L’alimentation du post-partum.

Ce bébé est bien arrivé. Entièrement tournée vers ce nouveau-né, le ventre s’est amincit brutalement avec parfois un aspect fripé qui déplait et incite à retrouver la silhouette qui était la vôtre avant la grossesse.

Combien de kilos sont à perdre ? A cette question simple en apparence, il ne peut y avoir de réponse unique. En effet, le nombre de kilos à perdre est fonction du poids initial avant la grossesse et du nombre de kilos pris durant celle-ci. Une femme de faible indice de masse corporelle qui a du prendre beaucoup plus de poids que la moyenne n’aura et ne devra pas perdre tous ces kilos ; une femme en surcharge pondérale cherchera à éliminer ce surplus. La perte de ces kilos se fera plus ou moins facilement selon les femmes et devra s’effectuer sur plusieurs semaines afin que celle-ci se fasse de manière harmonieuse.

En moyenne, pour une prise de poids de 12 kg, il reste environ 7 kg à perdre. Ces kilos sont fait en partie de graisse à perdre mais aussi d’eau et de muscles qui eux devront être conservés.

Cette période de régime ne devra pas être débutée trop tôt non plus car la grossesse et l’accouchement sont deux événements dans la vie d’une femme consommateurs d’énergie et générateurs de fatigue. Cet état perdurera durant un mois ou deux après l’accouchement, sera encore accrue par les soins que réclame le bébé, ses réveils nocturnes et la fatigue devra être récupérée avant d’envisager cette cure de « remise en ligne ».

Il est souhaitable que le retour de couches soit survenu, que s’exprime la volonté de retrouver un poids en rapport avec sa taille et de reprendre une activité sportive pour que débute cette période de remise en forme. L’inobservance de ces conseils peut parfois conduire à un épuisement total et renforcer l’émergence d’un baby-blues, choc émotionnel, qui atteint environ 50% des femmes associant à la fois la joie de materner son bébé mais aussi une anxiété avec la peur de ne pas savoir s’occuper de son enfant, de la fatigue, une grande nervosité et des pleurs fréquents.

L’environnement alimentaire comporte sur la journée les trois repas structurés et éventuellement une ou deux collations qui ne doivent pas dépendre des horaires alimentaires du bébé.

Initialement destinés à combattre les périodes de fatigue intense et à compenser les moments de lassitude morale, les aliments et les boissons trop sucrés pris en dehors des repas favorisent le stockage de calories inutilisées sur le moment. C’est pourquoi, afin d ‘éviter trop de frustrations, la prise d’aliments sucrés en petite quantité peut être habilement intégrée, lors des collations avec du fromage blanc à 0% ou 20% par exemple.

Les sucres lents comme les pâtes et le riz, pourvoyeurs d’énergie sur une longue durée, seront apportés essentiellement le midi.

Les corps gras saturés et les graisses cachées seront minorés au profit des corps gras insaturés contenus dans différentes huiles avec leur richesse en acide Omega 3 et dans le poisson.

L’apport en viande privilégiera les viandes maigres. (Annexe 4)

Les apports hydriques sont maintenus avec des eaux riches en magnésium afin de limiter le stress qui peut gagner plus facilement les jeunes mamans plus vulnérables. (Annexe 9)

L’absence de perte de poids ne doit porter au découragement. Soit les modifications alimentaires ont été trop précoces par rapport notamment au retour de couches, soit les apports ne sont pas encore suffisamment équilibrés et il est nécessaire de procéder à un bilan alimentaire mais également à un bilan hormonal notamment thyroïdien.

La reprise de l’activité sportive est utile mais à moduler selon l’état physique, le niveau sportif avant la grossesse mais surtout selon le déroulement de l’accouchement. Un accouchement par voie basse sans lésion périnéale ou manœuvres instrumentales visant à l’extraction du bébé et avec un bon état périnéal permettra la reprise d’une activité sportive comme la marche, la natation ou une gymnastique douce.

Si l’état périnéal est déficient ou s’est aggravé du fait de la grossesse, il est nécessaire de surseoir à l’activité physique et privilégier dans un premier temps une kinésithérapie de rééducation périnéale.

Enfin, c’est aussi un moment favorable pour éviter de reprendre le tabac qui fut stoppé à grand renfort de volonté en prenant conscience que cet être nouveau ne demande qu’à aspirer la vie à pleins poumons. Si la tentation de fumer est grande, une aide médicale et psychologique est à rechercher afin de passer ce cap.

 

En pratique :

Retrouver la ligne après votre grossesse ne doit pas être un impératif afin de ne pas subir un baby blues. Récupérez tout d’abord de votre fatigue et ensuite faites le point sur le nombre de kilos qu’il est souhaitable de perdre afin de retrouver un équilibre.

Ne négligez pas l’activité sportive une fois votre rééducation périnéale effectuée.

Ne pensez pas à une alimentation basse calories dans l’optique de perdre du poids mais à une alimentation qui vous permet de mincir et retrouver la silhouette qui vous convient.

 

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