Prise de poids « théorique »

La croissance du fœtus et les apports alimentaires se traduisent par une prise de poids en moyenne de l’ordre de 9 à 12 kg. Ce chiffre moyen est fonction du poids idéal et de l’IMC de départ.

Un indice de masse corporelle trop faible en début de grossesse traduit l’absence de réserve au préalable pour assurer le bon développement du bébé. La prise de poids risque d’être insuffisante:

- Si la grossesse débute à l’adolescence ou si vous avez toujours été maigre de constitution;

- Lors d’un régime spécifique ou un mode d’alimentation particulier notamment le végétalisme ;

- En cas de consommation même irrégulière et peu intense de toxiques (tabac, alcool, drogues) ;

- Si il y a des antécédents de prématurité*, de petit poids de naissance, de retard de croissance intra-utérin*, de grossesses multiples ;

- Si les revenus financiers ne permettent pas une alimentation aussi équilibrée que souhaitable.

La prise de poids devrait être plus importante que la moyenne ce qui est parfois difficile à faire admettre tant l’idée de retrouver son poids de départ après l’accouchement est déjà ancrée dès le début de la grossesse.

Une prise de poids insuffisante ou une restriction alimentaire durant la grossesse chez une femme présentant un IMC bas majore le risque, rappelons-le, de retard de croissance intra-utérin*, d’accouchement prématuré, d’hypotrophie*.

Cela n’est pas sans conséquence à long terme car les adultes nés avec un petit poids ont des risques accrus d’hypertension artérielle, de pathologies coronariennes (angine de poitrine, infarctus du myocarde) et d’anomalies de la régulation du sucre (c’est le diabète).

A l’inverse, en surpoids voire obèse, prendre environ 7 kg durant la grossesse est suffisant pour la croissance du bébé et minimiser les complications. Le poids de la maman avant la grossesse conditionne le poids de naissance du bébé. Une prise de poids modérée en-dessous de 15 kg n’a que peu d’influence sur le poids du bébé. Cependant, une prise de poids excessive, supérieure à 18 kg, s’accompagne plus souvent de diabète gestationnel, de complications vasculaires (hypertension artérielle gravidique et prééclampsie), d’un allongement de la durée du travail pendant l’accouchement et d’une augmentation du taux de césarienne.

Cette prise de poids, seulement au-delà de 15 à 19 kg , influe sur le poids de naissance des nouveaux-nés qui est plus important. Cela peut avoir pour la maman des conséquences à long terme : la persistance du surpoids mais aussi l’apparition de maladies telles qu’une hypertension artérielle, un diabète ou des maladie cardio-vasculaires qui peuvent altérer la qualité et même la durée de vie.

Il ne faut pas prendre trop à la légère l’absence de prise de poids durant la grossesse comme la prise de poids excessive et ne pas suivre les vieilles maximes qui conseillaient de manger deux fois plus pour assurer sa subsistance et celle du fœtus.

Il est licite de chercher à connaître la prise de poids maternelle idéale pendant la grossesse selon le poids initial.

Le tableau ci-dessous indique, selon l’IMC de départ, l’éventail de poids qu’une femme peut raisonnablement prendre durant la grossesse.

 

IMC

Éventail de gains pondéraux recommandés

kg

IMC < 19,8

12,5 – 18,0

IMC 19,8 – 26

11,5 – 16,0

IMC 26-29

7,0 – 11,5

IMC > 29

6 – 7

 

 

Chez les adolescentes, les objectifs devraient se situer dans la partie haute de la fourchette.

Chez les femmes de petite taille (< 1,57 m), les objectifs devraient se situer dans la partie basse de la fourchette. Site Internet CERIN :Repris dans Perrin AE et Simon C, Cah. Nutr. Diét., 37, 1, 2002

 

 

 

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