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L’iode

Oligo-élément essentiel à la vie humaine et stockée dans la glande thyroïde, il entre dans la composition des hormones thyroïdiennes dont la synthèse peut être diminuée par

- l’alimentation (choux),

- une carence en vitamine A

- la fumée de tabac.

Or, le fœtus ne produisant ses propres hormones thyroïdiennes qu’à partir de la douzième semaine, c’est la glande thyroïde de la maman qui assurent les besoins du fœtus. Les besoins sont donc augmentés mais l’élimination rénale croit également ce qui majore les risques de carence.

Les apports conseillés de 200 à 250 µgr/j sont insuffisants pour 75 à 86 % des femmes qui ont une iodurie inférieure à 100 µg/l.

Il en résulte une hyperplasie thyroïdienne totalement ou partiellement réversible après la grossesse.

La conséquence majeure d’une carence est un avortement spontané, le crétinisme lorsque la carence est profonde (ce qui est heureusement rare), une anomalie du développement psychomoteur à la naissance et un retard intellectuel chez 20 % des enfants nés de mère présentant une hypothyroïdie frustre durant la première moitié de grossesse.

L’iode se trouve dans les produits marins :

l’algue marine (700 mg/100gr), moules cuites (300 µgr/100 gr),

l’églefin (200), le cabillaud (100 à 150),

le flétan, l’huître, le colin (50 à 100) et le saumon (30 à 50).

Il existe une supplémentation du sel (15 mg/kg) qui apporte 20 à 30 µg/j mais dont l’utilisation est volontaire.

Un apport excessif est tout aussi néfaste sur le plan thyroïdien.

Dans l’immédiat, la supplémentation systématique n’est pas approuvée par les comités scientifiques médicaux. Vu l’impossibilité de compenser les besoins par des apports alimentaires, un apport supplémentaire au moyen de comprimés d’iodure de potassium dosés à 100 ou 200 µg peut être discuté selon l’état thyroïdien.

L’iode

Oligo-élément essentiel à la vie humaine et stockée dans la glande thyroïde, il entre dans la composition des hormones thyroïdiennes dont la synthèse peut être diminuée par

- l’alimentation (choux),

- une carence en vitamine A

- la fumée de tabac.

Or, le fœtus ne produisant ses propres hormones thyroïdiennes qu’à partir de la douzième semaine, c’est la glande thyroïde de la maman qui assurent les besoins du fœtus. Les besoins sont donc augmentés mais l’élimination rénale croit également ce qui majore les risques de carence.

Les apports conseillés de 200 à 250 µgr/j sont insuffisants pour 75 à 86 % des femmes qui ont une iodurie inférieure à 100 µg/l.

Il en résulte une hyperplasie thyroïdienne totalement ou partiellement réversible après la grossesse.

La conséquence majeure d’une carence est un avortement spontané, le crétinisme lorsque la carence est profonde (ce qui est heureusement rare), une anomalie du développement psychomoteur à la naissance et un retard intellectuel chez 20 % des enfants nés de mère présentant une hypothyroïdie frustre durant la première moitié de grossesse.

L’iode se trouve dans les produits marins :

l’algue marine (700 mg/100gr), moules cuites (300 µgr/100 gr),

l’églefin (200), le cabillaud (100 à 150),

le flétan, l’huître, le colin (50 à 100) et le saumon (30 à 50).

Il existe une supplémentation du sel (15 mg/kg) qui apporte 20 à 30 µg/j mais dont l’utilisation est volontaire.

Un apport excessif est tout aussi néfaste sur le plan thyroïdien.

Dans l’immédiat, la supplémentation systématique n’est pas approuvée par les comités scientifiques médicaux. Vu l’impossibilité de compenser les besoins par des apports alimentaires, un apport supplémentaire au moyen de comprimés d’iodure de potassium dosés à 100 ou 200 µg peut être discuté selon l’état thyroïdien.

Vitamines: Définition

Ce sont des substances organiques, actives à faible dose, indispensables à la vie de l’organisme qui dépend d’un apport extérieur et dont le manque entraine un syndrome de carence.

Différentes vitamines : Voir Annexe 12

- Liposolubles :

A : rétinol D : calciférol

E : tocophérol K : K1 (phytoménadione ou phylloquinone)

- Hydrosolubles :

B1 : thiamine B2 : riboflavine

B3 : PP (niacine) B5 : acide pantothénique

B6 : pyridoxine B8 : H (biotine)

B9 : acide folique B12 : cobalamine

C : acide ascorbique

Une alimentation diversifiée et équilibrée, suffira à couvrir les besoins en vitamines qui sont accrus dans leur ensemble au cours de la gestation. On portera une attention spécifique à l’acide folique (vitamine B9), indispensable à la synthèse nucléique. Les besoins sont particulièrement augmentés au cours de la gestation ; la carence en acide folique est à l’origine de malformations fœtales, de retard de croissance intra-utérine et de prématurité.

Une autre vitamine peut poser problème : il s’agit de la vitamine D dont les besoins sont très augmentés lors du troisième trimestre, surtout pendant l’hiver et au début du printemps, même dans les zones ensoleillées. Une supplémentation systématique en vitamine D est indiquée pendant la grossesse.

Les causes d’hypovitaminoses sont multiples. Les causes globales, dues à des famines, la dénutrition ou une malabsorption sévère, sont rares dans nos contrées européennes. D’autres causes sont plus fréquentes et souvent méconnues :

- Déséquilibre de la ration alimentaire : raisons psycho-sociales, anorexie mentale, régimes exagérés,

- Entéropathies exsudatives (maladies inflammatoires digestives), intestin grêle court,

- Majoration des besoins lors de périodes de : croissance, grossesse, lactation, maladies infectieuses, régime déséquilibré et tabagisme (vitC),

- Alcoolisme (vitB1-B6),

- Médicamenteuses : isoniazide ; phénobarbital et phénitoïne (vitB6, PP) (folates, vit D), contraception orale (vit B6).

Apports nutritionnels conseillés en vitamines liposolubles

         

 

Grossesse

Alaitement

Vitamine A ER/jour

700

950

Vitamine D µg/jour

20

15

Vitamine E mg/jour

12

12

Vitamine K µg/jour

45

45

Apports nutritionnels conseillés en vitamines hydrosolubles

                   
                   

 

B1 mg/jour

B2 mg/jour

PP ou B3 mg/jour

Acide pantothénique mg/jour

B6 mg/j

B8 µg/j

Folates µg /jour

B12

µg /jour

C

mg /jour

Allaitement

Grossesse

1,8

1,8

1,8

1,6

15

16

10

7 à 10

2,5

2,16

50

50

400

400

2,4

2,8

130

120

 

L’acide folique (Vit B9)

Rôle

L’acide folique ou vitamine B9, isolé à partir de la feuille d’épinard est une vitamine hydrosoluble. Contenue dans la fraction aqueuse des aliments et des tissus, cela la rend vulnérable lors de la cuisson à l’eau.

L’acide folique, associée à la vitamine B 12, participe :

-         à la synthèse du matériel génétique (ADN, ARN),

-         au renouvellement de toutes les cellules de l’organisme, aux processus de division cellulaire rapide d’où son intérêt chez le bébé qui est toujours en phase de croissance rapide (intérêt pour la moelle osseuse responsable de la fabrication des globules rouges, globules blancs et plaquettes, pour la peau et autres épithéliums)

-         à la transformation de l’homocystéine en méthionine,

La carence entraîne une accumulation en homocystéine toxique pour les parois vasculaires ; c’est une vitamine indispensable.

Apports

Les apports sont insuffisants. L’enquête SUVIMAX montre que les hommes adultes atteignent majoritairement la valeur recommandée en folates, alors que les femmes se situent aux alentours 250-260 µg/jour. Cela correspond à une proportion de 25% d’hommes et 40 % de femmes en dessous de 80% des apports conseillés. Deux autres études en France (Paris – Lille) soulignaient que 25 à 66 % des femmes enceintes reçoivent moins de 250 µg de folique ce qui est insuffisant.

 

Les déficits apparaissent chez les adolescentes de 14 à 18 ans puis s’amplifient chez les jeunes femmes de 18 à 30 ans et les femmes enceintes, en particulier dans certaines régions où les habitudes alimentaires ne prédisposent pas à consommer des aliments riches en folates, comme le Nord de la France.

Une enquête américaine récente conclut qu’en dessous de 240 µg/jour d’apport en folates, les risques de retard de croissance du fœtus sont multipliés par deux.

Causes de la déficience en folates :

La déficience en folates peut provenir d’un déséquilibre alimentaire et/ou d’une augmentation des besoins. Des raisons économiques (coût des produits riches en folates), la précarité, des raisons esthétiques (régimes hypocaloriques déséquilibrés), une méconnaissance de la diététique ou un défaut d’apport peuvent expliquer ce déficit.

D’autres facteurs peuvent contribuer à augmenter les besoins en folates :

-         La grossesse (surtout s’il s ‘agit de grossesses rapprochées ou gémellaires),

-         La contraception hormonale (donnée sujette à discussion),

-         l’allaitement,

-         la consommation excessive de tabac et d’alcool,

-         certains facteurs pathologiques (le psoriasis, la maladie cœliaque, les troubles de l’absorption intestinale…),

-         certains médicamenteux (les anti-épileptiques, le trimétroprime)…

 

Le goût de la fraîcheur, celui d’une alimentation colorée seront les premiers bons réflexes susceptibles d’éviter les déficiences.

C’est essentiellement un à deux mois avant et lors des trois premiers mois de grossesse que l’alimentation doit être riche en folates en modifiant les habitudes alimentaires ou en instaurant une supplémentation.

Conséquences générales d’une carence en folates :

 

Le signe hématologique, rare en France, est une anémie macrocytaire. Les conséquences non hématologiques sont des troubles de l’immunité ou de l’absorption intestinale. Il s’ensuit également un raccourcissement de la durée de la grossesse, une majoration du risque de fausse couche et d’hémorragies.

La carence en acide folique est responsable d’une majoration  des décès par accident vasculaire cérébral. Les chercheurs d’Atlanta attachés aux Centers of Disease Control and Prevention ont enrichit la farine en acide folique permettant un doublement de la concentration sanguine en B9 et une réduction de 14 % de la concentration sérique en homocystéine. Cette réduction est associée, trois ans après l’enrichissement, à un déclin de la mortalité par accident vasculaire cérébral (baisse de 10 à 15 %) et par maladie cardio-vasculaire.

 

Les conséquences fœtales :

-         Au maximum, ce sont de graves malformations affectant le cerveau : anencéphalie, (c’est l’absence de cerveau),

-         Un défaut de la fermeture de la colonne vertébrale, vers la quatrième semaine, à sa partie basse « spina bifida* » présent dans une grossesse pour mille. Ces complications aboutissent à un avortement spontané ou provoqué pour raisons médicales dans plus du tiers des cas .

-         Une récente étude semble attester que le défaut en folates avant et au début de la grossesse est en rapport avec une survenue plus importante de fente oro-faciale appelée autrefois « bec de lièvre ».

Stockage des folates.

Le foie renferme la moitié des réserves en folates de l’organisme. Le reste est essentiellement contenu dans les globules rouges et récupéré lors de leur destruction. Les réserves s’épuisent environ en 4 mois chez un homme jeune bien nourri soumis à une restriction en folates.

Sources alimentaires en folates :

- Les légumes verts et les fruits. La plus grande partie des folates alimentaires est apportée par les légumes verts (salades, épinards, petits pois, endives, haricots, choux, avocat…) et les fruits (orange, fruits rouges, melon, banane…).

- Les fromages sont une bonne source. Les fromages affinés de type bleu ou camembert en contiennent beaucoup mais ne sont pas conseillés durant la grossesse à cause du risque de contamination par la listériose. Les oeufs, le foie et le pâté de foie, les graines et oléagineux (maïs, châtaigne, pois chiche, noix, amandes…) ou leurs dérivés (farines, semoules, pâtes, pains et riz complets) permettent de varier les apports en folates.

Des aliments peu riches en folates, mais consommés régulièrement (comme le pain, les pommes de terre ou les pommes) représentent un apport intéressant. (Voir Annexe 11)
L’acide folique est très sensible à l’oxydation, la chaleur, la lumière et à l’ébullition. Sa destruction est d’autant plus importante que les aliments sont épluchés ou fractionnés.

 

Les bonnes habitudes :
- La salade verte en entrée comme les soupes à base de légumes secs en hiver à consommer quotidiennement représentent un apport facile.

- Ces salades peuvent s’enrichir de fruits secs (noix, amandes,)  de maïs et ainsi augmenter les apports en acide folique.
- Les cuissons courtes, à la vapeur ou en  pression de préférence, permettent de bien conserver l’acide folique des aliments durant la cuisson.
- Prendre un kiwi ou un agrume au petit-déjeuner, c’est assurer un bon apport à compléter par la consommation quotidienne de  600 g de fruits et légumes même surgelés.

 

L’apport idéal est de 300 µg de folates par jour. Le risque majeur se situant en début de grossesse, l’apport supplémentaire, nécessaire à la grossesse et à l’allaitement, ne serait que de 100 µg /jour.

Des études répétées en 1995 et 1999 à Paris ont montré que seulement 0,4% des femmes avaient pris un complément. La supplémentation vitaminique par un apport en acide folique à forte dose  (4 mg/j) chez les femmes à risques de récidive de malformation du tube neural réduit de 72% la survenue de ces anomalies.

Les apports nutritionnels conseillés sont de 400 µg par jour quatre à huit semaines avant la conception.

Une supplémentation peut être délivrée lors de facteurs de risques tels que :

-         l’existence d’un court délai entre deux grossesses,

-         l’adolescence,

-         l’existence de conduites addictives,

-         la précarité,

 

Un apport de 5 mg/j, quatre à huit semaines au minimum avant le début de la grossesse et poursuivi durant les deux à trois premiers mois de la grossesse, sera nécessaire si il y a :

-         Un antécédent de malformation du tube neural ou d’ IVG pour spina bifida car le risque de récidive est multplié par dix.

-         Un enfant né seulement avec une tache lombaire et la présence radiologique d’un spina bifida non extériorisé.

-         Certains traitements comme le cotrimoxazole ou des antiépileptiques notamment l’acide valproïque dont l’administration durant la grossesse augmente le risque de malformation du tube neural. Il existe, pour les femmes épileptiques, des traitements n’engendrant pas de malformation neurale chez votre fœtus. La lamotrigine (LamictalR) n’entraine pas de malformation neurale mais des études ont rapporté un taux plus important de fente labiale sans fente palatine associée.

Notons qu’une supplémentation débutée trop tardivement vers 9 à 10 semaines d’aménorrhée ne présente plus d’utilité.

 

En pratique:

 

En pratique :

La vitamine B9 prévient les anomalies de fermeture du tube neural.

Pensez-y dès que vous avez adoptez le principe de concevoir un enfant et durant le premier trimestre de grossesse.

Les apports en dehors de facteurs de risques sont de 0,4 mg/j et de 5 mg/j dans le cas contraire.

Consommez crus ou peu cuits des légumes frais ou surgelés, des fruits en quantité raisonnable bien sur mais aussi des fromages bleus, des œufs etc…

Exceptionnels : > 200 µg/100g

Très riches : 100 à 170 µg/100g

Riches : 50 à 100 µg/100g

 

La vitamine D

La vitamine D provient soit de l’alimentation (vitamine D3 ou cholécalciférol), soit de la transformation au niveau cutané d’un dérivé du cholestérol sous l’influence du rayonnement solaire (vitamine D2 ou ergoclaciférol). Elle est transformée par le foie puis le rein et mise en réserve dans le tissu adipeux. La Vitamine D permet l’absorption du calcium au niveau intestinal et intervient dans la régulation du magnésium, du calcium avec le phosphore donc dans le remodelage osseux.

 Pour le fœtus, la vitamine D permet de former son squelette et d’éviter une insuffisance de calcium après la naissance. La carence entraîne un retard de croissance, un rachitisme ou des troubles de l’émail dentaire.

La vitamine D fœtale provient pour 1/3 de la vitamine D maternelle et pour les 2/3 de sa propre production rénale.

La carence peut être accentuée lors de la grossesse, par diverses pathologies notamment intestinales (malabsorption), hépatiques, rénales, lors d’alcoolisme chronique et se trouve encore majorée selon la saison par un défaut d’ensoleillement (UVB).

Une étude plus récente suggère que la carence en vitamine D chez le nouveau né serait relié à une exposition à la pollution atmosphérique surtout lors du troisième trimestre de grossesse. Ce lien provient d’une étude menée conjointement avec l’INSERM chez  375  couples mère-enfant (1). Il a été constaté que les nouveaux nés de mamans exposées durant la grossesse à des particules de dioxyde d’azote et à des polluants urbains d’une taille inférieure à 10 µ (PM10) ont des taux de vitamine D qui baissent respectivement de 15 et 41 % lors d’un accroissement de 10 µg/m3 de dioxyde d’azote et de PM10 dans l’air respiré par la maman. Ce état est surtout lié à la pollution urbaine. Une supplémentation accrue des femmes enceintes vivant en milieu urbain ne serait pas inutile.

Les besoins sont doublés durant la grossesse, de l’ordre de 800 UI/j.

 Les apports conseillés : 10 µg/ j soit 400 UI par jour dès le début de la grossesse ou de 1000 UI par jour durant le dernier trimestre sauf en cas d’antécédents lithiasiques ou d’une prise unique qui sera effectué de 100 000 UI au cours du 6eme  mois de grossesse.

 Les sources alimentaires en vitamine D: Les poissons gras qu’il vaut mieux cuire au four ou à la vapeur en l’absence de lumière et d’air afin de protéger la teneur en vitamine. Selon les goûts le hareng, le maquereau, le thon , la sardine et le saumon apportent de la vitamine D en bonne quantité. (Annexe 15) 

Source :

1. Nour Baïz et al. Gestational Exposure to Urban Air Pollution Related to a Decrease in Cord Blood Vitamin D Levels. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism August 17, 2012 jc.2012-1943

La vitamine A

La forme active de la vitamine A est le rétinol ; elle intervient dans de nombreux processus : le plus connu étant la vision nocturne, mais de façon toute aussi importante dans les réponses immunitaires, la lutte contre les radicaux libres qui augmentent le risque de cancer. Surtout, elle permet la différenciation cellulaire et la croissance des différents organes du corps humain. Cette vitamine, essentielle pour l’accroissement cellulaire et l’acquisition de leurs fonctions propres, permet l’élaboration des différents organes du corps humain.

L’unité est l’équivalent rétinol (ER) qui équivaut à 3,33 UI de rétinol.

L’accroissement des besoins lors de la grossesse est faible, par contre une surcharge (> 1000 ER) serait susceptible de provoquer des malformations fœtales (hypertension intracrânienne avec bombement de la fontanelle chez le nourrisson). Une carence importante majore le risque d’avortements spontanés et de cécité chez l’enfant.

La majorité des apports (60%) doivent se faire sous forme de précurseurs de la vitamine A présent exclusivement dans les végétaux. La transformation en vitamine A varie selon les besoins de la maman et du fœtus sans risque de surdosage ou de malformations.

Les sources alimentaires (Annexe 13):

- à partir de précurseurs végétaux : Mâche, persil, fenouil (600 à 1000 ER) ; pissenlit, carotte (> 1000) ; citons l’abricot : 3 abricots apportant 50% des besoins quotidiens.

- à partir de produits animaux : Œuf entier, roquefort, Camembert (300 à 400) ; beurre (600) ; foie de porc, de bœuf (4000 à 10000) ; foie d’agneau (> 20000). Une tranche de foie couvre à peu près les besoins de 5 jours en Vitamine A.

La supplémentation est inutile.

La vitamine C

Anti-oxydant, la vitamine C participe également à la bonne absorption intestinale du fer, stimule le système immunitaire et aide à lutter contre les infections.

Bien qu’une alimentation équilibrée suffise, les apports doivent être majoré de 20 % en cas de tabagisme.

Pour assurer la couverture des besoins quotidiens en vitamine C, il est recommandé de consommer environ 500 g de fruits et légumes par jour.

La cuisson des légumes détruit une partie de la vitamine C (cette dernière étant très fragile). Les apports excessifs, à partir de 1 gr, sont inutiles car l’absorption intestinale diminue et la quasi-totalité de ce qui est absorbé passe dans les urines.

La carence en Vitamine C s’appelle le scorbut et reste exceptionnelle sachant que 97,5% des femmes enceintes sont bien couvertes avec un apport de 110 mg/J et qu’un apport supplémentaire de 10 mg/J est suffisant pour le temps de la grossesse. Un apport trop important peut par contre entraîner la constitution de calculs oxaliques ou uriques et un effet pro-oxydant.

 Les sources alimentaires : Si l’on se demande quels aliments contiennent beaucoup de vitamine C, les oranges et le Kiwi viennent immédiatement à l’esprit. Pourtant l’orange ne contient que 50 mg et le Kiwi 94 mg pour  100g. On oublie à tort la forte concentration dans le poivron (126 mg), la cassis (200 mg), la fraise , le persil ,la ciboulette et le radis noir. (Voir annexe 16)

Conseils pratiques : la vitamine C est soluble dans l’eau, sensible à la lumière, à l’oxydation et aux ions métalliques (le fer). Le trempage et la cuisson prolongé des légumes ainsi que le maintien au chaud, le réchauffage des aliments doivent être évités et l’on préférera la conservation des aliments dans le noir.

Médicaments interférant avec l’absorption des micronutriments

Il existe un décalage entre les besoins nécessaires en minéraux et vitamines et les apports  réels alimentaires. De multiples situations entraînent également une augmentation des besoins micronutritionnels comme l’activité physique, le stress, les maladies, l’âge, les variations alimentaires, la croissance, la grossesse mais également les médicaments. Ces interactions sont nombreuses et par toujours bien connues. Citons par exemple :

L’aspirine qui inhibe l’absorption de la vitamine C.

Les corticoïdes diminuent l’absorption du calcium, augmentent les pertes en potassium.

Le fer détruit la vitamines E.

La pilule interagit sur les vitamines B9, B1, B2, B6, C, E, le magnésium.

Les antiépileptiques augmentent les besoins en vitamine D et en calcium.

Hydratation

Bien s’hydrater est important. La quantité d’eau qui rejoint le fœtus, par les capillaires fœtaux puis la veine ombilicale, dépend des apports. Ces échanges sont estimés à 460 ml/h. Le volume de liquide amniotique culmine aux environs de 0,8 à 1 litre vers la 34eme semaine. Important pour le fœtus, il assure une barrière mécanique, thermique et anti-infectieuse ainsi qu’un environnement permettant la mobilité et le développement des muscles, de la face et des poumons ;

Durant la grossesse, il faut faire face à l’accroissement des besoins maternels et de ceux du fœtus dont les besoins en eau presque à terme sont supérieurs à ses besoins en oxygène. A cet effet, l’organisme maternel subit des variations physiologiques :

- Une augmentation du volume plasmatique, de l’ordre de 40 % avec un pic vers le second trimestre. Elle est responsable d’une dilution physiologique des composants sanguins.

- Une rétention d’électrolytes (Sodium, Potassium et Calcium) provoquée par le rein, qui s’accompagne d’une rétention d’eau de 4 à 6 litres stockée pour les trois quarts dans le compartiment extra-vasculaire, d’où les fréquents œdèmes de la femme enceinte.

- Une augmentation progressive de la masse sanguine de 8 semaines jusqu’au terme qui compense l’anémie physiologique.

- Une diminution du seuil de la soif qui permet à la sensation de soif de se manifester plus précocement.

L’organisme perd environ 2,5 l d’eau par jour compensée par l’eau de boisson et l’eau des aliments. Une bonne partie de la prise de poids durant la grossesse est constituée par l’eau du liquide amniotique et l’accroissement de la masse sanguine.

Un apport de 1,5 à 2 l d’eau par jour, réparti tout au long de la journée, est indispensable.

L’eau peut provenir d’une eau de source (non traitée) ou mieux, d’eau minérale faiblement minéralisée (eau dont le résidu sec est inférieur à 500 mg/l) mais il est possible aussi de consommer l’eau du robinet, en prenant soin de vérifier auprès de la mairie la teneur en nitrates qui doit rester en dessous de 50 mg/l. Dans les régions de culture intensive où l’eau du robinet risque d’être chargée en nitrates, il vaut mieux boire de l’eau embouteillée. Selon ses besoins, la grande variabilité des eaux permet de sélectionner une eau peu salée en cas d’œdème et une eau à forte teneur en calcium si besoin mais qui ont un résidu sec important. Quelques eaux comme Vittel et Salvetat ont un bon apport en calcium (respectivement 202 et 253 mg) mais avec un résidu sec moyen aux alentours de 800 mg/l. (Annexe 9)

Les tisanes, le thé léger, le café ou les potages apportent une bonne ration hydrique et des sels minéraux.

On peut autoriser le thé et le café si la quantité absorbée reste modérée :

- Le choix du café se portera plutôt sur du café 100 % arabica, du café-chicorée ou café décaféiné. Une consommation excessive (> 5 tasses par jour) entraîne une accélération du rythme cardiaque et favoriserait avortements et prématurités.

- Le thé est appelé vert, Oolong ou noir selon le degré de fermentation. Il est à consommer léger car il apporte de la théine (analogue de la caféine), environ 40 mg par tasse, qui diffusent dès les premières secondes d’infusion. Après la première minute d’infusion, ce sont les polyphénols encore appelés les tanins qui diffusent en quantité non négligeable (100 à 150 mg par tasse) et lui donnent cette couleur plus foncée et ce goût plus amère.

La théine du thé est éliminée si l’on jette le thé obtenu après les trente premières secondes d’infusion. En reprenant l’infusion, le thé obtenu contiendra les nutriments d’un bon thé avec parfois une diminution de sa saveur.

L’effet stimulant du thé se maintient plus longtemps que le café d’action plus rapide mais plus courte ( environ 6 à 8 h pour le thé et 2 à 3 h pour le café).

Quelle dose ? Une petite cuillère de thé en vrac par tasse correspond à un sachet et pas plus de une à deux tasses par jour. L’infusion avec une eau non bouillante dure en moyenne entre deux et cinq minutes. Les polyphénols du thé se lient avec le fer non héminique contenu dans les légumes et les céréales, ce qui empêche l’absorption du fer. Cet inconvénient peut être diminué si l’on consomme simultanément de la vitamine C présente dans les fruits.

- Les boissons sucrées et les jus de fruits ont l’inconvénient d’apporter trop de sucres simples ce qui majore trop rapidement le poids. Certaines boissons aromatisées à la fraise par exemple contiennent entre 40 et 56 g de sucres par litre de boisson. Les boissons contenant des édulcorants apportent le même gout sucré sans les calories inutiles. Les boissons aromatisées au citron et au citron vert ne contiennent pas de sucre ni d’édulcorant pour la plupart.

Si la consommation de ces eaux était régulière avant la grossesse, leur arrêt brutal risque de démasquer une envie de produits sucrés et de se tourner vers d’autres produits alimentaires sucrés tout aussi néfaste sur le plan diététique. Choisir son eau aromatisée nécessite de regarder l’étiquette apposée sur la bouteille pour rechercher la teneur en sucre.

Le choix éclairé d’une boisson aromatisé nécessite de décrypter les mentions portées sur les bouteilles.

o Une boisson sans sucre ne contient pas plus de 0,5 g de sucres pour 100 ml de boisson.

o Si l’étiquette mentionne « sans sucres ajoutés », les seuls sucres présents proviennent des fruits apportés.

o Une boisson qui se dit « allégée ou light » n’est pas exempte de sucres. Ceux-ci doivent être seulement de 30 % inférieur à une boisson similaire.

Il est conseillé de faire attention à ces boissons et de préférer si possible une eau sans ajout.

 

En pratique :

L’eau que vous buvez hydrate votre bébé et permet à vos reins d’épurer deux organismes.

1,5 à 2 l d’eau sont nécessaire de préférence peu nitratée, minéralisée selon vos besoins.

Hepar, fortement minéralisée, riche en calcium et en magnésium, combat la constipation.

Vittel , moyennement minéralisée, est riche en calcium

 

Le thé et le café sont  à consommer en quantité modérée (é tasses par jour)

Les boissons sucrées ou aromatisées contiennent souvent trop de sucres et favorisent une prise de poids trop rapide.

 

 

Le Fer

Rôle et métabolisation:

Le fer est un métal qui se répartit soit dans les globules rouges (2,5 g) soit sous formes de réserves. La quantité totale est de 3 g.

Intégré à l’hémoglobine, transporteur de l’oxygène, il participe principalement à l’oxygénation des tissus. Les besoins en fer durant la grossesse tiennent compte de l’augmentation du volume sanguin, donc de l’hémoglobine et des besoins du bébé.  Il est généralement admis que l’anémie ferriprive (anémie qui est due à une carence en fer) augmente le risque de prématurité et de petit poids à la naissance.

Le fer héminique, provenant de l’hémoglobine et de la myoglobine de la viande des animaux, est mieux absorbé ( 15 à 20 %) que le fer non héminique provenant des végétaux (légumes secs, céréales, fruits, légumes, produits laitiers et carnés : 1 à 5% d’absorption).

L’absorption est activée les aliments contenant de la vitamine C (ex le kiwi), le cuivre, l’acidité gastrique et diminuée par les tanins (du thé par exemple), les fibres, l’acide phytique, le son, le calcium, le zinc et certains médicaments. Le statut en fer du sujet modifie son taux d’absorption. Si la carence en fer est avérée, l’organisme augmentera spontanément de 3 à 10 fois l’absorption du fer ingéré.

Besoins

Les besoins, majorés du fait de l’augmentation de la masse sanguine, du développement placentaire et de la croissance fœtale, passent de 16 mg par jour à 25 mg par jour et davantage, en cas :

-         de grossesses multiples ou rapprochées,

-         d’anémie par saignements occultes ou règles trop abondantes ( contraception par stérilet),

-         de grossesse chez l’adolescente ou chez la femme évoluant dans un milieu défavorisé,

-          de minceur trop importante,

-         lors de malabsorption intestinale,

-         d’insuffisance thyroïdienne,

-         de régime végétarien ou végétalien. Dans ces derniers cas, une supplémentation en fer sera mise en œuvre.

Une forte proportion des femmes en âge de procréer (environ 10%) présente des réserves en fer faibles ou inexistantes. Parmi elles,  on remarque que :

-         90% ont des apports inférieurs aux besoins recommandés,

-         le mode de contraception peut être la cause d’une anémie: 6% des femmes porteuses d’un stérilet au Cuivre ont une anémie ferriprive contre 2% des femmes utilisant une contraception orale.

-         10 à 30 % des femmes en début de grossesse présentent une anémie ; la ferritine, qui représente les réserves en fer de l’organisme, est inférieure à 12 microgramme par litre au 9e mois chez 67 % des françaises et 81 % des immigrées…

-         60 à 75 % des femmes enceintes ont une carence en fer en fin de grossesse.

Or l’anémie ferriprive, outre la fatigue et la plus grande susceptibilité aux infections, augmente les risques d’hypotrophie fœtale, de prématurité (risque  multiplié par 2,5 à 3), de mortalité foeto-maternelle et aggrave l’état général en cas d’hémorragie importante lors de la délivrance.

L’anémie ne se dépiste pas par la mesure seule du taux d’hémoglobine. Celui-ci baisse compte tenu de l’expansion physiologique du volume sanguin pendant la grossesse. Le taux d’hémoglobine chute d’environ 2 g/dl au deuxième trimestre atteignant les valeurs les plus basses en début de 3e trimestre pour remonter progressivement jusqu’au terme (12,5 g/dl en moyenne à 36 semaines).

C’est en fonction de ces données physiologiques que les Centers for Disease Control (CDC), aux Etats-Unis ont proposé de nouveaux critères pour la définition de l’anémie durant la grossesse. Hémoglobine :            - 1er trimestre : < 11 g/dl

- 2e trimestre : < 10,5 g/dl

- 3e trimestre : < 11 g/dl

et de l’anémie ferriprive : même critères que l’anémie avec une ferritine sérique < 12 µg/l, qui traduit l'épuisement des réserves.

Si les résultats d’analyses pratiqués en début de grossesse montrent une carence en fer et avec des antécédents de carence en fer, il sera sûrement nécessaire d’apporter un supplément.

En fonction des stocks existant en début de grossesse, on peut estimer que les besoins en fer pendant les deux derniers trimestres de la grossesse varient entre 4 et 6 mg par jour.

En tenant compte du faible taux d’absorption du fer par l’intestin qui est de l’ordre de 2 mg, les apports en fer devraient être d’environ 20 mg par jour lorsque les réserves en fer sont suffisantes avant la grossesse. Dans le cas contraire, il est nécessaire d’apporter 25 à 50 mg par jour de fer pendant les derniers mois de la grossesse. En sachant que l’apport alimentaire ne dépasse pas 20 mg par jour, il est nécessaire de supplémenter une anémie par carence en fer et il ne serait pas inutile, à titre préventif, de corriger tout déficit antérieur à la grossesse.

Sources

 

En Annexe 10, un répertoire d’aliments avec leur teneur en fer permet de cerner les aliments devant entrer dans la composition du repas lorsqu’une carence en fer est affirmée.

Pour consommer des aliments riches en fer, il faut de préférence consommer :

-         des abats ou dérivés (boudin), des viandes rouges,

-         des légumes secs et légumineuses (lentilles, pois, haricots secs),

-         des légumes verts (épinards…),

-         et le jaune d’œuf .

Les aliments riches en fer d’origine animale sont mieux absorbés que ceux à base de fer végétal. Pour faciliter l’absorption du fer végétal, il est souhaitable d’augmenter la consommation, au cours du même repas, de légumes et de fruits riches en vitamine C (citron, orange, pamplemousse…). De même, il est préférable de ne pas associer les aliments contenant du calcium et du fer  lors d’un même repas.

Il est recommandé de réduire la consommation de café, de thé, du son, qui entravent l’absorption du fer. Si l’on envisage un apport médicamenteux, cette supplémentation doit être accompagnée de conseils diététiques visant à encourager la consommation d’aliments riches en fer.

L’apport de fer trop important est également néfaste aboutissant à un faible poids de naissance du bébé. Une étude montra que les femmes supplémentées uniquement lorsque l’anémie était prouvée avait un taux plus faible de décès in utero ou après accouchement. Une petite dose de 30 mg par jour est parfois suffisante sauf pour les femmes présentant une carence dès le début de la grossesse et qui nécessitent une compensation plus importante de 120 à 150 mg.

Cette supplémentation est parfois source de désagréments : constipation ou diarrhée, douleurs intestinales, nausées. Ces sensations pénibles peuvent réduites en diminuant la dose de fer et en prenant ce comprimé durant un repas.

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