de l’enfant. Manger des bons acides gras riches en oméga 3 améliore la structure des parois des cellules nerveuses et permet à l’enfant d’améliorer ses capacités d’acquisitions.

  • L’alimentation influence le risque de maladies ou de malformations du nouveau-né comme le spina-bifida induit par une carence en vitamine B9.

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La conception d’un bébé n’est plus une parenthèse dans la vie d’une femme. Le profil de santé de la maman conditionne le devenir de l’enfant. Améliorer la façon de s’alimenter, normaliser son poids avant la grossesse est un gage de meilleure santé pour l’enfant à venir.

Mieux s’alimenter est l’idée principale de l’alimentation pendant la grossesse. Elle se trouve conforter par d’autres études qui établissent que le goût du fœtus s’éduque avec l’activation des récepteurs olfactifs vers le 6 eme mois de grossesse. L’acceptation d’aliments anisés, par exemple, sera meilleure si la maman en a consommé pendant la grossesse. Le bébé naît aussi avec une attirance pour le sucré et un rejet des odeurs amères. Il existe une mémoire du goût qui s’est développé dans l’utérus permettant une bonne diversification alimentaire après la naissance si la future maman en adopte le principe pendant la grossesse.

Les questions sur l’alimentation avant et pendant la grossesse sont nombreuses. Les sources d’informations ( famille, amies, média, internet, médecins) sont parfois contradictoires.

J’ai réuni, dans cet ouvrage, les informations qui me semblent utiles pour adopter une alimentation équilibrée pendant la grossesse.

L’originalité ce le livre est de détailler la part de l’alimentation durant la grossesse, comprendre le rôle des différents nutriments, équilibrer son alimentation. Il s’adresse également à toutes celles qui ont un mode de vie ou alimentaire particulier :

  • alimentation restreinte soit par goût ou par nécessité économique,

  • régime justifié ou abusif,

  • climat peu ensoleillé exposant à une carence en vitamine D,

  • présence d’une maladie ou anomalie demandant une supplémentation des apports.

Cet ouvrage permettra aussi de :

  • S’entourer de quelques précautions afin de ne pas contracter certaines maladies nuisibles au développement fœtal, de répondre à quelques interrogations concernant le suivi, les démarches administratives et le congé maternités ainsi qu’aux inquiétudes légitimes qui surviennent normalement durant la grossesse en cas de problèmes.

  • Comprendre l’intérêt de stopper tout apport en alcool et autres toxiques.

  • Savoir quelle activité physique peut être pratiquée durant la grossesse;

Certains termes complexes marqués d’un astérisque font l’objet d’une explication dans un lexique situé à la fin de ce livre.

Description rapide de la croissance fœtale

Cette description de la formation de l’embryon puis du fœtus est succincte mais essentielle pour comprendre que tout va vite. Les premiers temps de la formation du bébé sont impossibles à visualiser à l’échographie. Il est émouvant de voir qu’en huit semaines seulement, le développement du bébé sera accompli en partie grâce au bon équilibre alimentaire qui lui sera apporté.

Les besoins nutritifs varient en fonction des différentes phases du développement :

Les premiers temps de vie de l’embryon sont une courte période, durant laquelle toutes les cellules et structures de l’embryon se mettent en place et migrent rapidement vers le lieu qui leur est défini. Il faut alors peu de choses pour perturber la maturation de l’embryon.

eruptionsolaire02.jpgL’ovulation va bientôt se produire. Des informations circulent déjà, permettant à l’une des trompes de se contracter et de capter parmi les substances qui jaillissent de l’ovaire comme une éruption solaire, l’ovule de la taille d’une tête d’épingle entourées de substances nutritives qui forment la corona radiata. Enfoui dans la trompe, l’ovule est caressé par des milliers de cils vibratiles qui assurent sa progression.

Cependant, il peut arriver que plusieurs ovules soient libérés par le même ovaire ou celui du côté opposé.

spermatozode01.jpg35°. C’est la température idéale qui permet aux spermatozoïdes, sorte de petit têtard de six centièmes de millimètre, de se maintenir au frais dans les testicules.

C’est le moment du départ. Bien que mélangés au liquide séminal qui les maintient en vie , seuls la moitié des 200 à 400 millions de spermatozoïdes sont capables de féconder l’ovule.

Il leur faut parcourir 15 à 18 cm pour le rejoindre.

Dans le vagin, les œstrogènes de la femme leur permettent de terminer une maturation indispensable pour pouvoir féconder l’ovule. Ils peuvent y séjourner quatre à cinq jours avant que l’ovulation se produise.

spermatozodeovule02.jpgPendant que les amoureux sont endormis, les spermatozoïdes restent pleinement actifs. 1000 coups de flagelles assurent une progression de 1 cm. Une progression de 10 cm demande environ 30 minutes. L’énergie contenue derrière la tête des spermatozoïdes n’est parfois pas suffisante. Certains s’épuisent. Une centaine survivront et s’agglutineront contre l’ovule. Les enzymes contenues dans la tête du spermatozoïde débarrassent l’ovule des cellules qu’il emprisonne. Grâce à la coopération de tous, un seul spermatozoïde pourra franchir la membrane interdisant de ce fait tout autre intrusion. Comme pour une fusée dans l’espace , l’élément propulseur qu’est le flagelle se détache de la tête du spermatozoïde qui libère tout le contenu génétique.flagellettespermatozode.jpg


divcellulaire.jpgQuelques heures après la fusion de l’ovule avec le spermatozoïde survient la première division cellulaire. Ces divisions se succéderont toutes les 12 à 15 heures pour aboutir au stade appelé morula (morula signifiant « mûre » en latin) puis à la formation d’un ensemble de cellules formant le blastocyste.

Quatre jours. L’œuf est dans l’utérus. Après le cinquième jour, le blastocyste, érode la membrane pellucide. Il s’en échappe par des contractions. c’est la période du hatching. Grâce à une ligne internet à haut débit on peut visualiser cette étonnante période en cliquant ici

Libéré par lui-même, l’œuf s’implante dans l’utérus. Les premiers échanges chimiques avec la maman créent une tolérance immunitaire pour éviter le rejet du blastocyste et autorise la poursuite de la grossesse.

11 jours. Deux divisions cellulaires se déroulent dans la même journée.

Tout va très vite, après douze jours de multiplication, on dénombre déjà deux mille cellules.

Une semaine de retard de règles, les tests sont positifs et la grossesse est affirmée. C’est un monde nouveau qui s’ouvre aux parents.

troiscouches.jpgMais l’embryon, lui, a déjà trois semaines. Il mesure deux millimètres, est formé de trois couches de tissus soudées par le milieu et ouvertes à chaque extrémité. Une première couche, l’ectoderme, donnera les tissus nerveux, les cheveux et la peau.

Une seconde, le mésoderme, participera à la formation des tissus conjonctifs, du squelette, des muscles ainsi que les ovaires, les testicules, les reins et tout le système vasculaire (cœur et vaisseaux ainsi que les globules rouges).

Enfin du troisième feuillet, l’entoderme, dériveront le tube digestif, les poumons, le pancréas, le foie et les voies urinaires.

Cette troisième semaine, appelée gastrulation, est cruciale car chacune des cellules contenues dans les couches décrites ci-dessus interagit avec les autres pour entraîner la formation des diverses structures de l’organisme.

C’est seulement à cette période que la connexion entre les vaisseaux du placenta et ceux de l’utérus est complète.

Lors de la quatrième semaine, apparaît le tube neural qui évoluera pour former la moelle épinière et le cerveau.

embryon5s.jpgA cinq semaines l’embryon grandit d’un millimètre par jour avec une tête et un cœur très gros. Les membres, le nez et la bouche sont seulement ébauchés.

embryon4s.jpgA six semaines, il ne mesure que quinze millimètres; le cœur, qui se contracte depuis le vingt-deuxième jour, est à présent formé de ses quatre cavités et le sang circule. La cage thoracique se forme et la moelle épinière apparaît.

Sept semaines : les bourgeons de la face se soudent pour former le nez, la mâchoire supérieure et inférieure.

A huit semaines l’embryon, que l’on appelle un fœtus après le second mois, mesure presque quatre centimètres, ne pèse que treize grammes et tous ses organes sont formés.

L’évolution se poursuit avec les premières ébauches de connexion nerveuses entre les neurones. Le rythme de fabrication est époustouflant : cent mille neurones apparaissent chaque minute pour aboutir à cent milliards avant la naissance.


grossesse12semaines3moisc.gifAu cours du 4eme mois, ce fœtus s’allonge tout en gardant encore une volumineuse tête qui représente le tiers de la taille du corps ; le sexe se différencie, le visage se forme, les cheveux poussent, la main peut déjà attraper et le pied donner de légers coups car les muscles développés sont rapidement fonctionnels.

 

Les mouvements du bébé sont perçus par la maman vers la fin du quatrième mois alors que le fœtus bouge depuis la septième semaine. Ces mouvements, réflexes au début, deviennent conscients, coordonnés, nécessaires à la croissance des muscles et à l’édification de la charpente osseuse. Devenu plus gros, le fœtus bouge plus difficilement lors des derniers temps de la grossesse.


mois9.jpgPendant les deux derniers mois de la grossesse, le fœtus s’entoure d’une couche de graisse sous cutanée. Il perçoit la lumière, les sons dès le cinquième mois et ressent des émotions vers le sixième mois.

Il déglutit le liquide amniotique, avec parfois un hoquet, entraînant ainsi son tube digestif.

 

Les grandes étapes sont résumées dans le tableau ci dessous :

croissancefoetaletableau.jpg

 

Réf: Ma grossesse, mon enfant, Ed. OdileJacob, 1994

Vidéo montrant les différentes étapes de croissance et une autre vidéo montrant les étapes et les mouvements du bébé

Cette courte description de l’évolution de l’embryon et du fœtus permet de comprendre que si la grossesse dure en effet neuf mois, les premiers temps de celle-ci sont surtout consacrés à la mise en place de tous les organes.

Et ce n’est pas le faible poids de l’embryon qui doit faire penser que l’alimentation ne joue aucun rôle. Ce serait plutôt l’inverse. Durant cette première période, une mauvaise alimentation a autant de conséquences néfastes que si elle survient pendant la seconde période de grossesse.

 

En effet, la vitesse de multiplication cellulaire et le bon fonctionnement des cellules fœtales dépendent en partie d’un apport en acide folique conséquent. La formation du cerveau nécessite un apport en acides gras essentiels, celles des globules rouges d’un apport en fer, de calcium pour les os bien sur, etc..

D’autre part, la constitution de réserves adipeuses par la maman se révèle indispensable pour bien alimenter le fœtus dans la seconde partie de grossesse et assurer sa croissance.

L’embryon puis le fœtus a des besoins énergétiques précis pour grandir. Cela nécessite que les apports alimentaires soient adaptés en fonction du poids de départ. Quelle est l’importance du poids ?

 




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