Obésité et grossesse

Ne commencez jamais un régime de vous-même lorsque vous êtes enceinte.

 

Statistiques

Selon l’enquête ObEpi 2003, le taux d’obésité, tous âges confondus, est passée de 8,2 % en 1997 à 9,6 % en 2000 et à 11,3 % en 2003, soit un taux d’accroissement d’environ 5 % par an. La proportion des personnes en surpoids ou obèses a progressé en 6 ans de 36,7 % à 41,6 %.

Les enquêtes Insee réalisées en 1980 et 1991  sur un échantillon représentatif de plus de 20 000 adultes ont permis de montrer que le surpoids, chez les femmes jeunes (20-29 ans), augmente de 8,0 à 11,5 % et de 1,4 à 2,1 % pour l’obésité. Le taux de femmes obèses varient de 18 à 38% aux Etats-Unis et se situe à 17% en France (étude réalisée dans l’Hérault).

 

Il importe de rappeler que la prise de poids excessive débute souvent au cours de la grossesse et persiste après la délivrance. On admet que la grossesse représente pour 20% des femmes l’occasion de développer un surpoids définitif. Le risque est d’autant plus important si :

-         un surpoids ou une obésité existait avant le début de la grossesse ou que des membres de votre famille ou vous-même avez vécu une situation similaire lors d’une précédente grossesse,

-         il existe une intoxication tabagique,

-         le sport est délaissé pour des raisons de goût ou en raisons de soucis de santé engendrés par le surpoids.

 

C’est pourquoi la prise de poids doit être régulée grâce à des conseils diététiques et encore plus si le surpoids était déjà présent avant le début de la grossesse. Cependant, cette période n’est pas la plus propice pour démarrer un régime amaigrissant. C’est avant la grossesse, avec l’aide d’un(e) diététicien(e), qu’il est recommandé de suivre un régime amaigrissant.

 

Néanmoins, si le surpoids est important, il peut être nécessaire de suivre des conseils diététiques car l’obésité majore les risques médicaux et obstétricaux : l’hypertension artérielle maternelle, la pré-éclampsie, le diabète gestationnel, la  mort fœtale in-utéro, l’augmentation de la fréquence des césariennes, la majoration du nombre d’accouchement instrumental ou de souffrance fœtale. Tous ces effets secondaires peuvent être éradiqués si le rapport entre poids et taille revient à la normale.

 

Les conséquences d’un surpoids se reportent également sur l’enfant :

-         macrosomie fœtale (augmentation du risque de 40 à 80%) donc plus fréquemment: dystocie des épaules, atteinte du plexus brachial, élévation de la mortalité néonatale (risque passant de 1,15  en cas de surcharge simple jusqu’à 3,4 en cas d’obésité vraie),

-         anomalies congénitales : majoration de risque de fermeture du tube neural (risque multiplié par 2), d’omphalocèle, de cardiopathie congénitale prématurité, risque d’excès pondéral pendant l’enfance, d’hypertension artérielle et de diabète à l’âge adulte.

 

L’apport énergétique sera généralement situé autour de 1800 à 2400 Calories par jour. Si l’obésité est importante, il pourra être inférieur, sous contrôle médical rigoureux, mais on évitera de descendre en dessous de 1600 Calories par jour afin d’éviter la cétogenèse (fabrication de corps cétoniques) dommageable pour le fœtus.

L’alimentation sera équilibrée et devra fournir tous les nutriments indispensables au développement de l’enfant. Si cela est impossible, certains suppléments pourront être prescrits par le médecin.

Le surpoids ou l’obésité ne dispense absolument pas de manger équilibré. Il ne faut pas croire que le surcroît de poids avec une forte proportion de graisse impose de raréfier  les apports des divers nutriments. Il est fortement souhaitable de pouvoir éradiquer tous les mauvais grignotages à forte teneur en matières grasses.

-         Les apports en calcium doivent être maintenus en  quantité mais en sélectionnant des produits à faible teneur en matière grasse (yaourt à 0%, fromage blanc à 0 ou 20%.

-         Viande et volaille peu grasses cuites au grill ou à l’huile d’olive. Le poisson peu gras est cuit à la vapeur ou au micro-onde ce qui préserve sa saveur et sera servi aromatisé avec du citron ou de la ciboulette. Le poisson est un plat de choix car, rappelons le, il apporte de bonnes matières grasses.

-         Les légumes crus ou cuits sont à l’honneur tant pour leurs faibles apports caloriques malgré un volume important que pour leurs richesses en vitamines.

-         Les féculents, légumes secs (200g) restent indispensables car ils sont la source d’énergie pour mener à bien cette grossesse.

-         Les apports en matière grasse sont réduits mais pas supprimés. Il est nécessaire d’apporter par jour au moins 5 g de beurre ainsi qu’une cuillère à soupe d’huile riche en oméga 3.

-         Les fruits apporteront des sucres pour l’énergie, nombre de vitamines et un grand plaisir gustatif. Aussi, il ne faut pas les oublier et en consommer deux à trois par jour.

-         Les sucres comme la confiture sont à prendre en petite quantité (1 petite cac de confiture) et il vaut mieux s’orienter vers des céréales comme le muesli ou les flocons d’avoines (3 cas).

En pratique :

Avoir un surpoids n’est pas une fatalité mais nécessite un encadrement de vos apports alimentaires par un médecin nutritionniste.

Les mauvaises matières grasses sont réduites au profit de celles qui sont essentielles (beurre) et riches en acides gras oméga 3.

Les apports calciques sont maintenus avec des aliments sans matières grasses, de même pour les protides.

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